Licenciement du secrétaire général de la (CGT-B), Moussa Diallo : la Coordination Nationale des Enseignants-chercheurs et des Chercheurs exige son annulation immédiate
Dans une déclaration publiée ce lundi 29 avril 2024, la coordination Nationale des Enseignants-chercheurs et des Chercheurs (CENEC) exige l'annulation immédiate du "licenciement arbitraire" de leur collègue Moussa Diallo, enseignant-chercheur au Centre universitaire de Manga (CUM), par ailleurs secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B).
Selon elle, Moussa Diallo "continuait d'assumer ses obligations d'enseignant, et ce même après son enlèvement avorté".
"Il s'est juste"mis en sécurité après avoir échappé à cette tentative d'enlèvement qui n'a jamais été condamnée à ce jour par aucune autorité", indique la déclaration, ajoutant que Moussa Diallo "a corrigé et transmis au CUM les copies de ses étudiants et a proposé un sujet de rattrapage qui a été administré à ses étudiants le 25 mars 2024 de 15h à 17h".
"Comment peut-on demander à un enseignant victime de tentative d'enlèvement de rejoindre son poste si ce n'est pour l'enlever ? Quelle garantie le pouvoir a-t-il donnée pour permettre au camarade de rejoindre son poste sans risque d'enlèvement ?", interroge la coordination.
Ainsi, elle "tient le gouvernement, en particulier le ministre d'État, ministre de la Fonction Publique, Bassolma BAZIE, et le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI), le Pr Adjima THIOMBIANO, pour responsables de l'intégrité physique du camarade Moussa DIALLO".
La CENEC "rappelle si nécessaire que les bourreaux et leurs complices répondront de leurs actes dans ce pays. Au moment venu, personne ne pourra nier ses responsabilités, comme on l'a vu au cours de procès emblématiques comme celui sur l'assassinat de DABO Boukary".
Par ailleurs, elle demande aux enseignants-chercheurs, aux chercheurs et à tous les démocrates de se mobiliser et de se tenir prêts pour répondre aux mots d'ordre que l'évolution de la situation commanderait, car "notre syndicat ne s'est jamais couché devant la tyrannie et il ne le fera jamais".
Il se dressera activement aux côtés de notre peuple pour faire barrage à l'instauration de tout pouvoir despotique dans notre pays", lance la coordination Nationale des Enseignants-chercheurs et des Chercheurs (CENEC).
Ci-dessous un extrait de la déclaration
Halte à la traque du SG de la CGTB par le pouvoir du MPSR2!
(...)
🛑Le 20 février 2024, un communiqué du Professeur Issa Abdou MOUMOULA, président de l'Université Norbert Zongo (UNZ) (dont relève le CUM), le sommait de rejoindre son poste dont il serait irrégulièrement absent depuis le 8 décembre 2023, sous peine qu'une procédure administrative soit engagée à son encontre.
🛑Pourtant le camarade continuait d'assumer ses obligations d'enseignant et ce même après son enlèvement avorté. Il a ainsi corrigé et transmis au CUM les copies de ses étudiants et il a proposé un sujet de rattrapage qui a été administré à ses étudiants le 25 mars 2024 de 15h à 17h.
🛑Après ce communiqué, la CNEC a déposé une demande d'audience auprès de messieurs le président de l'UNZ et le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI), le Pr Adjima THOMBIANO, respectivement le 04 et le 15 mars 2024 pour discuter des menaces qui pésent sur notre collègue et camarade. A ce jour, ces deux demandes sont restées sans suite malgré plusieurs relances.
🛑Le 25 avril 2024, nous apprenions le licenciement arbitraire du camarade Moussa DIALLO en conseil des ministres en même temps que les licenciements de deux autres enseignants-chercheurs de l'Université Thomas Sankara (Aminata Boapoundi TOE/TOGUYENI et Relwendė Apollinaire NIKIEMA).
🛑Mais, à l'évidence, ces deux derniers licenciements servent juste de saupoudrage pour camoufler la traque lancée contre notre SG et tenter de duper l'opinion publique. A titre d'illustration, Aminata Boapoundi TOE/TOGUYENI est en disponibilité depuis au moins deux ans (comme l'a indiqué le conseil des ministres) et vit au Canada avec sa famille. Elle avait même par la suite déposé sa démission de son poste d'enseignant-chercheur de l'université Thomas Sankara. Peut-on mettre sur le même pied ce cas avec celui du Dr Moussa DIALLO qui s'est mis en sécurité après avoir échappé à une tentative d'enlèvement qui n'a jamais été condamnée à ce jour par aucune autorité ?
🛑Cette décision inique montre encore une fois de plus que le MPSR2 est coutumier de mensonges, de mauvaise foi manifeste et de perfidie. Comment peut-on demander à un enseignant victime de tentative d'enlèvements de rejoindre son poste si ce n'est pour l'enlever?
Quelle garantie, le pouvoir a-t-il donnée pour permettre au camarade de rejoindre son poste sans risque d'enlèvement? Si un fait quelconque est reproché au camarade, aucune autorité ne l'a exprimé officiellement à ce jour.
🛑Cette répression qui s'abat sur notre camarade n'est pas un cas isolé. En effet depuis l'avènement du MPSR2, les enlèvements de citoyens par des hommes encagoulés, en tenues des forces de défense et de sécurité (FDS) ou en civil se sont banalisés dans notre pays, au mépris total de la loi et en violation flagrante des libertés et droits consacrés par notre Constitution que le capitaine Ibrahim TRAORE s'est juré de respecter et de faire respecter. On peut citer entre autres les cas de Anselme KAMBOU, Lamine OUATTARA, Maitre Guy Hervé KAM, Bassirou BADJO, Rasmane ZINABA, etc. et ce malgré des décisions de justice qui sont allégrement foulées aux pieds et avec mépris par les puissants du moment.
🛑Ces attaques répétées contre la liberté politique et en particulier les libertés démocratiques et syndicales participent de cette volonté farouche de décapiter une centrale syndicale combative comme la CGTB et répond au désir du pouvoir de faire taire toute voix capable de critiquer sa gouvernance et en particulier l'exploitation à outrance imposée à nos populations en général et aux travailleurs en particulier, devenus la vache à lait du MPSR2.
🛑Face à cette situation, la Coordination Nationale des Enseignants-chercheurs et des Chercheurs (CNEC):
🛑S'insurge contre les attaques répétées contre les libertés démocratiques et syndicales par le pouvoir du MPSR2;
🛑Apporte son soutien sans réserve au camarade Moussa DIALLO et exige l'annulation immédiate de son licenciement arbitraire;
🛑Tient le gouvernement, en particulier le ministre d'État, ministre de la Fonction Publique Bassolma BAZIE et le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI), le Pr Adjima THOMBIANO, pour responsables de l'intégrité physique du camarade Moussa DIALLO.
🛑 Elle rappelle si nécessaire que les bourreaux et leurs complices répondront de leurs actes dans ce pays. Au moment venu, personne ne pourra nier ses responsabilités comme on l'a vu au cours de procès emblématiques comme celui sur l'assassinat de DABO Boukary;
🛑Lance un appel à l'ensemble des enseignants-chercheurs et chercheurs et à tous les démocrates à défendre leurs organisations de lutte et leurs responsables et à organiser la solidarité autour de toutes les victimes de l'arbitraire du régime du MPSR2;
🛑Demande aux enseignants-chercheurs, aux chercheurs et à tous les démocrates de se mobiliser et se tenir prêts pour répondre aux mots d'ordre que l'évolution de la situation commanderait.
🛑Notre syndicat ne s'est jamais couché devant la tyrannie et il ne le fera jamais. Il se dressera activement aux côtés de notre peuple pour faire barrage à l'instauration de tout pouvoir despotique dans notre pays.
🛑Non aux enlèvements et aux persécutions! Non aux violations des décisions de justice et au déni de justice!
Radarsburkina.net
Le jeudi 25 avril 2024 à Bobo-Dioulasso, l’administration douanière a offert un lot de moyens roulants, du carburant, des moustiquaires et des effets d’habillement aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Personnes déplacées internes (PDI), informe l’Agence d’information du Burkina.
L'Association des consommateurs du Burkina (ACB), le Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), et le Vigi Consommateurs (VG), dans un communiqué datant du 28 avril 2024, rappellent que cela fait un peu plus d’un mois, que "dure la vague orageuse" de coupures d’électricité.
Créée le 13 février 2021 en tant qu'association, Go Paga devient une Fondation pour mieux servir les causes justes, être à côté des plus vulnérables et dessiner l’avenir avec plus de sérénité. Le lancement officiel a eu lieu dans la soirée de ce jeudi 25 avril 2024 à Ouagadougou.
Aussi, « nous allons mettre en place des structures pour pouvoir accueillir les orphelins civils ou autres pour qu’ils puissent se réinventer, pour qu’ils puissent penser l’avenir autrement dans les camps des déplacés internes », a-t-elle ajouté.
« Nous espérons que vous n’allez pas oublier nos FDS et que vous allez continuer à œuvrer à leur profit », a-t-il déclaré tout en souhaitant à la nouvelle fondation un « bon vent pour la nouvelle aventure ».
Notons que durant ses trois années d’existences, Go Paga a pu mettre à la disposition de l’armée, environ 15 sites, notamment des centres de formations pour les veuves et orphelins, des centres pour les blessés de guerre, des crèches. Ces centres ne sont pas au compte de la fondation mais appartiennent à l’armée. Plus de 1000 enfants ont été scolarisés, un millier de carte d’assurance maladie délivrée et 500 veuves accompagnées à travers des formations.
Dans l’optique de renforcer les liens éducatifs entre la Russie et le Burkina Faso, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a eu des échanges avec une délégation russe dédiée à l'Education, lors d’une vidéoconférence le vendredi 19 avril 2024.
La Communauté catholique mère du divin amour (CMDA), sous le leadership du Frère Jean Emmanuel Clément Akobe, fondateur de ladite communauté, tient une tournée missionnaire à Ouagadougou, du 4 au 7 avril 2024. L'annonce a été faite le lundi 1er avril 2024 au cours d'une conférence de presse à Ouagadougou.
C'est pourquoi l'intercession est au cœur de cette tournée missionnaire. À cet effet, ceux qui exercent déjà un ministère de l'intercession, ou qui veulent apprendre à intercéder, sont visés par cette école. À l'en croire, au regard du sujet stratégique de l'intercession, le père fondateur a jugé nécessaire de mettre en place dans chaque pays une école d'intercession pour que les hommes et les femmes soient formés à l'intercession.
Sont conviées à ce rendez-vous toutes personnes qui veulent servir Dieu et soutenir l'œuvre d'évangélisation selon le protocole divin ainsi que celles qui sont intéressées par le thème. La participation est de 25 000 FCFA par personne.
Au regard de la situation sécuritaire qui prévaut sur le territoire national, le président Ibrahim Traoré a signé un décret le 19 avril 2023 portant mobilisation générale et mise en garde pour une période de douze (12) mois. Cette période expire le18 avril 2024. Cependant, afin de consolider les acquis et de poursuivre la lutte contre le terrorisme dans notre pays, le gouvernement a décidé en Conseil des ministres du 27 mars 2024 de prolonger la durée de cette mobilisation générale et mise en garde. Que retenir de la première mise en application de cette loi ? Que faut-il améliorer durant cette période de prolongation ? À ce sujet, Radarsburkina.net a recueilli des avis de citoyens.
En effet, ce qui est déplorable et qu'il faut retenir, affirme Dieudonné Tankoano, "c'est que ç’a été vraiment décevant de voir que la loi a été faite seulement pour couvrir les dirigeants et leur permettre de se venger de toutes les voix discordantes sur leur régime, de donner selon eux une leçon. Et cette leçon, comme ils le disent, c'est de faire goûter le terrain à tous ceux qui critiquent, que ce soit des critiques négatives ou positives. Ç’a été une loi d'avant-garde pour ces dirigeants pour vraiment manifester leur désir de faire taire tout le monde afin que les gens n'aient plus envie de critiquer leur régime alors que la critique est avant tout positive. Elle a été une loi de force, qui ne ciblait que des gens qui donnaient d’autres points de vu que le régime, des gens qui à un moment ont contribué de par leur propre vision, leurs idées et leurs critiques".
Il pense que pour un "État qui a été absorbé à moitié par l'hydre terrorisme, la lutte ne peut se limiter à une seule année".
Radars Info Burkina : Que faut-il entendre par classes alternées d'urgence ?
Le jeûne du Ramadan constitue l'un des cinq piliers de l'islam. C’est donc une obligation pour les musulmans qui sont aptes à l’observer. Cependant, certains fidèles dans l’optique d’accomplir leur devoir, même s’ils ne sont pas bien portants, jeûnent sans prendre conscience des conséquences et des dangers auxquels ils s’exposent. C'est le cas de certaines personnes atteintes de la drépanocytose. Rihanata Belem, AS, s'y est essayée ; elle nous fait le témoignage. Gaston Nana, infirmier au Centre médical urbain (CMU) au secteur 15 de Ouagadougou, parle des éventuelles conséquences que peuvent subir les drépanocytaires qui jeûnent.











