Le Secrétaire Général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (MATM), le Camarade Saïdou SANKARA, a accueilli, dans la soirée du mardi 02 juin 2026, à l’Aéroport international de Ouagadougou, le premier contingent de pèlerins burkinabè de retour des lieux saints de l’islam.
A bord d’un vol de la compagnie Ethiopian Airlines, 342 pèlerins ont atterri à 21 h 56 mn, marquant ainsi le début de l’opération de retour des fidèles musulmans burkinabè ayant accompli le Hadj 2026 en Arabie Saoudite.
Représentant le Ministre d'Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Secrétaire Général, le Camarade Saïdou SANKARA a exprimé sa joie de voir les pèlerins regagner le Burkina Faso sains et saufs. « Nous sommes venus leur souhaiter la bienvenue et partager avec eux ce moment de bonheur. Nous formulons le vœu que les prières et invocations qu’ils ont adressées sur les lieux saints soient exaucées pour eux-mêmes, leurs familles et pour l’ensemble de la Nation », a souligné le Camarade Saïdou SANKARA.
Il a, par ailleurs, salué le bon déroulement du Hadj 2026 et félicité l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation du pèlerinage pour la réussite de cette édition.
Pour sa part, El Hadj Oumarou ZOUNGRANA, membre du Présidium de la Fédération des Associations islamiques du Burkina (FAIB), s’est réjoui des conditions dans lesquelles s’est déroulé le Hadj 22026. Selon lui, aucun incident majeur n’a été enregistré durant le séjour des pèlerins burkinabè en terre saoudienne. Il a salué les efforts conjugués des autorités burkinabè, des organisateurs et des partenaires saoudiens qui ont contribué au succès du pèlerinage.
L’arrivée de ce premier vol ouvre ainsi la phase de retour progressif des 8 143 pèlerins burkinabè ayant accompli le 5e pilier de l’islam sur les terres saintes.
Dans une déclaration datée du 31 mai 2026, le Mouvement Sunnite du Burkina Faso (MSBF) a affirmé suivre de près l'évolution de la situation suite à l'interpellation de son Grand Guide Spirituel, le Dr Muhammad Ishaq Kindo, survenue le 26 mai 2026.
Tout en appelant ses fidèles au calme, à la retenue et au respect des lois de la République, le mouvement dit constater avec regret que des appels à la mobilisation circulent à nouveau sur les réseaux sociaux.
Le mouvement se démarque fermement des propos et agissements de certains activistes en ligne, dénonçant des velléités de récupération et de manipulation de l'affaire. Il réaffirme, par la même occasion, son attachement indéfectible à la paix, à l’unité nationale et au respect des lois du pays.
Le MSBF confie que des discussions sont actuellement menées avec les autorités, en étroite collaboration avec la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), afin d'obtenir la libération du guide religieux ainsi que celle des autres personnes interpellées.
Le mouvement demande expressément à la jeunesse de ne participer à aucune marche ou manifestation non autorisée, et de toujours privilégier les voies légales car dit-il : « La rue n'est pas la solution. L'Islam n'a jamais enseigné les manifestations de rue. Nous devons protéger notre pays. »
Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la déclaration :
« Le Mouvement Sunnite du Burkina Faso (MSBF) suit avec une attention constante, l'évolution de la situation consécutive à l'interpellation de notre Grand Guide Spirituel, Dr. Muhammad Ishaq KINDO, le 26 mai 2026. Depuis cette date, le MSBF n'a cessé d'appeler au calme, à la retenue et au respect des voies légales. Aujourd'hui, nous constatons avec regret que des appels à une nouvelle mobilisation circulent à nouveau. Face à cela, le Bureau National du MSBF, agissant de concert avec la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), tient à rappeler que :
1. Des pourparlers sont en cours : les premiers responsables du MSBF, en coordination avec la FAIB, sont en contact permanent avec les autorités compétentes. Notre démarche commune vise la libération du Dr. Muhammad Ishaq KINDO ainsi que des personnes interpellées, non seulement dans une dynamique de dialogue, mais aussi, dans le respect des lois et règlements en vigueur et des procédures en la matière. 2. La rue n'est pas la solution : toute manifestation non autorisée expose davantage les jeunes à des risques d'interpellation et compromet les démarches en cours. Le Prophète N$ nous enseigne ceci : « La sagesse est la monture du croyant, il la prend ou qu'il la trouve ».
3. Pas de désobéissance aux responsables du MSBF : le MSBF est une structure organisée. Nul ne saurait parler ou agir en son nom en dehors des canaux officiels. Nous désapprouvons toute initiative individuelle ou de groupes de quelques natures que ce soient qui appellent au désordre. L'Islam n'a jamais enseigné les manifestations de rue.
4. Nous devons protéger notre pays : le Burkina Faso traverse une période qui exige de chacun de nous, union et responsabilité. Nous ne devons pas donner prise à ceux qui cherchent à diviser ou à déstabiliser.
5. Le MSBF se démarque des propos et agissements de certains activistes sur les réseaux sociaux qui ont des velléités de récupération et de manipulation de l'affaire Dr. Muhammad Ishaq KINDO.
Nous demandons donc à toute la jeunesse :
• De rester calme, digne et disciplinée.
• De s'abstenir de toute mobilisation, marche ou rassemblement non autorisé.
• De s'en remettre au Bureau National du Mouvement Sunnite et à la FAIB qui rendront compte de l'avancée des démarches.
Le Mouvement sunnite réaffirme sa confiance et son soutien aux autorités de notre pays. Qu'Allah en facilite une issue favorable et rapide, préserve notre pays et guide notre jeunesse vers le bien.
Le Président National El Hadj Oumarou ZOUNGRANA Officier de l'Ordre National »
Le Conseil des ministres a adopté ce vendredi 29 mai 2026, un décret portant #règlementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement.
« Ces frais incluent les frais de dossier, d’inscription, de formation, de laboratoire ou de paillasse, frais de soutenance, et les frais d’établissement du diplôme ainsi que tout autre frais lié à la vie pédagogique et aux services fournis par l’établissement », a indiqué le Ministre de l’Éducation de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, M. Jacques Sosthène DINGARA.
Le décret définit des critères de catégorisation des établissements privés d'enseignement et les frais de scolarité seront arrêtés en fonction desdits critères, a indiqué le Ministre DINGARA.
Il prévoit également un mécanisme régulier de contrôle et de mise à jour annuelle de la liste des établissements.
« Des sanctions sont également prévues pour ceux qui fixeront des frais de scolarité au-delà de ce que l’arrêté permet », a précisé le Ministre.
Le ministre des Serviteurs du Peuple, M. Mathias TRAORÉ, a fait une communication orale lors du Conseil des ministres de ce vendredi 29 mai 2026, relative à la révocation de trois agents publics. Cette mesure intervient dans le cadre de l’opération de contrôle de l’authenticité des diplômes et des titres de capacité ayant servi au recrutement ou à la promotion d'agents au sein de la fonction publique.
Selon le ministre, à la suite des différentes vérifications d'authenticité, des procédures disciplinaires ont été menées à leur terme pour trois agents publics, répartis entre une institution publique et deux ministères :
Au titre de la Présidence du Faso : Mme BANAZARO Lydie Émilie, Matricule 250 272 X, Secrétaire de direction ;
Au titre du Ministère de la Sécurité : M. BAYALA Begawendé Pierre Mesmin, Matricule 109 231, Inspecteur des Eaux et Forêts ;
Au titre du Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme : M. NACAMBO Mamoudou, Matricule 83 973 E, Conseiller en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, le vendredi 22 mai 2026 à Dédougou, à l’inauguration de deux unités de transformation agroalimentaire : la Société Agro-industrielle de Développement de l’Agriculture Familiale de la Boucle du Mouhoun (SODAF-BM-SA) et l’usine Continent Agri-Business Rénovation (CABRE) SARL.
Cette double inauguration s’inscrit dans la dynamique nationale de valorisation des productions locales, de création de richesses et de renforcement de la souveraineté économique.
Spécialisée dans la transformation industrielle du maïs, la SODAF-BM SA est le fruit d’un investissement d’environ 1,6 milliard de francs CFA. Elle dispose d’une capacité annuelle de transformation estimée entre 12 000 et 15 000 tonnes de maïs, pour la production notamment de gritz, de semoule, de farine et de sons destinés à l’alimentation animale. L’unité devrait générer 125 emplois permanents et plus de 1 500 emplois saisonniers.
L’usine CABRE SARL représente, quant à elle, un investissement de plus de 1,230 milliard de francs CFA. Dotée d’équipements modernes, sa capacité annuelle de transformation est estimée à 35 000 tonnes de céréale et 10 000 tonnes de sésame. Sa production concerne notamment les farines, les semoules, les produits destinés à la brasserie, les biscuits et les aliments pour bétail. Elle compte déjà 46 emplois permanents, 68 emplois non permanents et plus de 500 emplois indirects.
À l’issue des visites guidées des installations, le Chef du Gouvernement a salué l’engagement des promoteurs et rappelé l’importance de la transformation industrielle dans la création de valeur ajoutée. « La transformation, c’est le maillon essentiel pour créer de la plus-value », a-t-il déclaré, tout en soulignant que ces initiatives traduisent la volonté du Burkina Faso de produire davantage, transformer localement et consommer burkinabè.
Pour le Premier ministre, l’implantation de ces unités dans la région de Bankui constitue également un signal fort de résilience et de confiance en l’avenir.
" Ces investissements sont la preuve que la région tient debout, que la région renaît et que les fils et les filles du Burkina Faso croient en l'avenir de leur pays », a-t-il affirmé.
Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à accompagner les investisseurs nationaux, à protéger les investissements stratégiques et à favoriser l’écoulement des produits locaux sur le marché national.
Avant la coupure symbolique des rubans, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a salué la contribution du secteur privé à l’industrialisation du Burkina Faso et à la consolidation de la souveraineté économique nationale. Il a relevé que l'aboutissement de ces deux initiatives privées accompagnées par les services publics habilités illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir la transformation locale des matières premières, la création d’emplois et la souveraineté économique.
À travers la mise en service de la SODAF-BM SA et de CABRE SARL, le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans la transformation locale de ses productions agricoles, au service de l’emploi, de la croissance et du développement endogène.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l'extérieur, Karamoko Jean Marie TRAORÉ, entouré de la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Madame Estella Eldine Kabré/Kaboré, a accordé une audience à un collectif de professionnels du cinéma burkinabè, le mardi 19 mai 2026.
Ces derniers sont venus présenter au chef de la diplomatie burkinabè leur nouvel espace de coopération sectorielle dénommé « Confédération du cinéma et de l'audiovisuel de l'AES ».
Il s'agit d'une organisation regroupant les professionnels du 7e art du Mali, du Niger et du Burkina Faso, portée sur les fonts baptismaux au cours d'une assemblée générale constitutive tenue en février 2026 à Bamako, au Mali. Elle se fixe pour ambition de mutualiser les efforts afin de soutenir le développement de l'industrie cinématographique au sein de l'espace confédéral, en mettant un accent particulier sur la production de contenus en adéquation avec les réalités et les aspirations des peuples de l'AES.
« Dans la dynamique de la vision de souveraineté prônée par les dirigeants de nos trois États, la Confédération du cinéma et de l'audiovisuel de l'AES se donne pour mission d’élaborer des mécanismes de financement endogènes pour booster la création, l'exploitation et la distribution des œuvres des cinéastes de l'espace », a indiqué la présidente de l'organisation, Madame Mamounata NIKIÉMA.
Il s'agissait également, pour Mme NIKIÉMA et sa délégation, de solliciter l’accompagnement du département en charge de la diplomatie, tant au niveau de l'administration centrale que des missions diplomatiques et postes consulaires à l’étranger, pour la réussite des missions de cette organisation, dont la présidence est actuellement assurée par le Burkina Faso.
Le ministre des Affaires étrangères a chaleureusement salué cette initiative des acteurs culturels de l'AES. Tout en les félicitant, il les a encouragés à proposer des productions qui valorisent les figures historiques, les grandes réalisations contemporaines et les valeurs partagées des pays membres.
« Le cinéma est un instrument majeur de la diplomatie, car il constitue un excellent canal pour déconstruire les stéréotypes et promouvoir l'image réelle de nos pays. Je salue cet engagement dont le bénéfice n'est pas seulement économique, mais qui contribuera puissamment à décoloniser nos écrans », a soutenu Karamoko Jean Marie TRAORÉ face à ses hôtes.
Le Chef de la diplomatie burkinabè a assuré avoir pris bonne note des doléances exprimées. Il a réaffirmé la totale disponibilité de son département à accompagner la Confédération, notamment à travers la facilitation des contacts avec des partenaires stratégiques et l'ouverture de cadres d'échanges permanents.
Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité en général et la criminalité urbaine en particulier dans la ville de Ouagadougou, le Commissariat Central de Police de la ville de Ouagadougou (CCPO), appuyé par le Commissariat de Police de l’Arrondissement (CPA) n°12, ont démantelé un réseau qui s’adonnait à la transformation illicite d’huiles dans une zone d’habitation spontanée (zone non lotie) de la capitale.
Il ressort des investigations menées que le mode opératoire du groupe consistait à se ravitailler en résidus des usines de fabrication d’huile de graines de coton auprès des entreprises de fabrication d’huile de la place, situées dans la zone industrielle de Kossodo. Une fois ces résidus obtenus, il procédait à leur traitement à l’aide de l’acide citrique monohydrate et à la chaleur pour les débarrasser des impuretés en vue prétendent-ils, de les revendre aux fabricants de savon.
Lorsque le groupe trouvait un client, il faisait appel à un conducteur de tricycle qui se chargeait du transport pour la livraison de la marchandise.
Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont réussi à appréhender deux membres actifs du groupe et saisir plusieurs objets dont un tricycle et plus d’une soixantaine de bidons d’huile de 20 litres.
La Police Nationale réitère ses remerciements aux citoyens qui œuvrent inlassablement aux côtés des forces de sécurité pour combattre l’insécurité urbaine sous toutes ses formes. Elle les invite à demeurer toujours vigilants autour d’eux tout en continuant de dénoncer les cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010.
Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a, par la décision n°2026-018/CSC du 05 mai 2026, interdit la diffusion des programmes de la chaîne de télévision TV5 Monde sur l’ensemble du territoire national.
Cette mesure fait suite au constat de manquements répétés à la loi, à l’éthique et à la déontologie dans le traitement de sujets liés à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, ainsi qu’à l’actualité relative aux attaques survenues le 25 avril 2026 au Mali, indique un communiqué du CSC
Les griefs retenus portent notamment sur la désinformation et l’apologie du terr0risme, relevées dans plusieurs éditions du journal télévisé entre avril et mai 2026.
Pour rappel, des dérapages similaires avaient déjà été constatés en 2024, entraînant deux suspensions temporaires par le régulateur : la première le 27 avril et la seconde le 18 juin 2024.
Le CSC saisit cette occasion pour inviter l’ensemble des médias à faire preuve d’une plus grande rigueur professionnelle et à veiller au strict respect des règles d’éthique et de déontologie.
Au Village des Communautés de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) à Bobo-Dioulasso, un espace a particulièrement attiré l’attention ces derniers jours : l’espace « Healthier Kids ». Coloré, accueillant et animé, il a rapidement séduit enfants et parents, curieux de découvrir un stand pas comme les autres, entièrement dédié aux fruits, légumes et céréales locales.
Ici, pas question de rester spectateur. Les enfants étaient invités à participer activement. Autour de tables remplis de produits du terroir, des chefs cuisiniers étaient présents pour partager leur savoir-faire. Tablier autour de la taille, toque sur la tête, fruits entre les mains, tout était réuni pour permettre aux plus jeunes de se mettre dans la peau de petits chefs cuisiniers.
Dans une ambiance à la fois joyeuse et éducative, les enfants apprenaient à reconnaître les aliments, à comprendre leur importance pour la santé et à découvrir, par la pratique, les bases d’une alimentation saine et équilibrée. Un espace vivant et interactif, qui a également suscité l’intérêt des parents et accompagnateurs.
À travers cette initiative, l’objectif est clair : sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge aux bienfaits du bien-manger, en mettant en avant les produits locaux. L’approche se veut simple, concrète et accessible, en privilégiant l’apprentissage par le jeu et l’expérience.
L’espace s’inscrit dans le cadre du programme mondial “Nestlé for Healthier Kids”, qui vise à encourager de meilleures habitudes alimentaires chez les enfants et leurs familles. La SNC, grand rendez-vous culturel et populaire, offrait un cadre idéal pour porter ce message au cœur des communautés.
Le projet est mis en œuvre avec l’appui de chefs cuisiniers, engagés aux côtés de Nestlé Burkina pour transmettre des réflexes alimentaires sains, adaptés aux réalités locales. Cette même initiative a déjà été déployée lors d’événements majeurs tels que le SIAO et le FESPACO.
À ce sujet, Omaro KANE, Directeur de la Communication chez Nestlé Burkina, explique : « L’enfance est le meilleur moment pour apprendre à bien manger. Notre objectif est de rendre les bonnes pratiques alimentaires simples, concrètes et accessibles. Avec les enfants, l’apprentissage devient naturel, vivant et durable. »
Au total, 500 enfants ont directement participé aux activités de l’espace Healthier Kids lors de la SNC.
La littérature burkinabè s’enrichit d'un ouvrage essentiel avec la parution de « Henri Sebgo ou le journalisme selon Norbert Zongo », une production littéraire du Dr Cyriaque Paré. Dans cette œuvre, l'auteur rend un vibrant hommage à une icône de la presse africaine, tout en proposant une véritable leçon de journalisme. Sous le pseudonyme de Henri Sebgo, Norbert Zongo n’était pas seulement un journaliste ; il était un symbole de résistance. Le livre plonge le lecteur dans l’itinéraire de cet homme qui a très tôt choisi sa voie, dès les bancs du collège, pour faire de sa plume une arme au service de la vérité, de la justice et de la démocratie. De ses débuts difficiles dans les médias d’État à son affirmation dans la presse privée indépendante, l'ouvrage retrace le combat d'un professionnel qui a toujours dit « non » à la censure et à la facilité. À travers des journaux célèbres comme Le Journal du Jeudi (JJ), La Clef et surtout L’Indépendant, Norbert Zongo a porté la voix des sans-voix, dénonçant sans relâche les injustices et les abus de pouvoir. Ce livre ne se contente pas de raconter la vie de Norbert Zongo ; il met en lumière ses méthodes d’enquête et son éthique rigoureuse. C’est donc un plaidoyer pour un journalisme africain responsable, engagé et utile au peuple. Le Dr Cyriaque Paré, qui signe ici l’hommage d’un élève à son maître, concilie l’admiration et la rigueur scientifique. Il offre ainsi aux générations actuelles et futures une boussole pour comprendre l'importance d'une presse libre dans une démocratie. L’ouvrage est disponible au prix de 5 000 F CFA à la librairie Mercury, à l'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM) ainsi qu'au siège du journal LeFaso.net.