Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 7 septembre 2026, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong. Les échanges ont porté sur l’état des relations bilatérales et les perspectives de renforcement de la coopération, notamment dans les secteurs productifs et stratégiques.
À l’issue de l’audience, l’ambassadeur Zhao Deyong a indiqué avoir eu avec le Chef du Gouvernement « un échange franc et fructueux » sur les relations entre la Chine et le Burkina Faso.
Les deux parties se sont félicitées de la qualité de leur coopération dans plusieurs domaines prioritaires, notamment l’agriculture, la santé, la défense et les infrastructures technologiques. Cette dynamique se traduit également par l’intensification des échanges entre les peuples.
Selon l’ambassadeur chinois, plus de 8 000 visas ont été délivrés, en 2025, à des citoyens burkinabè pour des activités commerciales, des études, des formations et diverses missions professionnelles en Chine. Cette mobilité croissante illustre la vitalité des échanges économiques, universitaires et humains entre les deux pays.
Les échanges ont également permis de relever des convergences entre la Révolution progressiste populaire engagée au Burkina Faso et l’approche chinoise du développement centré sur le peuple. Pour Zhao Deyong, ces convergences offrent aux deux pays des possibilités de partage d’expériences et d’enrichissement mutuel dans la conduite de leurs politiques de développement.
Le Camarade Premier ministre a, pour sa part, souligné l’importance de la coopération avec la Chine dans la volonté du Burkina Faso de renforcer ses capacités nationales de production. L’expérience chinoise en matière d’industrialisation, de mécanisation et de transformation économique pourrait ainsi contribuer à accompagner la dynamique productive engagée par le Pays des Hommes intègres.
Le Burkina Faso acquiert déjà en Chine divers équipements destinés à la défense, ainsi que des machines de production agricole et industrielle. Le Chef du Gouvernement a souhaité que cette coopération soit davantage orientée vers l’acquisition d’équipements productifs, le transfert de technologies, la formation des compétences nationales et le développement d’unités locales de production.
Dans cette perspective, le Camarade Premier ministre a insisté sur la nécessité de privilégier les appuis permettant de renforcer durablement les capacités nationales de production. Au-delà des aides ponctuelles, notamment alimentaires, l’enjeu est de permettre au Burkina Faso de produire davantage, de transformer localement ses matières premières et de réduire progressivement sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
L’ambassadeur Zhao Deyong a assuré que la partie chinoise partage cette orientation et entend adapter davantage ses interventions aux priorités définies par le Gouvernement burkinabè.
« La Chine soutiendra le Burkina Faso dans la recherche d’une voie de développement adaptée à ses réalités nationales, afin de parvenir à un développement autonome sur la voie de la modernisation et d’améliorer le bien-être de sa population », a-t-il déclaré.
Le diplomate chinois a également évoqué la mise en œuvre de plusieurs accords et projets d’appui conclus entre les deux pays. Il a souhaité une accélération de leur exécution, dans le respect des modalités convenues, afin que les engagements pris se traduisent rapidement par des réalisations concrètes.
La coopération sino-burkinabè compte déjà plusieurs réalisations importantes. Le Centre hospitalier universitaire de Pala, à Bobo-Dioulasso, en constitue une illustration majeure. Inaugurée le 24 décembre 2025, cette infrastructure sanitaire moderne, réalisée avec l’appui de la République populaire de Chine, contribue au renforcement de l’offre nationale de soins spécialisés.
Cette audience confirme la volonté commune du Burkina Faso et de la République populaire de Chine de développer une coopération pragmatique et mutuellement bénéfique, davantage orientée vers la production, le transfert de savoir-faire et l’obtention de résultats concrets au profit des populations.
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mercredi 2 septembre à Ouagadougou, une délégation des secrétaires généraux des Grandes Chancelleries des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Présentée au Chef du Gouvernement par le Grand Chancelier des Ordres burkinabè, le Général de brigade à la retraite Pingrenoma Zagré, la délégation a recueilli les orientations du Premier ministre pour renforcer la transmission des valeurs nationales à la jeunesse et ancrer le système de reconnaissance du mérite dans les identités des peuples.
Réunis dans la capitale burkinabè pour leur première rencontre technique, les secrétaires généraux des Grandes Chancelleries du Burkina Faso, du Mali et du Niger échangent sur les cadres juridiques et institutionnels de leurs chancelleries afin de proposer les fondements d’un cadre commun de reconnaissance du mérite dans l’espace confédéral.
Le Chef du Gouvernement a salué la tenue d’une telle rencontre, qui s’inscrit dans la dynamique de concertation prônée par les leaders des pays de l’AES. Pour le Camarade Premier ministre, les réflexions menées lors de cette rencontre doivent s’inscrire pleinement dans la démarche de rupture et d’affirmation de la souveraineté portée par les États de l’AES. Relevant que les pratiques de nombreuses chancelleries demeurent largement marquées par l’héritage colonial, il a appelé à des réformes qui accordent toute leur place aux références historiques, aux identités culturelles et aux valeurs propres aux peuples de la Confédération.
« N’ayons pas peur d’être différents. Dans nos discours et dans les symboles, nous devons célébrer notre identité », a affirmé le Camarade Premier ministre. Il a ainsi invité ses interlocuteurs à puiser dans les traditions et les réalités socioculturelles des trois pays pour repenser les formes et les symboles de reconnaissance et de valorisation du mérite.
Le Chef du Gouvernement a également exhorté les Grandes Chancelleries à mener une communication plus active, particulièrement en direction de la jeunesse. Il les a engagées à intégrer davantage la pédagogie et la sensibilisation dans leurs actions pour faire connaître les symboles et les valeurs de la Nation et en expliquer la signification, afin d’éveiller et de renforcer, chez les jeunes, l’amour de la Patrie et le respect de ses symboles.
À la sortie de l’audience, le Grand Chancelier des Ordres burkinabè a précisé la finalité des réflexions en cours. « À terme, les conclusions issues de ces travaux devront permettre de définir les valeurs, les critères et les symboles devant encadrer l’attribution des distinctions honorifiques dans l’espace confédéral », a-t-il souligné.
Pour sa part, Adama Traoré, chef de cabinet de la Grande Chancellerie du Mali, a rappelé que la reconnaissance du mérite occupait déjà une place importante dans les sociétés africaines, bien avant l’instauration des systèmes modernes de décorations.
« Dans nos traditions, la reconnaissance du mérite existait au sein des communautés. Les hommes et les femmes qui faisaient preuve de courage, de bravoure ou qui se distinguaient par leur travail et leur contribution à la communauté étaient reconnus et valorisés », a-t-il expliqué.
Selon lui, les travaux qui les réunissent à Ouagadougou aux côtés de leurs homologues burkinabè doivent permettre de remettre en lumière ces mécanismes traditionnels et de les adapter aux réalités contemporaines de la Confédération. L’ambition est également de promouvoir une reconnaissance du mérite qui valorise toute personne contribuant de manière remarquable, par son engagement, son travail ou sa bravoure, à l’édification de la Nation et de l’espace confédéral.
Les orientations du Premier ministre invitent ainsi les Grandes Chancelleries à conjuguer reconnaissance du mérite et transmission des valeurs pour faire des distinctions honorifiques une expression de l’identité, du patriotisme et de la souveraineté des peuples de l’AES.
Le Camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie TRAORE est en visite d'amitié et de travail au Caire en République Arabe d'Égypte, depuis le 31 août 2026, dans le cadre de la consolidation des relations de coopération entre le Burkina Faso et la République Arabe d’Égypte.
Cette visite qui constitue une nouvelle étape dans la dynamique de renforcement des relations bilatérales, vise à examiner les acquis de la coopération entre les deux pays et à identifier de nouvelles perspectives pour davantage développer le partenariat.
Les travaux se sont ouverts dans la matinée du mardi 1er septembre 2026, au ministère égyptien des Affaires étrangères par un entretien entre le ministre Karamoko Jean Marie TRAORE et son homologue égyptien, Badr ABDELATTY.
Les deux Chefs de la diplomatie ont ensuite conduit des discussions en comité élargi aux délégations burkinabè et égyptienne.
Cette concertation approfondie a permis aux délégations de passer en revue les principaux axes de coopération entre le Burkina Faso et la République Arabe d’Égypte.
Sur le plan de la défense et de la sécurité, les deux parties ont souligné la nécessité de renforcer la coopération, pour faire face aux menaces terroristes, qui troublent la paix et la stabilité du continent.
Elles ont par ailleurs insisté sur la mise en œuvre d’une approche globale pour assécher les sources de financement du terrorisme, tout en agissant sur les leviers de développement socio-économique et la promotion de valeurs de paix et de tolérance.
Pour le ministre Karamoko Jean Marie TRAORE, les pays doivent s’accorder sur les causes profondes de la crise et trouver les moyens par lesquels chaque pays pourrait apporter sa pierre à la construction de la paix.
« La paix n’a pas de limite, elle est pour tous ou elle ne l’est pas », a indiqué le ministre Karamoko Jean Marie TRAORE.
Sur le plan économique, les deux pays entendent donner une nouvelle impulsion à un partenariat mutuellement bénéfique, dans le domaine des échanges et des investissements.
La tenue du premier forum entre hommes d’affaires égyptiens et burkinabè en 2025 au Burkina Faso, et l’organisation de la deuxième édition, qui a lieu à l’occasion de cette visite au Caire, témoignent de l’intérêt de scruter les immenses opportunités d’investissements dans les deux pays.
Le Chef de la diplomatie burkinabè a salué cette dynamique et encouragé le renforcement des rencontres entre les hommes d’affaires des deux pays, en vue de susciter l’investissement et la mise en œuvre de projets concrets, pour la construction d’un paysage économique africain.
« L’Afrique a un potentiel, nous devons être acteurs et bénéficiaires de ce potentiel », a relevé le Chef de la diplomatie burkinabè.
Le Burkina Faso et la République Arabe d’Égypte appellent à une plus grande appropriation des ressources, des outils et de l’espace économique africain.
« Il est temps que l’extraversion s’arrête et que nous revenions à l’intérieur, que nous nous réapproprions nos outils, nos ressources, notre espace économique et que nous donnions du contenu à ce marché », a insisté le ministre burkinabè des Affaires étrangères.
La coopération dans le domaine de l’éducation, de la santé, de la recherche, de la formation et du renforcement des capacités, a également été abordée au cours de la séance de travail entre les deux délégations, sans oublier les échanges culturels à développer entre le Burkina Faso et l’Égypte afin de renforcer les liens entre les deux peuples.
Sur le plan institutionnel, le Burkina Faso et la République Arabe d’Égypte ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les discussions, en vue de la finalisation des Protocoles d’accords dans divers sectoriels, en négociation entre les deux parties.
En somme cette rencontre aura permis au Burkina Faso et à la République Arabe d’Égypte de réaffirmer leur volonté commune de donner un nouvel élan à leurs relations et de bâtir une véritable coopération Sud -Sud, fondée sur le respect mutuel et les intérêts partagés.
À l’occasion, le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORÉ a transmis le message d’amitié, de fraternité et de solidarité du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso à S.E.M. Abdel Fattah Al-SISSI, Président de la République Arabe d’Égypte, tout en saluant le leadership et les efforts du Président égyptien, en faveur de la paix en Afrique et dans le monde.
Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 31 août 2026, le nouveau Coordonnateur-résident du Système des Nations Unies au Burkina Faso, également Coordonnateur humanitaire et Agent habilité à la sécurité, Njoya Tikum. Au-delà de la prise de contact, cette audience a permis de préciser les orientations de la coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations Unies, avec pour exigence un meilleur alignement sur les priorités nationales et des résultats concrets au bénéfice des populations.
Les échanges ont notamment porté sur le nouveau Cadre de coopération entre le Burkina Faso et les Nations Unies. Sa mise en œuvre devra s’inscrire en cohérence avec le Plan RELANCE 2026-2030, nouveau référentiel national de développement, afin de mieux articuler les interventions du Système des Nations Unies avec les orientations définies par le Gouvernement.
Le Chef du Gouvernement a félicité Njoya Tikum pour sa nomination et lui a souhaité la bienvenue au Burkina Faso. Il a réaffirmé la disponibilité du pays à entretenir un dialogue constructif avec ses partenaires, dans le respect de la souveraineté nationale, des choix stratégiques du Burkina Faso et des aspirations du peuple burkinabè.
Pour le Premier ministre, la coopération doit avant tout produire des résultats tangibles et perceptibles par les populations. Il a, à cet effet, insisté sur la nécessité de privilégier des interventions efficaces, mieux coordonnées et susceptibles d’avoir un impact réel et durable sur les conditions de vie des Burkinabè.
Une orientation à laquelle le nouveau Coordonnateur-résident a marqué son adhésion. Njoya Tikum a réaffirmé la volonté du Système des Nations Unies d’accompagner le Burkina Faso dans la mise en œuvre de ses priorités nationales.
« Nous réaffirmons la disponibilité de tout le Système des Nations Unies à accompagner le Burkina Faso, conformément à ses priorités », a-t-il déclaré.
Le responsable onusien a également souligné l’importance d’une meilleure coordination entre les différentes agences du Système des Nations Unies. Cette démarche devrait permettre de renforcer la cohérence des interventions, de rationaliser les efforts et de faire converger davantage les programmes et les ressources vers les objectifs de développement définis par le Burkina Faso.
Cette première audience avec le Chef du Gouvernement consacre ainsi une volonté partagée de faire évoluer la coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations Unies vers un partenariat mieux aligné sur les priorités nationales, davantage coordonné et résolument orienté vers l’action et les résultats, conformément aux ambitions portées par le Plan RELANCE 2026-2030.
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé, ce jeudi 27 août 2026, une audience au Vice-Premier ministre, Ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique, M. Maxime PRÉVOT.
Le Royaume de Belgique entend inscrire sa coopération avec le Burkina Faso « avec humilité, mais aussi avec sa diplomatie de l’efficacité et de la fraternité.
Nous restons des partenaires pour favoriser la concrétisation des priorités identifiées par la Présidence du Faso et l’autorité gouvernementale, à travers notamment le plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030 », a déclaré le Vice-Premier ministre à l’issue de l’audience.
M. Maxime PRÉVOT a insisté sur le respect par la Belgique des choix opérés par les autorités burkinabè. Dans cette dynamique, « notre objectif est d’avoir un effet amplificateur en appui des priorités de l’État burkinabè et pas un effet de substitution à ses priorités », a-t-il souligné.
Selon le Vice-Premier ministre belge, le Royaume de Belgique a la ferme volonté de construire avec le Peuple burkinabè, en particulier et du Sahel en général, un « avenir positif ».
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Camarade ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie TRAORE, a reçu en audience, ce lundi 17 aout 2026, l’Administrateur adjoint du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Monsieur Haoliang XU, en visite de travail au Burkina Faso.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement de la collaboration entre l’agence des Nations Unies et le Burkina Faso.
La rencontre entre les deux personnalités a permis d'échanger sur les perspectives de la coopération, articulée autour du nouveau référentiel de développement du Burkina Faso.
« Je suis ici pour examiner avec les autorités, comment nous pouvons davantage appuyer le gouvernement dans la réalisation des objectifs clairement définis dans le plan RELANCE et contribuer à la réalisation des aspirations du peuple », a déclaré l’émissaire onusien.
Pour Monsieur Haoliang XU, le plan RELANCE conçu par le gouvernement traduit une politique et une vision stratégiques, claires et réalistes, mettant en évidence les nombreuses opportunités qui existent, tout en prenant en compte les défis auxquels le pays doit faire face.
« Notre objectif est donc de voir concrètement comment nous pouvons apporter notre contribution à la mise en œuvre de ce plan de RELANCE. Le plus important c'est de travailler collectivement, sous la direction du gouvernement et conformément à la vision claire qu’il a définie pour le développement du pays », a-t-il soutenu.
Le diplomate onusien a surtout salué la vision et la détermination du gouvernement et la population en faveur de la souveraineté et du développement endogène.
Le Camarade ministre des Affaires étrangères a dit sa satisfaction de recevoir la visite de l’Administrateur adjoint du PNUD, car dit-il « le contact avec le terrain permet de faire une appréciation plus réaliste sur le contexte et de faire le discernement entre la réalité du terrain et ce qui est contenu dans les rapports ; cela permet aussi de réadapter les approches et de mieux formuler les réponses ».
Le Chef de la diplomatie burkinabè a par ailleurs salué la présence et les actions du PNUD, un partenaire historique et stratégique du Burkina Faso.
Il a insisté sur la nécessité de poursuivre la collaboration dans un esprit d'écoute, de dialogue et de sincérité, afin que les interventions du PNUD s'alignent sur les priorités nationales, conformément au plan RELANCE.
Faire équipe dans le cadre de la mobilisation des ressources, c'est aussi l'un des défis à relever dans le partenariat entre le PNUD et le gouvernement burkinabè, sans oublier la nécessité d'assurer une bonne communication autour des différentes actions menées et leur impact sur le terrain.
A noter qu'avant le Burkina Faso, l’Administrateur adjoint du PNUD s'est rendu au Mali et au Niger. Une démarche également saluée par le ministre des Affaires étrangères, en ce sens qu'elle lui permettra d'avoir une idée plus globale des défis communs que les trois pays de la Confédération AES ont à relever en matière de développement.
Le ministre des Affaires étrangères a cependant souhaité que le PNUD revoit les concepts et les mécanismes de classement des pays, en prenant en compte leurs potentialités, au lieu de procéder selon des standards dont les résultats ne reflètent pas toujours la réalité.
Le ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, Dr Aminata ZERBO/SABANE, a reçu le mercredi 12 aout 2026 à Ouagadougou , son homologue nigérian, Bosun TIJANI, ministre des Communications, de l’Innovation et de l’Économie numérique. Cette rencontre bilatérale de haut niveau marque une étape décisive dans le renforcement de la coopération numérique entre les deux nations, avec la volonté partagée de passer des discours aux actions concrètes.
Au cœur de cette séance de travail : la connectivité sous-régionale, l'intelligence artificielle, l'infrastructure publique numérique, la cybersécurité, ainsi que le développement des talents et de l'écosystème startup.
Cette rencontre s'inscrit dans la continuité des échanges initiés lors de la 7ᵉ session des plénipotentiaires de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT) à Abuja. Dr Aminata ZERBO/SABANE a souligné que le numérique et l'intelligence artificielle constituent des leviers indispensables pour le développement socio-économique et l'amélioration des conditions de vie des populations africaines.
Toutefois, la ministre burkinabè a rappelé que la saisie de ces opportunités exige de relever des défis majeurs : infrastructures de connectivité, compétences locales, sécurisation des données et dématérialisation des services publics. « Les défis qui sont les nôtres pour faire de la transformation digitale une réalité peuvent être difficilement relevés par chaque pays isolément », a-t-elle affirmé, insistant sur l'urgence de mutualiser les efforts à l'échelle sous-régionale.
De son côté, le ministre nigérian Bosun TIJANI a salué le leadership technique de son homologue et a réitéré l'importance pour le continent de valoriser sa ressource la plus précieuse : sa jeunesse. « L'Afrique est le plus jeune continent du monde. La technologie peut nous permettre d'amplifier nos forces, de rendre l'agriculture plus productive, de créer de la valeur autour de nos ressources et d'offrir des perspectives mondiales à nos jeunes innovateurs », a-t-il déclaré.
Pour concrétiser cette vision, la délégation nigériane a proposé quatre domaines d'action immédiats :
-Infrastructures et connectivité numérique : Le Nigeria prépare le projet « Pont », un réseau national de fibre optique en accès ouvert de 90 000 kilomètres. L'objectif est de raccorder cette infrastructure aux frontières burkinabè afin de renforcer la qualité, la résilience et l'accessibilité financière d'Internet dans les deux pays.
-Intelligence Artificielle et valorisation des langues locales : En s'appuyant sur des initiatives comme N-ATLAS au Nigeria et la feuille de route nationale sur l'IA au Burkina Faso, les deux pays entendent collaborer pour développer des solutions IA adaptées aux réalités, cultures et langues africaines. Le Centre national nigérian pour l'IA et la robotique travaillera directement avec les équipes burkinabè.
-Infrastructures Publiques Numériques (DPI) : Partage d'expériences en matière d'identité numérique et de systèmes d'interopérabilité pour moderniser et sécuriser la délivrance des services publics.
-Développement des talents et entrepreneuriat : Création de ponts et d'échanges entre les programmes de formation des deux pays pour offrir aux jeunes développeurs et créateurs de startups un cadre propice à l'émergence de champions technologiques régionaux.
Les deux parties ont exprimé leur volonté de sortir de ces travaux avec des projets structurants et une feuille de route assortie d'un calendrier précis. Outre les questions technologiques, la rencontre s'est déroulée dans un esprit de fraternité et de convivialité, la ministre burkinabè promettant en souriant d'enrichir le vocabulaire francophone de son hôte avant la fin de son séjour.
Cette visite fait suite aux échanges engagés entre les deux personnalités ministérielles à Abuja, en marge de la 7ᵉ Session ordinaire de la Conférence des plénipotentiaires de l’Union africaine des télécommunications tenue du 16 au 24 juillet 2026.
Elle pose officiellement les jalons d'un axe numérique fort entre Ouagadougou et Abuja, appelé à servir de modèle d'intégration pour l'ensemble de la sous-région ouest-africaine.
C'est avec une grande satisfaction que s'est achevée la toute première session de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la République du Burundi, ce 13 août 2026 dans la capitale burundaise.
Les travaux intenses et interactifs des experts se sont soldés par 14 accords de coopération, signés par les ministres des Affaires étrangères burkinabè et burundais lors de la cérémonie de clôture.
Il s'agit de :
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi en matière d’agriculture et d’élevage ;
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi en matière de sécurité ;
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi dans le domaine de la protection civile ;
- l’accord de coopération relatif aux services aériens entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord de coopération en matière de santé entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord de coopération en matière d’emploi entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord de coopération en matière de travail et de protection sociale entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord de coopération en matière de jeunesse entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord de coopération dans le domaine du sport et des loisirs entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi portant suppression de visa en faveur des ressortissants des deux pays titulaires de passeport diplomatique, de passeport de service ou de passeport ordinaire ;
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi en matière de prévention des risques et gestion des catastrophes ;
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels;
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi dans les domaines de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
- et l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi sur la reconnaissance réciproque et l’échange de permis de conduire nationaux.
Ces nouveaux instruments juridiques contribueront à insuffler une dynamique nouvelle à une coopération scellée depuis près de trois décennies, pour davantage d'actions de développement au profit des peuples burundais et burkinabè.
Dans une convergence de vues, les deux chefs de délégations se sont réjouis de cette nouvelle étape qui vient d'être d'amorcée et ont émis le vœu qu' elle se consolide dans la durée.
Pour le Chef de la diplomatie burkinabè, après cette étape c'est maintenant que le vrai travail commence à travers des actions concrètes sur le terrain.
« La signature de ce jour n'est pas un aboutissement : c'est un point de départ. Nous devons poursuivre, sans relâche, les concertations, en vue d'une bonne mise en œuvre des instruments juridiques qui viennent d'être signés. Une Commission mixte n'est pas une simple formalité diplomatique : c'est un outil de gouvernance de la coopération, l'instance où l'intention politique de nos Chefs d'État se transforme en programmes concrets, en projets mesurables, en résultats tangibles pour nos populations », soutient le Camarade ministre des Affaires étrangères burkinabè Karamoko Jean Marie TRAORE.
Reconnaissant également la nécessité d'aller vite et bien dans la concrétisation des accords signés, le ministre des Affaires de la République du Burundi, encourage son pays et le Burkina Faso à dorénavant compter l’un sur l’autre et explorer les possibilités d’une coopération Sud-Sud fondée sur la confiance, le respect mutuel, la solidarité et la recherche d’intérêts communs.
«Nous devons engager des échanges entre opérateurs économiques, promouvoir les investissements réciproques, développer les partenariats entre les secteurs privés, faciliter la circulation des biens et des services et mieux faire connaître les opportunités qu’offrent nos deux économies. Nous devons également accorder une place de choix à la jeunesse, qui constitue à la fois la principale force vive de nos nations et le moteur de leur avenir. », a indiqué le ministre Edouard BIZIMANA.
Rappelons que c'est en droite ligne des très hautes instructions données par les Présidents Ibrahim TRAORE du Burkina Faso et Evariste NDAYISHIMIYE du Burundi que s'est tenue la présente session de la Commission de Coopération entre les deux pays.
Elle traduit ainsi une ambition claire et partagée de faire de la coopération entre le Burundi et le Burkina Faso une référence de la coopération Sud-Sud, bâtie sur les fondamentaux que sont l'intégration régionale et la paix.
Pour une mise en œuvre effective des accords signés, les deux parties ont décidé de la formalisation diligente des comités sectoriels de suivi des engagements.
La première rencontre des ministres chargés de l’Énergie, des Mines, des Carrières et du Pétrole de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouverte ce jeudi 13 août 2026 à Ouagadougou, sous le haut patronage du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Réunissant les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, elle marque une nouvelle étape dans la volonté des trois États de faire de leurs ressources énergétiques, minières et pétrolières des leviers de souveraineté économique, d’industrialisation et de développement au sein de l’espace confédéral.
Présidant l’ouverture des travaux, le Premier ministre a placé cette coopération au cœur du projet confédéral. Pour lui, la maîtrise de l’énergie et des ressources naturelles conditionne la capacité des États à financer leur développement, à industrialiser leurs économies et à améliorer durablement les conditions de vie des populations.
« Nos ressources ne doivent plus être considérées comme de simples marchandises destinées à alimenter les industries et la prospérité des autres. Elles doivent devenir le levier de notre souveraineté, le moteur de notre transformation économique, le socle de notre justice sociale et le point de départ de chaînes de valeur industrielles créatrices d’emplois », a-t-il déclaré.
Cette ambition doit désormais se traduire par des instruments communs. Depuis le 10 août, les experts des trois pays ont travaillé sur un cadre général d’exploitation des ressources énergétiques et minières, des cadres harmonisés des politiques énergétique et minière, ainsi qu’un mémorandum d’entente relatif à l’institution de la Semaine de l’Énergie et des Mines de l’AES.
Ces dispositifs doivent notamment contribuer à améliorer l’accès à une énergie fiable et abordable, accélérer l’interconnexion des réseaux, mutualiser les capacités de production, de transport et de stockage et promouvoir les énergies renouvelables.
Dans le domaine pétrolier, les trois États entendent sécuriser les corridors d’approvisionnement, mutualiser les capacités de stockage et de transport et, à terme, développer des capacités de raffinage. Dans le secteur minier, la priorité est donnée à une meilleure mobilisation des revenus, au développement du contenu local, à la traçabilité des flux et, surtout, à la transformation sur place des matières premières.
Cette volonté de créer davantage de valeur au sein de l’espace confédéral est partagée par les trois délégations. Pour le commissaire-colonel Ousmane Abarchi, ministre des Mines de la République du Niger, le véritable enjeu dépasse désormais l’extraction.
« Notre véritable défi n’est donc plus d’extraire davantage, il est de transformer davantage », a-t-il affirmé.
Il a défendu la perspective d’une « civilisation énergétique du Sahel », fondée sur la mise en commun des potentialités des trois pays, notamment dans le solaire, l’éolien, le gaz, le pétrole, l’uranium et le charbon.
Le ministre malien des Mines, le Pr Amadou Keïta, a également insisté sur la nécessité de doter la Confédération de projets structurants et intégrateurs capables de soutenir sa souveraineté économique.
« Il nous revient dès lors d’outiller cette Confédération d’outils techniques, notamment de projets structurants et intégrateurs dans les secteurs stratégiques comme l’énergie, le pétrole et les mines », a-t-il soutenu.
Cette transformation économique doit s’accompagner d’une gouvernance plus rigoureuse. Le Camarade Premier ministre a appelé à renforcer la transparence des contrats, la maîtrise des données géologiques, la traçabilité des flux physiques et financiers et la lutte contre la fraude, les trafics illicites et l’évasion des revenus. La protection de l’environnement, la réhabilitation des sites, la santé des travailleurs et la sécurité des communautés doivent également demeurer au cœur des politiques publiques.
L’objectif est que l’or, le lithium, l’uranium, le fer, le phosphate, le pétrole et les autres ressources du sous-sol contribuent davantage à la création d’emplois, au développement des compétences et au financement des infrastructures.
La rencontre de Ouagadougou devra surtout se traduire par des résultats tangibles. C’est l’exigence formulée par le Chef du Gouvernement, qui a appelé à assortir les décisions prises de priorités, de calendriers, de responsabilités clairement établies et de mécanismes de suivi efficaces.
« Nos populations ne nous jugeront pas sur la beauté de nos textes, mais sur les résultats concrets obtenus », a-t-il déclaré.
Ces résultats devront se mesurer à davantage d’énergie disponible, à la réduction des délestages, à des coûts mieux maîtrisés, à la sécurisation des approvisionnements pétroliers, à la création d’emplois pour les jeunes, à une transformation accrue des matières premières et à une amélioration visible des conditions de vie.
L’enjeu de la première rencontre des ministres chargés de l’Énergie, des Mines, des Carrières et du Pétrole de la Confédération des États du Sahel (AES) dépasse ainsi l’harmonisation des politiques et l’adoption de nouveaux instruments. En choisissant de mieux maîtriser, transformer et valoriser ensemble leurs ressources, le Burkina Faso, le Mali et le Niger optent de faire de l’énergie, des mines et du pétrole des leviers concrets de leur souveraineté économique. Pour l’AES, cette souveraineté devra désormais se mesurer à la valeur créée sur l’espace confédéral, aux emplois générés, aux recettes mobilisées et, surtout, aux retombées effectivement ressenties par les populations.
Le Président du Faso, Chef de l'État, Président de la Confédération des États du Sahel, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé une audience, ce mercredi dans la matinée, aux ministres chargés de l'Action humanitaire et du Genre des pays de la Confédération des États du Sahel (AES).
Conduite par la Ministre burkinabè de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-Colonel Passowendé Pélagie KABORÉ, la délégation est venue rendre compte de la tenue à Ouagadougou du 2e forum humanitaire conjointement avec la réunion des ministres chargées du Genre de AES.
De l'urgence à la résilience
Au regard des défis sécuritaires et socio-économiques du Sahel, la stratégie humanitaire de l'AES doit dépasser la simple gestion de la crise immédiate pour bâtir un avenir durable, selon la porte-parole de la délégation, la Ministre de la Santé et du Développement social du Mali, Colonel-Major Assa Badiallo TOURÉ.
« Par rapport à l'humanitaire, il faut qu'on sorte de tout ce qui est urgence pour passer à la résilience et à des projets de relèvement pour nos populations », a-t-elle indiqué, tout en soulignant que cette orientation s’inscrit dans l'élaboration d’une feuille de route commune issue des concertations précédentes tenues à Niamey et à Bamako.
Lancement imminent de la Plateforme des Femmes de l'AES
Le volet social et inclusif est aussi dans l'agenda des ministres de la Confédération, qui s'activent pour une représentativité des femmes au Sahel. « En ce qui concerne le forum sur le Genre, il y aura le lancement de la plateforme des femmes de l'AES », a annoncé Madame Assa Badiallo TOURÉ.
Réconfortées par les directives et l'engagement du Président de la Confédération AES à les accompagner, les ministres se disent confiantes quant à la concrétisation des projets de l'An 2 de la Confédération pour le bonheur de leurs populations.
Radarsburkina.net
source : Direction de la communication de la Présidence du Faso