Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé, ce mardi 09 juin 2026, une audience à une délégation de la Fédération interafricaine des assureurs conseils (FIAC), conduite par son Président par intérim, Vakaramoko Samaké. La délégation est venue présenter au Chef du Gouvernement les enjeux de la 16e Assemblée générale annuelle de la Fédération prévue du 10 au 13 juin 2026 à Ouagadougou.
Placée sous le thème : « Le rôle du courtage d’assurance dans l’élargissement de l’accès et l’amélioration du taux de pénétration », cet événement majeur veut faire du courtier l’acteur clé de
l’inclusion financière.
Cette rencontre régionale réunira près de 200 courtiers d’assurance venus des 14 pays membres de la zone CIMA (Conférence interafricaine des marchés d'assurance), de la Guinée Conakry et du Ghana.
Au sortir de l’audience, le Président par intérim de la FIAC a salué l'implication personnelle du Premier ministre en acceptant de patronner l'événement.
"Nous lui avons montré l’importance de notre métier. Aujourd’hui, les assureurs conseils participent au développement économique de nos pays et à la création d’emplois. Cette assemblée générale marque le début du changement qualitatif que nous voulons opérer. Le thème sur l’inclusion financière est un nouveau départ pour l’accompagnement de nos populations par les assureurs conseils", a-t-il expliqué.
Le Chef du Gouvernement a pour sa part salué le choix de la capitale burkinabè pour abriter cette 16e édition. Il y voit "une marque de fraternité" envers notre pays.
"Nous avons choisi une trajectoire qui nous vaut beaucoup de diabolisation et de stéréotypes négatifs. Nous restons sereins car le pays avance dans tous les domaines, comme en témoignent les indicateurs macroéconomiques", a déclaré le Premier ministre.
Il a ensuite insisté sur la pertinence du thème, au cœur de l’agenda gouvernemental.
"Votre rôle est important. Aujourd’hui, l’assurance est essentielle dans tous les secteurs. En milieu rural, on parle désormais d’assurance climatique. C’est la preuve que les risques s’élargissent et qu’il faut un minimum de couverture pour nos populations", a-t-il souligné.
Réaffirmant la volonté du Gouvernement de faire du courtage d'assurance un outil de résilience, le Premier ministre a conclu : "Soyez rassurés de notre disponibilité à travailler à vos côtés et à prendre en compte les recommandations issues de vos travaux. Je vous invite à l’union et à rester en phase avec les évolutions de notre temps".
Avec cette audience, le Gouvernement confirme sa volonté de faire de ce secteur un acteur majeur de la refondation et de la résilience économique du Burkina Faso.
Au cours d'une conférence de presse tenue ce mardi 2 juin 2026, l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko, actuel président de l'Assemblée nationale du Sénégal, a, sans langue de bois, donné les raisons de sa séparation avec le président Bassirou Diomaye Faye. Face aux médias sénégalais, le chef du Parlement est revenu en détail, pendant plus de trente minutes, sur la crise qui secoue actuellement la sphère politique nationale.
Nous vous proposons un extrait de son intervention ci-dessous
« Le vendredi 22 mai 2026, le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, m'a convié, en tant que Premier ministre, à une audience au Palais de la République. Je m'y suis rendu aux environs de 16 heures.
Nous avons échangé et il a exprimé son souhait de mettre un terme à notre collaboration, considérant qu'un certain nombre des positions que j'avais prises ces derniers temps l'incommodaient ou posaient problème. J'en ai pris acte et je lui ai fait une suggestion. À plusieurs reprises déjà, j'étais allé le voir pour lui proposer une solution alternative : si le Palais était trop étroit pour nous deux, j'aurais pu me retirer et retourner à l'Assemblée nationale, mon mandat de député étant intact. Même si, au moment où je vous parle, des manœuvres sont en cours pour obtenir du Conseil constitutionnel une décision qui serait la plus inique que cette institution ait jamais rendue, visant à revenir sur ce mandat. Ce qui est inacceptable. De 2016 à aujourd'hui, les mêmes institutions, les mêmes organes et les mêmes leviers ont été utilisés pour comploter contre ma personne. Partout où je me suis engagé en politique, ces leviers ont servi à me radier de la fonction publique, à fomenter des dossiers judiciaires contre moi, à me persécuter, à m'emprisonner et à m'empêcher d'être candidat. Au vu de la configuration actuelle, il est évident que ce sont les mêmes pratiques qu'ils comptent perpétuer.
À plusieurs reprises, j'étais donc allé lui proposer cette solution. Elle consistait, de manière concertée, à ce que je rejoigne l'Assemblée nationale, que nous discutions pour choisir un Premier ministre issu du parti – majoritaire – et que nous formions un nouveau gouvernement afin de continuer à cheminer ensemble. Cela ne m'aurait pas empêché, depuis l'Assemblée nationale, de continuer à l'aider dans ses tâches.
Je lui ai fait cette proposition à trois reprises, notamment au sortir des élections législatives, dont vous connaissez les résultats : la liste de PASTEF s'était hissée en tête, avec plus de 80 % des députés élus. Mais à chaque fois, il avait rejeté cette option, me disant : "Ta place est à côté de moi, au sein de l'exécutif, car il y a beaucoup à faire."
Nous aurions pu régler cela à l'amiable, mais il a choisi une autre voie. Il me l'a notifiée, j'en ai pris acte. Toutefois, je lui ai soumis une seule et unique suggestion.
Je lui ai dit : "Monsieur le Président de la République, ce pays ne peut pas se passer d'un gouvernement sérieux. J'ai été Premier ministre pendant deux ans, je sais ce qu'il en est. La suggestion que je vous fais est de ne pas annoncer cette mesure immédiatement. Donnons-nous 24 à 48 heures au maximum – le temps du week-end – pour discuter ensemble des modalités pratiques de matérialisation de cette décision. Autrement, vous y serez obligé." Il souhaitait que j'endosse partiellement cette rupture en affirmant que nous avions décidé de nous séparer d'un commun accord. J'ai refusé.
Si nous discutons et trouvons des convergences, un accord, je peux le faire. À défaut, il vous appartiendra de prendre la responsabilité d'annoncer que vous m'avez limogé. Il m'a alors répondu : "Je dois aller rendre visite à l'archevêque de Dakar, je reviens vers 18 h ou 19 h, et je vous ferai signe pour que nous puissions démarrer cette discussion." Qu'à cela ne tienne, je suis retourné au Petit Palais, à son écoute.
À 20 h 35, il m'a envoyé un message pour m'informer qu'il ne pouvait plus tenir la réunion et qu'il comptait annoncer mon limogeage. J'en ai pris acte. Quelques minutes plus tard, le secrétaire général de la Présidence de la République faisait lecture du décret.
Cela ne m'a pas posé de problème, car c'était une issue que j'attendais depuis très longtemps. Mais je m'étais fixé une règle : la rupture ne viendrait pas de moi. Elle ne devait pas venir de moi.
Je suis donc rentré le soir même à mon domicile. Et nous sommes restés chacun de notre côté pendant au moins trois jours, si je ne m'abuse, jusqu'au lundi 25 mai 2026. »
Le Burkina Faso en collaboration et le Système des Nations Unies ont commémoré, ce vendredi 29 mai 2026, la 78e Journée internationale des Casques bleus, placée sous le thème « investir dans la paix ».
Présidée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie TRAORE et placée sous la co-présidence du coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies, monsieur Maurice AZONNANKPO, cette cérémonie commémorative a été marquée par des moments de recueillement et d’hommage à l’endroit des 50 000 hommes et femmes engagés pour garantir la paix et la sécurité internationales.
Après un cérémonial de dépôt de gerbes de fleurs en mémoire des casques bleus tombés sur le champ d’honneur, le Coordonnateur par intérim Maurice AZONNAKPO a pris la parole pour saluer l’engagement du Burkina Faso aux côtés des Nations Unies dans les efforts internationaux de paix et de sécurité.
Il a surtout rendu un hommage appuyé aux Casques bleus burkinabè qui font preuve de professionnalisme et d’engagement exemplaire sur les théâtres des opérations.
« Le Burkina Faso peut être fier de sa contribution aux opérations de maintien de la paix, avec plus de 20 000 casques bleus burkinabè depuis l’entame des missions onusiennes du pays en 1998 », a-t-il affirmé.
Dans son allocution, Maurice AZONNANKPO a également livré le message du Secrétaire général des Nations Unies qui est une invite à l’action pour faire de la thématique de cette commémoration une réalité.
« Investir dans le maintien de la paix, c’est investir dans un avenir plus sûr » a-t-il relevé.
A son tour, le Chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie TRAORE a également rendu un vibrant hommage à ces hommes et femmes de paix, surtout les casques bleus burkinabè qui servent avec abnégation sur les théâtres des opérations de maintien de la paix conformément aux idéaux consacrés par la charte des Nations Unies.
« Cette contribution a permis au Burkina Faso de s’affirmer comme un acteur crédible et respecté des opérations de maintien de la paix », a-t-il souligné
Le ministre a également salué le sacrifice des 48 vaillants compatriotes tombés dans l’accomplissement de leur mission.
Pour lui, « leur sacrifice appartient désormais au patrimoine moral de notre Nation et à l’histoire collective du maintien de la paix des Nations Unies. »
A cette cérémonie, le ministre des Affaires étrangères a renouvelé l’attachement du Burkina Faso à la solidarité internationale et son engagement constant pour le rayonnement du multilatéralisme.
Pour Karamoko Jean MarieTRAORE,, cet engagement du peuple burkinabè s’inscrit dans la dynamique de la Révolution Progressiste populaire qui soustend la libre détermination des peuples, la maitrise souveraine de son destin, fondée sur les réalités et les priorités des populations.
À quelques jours de passer officiellement le flambeau, le président sortant de la République du Bénin, Patrice Talon, s’est adressé à ses compatriotes ce jeudi 21 mai 2026 via sa page Facebook. Un message empreint de gratitude, de fierté et d'optimisme pour l'avenir du pays, alors que le président élu, Romuald Wadagni, s'apprête à prêter serment ce dimanche 24 mai 2026.
Après dix ans passés à la tête du pays, Patrice Talon a choisi de délivrer ses derniers mots officiels à la nation béninoise avant la passation de pouvoir. Un message qui dresse le bilan moral d'une décennie de réformes et ouvre la voie à une nouvelle ère sous la direction de son successeur.
Au moment de quitter ses fonctions, le chef de l’État n'a pas caché sa fierté face au chemin parcouru depuis 2016. S'adressant à ses « chers compatriotes », il a salué le courage et la résilience d'un peuple qui a su accepter les sacrifices nécessaires au développement.
« Je voudrais vous remercier de tout cœur et vous dire combien je suis fier de vous pour le chemin exigeant qu’ensemble nous avons osé parcourir ces dix dernières années, pour les défis relevés, les réformes opérées, les chantiers majeurs engagés... », a-t-il écrit.
Reconnaissant que la route « n’a pas toujours été simple à parcourir » et qu’elle fut « parsemée d’embûches », le président sortant se félicite de voir que le Bénin suscite aujourd'hui l'admiration à l'international. Un mérite qu'il attribue collectivement aux Béninois des villes, des campagnes et de la diaspora.
En outre, il exprime son soutien total au président élu, Romuald Wadagni, qui entamera un mandat de sept ans (septennat) dès ce dimanche. À cet effet, le président Talon appelle l'ensemble des forces vives du Bénin à faire bloc derrière le nouveau chef de l'État. Il s'agit d'un appel à l'union sacrée autour du nouveau président, visant à placer le Bénin au-dessus des considérations partisanes et à poursuivre la conquête du bien-être et de la fierté nationale. Il réitère ses vœux de « grande réussite » à celui qui aura la lourde mais « exaltante mission de conduire la marche du pays vers davantage de progrès ».
Ce message d'adieux a également laissé place à l'émotion et à la reconnaissance personnelle. En effet, Patrice Talon a tenu à saluer publiquement le rôle crucial de son épouse, madame Claudine Gbénagnon Kpoviessi Talon. Il a mis en avant son « coaching », son affection et sa patience qui lui ont été d’un grand apport tout au long de ses deux mandats. Les collaborateurs, amis et soutiens de l'ombre n'ont pas non plus été oubliés dans ses remerciements.
En transmettant le témoin à Romuald Wadagni, Patrice Talon quitte la Marina avec le sentiment du devoir accompli et la conviction intime que le Bénin est désormais sur la trajectoire pour devenir une « grande nation ». La cérémonie d'investiture de ce dimanche 24 mai 2026 marquera ainsi un tournant historique pour la démocratie béninoise.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 18 mai 2026, une délégation de l’Association des ambassadeurs du Burkina Faso à la retraite (ABF). Conduite par son vice-président, Oumar Diawara, la délégation s’est entretenue avec le Chef du Gouvernement sur les missions de la structure et a réaffirmé sa disponibilité à mettre son expertise au service du pays.
L’ABF regroupe des ambassadeurs, consuls généraux et ministres plénipotentiaires à la retraite. Elle a pour mission de promouvoir la solidarité entre ses membres et d’apporter son expertise à l’État, notamment dans le domaine diplomatique. À travers cette audience, l’association entend s’inscrire dans la dynamique actuelle de repositionnement de la diplomatie burkinabè, fondée sur la souveraineté nationale, la défense des intérêts du pays et la recherche de partenariats stratégiques.
« Nous avons besoin d’échanger avec nos autorités pour connaître la nouvelle vision stratégique de notre diplomatie. Forts de notre expérience, nous savons que le monde est en train de changer de façon radicale. Ces échanges nous permettent de faire la jonction entre le passé et le présent, avec la prise en compte de la nouvelle vision portée par la souveraineté nationale et le développement inclusif », a affirmé le vice-président de l’ABF, Oumar Diawara, à l’issue de l’audience.
Les anciens ambassadeurs ont exprimé leur volonté de soutenir les initiatives du Gouvernement en matière de développement durable, de diplomatie d’influence et de quête d’alliances stratégiques. Selon le vice-président de l’ABF, plusieurs actions ont déjà été menées dans ce sens, notamment une contribution patriotique à l’initiative Faso Mêbo et au Fonds de soutien patriotique.
La délégation a également fait part des réflexions engagées en vue de la création d’un cadre d’échanges regroupant les anciens ambassadeurs des pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette vision a été appréciée et encouragée par le Chef du Gouvernement, qui y voit une initiative en cohérence avec la dynamique diplomatique actuelle des pays de l’AES, engagés à porter une voix commune sur les grandes questions régionales et internationales.
« Aujourd’hui, l’AES est une réalité que nous devons prendre en charge avec nos collègues du Mali et du Niger », a déclaré Oumar Diawara.
Pour le Premier ministre, l’expérience, la mémoire institutionnelle et la connaissance des enjeux internationaux accumulées par les anciens diplomates constituent un capital précieux pour les États de l’AES. Dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale, leur contribution peut renforcer la réflexion stratégique et accompagner la lutte pour la souveraineté, à travers une meilleure lecture des rapports de force, des alliances et des mutations en cours sur la scène internationale.
Le Chef du Gouvernement a salué la démarche de l’ABF et encouragé ses membres à poursuivre leur engagement en faveur du Burkina Faso. Il a invité l’association à jouer pleinement sa partition dans la transmission des connaissances, le partage d’expérience et la production de réflexions utiles à l’action publique, notamment dans la trajectoire du Manifeste de la Révolution progressiste populaire.
Cette rencontre participe à la mobilisation des compétences nationales, en particulier celles des anciens diplomates, dont l’expérience demeure précieuse pour le rayonnement du Burkina Faso et la consolidation d’une diplomatie souveraine, solidaire et adaptée aux exigences du moment.
L’Assemblée Législative des Peuples a adopté à l’unanimité, ce mardi 12 mai, quatre projets de loi portant ratification de protocoles additionnels au Traité de création de la Confédération des États du Sahel (AES). Ce vote marque une étape décisive dans l’ancrage juridique et opérationnel de l’organisation.
Réunis en séance plénière, les 59 votants du jour ont donné leur quitus pour la ratification des instruments juridiques suivants :
Le protocole relatif à la coordination des actions diplomatiques ;
Le protocole relatif aux actions de développement ;
Le protocole relatif à la défense et à la sécurité ;
Le protocole additionnel relatif aux sessions confédérales des parlements.
Renforcer l'ossature juridique de l'AES
Présentés par la Commission des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS), ces protocoles avaient été signés le 23 mai 2025 à Bamako. Leur objectif est de consolider la base légale des trois piliers fondamentaux de la Confédération.
En ratifiant ces textes, conformément à l’article 4 du Traité constitutif, l’hémicycle donne « carte blanche » au gouvernement pour accélérer l’exécution des chantiers communautaires. Selon le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, cette étape permet également aux parlements des trois pays membres d'asseoir juridiquement leurs sessions confédérales.
Des bénéfices concrets pour les populations
La mise en œuvre de ces protocoles vise plusieurs objectifs stratégiques :
Diplomatie : Définir des positions communes sur la scène internationale.
Économie : Faciliter la mobilisation et la gestion concertée des ressources financières et techniques.
Développement : Assurer un suivi harmonisé des projets au bénéfice des populations locales.
Une vision intégrée de la souveraineté
Lors des échanges, le ministre Traoré a répondu aux préoccupations des députés concernant le financement de la lutte antiterroriste et l'intégration des mécanismes traditionnels de règlement des conflits.
« Il existe une approche globale consistant à faire en sorte que tous les départements sectoriels des trois pays se consultent sur les questions majeures jugées pertinentes, afin de mutualiser les efforts au bénéfice des populations », a souligné le chef de la diplomatie burkinabè.
Il a rappelé que cette dynamique unitaire a déjà permis des avancées majeures, notamment la création de la Force unifiée de l’AES, de la Banque confédérale, ainsi que le lancement de la Radio et de la Télévision AES.
Cette adoption par la Représentation nationale confirme l'engagement du Burkina Faso à faire de l'espace AES un modèle d'intégration politique et socio-économique réussi.
En marge du Sommet Afrique-France, une réunion ministérielle sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU s'est tenue ce lundi 11 mai 2026 à Nairobi. À cette occasion, Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l'Union africaine (#UA), a réaffirmé la position commune du continent, selon un communiqué publié par l'UA.
« L'Afrique ne demande pas une faveur ; elle exige la correction d'une injustice historique », a-t-il martelé.
Il a souligné que le continent ne peut plus être exclu du cercle des membres permanents, compte tenu de son poids démographique, politique et économique croissant.
S'appuyant sur le Consensus d'Ezulwini et la Déclaration de Syrte, Mahmoud Ali Youssouf a rappelé les exigences de l'UA : au moins deux sièges permanents dotés de prérogatives complètes, y compris le droit de veto, tant que celui-ci existe, et cinq sièges non permanents au sein d'un Conseil élargi.
Saluant le soutien de la France, du Kenya et de la Sierra Leone, le président de la Commission a appelé à transformer le consensus international actuel en actions concrètes.
Pour lui, la légitimité de l'ONU en dépend : « Le Conseil doit refléter les réalités du monde d'aujourd'hui, et non l'ordre géopolitique de 1945. »
En guise d'exemple, il a rappelé que l'intégration de l'UA au G20 prouve que la gouvernance mondiale peut évoluer vers un modèle plus inclusif et représentatif.
« Je n’ai jamais considéré l’Afrique francophone comme étant un "pré-carré". C’est d’ailleurs ce que j’ai affirmé dès novembre 2017, lors du discours de Ouagadougou.
Il y a simplement cette volonté de dire que l’Afrique est un tout. Nous sommes les vrais panafricanistes. Nous croyons que l’Afrique est un continent qui a énormément à bâtir. C’est le plus jeune au monde ; il possède donc un dividende démographique extraordinaire. C’est celui qui connaît la plus forte croissance au monde. Il faut donc le regarder totalement différemment.
En effet, c’est un continent que je ne veux plus que la France regarde comme un pré-carré, où les dirigeants d’entreprises auraient, en quelque sorte, tous les droits ou des contrats garantis sous prétexte qu’il s’agit de l’Afrique francophone, et où certains considéraient parfois que la France offrait une forme d’assurance garantie quoi qu'il advienne, en étant là pour faire ou défaire les gouvernements.
C’est fini ! Depuis 2017, cette époque est terminée ! »
C’est ce qu’a déclaré le président français Emmanuel Macron lors du sommet "Africa Forward" à Nairobi, au Kenya. Cet événement, qui se tient les 11 et 12 mai 2026, a pour thème : "Partenariats entre l'Afrique et la France pour l'innovation et la croissance" .
Le président français a défendu ce lundi 11 mai à Nairobi, au Kenya, une nouvelle vision du partenariat entre la France et l’Afrique. Cette approche, fondée sur l’investissement et la souveraineté commune, marque une rupture avec l'aide au développement classique, le président affirmant que Paris n’en a « plus totalement les moyens ».
Intervenant lors de la séquence jeunesse « Africa Forward : Future Makers », organisée en marge du Sommet Afrique-France, Emmanuel Macron s’est adressé aux jeunes entrepreneurs, créateurs et innovateurs du continent. Il a appelé à bâtir un récit africain porté « par les Africaines et les Africains eux-mêmes ».
« L’Afrique n’a pas besoin qu’on lui explique ce qui est bon pour elle », a martelé le chef de l’État français. « Le président [du Kenya] l’a très bien dit : "Nous, on ne veut plus ça, on n’a pas besoin que vous nous aidiez" (…) et ça tombe bien parce que nous, on n’a plus totalement les moyens non plus », a-t-il ajouté.
Estimant que le continent a désormais un besoin vital d'investissements pour accroître sa souveraineté, Emmanuel Macron a réitéré sa volonté : « Nous voulons être partie prenante du futur de l’Afrique (…) avec un partenariat généreux, équilibré et lucide ».
Le président français a également insisté sur la nécessité pour l’Europe et l’Afrique de mener ensemble le combat pour la « #souveraineté_technologique », face à la domination des États-Unis et de la Chine. Ce défi commun concerne notamment l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques et le cloud, les systèmes de paiement et l’énergie.
Emmanuel Macron a dressé un constat : « Beaucoup de solutions sont faites aux États-Unis ou en Chine. Nous sommes souvent des consommateurs ». C’est pourquoi, soutient-il, « nous devons construire notre autonomie stratégique ensemble ».
L'Autorité nationale de coordination du foncier (ANCF) a initié une session de formation sur la Réorganisation agraire et foncière (RAF) au profit des magistrats de l’ordre administratif, du 4 au 7 mai 2026 à Koudougou. Il s'est agi de permettre aux acteurs de la justice de s'approprier les nouvelles dispositions de la RAF.
La nouvelle loi sur le foncier adoptée le 21 octobre 2025, consacre l’affirmation de la propriété exclusive de l’État sur l’ensemble du domaine foncier au Burkina Faso.
Pour le Secrétaire Technique de l'Autorité nationale de coordination du Foncier, M. Sibiri HÉBIÉ, le magistrat est un acteur clé dans la gestion foncière enclenchée par la Révolution Progressiste Populaire. « Il était de bon ton de venir vers ce personnel très important afin de les capaciter à la compréhension et à l'utilisation des nouveaux termes consacrés et des nouvelles innovations que comporte cette nouvelle législation », a-t-il indiqué.
Cet atelier a réuni les magistrats des juridictions administratives issus des Tribunaux administratifs, les Cours administratives d’appel et du Conseil d’État. Les modules essentiels ont porté sur l'ossature de la loi, le contentieux de la gestion foncière, les mécanismes d'indemnisation liés à l'expropriation, et les procédures d'exécution des décisions de justice.
Selon le Premier Président du Conseil d'État, Édilbert SOMÉ, les innovations que comporte cette loi ont retenu l'attention des participants. « L'expropriation a fait l'objet d'une nouvelle réglementation qui sort carrément de ce que nous connaissions, pour la rendre plus facile au profit de l'intérêt général. Nous retenons que ce qui doit nous préoccuper, c'est comment l'État peut, effectivement à partir de la terre, assurer la sécurité, le bien-être du peuple burkinabé », a-t-il souligné.
Pour la présidente de chambre à la Cour administrative d'appel de Ouagadougou, Mme Salimata Carole RAMDÉ, cette formation de l'ANCF était attendue. « Au quotidien nous ne faisons qu'appliquer des textes de loi ; donc cette formation est d'une utilité certaine et c'est le lieu de remercier l'ANCF pour cette rencontre », a soutenu la magistrate.
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso