Économie/Vers une réduction du cash au Burkina : La BCEAO engage les banques et institutions financières pour un déploiement de masse du Système de paiement instantané
La Direction nationale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Burkina a abrité, ce jeudi 11 juin 2026, une rencontre de concertation des acteurs clés du déploiement de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI). Cette première rencontre de la Communauté PI (Plateforme Interopérable) du Burkina Faso a réuni 49 participants, parmi lesquels le Directeur national de la BCEAO et ses collaborateurs, les Directeurs Généraux des établissements de crédit, des émetteurs de monnaie électronique et des institutions de microfinance, le Directeur de la Banque de Dépôt du Trésor (représentant le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique), ainsi que le Président de l'Association professionnelle des institutions de microfinance.
L’ouverture des services au public, l'évolution des transactions, la mise en œuvre de l'API Business et le déploiement du canal USSD étaient les sujets inscrits à l’ordre du jour.
Cette rencontre a été l’occasion pour les acteurs de l’écosystème burkinabè de dresser un état des lieux des avancées enregistrées, d'identifier les difficultés qui entravent l'atteinte d'objectifs plus ambitieux, à la hauteur des attentes des plus hautes autorités de l'Union, et surtout de convenir ensemble des actions nécessaires pour accélérer l'adoption de masse et l'utilisation effective des services PI-SPI par un plus grand nombre de citoyens burkinabè.
En effet, « rendre les paiements effectués par l'État, les entreprises et les ménages plus rapides, plus sûrs et plus inclusifs » est l’une des priorités de l'agenda de la BCEAO, a affirmé le Directeur national de la BCEAO, Armand BADIEL. C’est ce qui justifie d’ailleurs le choix des autorités monétaires de mettre en place un Système de Paiement Instantané, une infrastructure publique numérique et interopérable, alignée sur les normes internationales les plus récentes afin de la rendre compatible avec les systèmes de plus en plus répandus dans le monde.
Pour Armand BADIEL, cette plateforme n’est pas une simple avancée technologique mais « l'affirmation de notre vision de l'avenir ». La PI-SPI étant une infrastructure régionale, il soutient que la place du Burkina Faso doit démontrer sa capacité à performer pour soutenir les objectifs visés. Et pour atteindre ces objectifs, l’engagement de tous les acteurs est une nécessité. « PI-SPI n'est pas seulement l'affaire d'une institution : il est l'affaire de tous. PI-SPI n'atteindra son plein potentiel que lorsque toutes les institutions auront créé les conditions appropriées en vue de sa pleine exploitation », a soutenu le premier responsable national de la Banque Centrale.
C’est pourquoi il a invité les Directeurs Généraux des établissements de crédit, des émetteurs de monnaie électronique et des institutions de microfinance à soutenir ce projet de la BCEAO au sein de leurs institutions respectives, à travers des plans d'investissement et de renforcement des compétences cohérents, ayant pour but l'optimisation des services offerts à travers cette infrastructure.
Aussi, le souhait de la BCEAO est que les acteurs de l’écosystème du Burkina passent à une action coordonnée, à la construction collective d'un système robuste et pérenne, et à une approche concertée pour avancer autrement dans la mise à disposition des services aux usagers.
Au terme d’« échanges francs et constructifs », une feuille de route basée sur des solutions concrètes a été élaborée par les participants. Il s’agit notamment de :
• donner une nouvelle impulsion à l'enrôlement de masse des utilisateurs, ce qui garantira une interopérabilité totale ;
• renforcer l'engouement des différentes catégories d'agents économiques pour les services offerts à travers la plateforme ;
• et, partant, accroître significativement le volume des transactions.
Notons que la PI-SPI est ouverte au public sans exception. Les résultats attendus de sa mise en œuvre sont :
• un système de paiement instantané opérationnel, sécurisé et interopérable ;
• une réduction de la pression de la demande de cash, de plus en plus insoutenable ;
• des paiements gouvernementaux plus rapides et plus transparents ;
• une expérience de paiement des clients plus fluide, simple et accessible pour les citoyens ;
• un environnement propice à l'innovation qui concourt à l'approfondissement de l'inclusion financière.
Flora Sanou

Le Burkina Faso a officiellement lancé ce mercredi 6 mai 2026, l’emprunt obligataire « Diaspora bond », une opération visant à mobiliser 240 milliards de FCFA auprès des Burkinabè de l'étranger et de l'intérieur sur la période 2026-2027.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 05 mai 2026, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), M. Abdoulaye Diop, accompagné de commissaires de l’institution. La délégation a été introduite auprès du Chef du Gouvernement par le président en exercice du Conseil des ministres de l’UEMOA, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo.

Le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, a reçu en audience ce mardi 21 avril 2026 une délégation d’investisseurs italiens, conduite par l’Ambassadrice du Burkina Faso en Italie, S.E. Madame Cyrille GANOU/BADOLO. En séjour au "Pays des Hommes intègres", ces hommes d’affaires sont venus manifester leur ferme volonté de bâtir des partenariats durables dans divers secteurs porteurs.




Des ambassades et missions diplomatiques étrangères au Burkina Faso éprouveraient des difficultés à encaisser les recettes de formalités administratives sur des comptes étrangers en francs CFA, ou à transférer ces ressources vers l’extérieur. Selon certains acteurs économiques, ces obstacles seraient liés aux restrictions introduites par la nouvelle réglementation régissant les relations financières extérieures des États membres de l’UEMOA, adoptée fin décembre 2024 par le Conseil des ministres de l’Union.
Dans l'espace de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), le Burkina Faso occupe le troisième rang en termes de circulation fiduciaire, derrière la Côte d'Ivoire et le Sénégal.
Le Conseil National du Crédit (CNC) du Burkina Faso a tenu sa première session de l’année 2026 ce jeudi 19 mars, au siège de l’Agence Principale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Ouagadougou.
Il s’agit d’une saisie douanière d’une gravité exceptionnelle, réalisée dans le cadre d’une opération dénommée « 𝐎𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐅𝐨̂𝐥𝐨̂𝐤𝐨𝐭𝐨 » conduite du 26 janvier au 20 février 2026. L’Unité Mobile d’Intervention (UMI) a saisi 1 502 400 comprimés de Tapentadol, soigneusement dissimulés dans une cargaison conteneurisée de biscuits afin de contourner les contrôles et d’inonder le marché national.
Dans le même élan, une mission spéciale de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) a mis au jour d’autres trafics tout aussi préoccupants. Du cyanure (140 sacs), substance hautement toxique, a été découvert dissimulé dans des chargements de clinker.











