Le ministre de l’urbanisme et de l’habitat, Mikaïlou SIDIBÉ, a défendu devant la Commission des finances et du budget(COMFIB), le budget 2026 de son département, estimé à un peu plus de 9,6 milliards de FCFA, ce mardi 2 décembre 2025.
Selon la direction de communication du ministère de l’urbanisme et de l’habitat, ce montant doit soutenir les réformes en cours dans le #logement, le #foncier et l’#aménagement #urbain.
Orienté sur les priorités de 2026 à savoir le logement, la restructuration urbaine et la modernisation du cadre réglementaire, le budget permettra d’accélérer deux programmes structurants :
- “Burkina Faso DEENW KA SOOW”, qui vise la construction de 50 000 logements décents et abordables ;
- PRO-RES-APUR, dédié à la restructuration des zones d’habitat spontané et à l’apurement du passif foncier, pour améliorer les conditions de vie urbaines.
Aussi, plusieurs réformes majeures sont également annoncées : - La révision du Code de l’urbanisme et de la construction ; - L'opérationnalisation des unités d’assistance à la maîtrise d’ouvrage publique ; - L'élaboration des Stratégies nationales de Reconfiguration urbaine et de Développement des villes et du logement.
Selon le ministre Sidibé, cité par son service de communication, ces ressources permettront de renforcer l’accès équitable au foncier, d’améliorer la qualité des constructions et de promouvoir des villes sûres, inclusives et attractives.
« Ce budget traduit l’engagement du gouvernement à offrir aux populations des cadres de vie dignes et sécurisés », a-t-il affirmé.
Le Ministre Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, accompagné de ses techniciens était face aux députés de la Commission des finances et du budget (COMFIB) de l’Assemblée législative de Transition (#ALT), dans l’après-midi du lundi 1er décembre 2025, à Ouagadougou. Cette rencontre, présidée par l’honorable Moussa Nombo, président de la COMFIB, a été une occasion pour le ministre Ouattara de faire, d’une part, le point de l’exécution du budget exercice 2025 du Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres(#SGG_CM) et d’autre part, de présenter ses prévisions budgétaires pour l’année 2026. Après une présentation de l’état d’exécution du budget de l’année en cours, le Ministre Secrétaire général du Gouvernement a expliqué aux députés, les perspectives 2026 du SG du Gouvernement. Ainsi, le budget prévisionnel du Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres, en 2026, s’élève à un milliard quatre cent dix-sept millions onze mille francs CFA. A cette rencontre, Ousmane Ouattara a également exposé aux membres de la COMFIB, les préoccupations de son institution. Il est revenu entre autres sur l’exiguïté du bâtiment qui abrite le SGG-CM, l’insuffisance des moyens roulants et mobiliers de bureau. A ce titre, il a sollicité un accompagnement de la représentation nationale pour une meilleure dotation en ressources. Les députés ont ainsi saisi de cette entrevue pour poser des questions de clarification à la délégation. A l’issue de l’audition, le ministre SG du Gouvernement a salué les députés pour le temps accorder à l’analyse du budget du SG du Gouvernement ainsi qu’à la convivialité des échanges.
Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi GOÏTA, a présidé ce lundi 3 novembre 2025 à Bougouni, la cérémonie d’inauguration officielle de la deuxième mine de lithium du Mali, exploitée par Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA).
Selon la Présidence malienne, la mine de Bougouni est développée par Kodal Mining UK Ltd et Hainan Mining Co. Ltd (filiale du groupe chinois Fosun), en partenariat avec l’État malien et des investisseurs locaux (35 % du capital). Ce projet s’inscrit dans la "Vision Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma", qui vise à transformer les ressources naturelles du pays en leviers de croissance durable et inclusive.
Avec un investissement initial de 65 millions de dollars (environ 36 milliards de FCFA), la première phase du projet permettra la production annuelle d’environ 120 000 tonnes de concentré de spodumène.
En combinant la production de Bougouni et de Goulamina, le Mali devrait atteindre 590 000 tonnes de lithium en 2026, se hissant ainsi au premier rang africain, précise la Présidence du Mali.
Le projet a déjà généré 500 emplois locaux et en créera 800 lors de la seconde phase.
𝐋𝐚 𝐧𝐮𝐢𝐭 𝐝𝐮 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟑𝟎 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓 restera à jamais gravée dans la mémoire des populations de Pouytenga, comme celle où la quiétude des ruelles commerçantes fut brusquement rompue par l’action fulgurante de la Douane, lorsque les entrepôts s’ouvrirent sous la lumière des torches et que la vigilance prit le pas sur la ruse. Sous les lampadaires encore vacillants, 𝐥𝐚 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐮𝐫𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐓𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 (𝐃𝐒𝐓) de la Direction Générale des Douanes a mené une opération d’une intensité rare, digne des heures décisives de la Révolution progressiste populaire : une expression éclatante de souveraineté retrouvée. Alertée par une dénonciation citoyenne, la DST a déclenché une descente fulgurante dans cette ville commerçante devenue un carrefour d’ombres et de trafics. En quelques heures, les agents, portés par la rigueur du devoir et la flamme de la patrie, ont mis à nu l’un des réseaux les plus redoutables de la contrebande pharmaceutique et chimique du pays. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 𝟏 𝟏𝟑𝟖 𝐜𝐨𝐥𝐢𝐬 de médicaments prohibés, 𝟒𝟑𝟔 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐨𝐧𝐬 de cigarettes frauduleuses et, plus inquiétant encore, 𝟐𝟕 𝐟𝐮̂𝐭𝐬 de cyanure. La valeur marchande totale de cette saisie est estimée 𝐚̀ 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝟑𝟒𝟓 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐬 𝐂𝐅𝐀. Le Directeur général des Douanes, 𝐥’𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐘𝐯𝐞𝐬 𝐊𝐀𝐅𝐀𝐍𝐃𝐎, a salué le professionnalisme et la détermination de l’ensemble des acteurs ayant contribué à cette prouesse. Dans sa déclaration, il a souligné avec fermeté : « 𝐃𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐢𝐟𝐟𝐫𝐞𝐬, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐦𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐝𝐫𝐞𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐚̀ 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞: 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞, 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́, 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐮𝐧 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐠𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐮𝐝𝐞 ». L’action de la DST n’a pas seulement neutralisé des produits illicites ; elle a restauré la confiance, éveillé les consciences et prouvé que la vigilance n’est pas un mot gravé sur un uniforme, mais un acte, un sacrifice, une promesse tenue envers la Nation. À Pouytenga, la Douane a rappelé que le véritable couvre-feu n’est pas celui de la nuit, mais celui que l’État fait peser sur l’illégalité. Là où d’autres voient un marché, elle débusque la menace. Là où le silence s’installe, elle choisit l’action. Ce 30 octobre, sous le sceau de la République, l'administration des Douanes a hissé le drapeau du devoir et ravivé la flamme de la vigilance. Dans un contexte où le moindre entrepôt peut abriter le danger et chaque cargaison compromettre la sécurité ou la paix, l’opération de Pouytenga dépasse le cadre d’une simple saisie : 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐢𝐧𝐜𝐚𝐫𝐧𝐞 𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞́𝐞. Et si l’histoire devait retenir une image de cette nuit, ce serait celle d’hommes et de femmes debout, torches à la main, inscrivant au cœur de Pouytenga cette vérité que les générations retiendront : '' 𝐓𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞, 𝐥𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐮𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞.”
Le gouvernement nigérien sous le leadership du Général d’Armée Abdourahamane TIANI, a promulgué une série de nouvelles mesures fiscales et de prélèvements destinés à alimenter le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP). Cette décision, prise par ordonnance, vise à mobiliser davantage de ressources internes dans l’optique de renforcer les capacités financières de l'État pour faire face à des "impératifs de sauvegarde de la patrie".
Les mesures se présentent comme suit :
Dans le domaine de l’import-export, les biens de consommation de luxe importés seront soumis à une taxe douanière de 3 à 12 %. À l'exportation, les produits agro-pastoraux et halieutiques seront prélevés à hauteur de 4 % de leur valeur.
S’agissant du commerce extérieur, une taxe est imposée sur chaque licence, autorisation et certificat délivrés par le Guichet Unique du commerce extérieur.
Les établissements publics et sociétés d'État subiront un prélèvement de 15 % sur les revenus de leurs placements.
Pour ce qui concerne les grandes entreprises des secteurs stratégiques, leur chiffre d'affaires sera taxé entre 1 et 2 %.
Une contribution mensuelle est instaurée pour toutes les ONG et associations nigériennes. Elle varie entre 10 000 et 100 000 FCFA.
Un prélèvement de 1 % sur le salaire net mensuel des agents des secteurs public, privé et parapublic plus une taxe spéciale sur certains avantages, sont prévus.
Les factures mensuelles de téléphonie mobile (forfaits postpaid), des abonnements et d'internet seront taxées à 1 %.
Un prélèvement de 10 % sera fait sur plusieurs fonds publics, dont le Fonds Minier, le Fonds d'Accès Universel aux télécommunications, le Fonds d’Intervention.
3 % seront prélevés sur les loyers d’immeubles loués par l’État, les projets et certaines entreprises.
Concernant les marchés publics, 0,5 % sera prélevé sur le montant hors taxes.
Ces nouvelles dispositions traduisent également une volonté d’autonomisation financière et de renforcement de la souveraineté économique du pays.
Le Secrétaire Général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (MATM), Monsieur Saïdou SANKARA, représentant Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, a présidé, le mercredi 29 octobre 2025, à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture des travaux du forum des acteurs et des opérateurs économiques sur les opérations portuaires du Ghana. Organisé par l’Autorité portuaire du Ghana (Ghana Ports and Harbours Authority-GPHA), ce forum a enregistré la participation d’une délégation de haut niveau conduite par l’honorable Johnson Asiedu NKETIAH, Président du Conseil d’Administration de la GPHA. Ce forum s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération économique entre le Burkina Faso et le Ghana, notamment dans les domaines portuaire et logistique. Il vise à promouvoir les opportunités d’affaires, à faciliter les partenariats entre les secteurs privés des deux pays et à renforcer l’intégration régionale à travers une meilleure exploitation des corridors logistiques reliant le Burkina Faso aux ports ghanéens de Tema et Takoradi. Le Secrétaire Général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (MATM), Monsieur Saïdou SANKARA, a souligné que le thème du forum traduit une volonté partagée de renforcer notre partenariat afin de transformer les défis en opportunités. « Ce forum offre une occasion unique de construire ensemble un partenariat gagnant-gagnant, fondé sur la confiance, la transparence et la recherche de solutions durables », a-t-il déclaré. Il a, par ailleurs, invité les deux parties à œuvrer pour : - améliorer la fluidité des opérations de transit sur le corridor Tema-Ouagadougou ; - digitaliser les procédures afin de garantir plus de transparence et de rapidité ; - promouvoir la sécurité routière et la modernisation du parc de véhicules lourds de transport de marchandises ; - favoriser un dialogue constant entre les acteurs publics et privés. Dans son discours, lu par le Directeur Général du Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC), Dr Kassoum TRAORE, le Président du Conseil d’Administration a rappelé que les ports du Ghana figurent parmi les principaux ports de transit utilisés pour l’acheminement des marchandises à destination du Burkina Faso. Cependant, il a relevé plusieurs difficultés rencontrées par les opérateurs économiques, notamment : - l’application de la TVA par la « Ghana Revenue Authority » sur les marchandises en transit ; - la saisie et la vente aux enchères de certaines marchandises de valeur (conteneurs, véhicules, produits alimentaires, etc.) ; - la fluctuation et la disparité des taux de change appliqués par les compagnies maritimes ; - la multiplication des taxes (taxe COVID, taxe sur l’éducation, taxe sur la santé, etc.) ; - la hausse des frais de dépotage ; - les cas d’emprisonnement ou de menottage de conducteurs lors de malentendus avec la police ghanéenne. Le Directeur Général du Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC), Dr Kassoum TRAORE, citant le Président du Conseil d’Administration, a exprimé sa conviction que les échanges de cette rencontre seront cordiaux et francs afin de permettre de résoudre ces difficultés et dynamiser le transit burkinabè sur les corridors ghanéens. En réponse, l’honorable Johnson Asiedu NKETIAH, Président du Conseil d’Administration de la « Ghana Ports and Harbours Authority-GPHA » et chef de la délégation ghanéenne, a réaffirmé l’engagement du Ghana à renforcer la coopération avec le Burkina Faso. Il a assuré que des réformes sont en cours afin d’améliorer l’efficacité des services portuaires, de réduire les coûts de transit et de garantir une meilleure sécurité le long des corridors.
Sous des montagnes de sacs de riz, l’illusion paraissait parfaite. Un convoi banal, apparemment voué à nourrir. Mais derrière ces grains de riz d’apparence innocente, se cachait le souffle du danger : 𝟐𝟔𝟕 𝐬𝐚𝐜𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐲𝐚𝐧𝐮𝐫𝐞, 𝐝𝐢𝐬𝐬𝐢𝐦𝐮𝐥𝐞́𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐜𝐲𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐢𝐝𝐢𝐞. Une tromperie méthodique, stoppée net par la vigilance des agents du Bureau des Douanes de Cinkansé. Ce que les douaniers ont mis à jour 𝐜𝐞 𝟐𝟑 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓, ce n’est pas seulement une fraude : 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐜𝐫𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐛𝐞̂𝐭𝐢𝐬𝐞 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞, 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐚𝐜𝐫𝐢𝐟𝐢𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐢𝐭, 𝐪𝐮𝐢 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞.
Le cyanure, substance d’une toxicité extrême, ne pardonne ni l’erreur ni l’imprudence. Une fuite, un contact, une respiration, et c’est la vie qui chancelle, la terre qui s’empoisonne, l’eau qui devient cendre. Après la saisie récente de deux cent (200) fûts de cyanure par la Brigade Mobile des Douanes de Kaya, cette nouvelle saisie confirme la persistance d’un péril que seule la vigilance peut contenir.
À Cinkansé, cette vigilance porte l’empreinte d’une administration debout, celle de la Douane burkinabè, gardienne inflexible de la sécurité publique face aux périls invisibles.
Face à ces actes d’une irresponsabilité inouïe, 𝐥𝐞 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐧𝐞𝐬, 𝐥’𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐘𝐯𝐞𝐬 𝐊𝐀𝐅𝐀𝐍𝐃𝐎, a tenu à saluer la clairvoyance et la détermination des agents de Cinkansé, tout en appelant à une mobilisation citoyenne autour de la Douane. « 𝐋𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐟𝐢𝐜𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫𝐞𝐮𝐱 𝐧𝐞 𝐦𝐞𝐧𝐚𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥’𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞. 𝐈𝐥𝐬 𝐦𝐞𝐧𝐚𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞. 𝐄𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞, 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐨𝐧𝐬 𝐯𝐢𝐠𝐢𝐥𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐜𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟 𝐞𝐭 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 », a-t-il déclaré avec insistance. De Kaya à Cinkansé, et sur chaque parcelle du territoire, une certitude demeure : 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐬𝐞 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐢𝐧𝐭 𝐥𝐚̀ 𝐨𝐮̀ 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐨𝐮𝐚𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞. Et tant qu’il y aura des Hommes debout derrière cet uniforme, veillant dans l’ombre pour protéger la lumière, le pays pourra dormir sans crainte, le visage de la bêtise humaine mis à nu.
Malgré les progrès des services financiers numériques dans l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (#UEMOA), l'écosystème des paiements reste confronté à plusieurs obstacles notamment des frais parfois élevés et peu transparents pour les usagers, des opérations souvent exposées aux erreurs et à la fraude, une acceptation limitée des paiements digitaux par les commerçants.
C'est dans l'optique de briser ces barrières que la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (#BCEAO), a conçu une plateforme dénommée «Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI)», dont le lancement officiel a lieu ce mardi 30 septembre 2025.
La cérémonie s'est déroulée à Dakar au Sénégal, retransmise simultanément sur les plateformes de la Banque Centrale.
Avec la PI-SPI, la BCEAO veut faciliter la vie des citoyens, dynamiser et accélérer la création des valeurs et soutenir la transformation économique des États de l'UEMOA. De façon précise, il s'agit d'offrir une solution de paiement numérique adaptée aux besoins actuels des usagers, connecter tous les acteurs financiers dans une plateforme unique, quels que soient les statuts juridiques, rendre les paiements électroniques accessibles et abordables au plus grand nombre, en particulier via les canaux mobiles, faciliter la transition vers des paiements numériques pour les ménages, les commerçants et les administrations, créer un environnement favorable à l'innovation et à l'émergence de nouveaux services à moindre coût.
Les avantages de PI-SPI
C'est une plateforme accessible à l'ensemble des populations, simple, rapide et sécurisée . En effet, elle permettra par exemple aux populations qui sont dans les zones rurales de rembourser leurs crédits auprès des institutions financières sans se déplacer.
Les transactions peuvent se faire d'une banque à une autre, d'un pays à un autre, de façon instantanée. Peu importe l'opérateur, peu importe la banque, peu importe le pays, les opérations financières sont désormais possibles.
Ainsi donc, PI-SPI met fin aux frontières financières même s'il existe des frontières entre les États. Le service ne s'arrête jamais, les paiements sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, a expliqué Fatou Dieng GUEYE, Adjoint au Directeur des Systèmes et Moyens de Paiement à la BCEAO et Chef de projet chargé de l'implémentation du système de paiement instantané (PI-SPI) de I'UEMOA.
PI-SPI permet également de digitaliser les paiements publics et de fluidifier le circuit de paiement.
Concrètement, dit-elle, elle permet à l'État de faire des paiements de salaire, des allocations, les aides sociales et les subventions quel que soit le compte de bénéficiaires.
Au niveau des Trésors publics des États de l'Union, elle devrait permettre d'améliorer et d'optimiser sensiblement la collecte de recettes publiques. Grâce à la plateforme, le paiement des impôts, taxes et redevances sera plus simple, plus rapide et moins coûteux pour les contribuables. Les opérations numériques vont contribuer à accroître la célérité, la traçabilité et la transparence des opérations publiques minimisant ainsi les risques de fraudes fiscales et renforçant la confiance entre les États états, les opérateurs économiques et les partenaires financiers.
Comment accéder à PI-SPI?
Toute personne disposant d'un compte auprès d'une banque, d'une institution de microfinance, d'un établissement de monnaie électronique ou de paiement peut utiliser PI-SPI, à condition que son prestataire soit connecté à la plateforme
Les envois sont gratuits peu importe le prestataire Les transactions sont plus sécurisées : on peut utiliser un alias (numéro de téléphone, adresse de paiement) pour recevoir un transfert, sons donner ses informations personnelles:
Payer c'est gratuit quel que soit le bien ou le service
Plus besoin de se déplacer pour faire des dépôts, on approvisionne son compte par transfert
Un seul QR code peut accepter tous les types de paiement.
Selon Guy-Martial AWONA, Président de la Fédération des Associations de Banques et Etablissements Financiers de l’UEMOA (FAPBEF – UEMOA), la plateforme est une réponse concrète aux défis d'exclusion et de lenteur qui freinent souvent les ambitions des banques et institutions de microfinance, les établissements de paiement, les fintechs et les émetteurs de monnaie électronique. Elle leur facilitera donc les échanges au bénéfice des populations, a-t-il affirmé.
Dans son allocution, Jean-Claude Kassi Brou, a notifié que « plus de 80 institutions sont déjà engagées dans les 8 pays de l'UEMOA et sont prêts à offrir les services de paiement instantanés à leur clientèle dès ce 30 septembre 2025 » et cet élan est « appelé à s'élargir jusqu'à la pleine participation de l'ensemble des institutions de paiement de l'Union.»
Il a donc exhorté toutes les parties prenantes à jouer pleinement leur rôle pour une adhésion massive de cette nouvelle infrastructure, car elle est le « symbole de notre détermination à bâtir ensemble une économie numérique forte et résiliente au service de l'Union.»
Cette formation qui a été dispensée par le Service des Etudes et de la Statistique de la BCEAO était axée sur la définition des concepts clés et la présentation du profil des comptes extérieurs en 2023.
Selon le Directeur national de la BCEAO, Armand Badiel, la formation s’inscrit dans une vision de vulgarisation des résultats des comptes extérieurs. Les comptes extérieurs, dit-il, sont le miroir de ce que nous sommes pour les autres. Ils permettent de savoir si nous dépendons des autres ou si nous avons les capacités pour financer les autres.
L'objectif est donc de permettre aux journalistes d’avoir une bonne compréhension en vue de diffuser convenablement les statistiques et rapports sur la balance des paiements avec une plus grande fiabilité.
À l'issue de la formation, le rapport annuel 2023 de la balance des paiements et position extérieure globale du Burkina Faso, validé le 06 novembre 2024 par le Comité de la balance des paiements et publié courant février 2025 par le Ministère de l’Economie et des Finances, a été passé en revue.
Que faut-il comprendre par Balance des paiements ? Selon Alidou Guigma, Chargé de la Balance des paiements et Sibiri Traoré, Chef de service statistiques, il s’agit d’un état statistique qui enregistre les transactions économiques entre un pays et le reste du monde pour une période donnée. Ces transactions portent sur les biens qui renvoient aux marchandises ; les services que sont entre autres le transport, y compris le fret, les prestations dans les hôtels, les constructions, les services d’assurance, les services de télécommunication, d’informatique et d’information ; les revenus qui regroupent les impôts, les salaires, les intérêts, les dividendes, les appuis budgétaires, les aides alimentaires, les assistances et secours d'urgence, les cotisations sociales, etc. ; les capitaux qui renvoient aux terrains vendus aux ambassades, aux ventes de baux et de licences, aux dons de projets au profit de l’Etat, aux dons pour investissement pour le secteur privé etc. et enfin les flux financiers.
Au Burkina Faso, cette balance est établie sur la base entre autres des résultats d’enquêtes réalisées auprès des entreprises, des statistiques du commerce extérieur fournies par la Direction Générale des Douanes et l’Institut National de Statistiques et de la Démographie (INSD), des statistiques sur les financements des ambassades et organisations internationales du Rapport sur la Coopération au Développement élaborées par la Direction générale de la coopération (#DGCOOP), des données du Tableau des Opérations Financières de l’Etat et des statistiques de la dette publique communiquées par la DGTCP, etc. C’est un outil d’aide à la décision et de formulation de politique économique en ce sens qu’elle permet de connaitre la viabilité extérieure de l’économie.
Le principal indicateur de cette viabilité extérieure est la balance de transactions courantes qui est composée des comptes de biens, de services, de revenus primaires et secondaires.
Selon le rapport annuel 2023, cette balance de transactions courantes du Burkina Faso, est structurellement déficitaire.
Toutefois, le déficit s’est réduit en passant de 857,7 milliards de FCFA en 2022 à 617,0 milliards de FCFA en 2023. Cette diminution s’explique par une nette augmentation des transferts courants en faveur de l'Administration publique sous forme d’assistance et de secours d’urgence, un accroissement des envois de fonds effectués par les Burkinabè qui résident à l’étranger et une baisse des transferts sur l’extérieur des dividendes distribués par les sociétés minières aux actionnaires non-résidents.
En ce qui concerne les échanges de biens, le pays a enregistré un déficit de 56,7 milliards de FCFA en 2023 alors qu’il était de 3,9 milliards de FCFA en 2022. Cela est dû à une baisse plus importante des exportations de 3,1% alors que les importations n’ont diminué que de 1,5%. En effet, en 2023, les ventes sur les marchés extérieurs ont généré des recettes d’exportation insuffisantes pour couvrir la facture des importations.
En 2023, les exportations du Burkina Faso se chiffrent à 3209,1 milliards de FCFA tandis que les importations s'élèvent à 3265,8 milliards FCFA
Le rapport révèle que les recettes totales des exportations en 2023 se sont établies à 3209,1 milliards de FCFA. Cinq (5) principaux produits ont été vendus à l'extérieur, représentant 86,1% des recettes des ventes extérieures. Les exportations sont dominées par l’or qui demeure le premier produit d'exportation du Burkina Faso avec un poids de 74,6% du total des produits exportés. Le coton est le deuxième produit exporté avec 4,8% du total des exportations, les animaux vivants viennent en troisième position avec un poids de 2,4%, la noix de cajou représente un poids de 2,3% et le ciment occupe un poids de 2%.
La Suisse demeure le principal client du Burkina Faso avec une part de 57,0% des exportations totales. Elle est suivie des Émirats arabes unis et de la République du Mali qui ont acheté respectivement 7,2% et 5,7% des exportations totales du Burkina Faso.
Quant aux importations, les paiements y relatifs ont atteint 3265,8 milliards de FCFA en 2023. Les produits énergétiques notamment les hydrocarbures et l'électricité constituent le premier groupe des produits importés dont la facture a été de 1184 milliards de FCFA représentant 36,3% du total des achats. Ensuite viennent les biens intermédiaires dont la facture a été de 723,9 milliards de FCFA qui représentent 22,2% des importations. Aussi, le Burkina a importé des biens d'équipements d’une valeur de 600,2 milliards de FCFA, constitués essentiellement de machines et appareils mécaniques ainsi que de matériels de transport. Ces biens occupent la troisième place des importations avec un poids de 18,4%.
Les produits alimentaires et les autres biens de consommation ont enregistré des dépenses respectives de 421,8 milliards et de 279,1 milliards de FCFA, représentant respectivement 12,9% et 8,6% des importations en 2023. La Chine et la Russie ont été les fournisseurs de biens au Burkina en 2023 avec les poids respectifs de 12,5% et 8,1%, derrière la Côte d'Ivoire premier fournisseur de biens au Burkina avec un poids de 15% du total des importations.
En 2023, le Burkina Faso a reçu une aide de 178,7 milliards FCFA
L’activité touristique au Burkina Faso a généré une recette de 90,4 milliards de FCFA en hausse de 91,9% et la facture du Fret s'est élevée à 349,1 milliard de francs en réduction de 2,3% par rapport à 2022.
Les paiements nets au titre des salaires sont de plus 16,1 milliards de FCFA. Les paiements de la rémunération du capital au profit des non-résidents se sont élevés à 547,1 milliards de FCFA et le paiement sur la dette extérieure a été de 169,6 milliards de francs CFA.
Les transferts courants sans contrepartie au profit du Burkina Faso en 2023 se sont fixés à 486,9 milliards de FCFA. Il s’agit notamment de la réception d’aide en nature ou en espèce sous forme d’assistance et de secours d’urgence qui s’élève à 178,7 milliards FCFA et les réceptions de fonds des travailleurs migrants au profit de leurs familles vivant au Burkina Faso qui se chiffrent à 316,4 milliards FCFA.
Le Burkina a exprimé un besoin de financement de 354,4 milliards FCFA
En 2023, les opérations courantes du Burkina Faso avec l'extérieur ont dégagé un besoin de financement de 354,4 milliards de FCFA après la réception de transferts en capital de 262,7 milliards en réduction de 260,4 milliards par rapport à 2022.
Au cours de l'année 2023, des entrées nettes de ressources financières à hauteur de 258 milliards de FCFA et de 39 milliards de FCFA ont été enregistrées respectivement au titre des investissements de portefeuille et des investissements directs étrangers (IDE). Concernant les autres investissements, tels que les crédits commerciaux et les prêts, une sortie nette de 285,9 milliards a été constatée.
La position extérieure globale (PEG), qui représente le patrimoine du Burkina Faso vis-à-vis du reste du monde, est caractérisée par un niveau d’engagements plus élevé que celui des avoirs. En effet, son solde structurellement déficitaire s'est aggravé de 690,1 milliards de FCFA en 2023 en raison de l'accroissement du stock des engagements financiers dans une proportion plus importante que celui des avoirs financiers. En 2023, le niveau des avoirs financiers était de 888 milliards de FCFA et celui des engagements, s’est situé à 13.310 milliards de FCFA.
Il ressort de ce rapport comme perspective pour l'année 2024, qu’un allègement du déficit du compte courant de plus de 245 milliards est attendu, en raison de l'amélioration de la balance commerciale. Une importante entrée de ressources financières serait également enregistrée en lien avec les développements dotés dans les projets.
Au total, 473 tonnes de pâtes alimentaires de la marque « Super Noogo » soit 16500 sacs de 22,7 kg et 2500 cartons de 8 kg, dont la date de péremption est effective depuis septembre 2024, ont été interceptées par la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF). Ces produits impropres à la consommation, ont été présentés à la presse ce jeudi 6 mars 2025, à Ouagadougou.
La marchandise saisie d’une valeur financière de 189 millions 200000 francs CFA, était stockée dans plusieurs magasins répartis dans la ville de Ouagadougou. Le carton de ces pâtes alimentaires périmées, se vendait entre 8000 et 10 000FCFA contre le prix ordinaire qui est de 18 000FCFA, afin de faciliter l’écoulement rapide.
À ce stade, quatre (4) entrepôts ont été découverts dont deux grands magasins scellés, cinq (5) personnes interpellées dont deux (2) placées en garde à vue depuis plus d’une dizaine de jours et la procédure est toujours en cours, a expliqué la CNLF.
Selon le Coordonnateur national, Dr. Yves KAFANDO, cette fraude a été rendue possible avec la complicité de certains détaillants desdits produits, présents dans les marchés et quartiers sur le territoire national.
« L’intention de nuire à la santé des populations en mettant à leur disposition des produits impropres à la consommation est manifeste. En plus de se remplir illégalement les poches, les auteurs de cette fraude de grande envergure ont royalement ignoré le minimum de moralité qui accompagne la fonction de commerçant de produits alimentaires », ce, malgré les appels à l’intégrité, la résilience du peuple burkinabè dans tout son ensemble et le travail de sensibilisation mené au quotidien, a-t-il déploré.
Toutefois, il estime que plusieurs commerçants ont abandonné la pratique de la fraude particulièrement ceux qui ont déjà été interpellés par la CNLF. « Ils sont nombreux aujourd’hui ceux qui ont abandonné. Je puisse vous assurer, lorsqu’ils sont appréhendés par la population, en la matière, c'est difficile, quasiment impossible d’avoir un récidiviste sur les mêmes faits. Ce sont de nouveaux acteurs. Ce ne sont pas les mêmes », a-t-il laissé entendre.
Dr. Yves KAFANDO, a rassuré de l’engagement de sa structure à poursuivre son élan d’épuration et d’assainissement du milieu commercial. « Cette traque va aller en s'intensifiant pour préserver les intérêts supérieurs de l'État et des populations », a-t-il dit, ajoutant qu’après autant de répétitions pédagogiques, « la tolérance zéro n'est plus une vue d'esprit. C'est désormais la boussole de la CNLF ».
« Tant qu'ils vont s'opposer aux bonnes pratiques, ils croiseront le fer avec la coordination nationale de lutte contre la fraude, pour ça je puis vous rassurer », a-t-il prévenu.
Par ailleurs, le premier responsable de la structure de lutte contre la fraude, a invité la population à plus de vigilance et de collaboration pour démasquer ces commerçants véreux. « Vérifions toujours les informations sur la qualité des produits que nous consommons. La pauvreté ne saurait être une excuse pour toutes les dérives. Ça y va de notre survie, notre dignité et notre intégrité », a-t-il exhorté.
À l’endroit des commerçants qui n’arrivent pas à écouler leurs produits à bonne date, le Coordonnateur national de lutte contre la Fraude Dr. Yves KAFANDO, les invite à saisir les services compétents, pour se faire aider, car le tout n'est pas de réprimer.
« Lorsque les importateurs ont des produits qui arrivent à court de péremption, il faut informer les services techniques pour prendre des dispositifs pour ce cas de figure. Si nous avions été alertés avec cette quantité (473 tonnes de pâtes alimentaires périmées), qu'est-ce que nous aurions pu faire ? Nous allons constater effectivement que les produits sont périmés. Deuxièmement, nous allons prendre attache avec les unités de transformation d'aliments de détails pour voir comment est-ce que ces produits peuvent être transformés pour l'utilisation animale, bien entendu, avec les techniciens des services vétérinaires. Voilà une porte de sortie. Mais s'entêter pour commercer ces produits, pour que les humains consomment évidemment, c'est désastreux », a-t-il expliqué.