samedi 13 juin 2026

pispi bceao 2La Direction nationale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Burkina a abrité, ce jeudi 11 juin 2026, une rencontre de concertation des acteurs clés du déploiement de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI). Cette première rencontre de la Communauté PI (Plateforme Interopérable) du Burkina Faso a réuni 49 participants, parmi lesquels le Directeur national de la BCEAO et ses collaborateurs, les Directeurs Généraux des établissements de crédit, des émetteurs de monnaie électronique et des institutions de microfinance, le Directeur de la Banque de Dépôt du Trésor (représentant le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique), ainsi que le Président de l'Association professionnelle des institutions de microfinance.


L’ouverture des services au public, l'évolution des transactions, la mise en œuvre de l'API Business et le déploiement du canal USSD étaient les sujets inscrits à l’ordre du jour.
Cette rencontre a été l’occasion pour les acteurs de l’écosystème burkinabè de dresser un état des lieux des avancées enregistrées, d'identifier les difficultés qui entravent l'atteinte d'objectifs plus ambitieux, à la hauteur des attentes des plus hautes autorités de l'Union, et surtout de convenir ensemble des actions nécessaires pour accélérer l'adoption de masse et l'utilisation effective des services PI-SPI par un plus grand nombre de citoyens burkinabè.


En effet, « rendre les paiements effectués par l'État, les entreprises et les ménages plus rapides, plus sûrs et plus inclusifs » est l’une des priorités de l'agenda de la BCEAO, a affirmé le Directeur national de la BCEAO, Armand BADIEL. C’est ce qui justifie d’ailleurs le choix des autorités monétaires de mettre en place un Système de Paiement Instantané, une infrastructure publique numérique et interopérable, alignée sur les normes internationales les plus récentes afin de la rendre compatible avec les systèmes de plus en plus répandus dans le monde.DN BCEAO BADIEL


Pour Armand BADIEL, cette plateforme n’est pas une simple avancée technologique mais « l'affirmation de notre vision de l'avenir ». La PI-SPI étant une infrastructure régionale, il soutient que la place du Burkina Faso doit démontrer sa capacité à performer pour soutenir les objectifs visés. Et pour atteindre ces objectifs, l’engagement de tous les acteurs est une nécessité. « PI-SPI n'est pas seulement l'affaire d'une institution : il est l'affaire de tous. PI-SPI n'atteindra son plein potentiel que lorsque toutes les institutions auront créé les conditions appropriées en vue de sa pleine exploitation », a soutenu le premier responsable national de la Banque Centrale.


C’est pourquoi il a invité les Directeurs Généraux des établissements de crédit, des émetteurs de monnaie électronique et des institutions de microfinance à soutenir ce projet de la BCEAO au sein de leurs institutions respectives, à travers des plans d'investissement et de renforcement des compétences cohérents, ayant pour but l'optimisation des services offerts à travers cette infrastructure.


Aussi, le souhait de la BCEAO est que les acteurs de l’écosystème du Burkina passent à une action coordonnée, à la construction collective d'un système robuste et pérenne, et à une approche concertée pour avancer autrement dans la mise à disposition des services aux usagers.
Au terme d’« échanges francs et constructifs », une feuille de route basée sur des solutions concrètes a été élaborée par les participants. Il s’agit notamment de :
• donner une nouvelle impulsion à l'enrôlement de masse des utilisateurs, ce qui garantira une interopérabilité totale ;
• renforcer l'engouement des différentes catégories d'agents économiques pour les services offerts à travers la plateforme ;
• et, partant, accroître significativement le volume des transactions.


Notons que la PI-SPI est ouverte au public sans exception. Les résultats attendus de sa mise en œuvre sont :


• un système de paiement instantané opérationnel, sécurisé et interopérable ;
• une réduction de la pression de la demande de cash, de plus en plus insoutenable ;
• des paiements gouvernementaux plus rapides et plus transparents ;
• une expérience de paiement des clients plus fluide, simple et accessible pour les citoyens ;
• un environnement propice à l'innovation qui concourt à l'approfondissement de l'inclusion financière.


Flora Sanou

 PHOTO BCEAO INCENDIELa Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) porte à la connaissance du public qu'un incendie s'est déclaré le samedi 30 mai 2026 aux environs de 18 heures GMT, dans un local annexe de l’Agence Principale de Ouagadougou.
Grâce à la mobilisation des agents de sécurité de la Banque Centrale et à l'intervention diligente de la Brigade Nationale de Sapeurs Pompiers (#BNSP) de Ouagadougou, le sinistre a été rapidement circonscrit et maîtrisé.
L'incident a occasionné des dégâts matériels mineurs, sans impact sur le fonctionnement des Services de l'Agence Principale.
La BCEAO adresse ses remerciements à la BNSP ainsi qu’aux Services compétents de
l’État pour leur professionnalisme et leur efficacité.

688902854 1409044537918164 4760743784738266760 n 1Le Burkina Faso a officiellement lancé ce mercredi 6 mai 2026, l’emprunt obligataire « Diaspora bond », une opération visant à mobiliser 240 milliards de FCFA auprès des Burkinabè de l'étranger et de l'intérieur sur la période 2026-2027.
Il s’agit d’un mécanisme structuré permettant à la diaspora de contribuer de façon durable au développement.
Ces obligations émises serviront à financer des projets de développement structurants à fort impact pour le Burkina Faso.
Ce programme est porté par l’Etat burkinabè à travers le Trésor public en partenariat avec un consortium d’établissements financiers avec Vista group Holding comme lead.
La cérémonie marquant le lancement officiel de l’opération a été présidée par le ministre de l’Economie et des Finances Dr Aboubakar NACANABO et placée sous le parrainage du ministre des Affaires étrangères, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE.688257816 1409044614584823 4888315186300593088 n 1
Dans un discours introductif le président de Vista group Holding, Monsieur Simon TIEMTORE a indiqué qu’il s’agit d’un mécanisme pour canaliser l’épargne de la diaspora, en offrant un cadre transparent et sécurisé tout en renforçant le lien économique entre le Burkina Faso et ses citoyens de l’extérieur.
En procédant au lancement de ce nouvel mécanisme de financement, Dr Aboubakar NACANABO a présenté les opportunités de ce type d’investissement pour les souscripteurs et l’impact certain sur la marche de la nation burkinabè.
« Avec le lancement des « diaspora bonds » que nous avons choisi d’appeler l’emprunt patriote, le Burkina Faso franchit une étape décisive dans la mobilisation des ressources en s’appuyant sur ce qu’il a de plus précieux, ses filles et ses fils », a déclaré le ministre NACANABO.
Il poursuit en indiquant que cette stratégie innovante de l’investissement marque « une rupture, une affirmation, une décision corrective consistant à prendre en main avec lucidité et détermination, le financement de notre développement».689490092 1409045327918085 334278395372094080 n 1
Il a aussi insisté sur la sécurité et la fiabilité de cette opération en mettant l’accent sur les opportunités pour les souscripteurs.
« L’emprunt obligataire n’est ni un appel à l’aide, ni un acte de charité, c’est un placement rentable, un investissement sécurisé, un choix stratégique gagnant-gagnant », a-t-il soutenu.
Le parrain de la cérémonie de lancement, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE a exprimé toute sa fierté pour la concrétisation de ce projet pionnier.
« Ce que nous lançons aujourd’hui ce n’est pas un simple produit financier, c’est un pont entre la nation et ses filles et fils, un pont entre le présent et l’avenir, un pont entre l’effort individuel et la réussite collective » a-t-il affirmé.
« Diaspora bond est une contribution à l’histoire d’un Burkina qui veut rester dans la dignité, la fierté et le progrès », a renchérit le ministre TRAORE.
Le Chef de la diplomatie a sonné la mobilisation de la diaspora autour de ce nouveau projet, en l’invitant à se l’approprier à travers une souscription massive.
La campagne de souscription est ouverte depuis ce jour 6 mai jusqu’au 6 juin 2026 avec un montant minimum de souscription fixé à 10 000 F CFA.
Pour les souscriptions, plusieurs outils sont mis en place, dont le site web www.diaspora-bond-burkina.com.
Source : DCRP /MAE

688413002 1452323353594177 6752974502289078121 n 1Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 05 mai 2026, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), M. Abdoulaye Diop, accompagné de commissaires de l’institution. La délégation a été introduite auprès du Chef du Gouvernement par le président en exercice du Conseil des ministres de l’UEMOA, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo.

‎Cette rencontre a porté sur la restitution des conclusions de la phase politique de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, au titre de l’année 2025. Avant cette audience, la délégation de la Commission de l’UEMOA avait eu une séance de travail avec le ministre en charge des Finances et des membres du Gouvernement.

‎À sa sortie d’audience, le président de la Commission de l’UEMOA a indiqué être venu remettre officiellement au Premier ministre le rapport validé à l’issue des travaux. Ce document, a-t-il précisé, est le résultat d’un processus conduit en amont par les services techniques de la Commission et ceux de l’administration burkinabè, avant sa validation au niveau politique.687857501 1452324180260761 4325812565377638175 n 1

‎M. Abdoulaye Diop a salué les performances réalisées par le Burkina Faso dans la transposition, l’application et l’exécution des réformes, politiques, programmes et projets communautaires. Pour l’année 2025, le Burkina Faso a obtenu une note de 88,7%, un résultat jugé « très satisfaisant » par la Commission de l’UEMOA.

‎Selon le président de la Commission, cette performance traduit la constance des efforts du Burkina Faso dans le cadre du processus d’intégration sous-régionale. Il a également relevé la bonne tenue des résultats enregistrés dans les trois composantes de l’évaluation, à savoir la gouvernance économique et la convergence, le marché commun, ainsi que les réformes sectorielles. Dans chacune de ces composantes, le Burkina Faso a affiché des taux supérieurs à 80 %, avec une performance atteignant 95 à 96 % pour la gouvernance économique et la convergence.

‎Au cours des échanges, la délégation de l’UEMOA a également partagé avec le Chef du Gouvernement certaines préoccupations relevées dans le cadre de l’exercice. La prise en compte de ces difficultés devrait permettre au pays d’améliorer davantage ses performances lors des prochaines éditions.

‎M. Abdoulaye Diop a, par ailleurs, exprimé la reconnaissance de la Commission de l’UEMOA pour l’attention dont bénéficie l’institution au Burkina Faso. Il a réaffirmé le soutien constant de l’organisation au pays, notamment face aux défis liés au développement et à la situation sécuritaire.690806966 1452324056927440 4760694085343175489 n 1

‎Le président de la Commission de l’UEMOA a également salué la qualité des orientations partagées par le Premier ministre pendant l’audience. Le Chef du Gouvernement a présenté à ses hôtes la vision des autorités burkinabè en matière de développement, de politiques sociales, culturelles, économiques et sécuritaires. Il a aussi insisté sur les efforts accomplis dans la mobilisation des recettes, la gestion des finances publiques, la maîtrise de la dépense publique et la mise en œuvre des politiques de développement.

‎Pour M. Abdoulaye Diop, ces échanges ont permis à la Commission de mieux apprécier les priorités nationales du Burkina Faso et les dynamiques engagées par les autorités dans plusieurs secteurs. Il a réaffirmé la disponibilité de l’UEMOA à accompagner le pays dans ses efforts de développement et dans la consolidation du processus d’intégration communautaire.

‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

678300507 1431160252384555 1868463624914582382 n 1Le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, a reçu en audience ce mardi 21 avril 2026 une délégation d’investisseurs italiens, conduite par l’Ambassadrice du Burkina Faso en Italie, S.E. Madame Cyrille GANOU/BADOLO. En séjour au "Pays des Hommes intègres", ces hommes d’affaires sont venus manifester leur ferme volonté de bâtir des partenariats durables dans divers secteurs porteurs.

Les échanges ont mis en lumière la solidité des fondamentaux économiques du Burkina Faso, qui maintient une trajectoire ascendante malgré un contexte régional complexe. Les indicateurs témoignent d’une vitalité exceptionnelle : un taux de croissance de 6,5 % pour l’année 2025, soutenu par une inflation maîtrisée à -0,5 % et une balance commerciale largement excédentaire de près de 2 000 milliards de francs CFA. Avec une pression fiscale de 19 %, conforme aux critères de l'UEMOA, le pays offre un environnement stable et attractif, désormais encadré par le Plan RELANCE 2026-2030.679614845 1431160425717871 6451872989084917907 n 1

Grâce à un code des investissements avantageux et une position géographique stratégique, le Burkina Faso s'affirme comme un véritable hub logistique au cœur de l'Afrique de l'Ouest. Au-delà de ces atouts, le pays garantit une célérité administrative exemplaire ; les investisseurs ont d'ailleurs souligné que les procédures nationales s'avèrent souvent plus rapides que celles de certaines institutions européennes.677019818 1431160509051196 597224621483684664 n 1

Les projets portés par la délégation couvrent des domaines innovants tels que la production de drones, la logistique aéroportuaire, les énergies renouvelables et la création d'une école de bijouterie. Le Ministre NACANABO a invité les entrepreneurs à soumettre des notes conceptuelles détaillées pour un suivi rigoureux, tout en insistant sur l'importance du transfert de compétences, notamment via l'implication de la diaspora burkinabè vivant en Italie.

Source : DCRP-MEF

659005047 1423132773179902 5861746931080040703 n 1‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce mardi 31 mars 2026 à Ouagadougou, la première session ordinaire de l’année 2026 du Conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique (FSP). Cette session était consacrée au bilan des trois années de mise en œuvre du Fonds ainsi qu’à la gestion du premier trimestre 2026.
‎Au premier trimestre 2026, précisément à la date du 29 mars 2026, les ressources mobilisées au titre de ce mécanisme de financement endogène s’élèvent à quarante-cinq milliards deux cent quatre-vingt-dix-huit millions six cent dix mille huit cent vingt-sept (45 298 610 827) F CFA, soit une progression de 22,65 % par rapport à la même période de l’année 2025.
‎Il ressort également que, sur la période 2023-2025, les encaissements cumulés au profit de ce fonds ont atteint quatre cent quatre-vingt-seize milliards neuf cent soixante-six millions deux cent quarante-six mille cent cinq (496 966 246 105) F CFA, pour des prévisions globales de quatre cents milliards (400 000 000 000) de F CFA, soit un taux de réalisation de 124,24 %.658872678 1423133049846541 2202014551235154677 n 1
‎Plusieurs facteurs expliquent ce succès et cette performance du mécanisme. Il s’agit, entre autres, de l’engagement politique au sommet de l’État, de l’adhésion massive des Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora, de l’alignement clair du Fonds sur les priorités nationales de sécurité, ainsi que de sa gestion rigoureuse et transparente.
‎Cette mobilisation financière a permis la prise en charge régulière et intégrale des charges de fonctionnement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), l’acquisition d’équipements au profit des forces combattantes, ainsi que la construction d’infrastructures stratégiques.
‎« Les résultats engrangés confirment la solidité du modèle endogène qui fonde le Fonds et témoignent de la confiance renouvelée dans un dispositif structuré autour de la transparence, de la traçabilité et de la redevabilité », a déclaré le Premier ministre.
‎Au nom du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, et de l’ensemble du Gouvernement, il a adressé ses remerciements à tous les contributeurs pour leur participation active à l’effort national de reconquête du territoire, de restauration de la paix et de construction de la Patrie.657945023 1423133186513194 2384413203771787191 n 1
‎Le Premier ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de travailler à la consolidation des acquis, au maintien d’une gestion exemplaire et au renforcement continu des dispositifs de suivi, de contrôle et d’évaluation, afin de préserver la crédibilité patiemment construite.
‎« Ensemble, nous devons continuer à faire du Fonds un instrument exemplaire de souveraineté financière, au service de la défense et de la construction d’une paix durable », a-t-il soutenu.
‎Cette première session de l’année 2026 a également consacré le retrait des différentes composantes issues des partis et formations politiques du Conseil d’orientation du FSP, à la suite de la dissolution des partis politiques.661667790 1423133129846533 5297533540556966467 n 1
‎Plus qu’un mécanisme de financement, le FSP s’affirme comme un symbole de solidarité et de résilience nationales, ouvrant la voie à une nouvelle ère dans laquelle chaque citoyen, chaque entreprise et chaque membre de la diaspora participe activement à la défense et au développement du Burkina Faso.
‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Capture 1Des ambassades et missions diplomatiques étrangères au Burkina Faso éprouveraient des difficultés à encaisser les recettes de formalités administratives sur des comptes étrangers en francs CFA, ou à transférer ces ressources vers l’extérieur. Selon certains acteurs économiques, ces obstacles seraient liés aux restrictions introduites par la nouvelle réglementation régissant les relations financières extérieures des États membres de l’UEMOA, adoptée fin décembre 2024 par le Conseil des ministres de l’Union.

À l’occasion de la première session du Conseil national du crédit, consacrée à l’analyse de la conjoncture économique et financière du Burkina Faso le 19 mars dernier, le Directeur national de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Armand Badiel, a tenu à rassurer l’opinion publique en apportant des éclaircissements sur le sujet.

 

Une réglementation modernisée, non restrictive

Selon le patron de la Banque Centrale au Burkina Faso, l'affirmation selon laquelle de nouvelles restrictions ont été mises en place est une « opinion qui n’est pas fondée ». Le Règlement n°06/2024/CM/UEMOA du 20 décembre 2024 vise avant tout à adapter le système aux évolutions technologiques et aux standards internationaux, notamment la 6ème édition du Manuel de la balance des paiements du FMI.

La nouvelle réglementation a procédé à la « clarification des concepts et revu à la hausse les seuils de domiciliation des opérations », a-t-il indiqué. Si des difficultés persistent, elles seraient dues à une « interprétation erronée » des dispositions par les banques intermédiaires agréées, et non à une volonté de restreindre les flux financiers.

 

Diplomates et expatriés : le rappel des règles

Concernant les ambassades, leur statut de diplomate leur confère des privilèges qui demeurent inchangés. Le transfert de leurs recettes est considéré comme une « transaction courante » s'effectuant librement sous la responsabilité des banques commerciales.

Un autre point spécifique a été abordé : la domiciliation et le transfert des salaires des employés expatriés. Le Directeur national a expliqué que certains employeurs souhaitent verser ces rémunérations en devises directement sur des comptes à l’étranger. Or, conformément aux règles internationales, un salarié expatrié est considéré comme résident dès lors que son contrat atteint ou excède un an.

L’article 4 du Traité de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) stipulant que le franc CFA est l’unique unité monétaire légale, le paiement en devises entre résidents est interdit. « La réglementation ne prévoit aucune dérogation en la matière », a précisé M. Badiel. Ainsi, les expatriés résidents doivent percevoir leur salaire en FCFA sur un compte local. Ils conservent néanmoins la liberté de transférer les sommes souhaitées vers leur pays d’origine, sur présentation des justificatifs de revenus.

Disponibilité des devises : des indicateurs au vert

Pour apaiser les craintes liées à la disponibilité des devises (Euro, Dollar, etc.), Armand Badiel s'est voulu rassurant. Il a rappelé que la BCEAO n'exécute pas directement les ordres de paiement des agents économiques ; cette tâche incombe aux banques intermédiaires. L’institution d’émission n’intervient qu'en soutien, lorsque les devises disponibles au niveau des banques sont insuffisantes pour couvrir les opérations du jour. À ce titre, toutes les demandes conformes ont toujours été satisfaites.

Pour preuve de la solidité du système, le Directeur a révélé que plus de 500 milliards de FCFA de dividendes ont été transférés à l'étranger ces dernières années sans aucun incident.

Enfin, pour dissiper les doutes sur la stabilité de la monnaie, il a souligné que l’UEMOA se trouve dans une « position très confortable ». Les réserves de change sont actuellement évaluées à plus de sept mois d’importations, soit plus du double de la norme internationale minimale de trois mois.

 

Flora SANOU

Radarsburkina.net

bceao fiduciaireDans l'espace de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), le Burkina Faso occupe le troisième rang en termes de circulation fiduciaire, derrière la Côte d'Ivoire et le Sénégal.

Selon le Directeur national de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Armand Badiel, le volume d'argent liquide (billets de banque et pièces de monnaie) en circulation connaît une hausse continue et importante ces dernières années. Les dernières données disponibles font état d’un montant global de cash circulant dans l’économie de 1 601,8 milliards de francs CFA.

Ce montant représente 10,7 % du volume total de billets en circulation dans l'Union, plaçant le pays après la Côte d’Ivoire (41,1 %) et le Sénégal (22,6 %). À noter que cette masse monétaire a pratiquement doublé en l'espace de trois ans.

Les raisons d'une forte demande en espèces

Pourquoi ces besoins en espèces augmentent-ils malgré le contexte de contraintes sécuritaires, et quelles en sont les conséquences ?

D'après les explications du premier responsable national de la Banque Centrale, la monnaie fiduciaire demeure l'un des principaux moyens de paiement à la disposition des particuliers et des entreprises pour leurs transactions. L’ampleur de son utilisation dépend donc directement du niveau d’activité économique. En outre, elle varie selon la disponibilité des autres moyens de paiement, de leur coût, mais surtout de la préférence des agents économiques pour le "cash".

Cette hausse révèle une intensification des échanges et, par ricochet, une vitalité de l’activité économique, car la « croissance économique est le principal déterminant de la demande de cash ».

Facteurs d'accélération : Précaution et économie informelle

Outre la croissance, d’autres facteurs justifient cette accélération :

« Il s’agit notamment des incertitudes incitant les déposants à effectuer des retraits massifs par précaution. Cette situation a été observée dans notre pays lors de la crise sanitaire et au moment critique de la crise sécuritaire », a souligné Armand Badiel.

À cela s’ajoute le poids de l’économie informelle, qui génère une demande soutenue de liquidités. En effet, dans nos pays, cette composante est l’une des plus grandes consommatrices de billets de banque.

L'accélération de la circulation fiduciaire s'est manifestée sur deux périodes distinctes : 

2016-2022 : une croissance moyenne de 17,3 %.

2023-2025 : une progression d’au moins 24,6 % par an, avec une tendance à l'accentuation confirmée par les chiffres des deux premiers mois de l’année 2026.

Si la première phase est liée aux incertitudes, la seconde s'explique par la reprise économique et le développement fulgurant des activités extractives artisanales (orpaillage). Ce phénomène justifie la dynamique des retraits aux guichets de la Direction Nationale pour le Burkina.

En valeur, les retraits de billets ont atteint 3 771,4 milliards en 2024, avant de bondir de 23,4 % en 2025 pour s'établir à 4 652,2 milliards. Quant aux pièces de monnaie, les retraits sont passés de 1,79 milliard en 2024 à 1,82 milliard en 2025 (+1,5 %).

Cette tendance haussière s'est confirmée début 2026, avec une progression en glissement annuel de 35,11 % en volume et de 24,98 % en valeur pour les sorties de billets, toutes coupures confondues.

Qualité de la monnaie : Un défi pour la BCEAO

Le Directeur national de la BCEAO rassure : l'assainissement de la circulation fiduciaire est une priorité absolue. Cela implique un besoin accru d’émission de coupures neuves, le volume de billets triés de qualité suffisante étant particulièrement faible au Burkina.

En 2025, le volume total des émissions a atteint 1 156, milliards de FCFA, pour 192 450 000 billets neufs toutes coupures confondues, soit une augmentation de 80 % en un an. Cet effort exceptionnel répond aux préoccupations des usagers concernant la dégradation des billets. En effet, courant 2025, il a été constaté que les petites coupures (500, 1 000 et 2 000 FCFA) étaient souvent très usées ou déchirées par rapport aux grosses coupures (5 000 et 10 000 FCFA). Cette altération créait des tensions dans le circuit économique, certains agents refusant les billets trop abîmés.

En s'appuyant sur ces données, Armand Badiel réaffirme que la BCEAO déploie des efforts constants pour s’adapter à cette demande croissante, indispensable à la fluidité des échanges.

 

Flora SANOU

Radarsburkina.net

bceao mars 2026 1Le Conseil National du Crédit (CNC) du Burkina Faso a tenu sa première session de l’année 2026 ce jeudi 19 mars, au siège de l’Agence Principale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Ouagadougou.

Dans un contexte de complexité croissante marqué par la désinformation, une communication claire et professionnelle est devenue primordiale. C’est pourquoi la BCEAO, en tant qu’institution de service public soucieuse de transparence, a rencontré la presse au terme des échanges avec le CNC. L'objectif était de faire le point sur les dynamiques actuelles de l'économie nationale.

Une inflation maîtrisée malgré une légère remontée

Selon le Directeur national de la BCEAO, Armand Badiel, l’économie burkinabè a réalisé des progrès importants en 2025, permettant d'accélérer les chantiers de développement tout en préservant la stabilité financière. « La croissance économique est très bonne. Elle s’est même accentuée en 2025 », a affirmé M. Badiel. L’inflation, quant à elle, demeure faible avec un taux en glissement annuel s’établissant à +0,2% en janvier et +0,8% en février 2026.

Le Directeur national s’est voulu rassurant à ce sujet, rappelant que l'année 2025 s'était achevée sur une baisse générale des prix de 0,5%. Bien qu'une remontée ait été constatée sur les premiers mois de 2026, celle-ci reste contenue sous la barre de 1%. « La crainte d’une baisse continue des prix est désormais derrière nous. Nous sommes dans un contexte où l’inflation est globalement sous contrôle », a-t-il précisé.DN BCEAO

Pour rappel, l'inflation mesure l'évolution des prix des produits locaux et importés consommés par les ménages. À ce sujet, Armand Badiel a souligné que l'inflation importée (produits pétroliers, biens d'équipement, céréales, fret) finit souvent par impacter les coûts de production locaux. À titre d’exemple, un choc durable sur le cours du pétrole se traduit inévitablement par une hausse généralisée des prix sur le marché intérieur.

Un système bancaire solide et liquide

La politique monétaire de la BCEAO reste axée sur la stabilité des prix tout en soutenant une croissance durable. Pour le premier responsable national de la Banque Centrale, le système bancaire continue de faire preuve de résilience. Le volume de liquidités a sensiblement augmenté et les banques ont constitué suffisamment de provisions pour absorber d'éventuelles difficultés de remboursement dans les secteurs où la reprise est plus lente. « Les banques ont pu poursuivre leurs activités dans des conditions normales. Leur bilan global a progressé, elles restent rentables et disposent de ressources suffisantes pour financer l'économie », a confié Armand Badiel.

L'ombre des tensions au Moyen-Orient

Enfin, le Directeur national a analysé la situation au Moyen-Orient. S'il est encore trop tôt pour évaluer l’ampleur réelle des répercussions du conflit, l'impact sur l'inflation mondiale est déjà visible, notamment à travers la hausse des cours de l'énergie. « La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, par lequel transitent 20% à 25% du pétrole mondial, a provoqué un choc immédiat. Le cours du baril de Brent est passé de 72,5 dollars à un pic de 103,9 dollars au 15 mars 2026, soit une hausse de 43,9% en deux semaines », a-t-il noté. 

Des niveaux qui rappellent ceux observés au début de la crise ukrainienne. Face à ce contexte volatil, la BCEAO reste prudente. « Nous sommes dans une phase d'observation attentive et nous tirerons les enseignements nécessaires pour ajuster les politiques économiques si le besoin s'en fait sentir », a conclu M. Badiel.

Flora SANOU

641323309 1357857376382571 74011277069138487 n 1Il s’agit d’une saisie douanière d’une gravité exceptionnelle, réalisée dans le cadre d’une opération dénommée « 𝐎𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐅𝐨̂𝐥𝐨̂𝐤𝐨𝐭𝐨 » conduite du 26 janvier au 20 février 2026. L’Unité Mobile d’Intervention (UMI) a saisi 1 502 400 comprimés de Tapentadol, soigneusement dissimulés dans une cargaison conteneurisée de biscuits afin de contourner les contrôles et d’inonder le marché national.
Le Tapentadol est un opioïde de synthèse destiné au traitement des douleurs très sévères et délivré uniquement sur prescription médicale stricte. Plus puissant que le tramadol, il présente un risque élevé de dépendance et de dépression respiratoire. Utilisé en dehors de tout cadre médical, il peut entraîner une addiction rapide, des troubles neurologiques, un coma, voire le décès par surdosage.
Une quantité aussi importante était manifestement destinée à alimenter un circuit clandestin et à exposer une frange vulnérable de la jeunesse à une spirale d’addiction destructrice. Dissimuler une telle substance derrière des produits de consommation courante traduit une stratégie préoccupante : banaliser le danger pour mieux le diffuser.
En raison de la sensibilité du produit, la cargaison saisie aux encablures de Bobo-Dioulasso a été sécurisée et escortée par la Cellule Sécurité de la Douane jusqu’à destination.
640533100 1357859619715680 105415030902271370 n 1Dans le même élan, une mission spéciale de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) a mis au jour d’autres trafics tout aussi préoccupants. Du cyanure (140 sacs), substance hautement toxique, a été découvert dissimulé dans des chargements de clinker.
Les équipes ont également saisi 6 374 cartons, soit 92 688 litres d’huiles moteur contrefaites estampillées Total et Shell. Au-delà de la fraude commerciale, ces produits représentaient un risque réel pour les moteurs, les engins de transport ainsi que pour la sécurité routière.
À cela s’ajoute la saisie de plus de 10 tonnes de sucre introduites en contrebande, portant atteinte à l’économie formelle et aux recettes de l’État.
Au total, la valeur cumulée de ces marchandises est estimée 𝐚̀ 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐬 𝐂𝐅𝐀, illustrant l’ampleur de la menace.641184603 1357858729715769 1878009195041114185 n 1
Ces actions démontrent que la fraude ne se limite pas à un manque à gagner financier : elle met en péril la santé publique, la sécurité collective et la stabilité économique.
Lors de la présentation de ces saisies à la presse, ce 24 février 2026, le Directeur général des Douanes, 𝐥’𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐘𝐯𝐞𝐬 𝐊𝐀𝐅𝐀𝐍𝐃𝐎, a félicité les agents pour leur engagement, leur intégrité et leur professionnalisme, saluant une opération « méthodique et déterminée qui protège la population ». Dans le même temps, il a adressé un avertissement clair aux importateurs : l’espace économique national n’est pas une zone d’expérimentation pour des trafics dangereux. Toute tentative d’introduction de produits prohibés ou dissimulés sera sanctionnée avec la plus grande fermeté.
Par leur vigilance, la DST, à travers la mission spéciale, et l’UMI ont empêché l’infiltration de substances dangereuses et de produits contrefaits sur le territoire national.
Le message est sans équivoque : la Douane veille, agit et neutralise. Protéger la jeunesse et préserver l’intégrité économique du Burkina Faso demeurent une exigence constante et non négociable.
Source : 𝐒𝐂𝐑𝐏-𝐃𝐆𝐃
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