Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, le lundi 27 juillet 2026 à Ouagadougou, la session conjointe 2025-2026 du Comité national de pilotage (CNP) des pôles de croissance. Cette rencontre stratégique a permis de définir les orientations destinées à accélérer l'opérationnalisation du Technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho et à dynamiser la Grappe huilerie de Bobo-Dioulasso, deux projets structurants inscrits dans la vision du Gouvernement pour la souveraineté économique du Burkina Faso.
Dans son discours d’ouverture, le Chef du Gouvernement a rappelé que les pôles de croissance constituent un levier majeur du Plan RELANCE 2026-2030 et de la transformation structurelle de l’économie nationale.
«Les pôles de croissance ne constituent pas de simples espaces de production. Ils sont les laboratoires de notre souveraineté et les creusets où se forge l'indépendance économique, sans laquelle aucune souveraineté politique ne saurait être pleinement assurée. » a souligné le Premier ministre.
Concernant le Technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de développer une industrie nationale capable de répondre aux besoins essentiels des populations.
« Un Peuple qui ne maîtrise pas la production de ses propres remèdes ne maîtrise pas pleinement son destin », a-t-il déclaré.
Il a invité les acteurs concernés à privilégier les mécanismes de financement endogènes, afin de mobiliser les ressources nationales et de réduire la dépendance aux financements extérieurs.
S’agissant de la Grappe huilerie de Bobo-Dioulasso, le Chef du Gouvernement a appelé à diversifier les matières premières utilisées dans la production d’huile alimentaire, notamment par une meilleure valorisation du soja, du tournesol et des autres cultures oléagineuses disponibles au Burkina Faso. Cette orientation vise à accroître la production nationale, à réduire les importations et à renforcer durablement la souveraineté alimentaire du pays.
Les membres du Comité ont également examiné les contraintes institutionnelles, financières, juridiques, infrastructurelles et logistiques qui ralentissent la mise en œuvre des deux projets. Ils ont formulé des recommandations portant notamment sur l’accélération des investissements, le renforcement de la coordination et l’exécution diligente des actions retenues.
Clôturant les travaux, le Premier ministre a exhorté les parties prenantes à traduire rapidement les résolutions en réalisations concrètes.
« L’histoire retiendra non pas la qualité de nos analyses, mais notre capacité collective à transformer nos résolutions en réalisations concrètes au bénéfice de nos populations », a-t-il affirmé.
Il s’est dit convaincu que le Technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho et la Grappe huilerie de Bobo-Dioulasso pourront devenir des moteurs de création de richesses, d’emplois et de consolidation de la souveraineté sanitaire, alimentaire et économique du Burkina Faso, conformément à la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Réunis pour leur deuxième session ordinaire de l’année au siège de la BCEAO, les ministres de l’UEMOA ont acté vendredi 3 juillet 2026, un tournant : face à la fragmentation du monde, l’Union veut devenir un "bouclier protecteur" et "puissance productrice" pour ses 150 millions d’habitants. Entre croissance solide à 6,1%, création d’un fonds de stabilité et réformes sur la santé animale et la protection sociale, le Conseil présidé par le Dr Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, appelle à passer « du diagnostic à l’exécution ».
Des indicateurs macroéconomiques au vert : l’UEMOA affiche sa résilience
Malgré une économie mondiale ébranlée par les tensions géopolitiques, la fragmentation des marchés et la volatilité des prix de l’énergie, l’espace UEMOA fait preuve d’une "bonne santé économique". Les fondamentaux restent solides avec une croissance robuste estimée à 6,1 % au premier trimestre 2026, après 6,5 % au trimestre précédent. Les prévisions maintiennent ce cap à 6,1 % pour l’ensemble de l’année.
La stabilité des prix demeure un atout majeur. Grâce à des politiques monétaires et budgétaires rigoureuses, l’inflation est restée maîtrisée à -0,2 % au premier trimestre, avec une projection annuelle de 1,6 %, malgré les pressions importées. Mieux, les comptes extérieurs affichent un excédent du solde global de la balance des paiements, porté par l’amélioration des échanges et la hausse des flux de capitaux.
Sur le plan des finances publiques, les efforts d’assainissement portent leurs fruits : le déficit global de l’Union devrait baisser à 3,2 % du PIB en 2026, puis à 2,9 % en 2027. Cette performance ne doit toutefois pas occulter les risques sécuritaires, sociopolitiques et climatiques qui exigent une vigilance constante.
Réformes structurelles : le triptyque financier, sanitaire et social
Pour consolider cette dynamique, le Conseil a pris des décisions concrètes. Sur le volet financier, il a acté l’opérationnalisation immédiate du Fonds de stabilité financière de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Conçu sous l’égide de la BCEAO, ce fonds doit prévenir et prendre en charge d’éventuels défauts de paiement des États membres. "Dans le domaine financier, prévenir coûte toujours moins cher que réparer", a rappelé le président du Conseil, Aboubakar Nacanabo.
L’Autorité des marchés financiers de l’UMOA, qui a célébré ses 30 ans, a vu son budget 2026 adopté et ses instances renouvelées. Elle a reçu pour mission d’engager une réforme structurelle profonde afin de bâtir un marché financier régional plus profond, capable de porter le financement souverain du développement. Les partenariats stratégiques validés entre la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), la Société financière internationale (SFI), PROPARCO et Sumitomo Mitsui Banking Corporation s’inscrivent dans cette logique de mobilisation de capitaux.
La souveraineté s’est aussi traduite par l’adoption d’un règlement sur l’autorisation de mise sur le marché et la surveillance des médicaments vétérinaires. Avec la création d’un Comité régional dédié, l’UEMOA veut sécuriser ses filières d’élevage, protéger son cheptel, préserver la santé publique et renforcer la confiance au sein du marché commun. Cette mesure, associée à l’examen de la Stratégie de protection sociale, montre que l’intégration n’a de sens que si elle profite directement aux populations.
"Le temps de l’action collective" : le plaidoyer du Dr Aboubakar Nacanabo
En clôture, le Dr Nacanabo a appelé à rompre avec l’attentisme : « Le temps des diagnostics sans lendemain doit céder la place au temps de l’exécution. Le temps des ambitions dispersées doit céder la place à la puissance de l’action collective ».
Il a rappelé que derrière les chiffres se cachent des réalités : des jeunes en quête d’emploi, des familles confrontées au coût de la vie et des États en lutte pour leur sécurité.
S’interrogeant sur l’avenir de l’espace communautaire, il a lancé : « Quelle Union voulons-nous construire dans ce monde nouveau ? Une Union qui subit les crises, ou une Union qui les anticipe ? Une Union qui exporte ses matières premières et importe l’essentiel de ses besoins, ou une Union qui produit, transforme et innove ? ». Pour lui, la réponse passe par une synergie sur la sécurité, l’industrialisation, l’énergie et le climat.
« Dans un environnement marqué par l’incertitude et la multiplication des chocs, aucun de nos États ne peut durablement relever seul les défis de notre temps. Notre force réside dans notre capacité à anticiper ensemble, à coordonner nos politiques et à transformer nos décisions en résultats concrets. L’intégration ne doit pas seulement se proclamer. Elle doit se construire, se vivre et produire des résultats. Le monde n’attend pas. Les populations attendent de nous des résultats », a-t-il insisté.
Pour le président du Conseil, l’Union doit changer de paradigme : « Avançons avec confiance et solidarité. Notre diversité n’est pas une faiblesse, mais une richesse. Nos frontières ne doivent pas être des barrières, mais des passerelles. L’UEMOA ne doit pas seulement être un espace que nous partageons. Elle doit être une puissance économique que nous construisons. Elle ne doit pas seulement résister aux crises. Elle doit devenir maîtresse de son destin ».
En déclarant close la session, le ministre burkinabè a scellé l’ambition d’une UEMOA conquérante. L’Union ne peut plus se contenter d’être un simple marché de règles : elle doit s’affirmer comme une puissance économique maîtresse de son destin. « Notre intégration est notre force. Notre solidarité est notre bouclier. Notre unité est notre avenir », a conclu le Dr Nacanabo. Les textes sont adoptés, le cap est fixé. Place désormais aux résultats sur le terrain.
Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce mardi 30 juin 2026 à Ouagadougou, la deuxième session ordinaire de l’année 2026 du Conseil d’orientation du Fonds de Soutien Patriotique (CO-FSP). Les travaux ont été consacrés à l’examen et à l’adoption du rapport de gestion du deuxième trimestre 2026 du Fonds, ainsi qu’à l’affectation des ressources au profit des bénéficiaires.
Dans son discours d’ouverture, le Chef du Gouvernement a rappelé que cette session traduit la volonté collective d’assurer une gestion exemplaire des ressources mobilisées au profit de la défense de la Patrie. Il a exprimé sa reconnaissance aux différents acteurs engagés dans la réussite du Fonds de Soutien Patriotique, qui témoigne, selon lui, de la capacité du peuple burkinabè à se mobiliser autour des grandes causes nationales.
Abordant les performances du Fonds, le Premier ministre a indiqué qu’au 28 juin 2026, les ressources mobilisées s’élèvent à 162,388 milliards de FCFA, soit 81,19 % de l’objectif annuel fixé à 200 milliards de FCFA. Comparativement à la même période en 2025, les encaissements enregistrent une progression de 66,73 %, ainsi qu’une hausse de 258,49 % par rapport au premier trimestre 2026. Ces résultats illustrent la confiance des citoyens et l’efficacité des mécanismes de mobilisation mis en place.
Ces ressources ont notamment permis d’assurer la prise en charge des besoins prioritaires des Volontaires pour la Défense de la Patrie et de renforcer les capacités opérationnelles des forces engagées sur le terrain.
Tout en saluant l’excellent niveau de mobilisation des ressources à travers cet outil souverain de financement qu’est le FSP, le Chef du Gouvernement a souligné la nécessité de consolider les acquis et d’amplifier les efforts engagés, notamment en matière de mobilisation des ressources, de transparence, de redevabilité et de dématérialisation des procédures afin de consolider la confiance des contributeurs.
« Plus que jamais, la synergie d’actions entre les institutions publiques, le secteur privé, les organisations de la société civile et l’ensemble des citoyens doit être consolidée et renforcée avec davantage d’audace, de responsabilité et de détermination », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a ainsi invité chaque compatriote à continuer d’apporter sa contribution à cette « grande chaîne de solidarité, de patriotisme et d’engagement citoyen », qu’il considère comme l’une des principales forces du peuple burkinabè.
Cette deuxième session a également été marquée par l’entrée de quatre nouvelles organisations au sein du Conseil d’orientation du FSP. Il s’agit du Centre d’Information, de Formation et d’Études sur le Budget (CIFOEB), de l’Organisation pour le Renforcement des Capacités de Développement (ORCADE), de la Coordination Nationale des Associations de Veille Citoyenne (CNAVC) et de la Fédération des Télévisions Régionales du Burkina Faso. Leur intégration vise à renforcer la diversité, la crédibilité et la représentativité de la gouvernance du Fonds.
La mobilisation croissante autour du Fonds de Soutien Patriotique illustre la volonté des Burkinabè de faire de l’engagement citoyen un levier essentiel pour relever les défis actuels et bâtir une Nation plus forte, résiliente et souveraine.
Le Premier ministre, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé, ce vendredi 26 juin 2026 à Ouagadougou, à l’ouverture de la 34ᵉ session de l’Assemblée générale des sociétés d’État et des établissements publics de prévoyance sociale.
Les travaux de cette session sont consacrés à l’examen des comptes de vingt-huit sociétés d’État et de trois établissements publics de prévoyance sociale, arrêtés au 31 décembre 2025.
Les résultats provisoires présentés à l’ouverture des travaux traduisent une nette progression des performances des entreprises publiques. En 2025, les vingt-huit sociétés d’État ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 5 571,241 milliards de F CFA, contre 3 090,030 milliards de F CFA en 2024, soit une hausse de 2 481,211 milliards de F CFA. Leur contribution directe au budget de l’État s’élève à 680,049 milliards de F CFA, contre 595,314 milliards de F CFA un an plus tôt. Elle représente désormais 20,61 % des recettes budgétaires de l’État.
Sur les vingt-huit sociétés d’État, vingt-cinq affichent des résultats bénéficiaires. Leur résultat net global atteint 146,675 milliards de F CFA en 2025, contre 120,377 milliards de F CFA en 2024, soit une progression de plus de 21 %.
Les établissements publics de prévoyance sociale enregistrent également des performances en hausse. Leur total consolidé des produits s’établit à 279,914 milliards de F CFA, en progression de 4,55 % par rapport à 2024. Leur contribution au budget de l’État atteint 2,824 milliards de F CFA, tandis que leur excédent de gestion cumulé s’élève à 215,978 milliards de F CFA.
Tout en saluant ces acquis, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a insisté sur le principe de la reddition des comptes, qu’il a qualifié d’exigence fondamentale de bonne gouvernance. Il a exhorté les responsables des entités publiques à renforcer la rigueur dans la gestion, l’efficacité dans l’action et la redevabilité dans l’atteinte des résultats, afin d’en faire de véritables instruments de cohésion sociale, de croissance économique et de souveraineté nationale.
Cette 34ᵉ session intervient dans un contexte marqué par le renforcement de la présence stratégique de l’État dans les secteurs clés de l’économie nationale. Le Premier ministre a annoncé la création de six nouvelles sociétés d’État, traduisant la volonté des autorités de consolider la souveraineté économique du pays, conformément à la vision du Président du Faso.
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé, dans la matinée de ce lundi 22 juin 2026, une audience au Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Une opportunité pour M. Jean-Claude Kassi BROU de faire le point de la santé économique, monétaire et financière de la sous-région, tout en mettant un coup de projecteur sur les performances remarquables du Burkina Faso.
« La région est dans une dynamique positive, une bonne dynamique, et ce sont des informations importantes qu'il fallait porter à l'attention du Président du Faso », a déclaré M. Jean-Claude Kassi BROU, à l’issue de l’audience.
Le Gouverneur de la BCEAO a donc rassuré sur l'évolution des grands agrégats macroéconomiques de l’institution. Qu'il s'agisse de la croissance économique, de la maîtrise de l'inflation ou de la position extérieure, les signaux affichent une orientation favorable.
Selon l’hôte du jour, les dernières données de la BCEAO confirment une bonne orientation de la croissance du Burkina Faso et une gestion maîtrisée des tensions inflationnistes. « Nous avons également salué la résilience et la performance de l'économie burkinabè », a-t-il soutenu.
Les échanges ont aussi porté sur l'ancrage territorial de l'institution financière au Burkina Faso. Un point d'étape a été fait sur l'état d'avancement des grands chantiers de la BCEAO au pays des Hommes intègres, avec des perspectives à court et moyen termes.
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a ouvert, ce lundi 15 juin 2026, à Ouagadougou la 4e rencontre des ministres chargés de l’Industrie, du Commerce et du Secteur privé de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les responsables gouvernementaux et acteurs économiques du Burkina Faso, du Mali et du Niger examinent les voies pour accélérer l’intégration industrielle et commerciale confédérale.
Cette session fait suite aux travaux des experts les 13 et 14 juin derniers dont l'objectif était d'évaluer l’état de mise en œuvre des recommandations précédentes et de proposer des solutions concrètes pour booster la production et fluidifier les échanges intra-AES.
Dans son discours d'ouverture, le Chef du Gouvernement a souligné que cette rencontre marque un tournant décisif : celui de passer des engagements aux actes, avec des résultats visibles sur le terrain.
Selon lui, l’industrie et le commerce sont les leviers de l’indépendance économique de l’AES.
Il a invité les participants à concentrer les débats sur trois chantiers prioritaires.
Le premier chantier porte sur l’industrialisation endogène, en vue de mettre fin à l’exportation brute des matières premières, avec pour mot d’ordre : produire ce que nous consommons, consommer ce que nous produisons.
Le deuxième chantier sur lequel le Premier ministre engage les participants est celui de la fluidification du commerce intra-AES, en bâtissant un marché unique sahélien sans tracasseries ni rackets dans l'espace confédéral.
Le troisième chantier concerne l’harmonisation des textes, avec pour objectif de lutter contre la concurrence déloyale et protéger les industries naissantes face aux déstabilisations économiques extérieures.
Le Chef du Gouvernement a salué l’engagement des Chefs d’État de l’AES, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président en exercice de la Confédération, le Général d’Armée Assimi Goïta du Mali, et le Général d’Armée Abdourahamane Tiani du Niger.
Il a également rendu un hommage aux forces combattantes et aux populations pour leur résilience.
Au nom du Mali et du Niger, les ministres Moussa Alassane Diallo et Abdoulaye Seydou ont réaffirmé leur engagement pour une intégration fondée sur la production locale et la compétitivité des entreprises.
Le Président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, a rappelé l’importance du dialogue public-privé et du respect de la gouvernance confédérale.
Avec cette rencontre, Ouagadougou confirme son rôle de plaque tournante de la relance économique confédérale.
La Direction nationale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Burkina a abrité, ce jeudi 11 juin 2026, une rencontre de concertation des acteurs clés du déploiement de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI). Cette première rencontre de la Communauté PI (Plateforme Interopérable) du Burkina Faso a réuni 49 participants, parmi lesquels le Directeur national de la BCEAO et ses collaborateurs, les Directeurs Généraux des établissements de crédit, des émetteurs de monnaie électronique et des institutions de microfinance, le Directeur de la Banque de Dépôt du Trésor (représentant le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique), ainsi que le Président de l'Association professionnelle des institutions de microfinance.
L’ouverture des services au public, l'évolution des transactions, la mise en œuvre de l'API Business et le déploiement du canal USSD étaient les sujets inscrits à l’ordre du jour. Cette rencontre a été l’occasion pour les acteurs de l’écosystème burkinabè de dresser un état des lieux des avancées enregistrées, d'identifier les difficultés qui entravent l'atteinte d'objectifs plus ambitieux, à la hauteur des attentes des plus hautes autorités de l'Union, et surtout de convenir ensemble des actions nécessaires pour accélérer l'adoption de masse et l'utilisation effective des services PI-SPI par un plus grand nombre de citoyens burkinabè.
En effet, « rendre les paiements effectués par l'État, les entreprises et les ménages plus rapides, plus sûrs et plus inclusifs » est l’une des priorités de l'agenda de la BCEAO, a affirmé le Directeur national de la BCEAO, Armand BADIEL. C’est ce qui justifie d’ailleurs le choix des autorités monétaires de mettre en place un Système de Paiement Instantané, une infrastructure publique numérique et interopérable, alignée sur les normes internationales les plus récentes afin de la rendre compatible avec les systèmes de plus en plus répandus dans le monde.
Pour Armand BADIEL, cette plateforme n’est pas une simple avancée technologique mais « l'affirmation de notre vision de l'avenir ». La PI-SPI étant une infrastructure régionale, il soutient que la place du Burkina Faso doit démontrer sa capacité à performer pour soutenir les objectifs visés. Et pour atteindre ces objectifs, l’engagement de tous les acteurs est une nécessité. « PI-SPI n'est pas seulement l'affaire d'une institution : il est l'affaire de tous. PI-SPI n'atteindra son plein potentiel que lorsque toutes les institutions auront créé les conditions appropriées en vue de sa pleine exploitation », a soutenu le premier responsable national de la Banque Centrale.
C’est pourquoi il a invité les Directeurs Généraux des établissements de crédit, des émetteurs de monnaie électronique et des institutions de microfinance à soutenir ce projet de la BCEAO au sein de leurs institutions respectives, à travers des plans d'investissement et de renforcement des compétences cohérents, ayant pour but l'optimisation des services offerts à travers cette infrastructure.
Aussi, le souhait de la BCEAO est que les acteurs de l’écosystème du Burkina passent à une action coordonnée, à la construction collective d'un système robuste et pérenne, et à une approche concertée pour avancer autrement dans la mise à disposition des services aux usagers. Au terme d’« échanges francs et constructifs », une feuille de route basée sur des solutions concrètes a été élaborée par les participants. Il s’agit notamment de : • donner une nouvelle impulsion à l'enrôlement de masse des utilisateurs, ce qui garantira une interopérabilité totale ; • renforcer l'engouement des différentes catégories d'agents économiques pour les services offerts à travers la plateforme ; • et, partant, accroître significativement le volume des transactions.
Notons que la PI-SPI est ouverte au public sans exception. Les résultats attendus de sa mise en œuvre sont :
• un système de paiement instantané opérationnel, sécurisé et interopérable ; • une réduction de la pression de la demande de cash, de plus en plus insoutenable ; • des paiements gouvernementaux plus rapides et plus transparents ; • une expérience de paiement des clients plus fluide, simple et accessible pour les citoyens ; • un environnement propice à l'innovation qui concourt à l'approfondissement de l'inclusion financière.
La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) porte à la connaissance du public qu'un incendie s'est déclaré le samedi 30 mai 2026 aux environs de 18 heures GMT, dans un local annexe de l’Agence Principale de Ouagadougou.
Grâce à la mobilisation des agents de sécurité de la Banque Centrale et à l'intervention diligente de la Brigade Nationale de Sapeurs Pompiers (#BNSP) de Ouagadougou, le sinistre a été rapidement circonscrit et maîtrisé.
L'incident a occasionné des dégâts matériels mineurs, sans impact sur le fonctionnement des Services de l'Agence Principale.
La BCEAO adresse ses remerciements à la BNSP ainsi qu’aux Services compétents de
l’État pour leur professionnalisme et leur efficacité.
Le Burkina Faso a officiellement lancé ce mercredi 6 mai 2026, l’emprunt obligataire « Diaspora bond », une opération visant à mobiliser 240 milliards de FCFA auprès des Burkinabè de l'étranger et de l'intérieur sur la période 2026-2027.
Il s’agit d’un mécanisme structuré permettant à la diaspora de contribuer de façon durable au développement.
Ces obligations émises serviront à financer des projets de développement structurants à fort impact pour le Burkina Faso.
Ce programme est porté par l’Etat burkinabè à travers le Trésor public en partenariat avec un consortium d’établissements financiers avec Vista group Holding comme lead.
La cérémonie marquant le lancement officiel de l’opération a été présidée par le ministre de l’Economie et des Finances Dr Aboubakar NACANABO et placée sous le parrainage du ministre des Affaires étrangères, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE.
Dans un discours introductif le président de Vista group Holding, Monsieur Simon TIEMTORE a indiqué qu’il s’agit d’un mécanisme pour canaliser l’épargne de la diaspora, en offrant un cadre transparent et sécurisé tout en renforçant le lien économique entre le Burkina Faso et ses citoyens de l’extérieur.
En procédant au lancement de ce nouvel mécanisme de financement, Dr Aboubakar NACANABO a présenté les opportunités de ce type d’investissement pour les souscripteurs et l’impact certain sur la marche de la nation burkinabè.
« Avec le lancement des « diaspora bonds » que nous avons choisi d’appeler l’emprunt patriote, le Burkina Faso franchit une étape décisive dans la mobilisation des ressources en s’appuyant sur ce qu’il a de plus précieux, ses filles et ses fils », a déclaré le ministre NACANABO.
Il poursuit en indiquant que cette stratégie innovante de l’investissement marque « une rupture, une affirmation, une décision corrective consistant à prendre en main avec lucidité et détermination, le financement de notre développement».
Il a aussi insisté sur la sécurité et la fiabilité de cette opération en mettant l’accent sur les opportunités pour les souscripteurs.
« L’emprunt obligataire n’est ni un appel à l’aide, ni un acte de charité, c’est un placement rentable, un investissement sécurisé, un choix stratégique gagnant-gagnant », a-t-il soutenu.
Le parrain de la cérémonie de lancement, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE a exprimé toute sa fierté pour la concrétisation de ce projet pionnier.
« Ce que nous lançons aujourd’hui ce n’est pas un simple produit financier, c’est un pont entre la nation et ses filles et fils, un pont entre le présent et l’avenir, un pont entre l’effort individuel et la réussite collective » a-t-il affirmé.
« Diaspora bond est une contribution à l’histoire d’un Burkina qui veut rester dans la dignité, la fierté et le progrès », a renchérit le ministre TRAORE.
Le Chef de la diplomatie a sonné la mobilisation de la diaspora autour de ce nouveau projet, en l’invitant à se l’approprier à travers une souscription massive.
La campagne de souscription est ouverte depuis ce jour 6 mai jusqu’au 6 juin 2026 avec un montant minimum de souscription fixé à 10 000 F CFA.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 05 mai 2026, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), M. Abdoulaye Diop, accompagné de commissaires de l’institution. La délégation a été introduite auprès du Chef du Gouvernement par le président en exercice du Conseil des ministres de l’UEMOA, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo. Cette rencontre a porté sur la restitution des conclusions de la phase politique de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, au titre de l’année 2025. Avant cette audience, la délégation de la Commission de l’UEMOA avait eu une séance de travail avec le ministre en charge des Finances et des membres du Gouvernement. À sa sortie d’audience, le président de la Commission de l’UEMOA a indiqué être venu remettre officiellement au Premier ministre le rapport validé à l’issue des travaux. Ce document, a-t-il précisé, est le résultat d’un processus conduit en amont par les services techniques de la Commission et ceux de l’administration burkinabè, avant sa validation au niveau politique. M. Abdoulaye Diop a salué les performances réalisées par le Burkina Faso dans la transposition, l’application et l’exécution des réformes, politiques, programmes et projets communautaires. Pour l’année 2025, le Burkina Faso a obtenu une note de 88,7%, un résultat jugé « très satisfaisant » par la Commission de l’UEMOA. Selon le président de la Commission, cette performance traduit la constance des efforts du Burkina Faso dans le cadre du processus d’intégration sous-régionale. Il a également relevé la bonne tenue des résultats enregistrés dans les trois composantes de l’évaluation, à savoir la gouvernance économique et la convergence, le marché commun, ainsi que les réformes sectorielles. Dans chacune de ces composantes, le Burkina Faso a affiché des taux supérieurs à 80 %, avec une performance atteignant 95 à 96 % pour la gouvernance économique et la convergence. Au cours des échanges, la délégation de l’UEMOA a également partagé avec le Chef du Gouvernement certaines préoccupations relevées dans le cadre de l’exercice. La prise en compte de ces difficultés devrait permettre au pays d’améliorer davantage ses performances lors des prochaines éditions. M. Abdoulaye Diop a, par ailleurs, exprimé la reconnaissance de la Commission de l’UEMOA pour l’attention dont bénéficie l’institution au Burkina Faso. Il a réaffirmé le soutien constant de l’organisation au pays, notamment face aux défis liés au développement et à la situation sécuritaire. Le président de la Commission de l’UEMOA a également salué la qualité des orientations partagées par le Premier ministre pendant l’audience. Le Chef du Gouvernement a présenté à ses hôtes la vision des autorités burkinabè en matière de développement, de politiques sociales, culturelles, économiques et sécuritaires. Il a aussi insisté sur les efforts accomplis dans la mobilisation des recettes, la gestion des finances publiques, la maîtrise de la dépense publique et la mise en œuvre des politiques de développement. Pour M. Abdoulaye Diop, ces échanges ont permis à la Commission de mieux apprécier les priorités nationales du Burkina Faso et les dynamiques engagées par les autorités dans plusieurs secteurs. Il a réaffirmé la disponibilité de l’UEMOA à accompagner le pays dans ses efforts de développement et dans la consolidation du processus d’intégration communautaire. 𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞