Économie : La BCEAO ouvre les portes des nouveaux locaux de son Agence Auxiliaire de Bobo-Dioulasso
Après l'inauguration de l'Agence Auxiliaire de Kayes au Mali, le 24 janvier 2025, la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest, a ouvert également les portes du nouvel immeuble fonctionnel de son Agence Auxiliaire à Bobo-Dioulasso, ce samedi 8 février 2025.
Présidée par le ministre de l’Économie et des Finances du Burkina, Dr Aboubakar NACANABO, cette cérémonie a connu la présence de Jean-Claude Kassi BROU, gouverneur de la BCEAO, Adama COULIBALY, Ministre de l’Economie et des Finances de la République de Côte d’lvoire, Président en exercice du Conseil des Ministres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Étaient également présents, le directeur de la BCEAO pour le Burkina, Armand BADIEL, plusieurs membres du gouvernement burkinabè, des anciens gouverneurs de la BCEAO, des Présidents de Conseils d’Administration, des Directeurs Généraux des Compagnies financières, des Banques et Etablissements financiers ainsi que des Systèmes Financiers Décentralisés et plusieurs autres personnalités.
Entamé en juin 2018, dans le cadre de la mise en œuvre du programme d'extension du réseau des agences de la BCEAO et de réhabilitation des immeubles existants, ce joyau répond au besoin d'adapter les infrastructures de la BCEAO aux volumes des opérations ainsi qu'aux exigences de leur sécurisation. Il vise également à améliorer les conditions de travail du personnel tout en facilitant le traitement des opérations monétaires d’approvisionnement et de change des institutions financières et des populations des 4 régions que sont les Hauts-Bassins, les Cascades, la Boucle du Mouhoun et le Sud-Ouest.
Bobo-Dioulasso joue un rôle essentiel dans la croissance économique du Burkina
Pour le Président de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers (#APBEF), Diakarya OUATTARA, Bobo-Dioulasso, capitale économique du Burkina, occupe une place stratégique dans l’économie nationale.
La ville de Bobo-Dioulasso, située au carrefour de plusieurs axes internationaux, compte le plus d’agences bancaires, après Ouagadougou, avec environ 10% du parc. Elle renferme 80% des agences de la région des Hauts-Bassins qui compte elle-même 12% environ de l’ensemble des agences bancaires à l'échelle nationale. Au 31 décembre 2023, les 4 régions desservies par l’agence auxiliaire de Bobo, représentaient 23% du réseau bancaire national soient 80 agences et 136 distributeurs automatiques de billets, a révélé Diakarya OUATTARA.
Selon lui, cette nouvelle agence permettra donc, de « renforcer l’accompagnement des établissements de crédit et des systèmes financiers décentralisés, de répondre de façon plus efficace à leurs demandes et partant, d’améliorer les services à la clientèle et le bien-être des populations ».
Rapprocher les services bancaires des populations, une réalité sur le terrain
À en croire le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi BROU, l’Agence Auxiliaire de Bobo-Dioulasso, revêt une importance historique, car, elle est la première agence auxiliaire construite par une équipe dirigeante de la BCEAO exclusivement africaine, avec à sa tête Feu le Gouverneur Abdoulaye FADIGA, à qui il a rendu un vibrant hommage.
De ses dires, les vœux formulés par Feu Fadiga, à l’inauguration de cette Agence, le 22 juin 1977, notamment « rapprocher les services bancaires des populations, soutenir le développement d’un écosystème financier dynamique dans la partie méridionale du pays, participer à la mise à disposition des populations de billets et pièces de meilleure qualité, répondant à leurs besoins, tout en réduisant les risques et les coûts liés aux déplacements des fonds sur de longues distances » ne sont plus à démontrer.
« La région des Hauts-Bassins abrite 15 des 16 banques présentes au Burkina et 23 institutions de microfinance, contribuant à dynamiser l’écosystème économique et répondre aux besoins variés des populations, 37 agences bancaires et 41 agences
d’institutions de microfinance pour accompagner le financement des activités locales », a-t-il notifié.
L'Agence Auxiliaire de Bobo-Dioulasso, leader de toutes les Agences Auxiliaires de la BCEAO
S'agissant de la circulation fiduciaire, les versements et retraits effectués par les banques aux guichets de l’Agence Auxiliaire de Bobo-Dioulasso ont atteint, en moyenne annuelle, 2 163 milliards de FCFA et 2 110 milliards respectivement au cours des deux dernières années, a confié Jean Claude Kassi BROU. De ses dires, ses montants représentent un tiers des opérations fiduciaires réalisées au plan national et placent l’Agence Auxiliaire de Bobo-Dioulasso au premier rang de toutes les Agences Auxiliaires de la BCEAO.
D'ailleurs, dira-t-il, « la ville de Bobo-Dioulasso s’impose comme une plaque tournante majeure pour le commerce des produits agricoles, non seulement avec le reste du Burkina, mais également avec les pays voisins. La ville constitue un carrefour essentiel, relié par plusieurs axes internationaux qui la connectent à la Côte d’Ivoire, au Mali et au Ghana. »
Dans son allocution, le ministre de l'Economie et des Finances, patron de la cérémonie, a notifié qu'avec cette inauguration, les Hauts-Bassins, la Boucle du Mouhoun, les Cascades et le Sud-Ouest, soit 15 provinces du Burkina, bénéficieront désormais d’une meilleure disponibilité des services bancaires, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en billets de qualité pour les petites transactions au quotidien.
De son point de vue, cet édifice est bien plus qu’un bâtiment. Mieux, il « incarne une vision, une ambition : celle d’un Burkina Faso où chaque région bénéficie des outils nécessaires à son développement économique. Il traduit aussi notre volonté de bâtir une finance inclusive, au service de toutes et de tous, et ancrée dans les réalités locales », a-t-il laissé entendre.
Le président de l’APBEF, a exprimé la reconnaissance et les remerciements de la profession bancaire au Gouverneur de la BCEAO pour son écoute, sa disponibilité, et l’accompagnement constant apporté au secteur bancaire national à travers le « refinancement soutenu des besoins de liquidités et le financement spécifique de la campagne cotonnière depuis 2 ans ».
Il a renouvelé l’engagement de l’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Burkina, à accompagner l’Etat dans son Plan de développement économique et social, ainsi que la BCEAO, dans la mise en œuvre de ses réformes visant à renforcer la solidité du système bancaire et financier et l’accès aux services financiers afin de promouvoir une croissance durable et inclusive de l'économie nationale.
Par ailleurs, il a formulé le vœux que l'inauguration du nouvel immeuble de l'Agence Auxiliaire de Bobo-Dioulasso, soit le top départ d’une série d’inaugurations d’Agences Auxiliaires de la BCEAO dans d’autres villes stratégiques du Burkina Faso.
Dans ce sens, le ministre de l'économie et des finances, Dr Aboubakar NACANABO, a, au nom du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, soumis officiellement la requête de construction d’une agence dans la région du Centre Est, au regard des potentialités économiques de la zone Est de notre pays. De sa conviction, cette agence pourra « contribuer à ravitailler une partie du Niger compte tenu de la proximité ».
D'ores et déjà, il a salué la décision des autorités de la Banque Centrale, de construire une nouvelle Agence Auxiliaire à Ouahigouya, dans le Nord du Burkina Faso , dont il espère voir le début des travaux en 2025.

Le nouvel immeuble de l'Agence Auxiliaire de la BCEAO à Bobo-Dioulasso, érigé sur une superficie de 4200m², comprend un bâtiment principal de deux niveaux (R+1), complété par des bâtiments annexes dont un Poste de Contrôle des Entrées, un local pour la Police et un accès sécurisé pour les fourgons des banques. Sur sa toiture, le bâtiment est muni de panneaux solaires dont l'utilisation permet de réduire la consommation de l'énergie conventionnelle.
Flora Sanou
Ce jeudi 19 décembre 2024, s’est tenu dans les locaux de l’Agence Principale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, à Ouagadougou, la quatrième et dernière session ordinaire au titre de l'année 2024 du Conseil National du Crédit (CNC) du Burkina Faso. Cette session a été présidée par Monsieur Tertius Zongo, représentant du Burkina Faso au Comité de Politique Monétaire de la BCEAO, mandaté par le Ministre de l’Économie et des Finances, Président statutaire du Conseil, Dr Aboubakar Nacanabo.
À l’ouverture de la réunion, Tertius Zongo a souligné que tout ce que le Conseil National du crédit fait, c’est pour « accompagner les autorités, pour faire en sorte que les besoins qui sont exprimés de part et d’autre, que nous voyons comment nous pouvons être aussi une courroie pour apporter des réponses ».
En outre, le Conseil a analysé le cadrage macroéconomique de l’UEMOA, élaboré par la BCEAO pour la période 2024-2029. Des explications du représentant du président statutaire du CNC, ce cadrage macro-économique « permet de voir comment nos économies vont se comporter au cours de cette période, quels sont les problèmes que nous entrevoyons, mais comment nous essayons aussi de faire des propositions de solutions aux autorités, faire des recommandations pour les éclairer sur les décisions qui seront prises, pour que tout aille dans le bon sens ».
La Coordination Nationale de Lutte contre la Fraude (CNLF) a présenté ce mardi 10 décembre 2024, à la presse, une quantité importante de boissons alcoolisées de marque Heineken dont les dates de péremption étaient largement dépassées.
En effet, le Coordonnateur National a rappelé, que les textes prévoient une peine de privation de liberté d’un à cinq ans avec une amende allant de 500 mille à 500 millions de Francs CFA. Ainsi, les mises en cause, tous des Burkinabè, au regard de la gravité de l’infraction, auront à payer une amende de 500. 000.000. Pour avoir déjà versé la somme de 200 millions de Francs CFA, ils bénéficient de la liberté provisoire sous caution. Les 300 autres millions seront récupérés, a-t-il rassuré.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, ce mardi 10 décembre 2024, à Ouagadougou, la cérémonie de remise des premiers lingots d’or issus du traitement de la cargaison de charbon fin de la mine d’or d’Essakane abandonnée au profit de l’État burkinabè.
Selon lui, le choix porté par l’État sur GOLDEN HAND SA, la toute première usine de traitement de résidus miniers au Burkina Faso et dans la sous-région ouest-africaine, avec une technologie entièrement développée par des ingénieurs burkinabè pour le traitement de la cargaison de charbon fin, n’est pas fortuit.

Pour sa part, le directeur national de la BCEAO, Armand Badiel, a exprimé toute sa satisfaction au bureau de l’APBEF et à tous ses membres. Il a rappelé qu’en début d’année, un engagement d’une visite réciproque a été pris. Il estime que ces rencontres de concertation périodiques ne doivent pas se tenir exclusivement au siège de son institution. « C’est la raison pour laquelle nous avons tenu, à ce qu’au moins une fois par an, vous puissiez librement nous accueillir », a-t-il laissé entendre.
Au Mali, la dette intérieure s’élève à environ 3.813 milliards de FCFA, ce qui représente 56,6 % de la dette publique totale. Le gouvernement a décidé d’allouer 200 milliards de FCFA au trésor public pour apurer une partie de cette dette intérieure, d’ici le 31 décembre 2024.
De ses explications, le retard observé par l’Etat dans le remboursement de ses créanciers nationaux se justifie par le fait que « depuis 2020, l’Etat du Mali n’a bénéficié d’aucun appui budgétaire de l’extérieur. Le pays marche avec les recettes internes mobilisées par la douane, les impôts et le domaine. Le financement de l’économie par les banques nationales, la banque centrale est drastiquement réduite ».
Dans un communiqué final publié à l’issue de la première Conférence au Sommet des Chefs d’État dans le cadre de l’Accord de Partenariat Stratégique entre la Côte d’Ivoire et le Ghana (APS), les présidents Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo, ont réaffirmé leur engagement à avancer vers la mise en place de la monnaie unique Eco, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Une étude sur les flux financiers illicite dans le secteur extractif au Burkina Faso, réalisée par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives au Burkina Faso (ITIE-BF), en mai 2023, a révélé que l’essentiel des flux financiers illicites provient de la fraude en matière de commercialisation de l’or, favorisant ainsi le financement du terr0risme.
Le Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a procédé, ce lundi matin, au lancement officiel des activités de la Banque postale du Burkina Faso (BPBF).
La banque mondiale annonce une probable croissance économique de 5,7% en 2024 au Niger après la levée des sanctions de la CEDEAO et l’UEMOA en février 2024 et le rétablissement partiel des financements.










