mercredi 29 avril 2026


616542529 1306511668184309 7681769005621766262 n 1Le Président du Faso, Chef de l’État,  le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu ce lundi 19 janvier 2026 en audience, le président de la Commission de l'Union économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), M. Abdoulaye DIOP.
Le président de la Commission a dressé un bilan positif de la vie de l'UEMOA au Président du Faso. « Les agrégats macroéconomiques se comportent bien dans l'ensemble. Il y a une dynamique économique qui est établie. Il y a une résilience économique aussi qui est affichée », a-t-il souligné.
Selon lui, le Burkina Faso se distingue particulièrement par ses performances dans la croissance économique, la maîtrise de l’inflation, la gestion de la dette, l’équilibre des comptes extérieurs et la consolidation du solde budgétaire. M. DIOP a loué la forte capacité de mobilisation des ressources publiques, ces deux dernières années par le pays des Hommes intègres. 615819630 1306511731517636 4430842854851661820 n 1« C'est une expérience que nous avons notée et qui doit être partagée. Cette capacité à mobiliser des ressources qui permettent de consolider les comptes publics et de donner plus d'espace budgétaire pour faire face aux besoins des populations et aux différents engagements », a-t-il soutenu.
Parmi les bonnes pratiques évoquées et mises en exergue, figurent les Initiatives présidentielles qu'il trouve alignées sur le plan stratégique Impact 2030 de l'UEMOA.
Cette audience a été également une occasion pour M. DIOP d'exprimer la solidarité de l'Union face à la situation sécuritaire dans l'espace communautaire et de saluer les efforts du gouvernement et du Peuple burkinabè pour sortir victorieux.
source : Direction de la communication de la Présidence du Faso

615361287 1385082623650749 913958905949217806 n 1La Coordination Nationale de Lutte contre la Fraude (CNLF) vient de porter un nouveau coup dur à la criminalité économique.

À l’issue d’un travail approfondi de renseignement et d’investigation, une opération menée le mardi 13 janvier 2026 a permis de démanteler un réseau organisé spécialisé dans le détournement de carburant subventionné, destiné à la consommation des ménages, au profit de sociétés minières.

Agissant dans le cadre de ses missions régaliennes de veille, de contrôle et de répression de la fraude, les équipes de la CNLF ont procédé à l’interception de deux camions-citernes transportant du gasoil.

Le premier contenait 2 000 litres, tandis que le second était chargé de 20 000 litres de carburant. Ces saisies ont permis de révéler l’existence d’un mécanisme de fraude structuré et méthodiquement organisé.
Le mode opératoire des mis en cause consistait à s’approvisionner en carburant à la pompe au prix subventionné de 675 francs CFA le litre, tarif strictement réservé à la consommation domestique, pour le revendre illicitement à des sociétés minières. Une pratique économiquement préjudiciable et en totale violation de la réglementation en vigueur.

En effet, conformément aux textes en application, le prix du carburant destiné aux sociétés minières est fixé à 1 195 francs CFA le litre. L’écart de prix ainsi exploité permettait aux fraudeurs de réaliser d’importantes marges illicites, au détriment de l’État et de l’ensemble des citoyens bénéficiaires de la subvention.

Il s’agit d’un détournement caractérisé de la subvention de l’État, assimilable à une pratique de prix illicite.

Cette infraction est expressément sanctionnée par le décret n°2020-0532/PRES/PM/MCIA/MJ/MINEFID du 30 juin 2020 portant réglementation des prix des biens et services soumis à contrôle. L’article 38 dudit décret prévoit des sanctions allant d’une amende de cinq mille (5 000) à dix millions (10 000 000) de francs CFA, sans préjudice du reversement intégral des bénéfices indûment perçus.

À travers cette opération, la CNLF réaffirme son professionnalisme, sa vigilance constante et sa détermination sans faille à défendre les intérêts économiques nationaux. Ce coup de filet est le résultat d’un travail méthodique de surveillance, d’investigation et de coordination, démontrant la capacité de l’institution à anticiper et à neutraliser les stratégies de contournement des réseaux frauduleux.

Au-delà de cette action, le Coordonnateur national de la CNLF adresse un message clair et ferme : aucune manœuvre frauduleuse, aussi sophistiquée soit-elle, ne restera impunie.

Le Dr Mohamadi COMPAORÉ invite par ailleurs les citoyens à redoubler de vigilance et à collaborer activement avec les services compétents, en signalant toute pratique suspecte liée à la commercialisation des produits subventionnés.

Source : CNLF

 

CaptureLa lutte contre les trafics illicites, loin de se réduire à une succession d’interpellations spectaculaires, constitue aujourd’hui l’une des expressions les plus concrètes de la souveraineté économique, environnementale et sanitaire de l’État. À travers trois opérations récentes à 𝐥’𝐄𝐬𝐭, 𝐚𝐮 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞-𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭, les unités douanières ont rappelé, avec une rigueur méthodique, que le territoire national n’est ni un corridor de complaisance ni un laboratoire d’expérimentation pour les réseaux clandestins.
Dans le 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞-𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭, 𝐥𝐚 𝐁𝐫𝐢𝐠𝐚𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐛𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐊𝐨𝐮𝐝𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮 a conduit une opération d’une ampleur significative, révélatrice de la profondeur des mutations du commerce illicite. Le ratissage a permis 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐢𝐬𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 (𝟏𝟎𝟎𝟎) 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐨𝐮𝐜𝐡𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐢𝐠𝐚𝐫𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬, 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐱𝐚𝐧𝐭𝐞-𝐝𝐨𝐮𝐳𝐞 (𝟕𝟐) 𝐛𝐨𝐢̂𝐭𝐞𝐬 𝐝’𝐡𝐞𝐫𝐛𝐢𝐜𝐢𝐝𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐬, 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞-𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 (𝟑𝟑) 𝐬𝐚𝐜𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐠𝐞𝐧𝐭𝐬. Au-delà des chiffres, c’est la nature même des produits qui interpelle : tabac de contrebande échappant aux droits et taxes surtout le Fonds de soutien patriotique, intrants chimiques non homologués susceptibles d’affecter les sols, les cultures et la santé humaine, et produits détergents dont la traçabilité reste incertaine. Une même logique traverse ces catégories : l’économie grise prospère en contournant les normes fiscales, sanitaires et environnementales qui structurent le vivre ensemble.
𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐚̀ 𝐥’𝐄𝐬𝐭, 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐠𝐞𝐬 𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐚𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬, l’alerte s’est portée sur le circuit des huiles alimentaires. Un minibus en pleine brousse, 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞́ 𝐝𝐞 𝐛𝐢𝐝𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐡𝐮𝐢𝐥𝐞 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞, a été intercepté par une escouade de la 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐮𝐫𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐓𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 (𝐃𝐒𝐓). L’ensemble de la cargaison était dépourvu de tout titre régulier d’importation. Ici encore, l’enjeu excède la seule infraction douanière : il touche à la sécurité du consommateur, à la transparence des chaînes d’approvisionnement et, plus largement, à la loyauté des échanges commerciaux. L’huile alimentaire, produit de consommation courante, ne saurait être l’objet d’une circulation clandestine où la qualité, l’origine et la conformité aux normes échappent à tout contrôle.
À ces deux opérations 𝐬’𝐚𝐣𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞, tout aussi déterminante par ses implications environnementales : l’Unité Mobile d’Intervention (UMI) a procédé, sur l’axe Ouaga–Léo, à la saisie 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝟐𝟎 𝐭𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐜𝐡𝐞𝐭𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐡𝐢𝐛𝐞́𝐬. Cette cargaison massive, destinée à une mise en circulation illégale, menace directement les écosystèmes, les sols, les cours d’eau et la santé des populations. En neutralisant ce flux, la Douane ne protège pas seulement l’économie formelle ; elle défend aussi le droit des générations futures à un environnement viable et sain.
Ces trois opérations, en apparence différentes par leurs objets et leurs théâtres d’intervention, participent d’une même architecture stratégique : 𝐥𝐞 𝐦𝐚𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞, 𝐥’𝐚𝐧𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐮𝐝𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐧𝐞𝐮𝐭𝐫𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐬. Les unités engagées: Brigades mobiles, DST et UMI ont démontré une complémentarité opérationnelle fondée sur le renseignement, la mobilité et la capacité d’intervention en zones difficiles d’accès. En cela, elles s’inscrivent dans la modernisation des pratiques douanières, où la Douane n’est plus seulement un guichet fiscal, mais un acteur central de la protection du marché intérieur, de la santé publique, de la sécurité et de l’environnement.
Dans un message d’orientation, le Directeur général des Douanes, 𝐥'𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐘𝐯𝐞𝐬 𝐊𝐀𝐅𝐀𝐍𝐃𝐎, a salué la détermination des agents tout en appelant à la vigilance collective. 𝐈𝐥 𝐚 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐞́ 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐧𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐠𝐢𝐫 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞 : 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐧𝐨𝐧𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞, 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐫𝐞𝐦𝐩𝐚𝐫𝐭𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐮𝐝𝐞. 𝐈𝐥 𝐚 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐥𝐥𝐞̀𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞́𝐠𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐠𝐮𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬, 𝐠𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́, 𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐟𝐢𝐬𝐜𝐚𝐥𝐞. Pour le Directeur général, la protection du pays commence par le respect de la règle et la confiance dans les institutions.
Il convient également de souligner la portée pédagogique de ces saisies. Elles rappellent aux opérateurs économiques que la facilitation des échanges, à laquelle la Douane contribue par des réformes structurelles, ne saurait être confondue avec la permissivité. La fluidité commerciale n’exclut pas la discipline ; elle la présuppose. S’affranchir des règles, c’est fragiliser la concurrence loyale, mettre en péril les finances publiques et exposer les populations à des produits dont la dangerosité peut être silencieuse mais réelle.
Ainsi, de la brousse frontalière de l’Est aux corridors du Centre-Ouest, en passant par le Centre, une même idée s’impose : 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞, 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐧𝐞 𝐞𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐥’𝐮𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞𝐭𝐬. Par des actes parfois discrets, souvent exigeants, toujours décisifs, elle oppose une fin de non recevoir aux économies souterraines et réaffirme la primauté du droit. À travers ces saisies, ce n’est pas seulement une marchandise qui est retenue : c’est une certaine idée de l’ordre public, de la responsabilité économique, de la protection de l’environnement et de la sécurité des citoyens qui est, une fois encore, défendue.

Source : 𝐒𝐂𝐑𝐏-𝐃𝐆𝐃

 609035376 1212470961067877 4014152752164892030 n 1Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, a reçu en audience, ce mardi 06 janvier 2026, le chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Burkina Faso David COOMBER.

Au cours de cette rencontre, le responsable onusien a présenté les principales missions et domaines d’intervention de l’OIM dans le pays. Celles-ci portent notamment sur l’accompagnement au retour volontaire des migrants et leur insertion économique, la promotion de l’employabilité des jeunes, ainsi que l’autonomisation des femmes.

Le diplomate onusien a par ailleurs indiqué que l’OIM entend aligner l’ensemble de ses actions sur les priorités du Plan national de développement (PND) 2026-2030, afin de renforcer leur cohérence avec les orientations stratégiques du Burkina Faso.

Saluant cette volonté d’alignement, le ministre de l’Économie et des Finances a toutefois insisté sur la nécessité de traduire ces engagements en actions concrètes et visibles au profit des populations.

Source : 𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐌𝐄𝐅


611724428 1315838410584468 4667884331332780840 n 1𝐋𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢 𝟎𝟓 𝐣𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟐𝟎𝟐𝟔, l’année nouvelle s’est ouverte par un acte majeur de protection de l’intérêt général. En pleine brousse, dans la localité de Boromo, la Brigade Mobile des Douanes de Koudougou a mis au jour, une opération clandestine d’une dangerosité exceptionnelle : 𝐪𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞-𝐯𝐢𝐧𝐠𝐭-𝐮𝐧 (𝟖𝟏) 𝐟𝐮̂𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐲𝐚𝐧𝐮𝐫𝐞 soigneusement entreposés dans des maisons isolées, dissimulées loin des axes routiers et hors des regards, dans une tentative manifeste d’échapper au contrôle de l’État.612110625 1315838623917780 5283708512101989001 n 1
Cette intervention d’envergure est l’aboutissement de l’exploitation rigoureuse d’un renseignement fiable, conduite avec méthode et professionnalisme par la BM Koudougou, appuyée par une équipe de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) des Douanes. Dans ces habitations perdues au cœur de la brousse, le produit hautement toxique était stocké en silence, prêt à être acheminé vers des circuits illicites, exposant gravement les populations, l’environnement et la sécurité nationale à des conséquences potentiellement irréversibles. Le mode opératoire mis au jour révèle la gravité des faits et la détermination des réseaux impliqués : transformer des maisons en dépôts clandestins de substances létales, parier sur l’isolement géographique, le secret et une supposée impunité. C’était aussi croire que l’autorité de l’État s’arrête aux routes visibles. Cette illusion a été formellement démentie.611680661 1315838457251130 3863132730713679494 n 1
Cette saisie trouve un écho puissant dans une parole devenue boussole stratégique de l’action douanière. Le Directeur Général des Douanes, 𝐥’𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐘𝐯𝐞𝐬 𝐊𝐀𝐅𝐀𝐍𝐃𝐎, alors Coordonnateur national de lutte contre la fraude, déclarait : « 𝐋𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐮𝐝𝐞, 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐬𝐢 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐠𝐮𝐞𝐮𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐥𝐢𝐨𝐧, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐢𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞𝐫. »
À Boromo, cette déclaration s’est matérialisée en fait accompli. Ni la brousse, ni les maisons isolées, ni l’éloignement stratégique n’ont entamé la vigilance douanière. Là où certains pensaient être hors d’atteinte, la Douane a démontré que le renseignement, la coordination interservices et la détermination opérationnelle franchissent toutes les distances.
Ces vœux de nouvel an adressés à la Nation sont clairs et sans équivoque. Ils ne relèvent ni de l’incantation ni du symbole, mais d’actes concrets : saisies, neutralisation de menaces invisibles, sécurisation du territoire. Dès les premiers jours de 2026, la Douane burkinabè renouvelle son engagement total à exercer sa mission jusque dans les recoins les plus reculés du pays.
La fraude se dissimule, se replie et se terre. La Douane avance, recherche et neutralise. Même dans la gueule du lion.

Source: 𝐒𝐂𝐑𝐏-𝐃𝐆𝐃

CNC BCEAO 1Le lundi 29 décembre 2025, l’Agence Principale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), à Ouagadougou, a abrité la dernière session ordinaire au titre de l'année 2025, du Conseil National du Crédit (CNC) du Burkina Faso.
D’une importance particulière, cette dernière session a permis aux membres du Conseil, d’analyser, sur la base de données disponibles à fin septembre 2025, l’évolution de la situation des banques et celle des institutions de microfinance, principaux acteurs du financement de l’économie nationale.
Ainsi, après avoir passé en revue les rapports élaborés par la Direction Nationale de la BCEAO pour le Burkina, le Conseil note une hausse considérable des dépôts reçus par les banques et les institutions de microfinance et des tendances favorables des crédits accordés.
En effet, les dépôts dans les banques ont enregistré une hausse de plus de 436 milliards FCFA à fin septembre 2025, comparativement à la même période de l’année 2024. Les ressources des grandes institutions de microfinance, ont quant à elles connu un accroissement de près de 40 milliards FCFA.
Ces résultats ont favorisé un renforcement des capacités des banques et institutions de microfinance à octroyer des crédits pour financer l’activité économique.
En effet, les banques ont mis à la disposition des entreprises et des ménages à fin septembre 2025, des financements à hauteur de 1 457 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 2,3%, par rapport à l’année précédente.
Parallèlement, elles ont continué de combler le besoin de financement des Etats membres, en souscrivant aux emprunts lancés sur le marché régional.
Pour le Conseil, ces évolutions sont la preuve que « le secteur bancaire et financier est résilient, en dépit des incertitudes qui caractérisent l’environnement international ». Elles sont également un « signe tangible d’une relance de l’activité économique », indique-t-il.CNC BCEAO 1 2
De façon concrète, le CNC note une « croissance du produit intérieur brut en termes réels, plus vigoureuse en 2025 comparé à 2024 ». Aussi, le niveau général des prix à la consommation affiche une tendance à la baisse. Cela se justifie par l’amélioration de l’offre de produits alimentaires et la baisse des coûts des produits de grande consommation importés.
Pour ce qui concerne l’exécution des finances publiques, il ressort que le déficit budgétaire est bien maîtrisé, affichant un taux en dessous de 3% du PIB.
Au regard de ce qui précède, le CNC affirme que « tous les indicateurs sont au vert ».
Toutefois, même s’il s’est félicité de la consolidation de la stabilité financière et de la solidité des institutions financières du Burkina, le Conseil National du Crédit a mis l’accent sur une série de défis que les banques et les institutions de microfinance doivent relever. Ce, dans l’optique de renforcer leur résilience et de jouer un rôle plus déterminant dans l’atteinte des objectifs visés par les plus hautes autorités en matière de développement durable et inclusif.
Dans cette dynamique, l’accent a été mis sur une « adaptation de l’offre de financement » en vue de soutenir la dynamique en cours pour « renforcer l’industrialisation et la nécessité d'accroître le financement du secteur agro-sylvo-pastorale dont dépend l’amélioration des conditions de vie d’une grande partie de la population ».
Pour y parvenir, le CNC compte approfondir au cours de l’année 2026, les réflexions sur la stratégie et les mécanismes appropriés à mettre en œuvre par le système bancaire et financier national pour « soutenir davantage la transformation structurelle de l’économie ». En outre, il envisage de se pencher sur la tarification des services bancaires, identifié comme un facteur de promotion de l’inclusion financière.CNC BCEAO 2
À l’issue de cette session, Bruno Raymond Bamouni, Directeur Général du Trésor Public, représentant du Burkina Faso au Comité Politique Monétaire (CPM) de la BCEAO, membre du Conseil, a notifié que tout ce que le Conseil National du Crédit (CNC) fait, « c’est dans le but de permettre à notre pays de continuer à se tenir debout, au regard du contexte dans lequel nous évoluons ».
Président de la session, il a souligné que, « le Burkina tient aujourd’hui, parce qu’il y a une conjugaison d’efforts de tous les acteurs des différents secteurs d’activités ».
Notons que le Conseil National du Crédit du Burkina Faso est un organe de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest dont la mission est d’assurer non seulement la mise en œuvre et le suivi de la politique monétaire et du crédit mais aussi de veiller à la stabilité financière et au bon fonctionnement du marché crédit ainsi que du système des paiements, au niveau de chacun des Etats membres.

Flora SANOU

604612614 1296303435869295 7374629258493492236 n Copie 1Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations stratégiques de la Confédération des États du Sahel (AES), la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID-AES) a été officiellement inaugurée ce mardi 23 décembre 2025 à Bamako, par les trois Chefs d'Etat de l'AES à savoir le Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Général d’Armée Assimi GOÏTA, le Président de la République du Niger,  le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, ainsi que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

L'information est donnée par la Présidence malienne.

Institution financière stratégique de la Confédération, la BCID-AES vise à soutenir les investissements structurants, à renforcer la souveraineté économique et à promouvoir un développement durable au sein de l’espace AES.601363115 1296302519202720 87879714872082496 n Copie 1604534999 1296303452535960 3858282880063732776 n Copie 1600948271 1296303302535975 3222068605544894303 n 1603850007 1296303802535925 8789322748658818223 n Copie 1

Radarsburkina.net

599926051 1299202472248062 6302000497915119005 n 1𝐋𝐞 𝐯𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞𝐝𝐢 𝟏𝟐 𝐝𝐞́𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓, à Tenkodogo, la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) des Douanes a porté un coup sévère aux réseaux de contrebande à travers l’interception d’une importante cargaison de boissons alcoolisées frauduleusement introduites sur le territoire national.
Menée avec méthode, rigueur et un professionnalisme exemplaire, l’opération a permis 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝟑𝟔𝟑 𝐜𝐨𝐥𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐚𝐥𝐜𝐨𝐨𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐬, 𝐩𝐚𝐫𝐦𝐢 𝐥𝐞𝐬𝐪𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐟𝐢𝐠𝐮𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐧𝐨𝐭𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝟏𝟎𝟎 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐝𝐤𝐚, 𝟒𝟖 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐰𝐡𝐢𝐬𝐤𝐲, 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐫𝐢𝐯𝐞́𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞́𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧. La cargaison comprenait également 𝐝𝐮 𝐬𝐜𝐨𝐭𝐜𝐡 𝐰𝐡𝐢𝐬𝐤𝐲, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐧𝐠𝐫𝐢𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐫𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐚𝐥𝐜𝐨𝐨𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞 𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐛𝐨𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐬, manifestement destinées à alimenter des réseaux de distribution illicites, en particulier en cette période de forte demande liée aux fêtes de fin d’année.
Au-delà de l’infraction douanière, 𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐡𝐚𝐮𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞, 𝐞𝐧 𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐚𝐧𝐝𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐥𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐦𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐨𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 (𝐅𝐒𝐏). Leur introduction frauduleuse constitue ainsi un double préjudice : 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐫𝐞𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐠𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐱.
Cette opération met en exergue la persistance des manœuvres frauduleuses visant à contourner les dispositifs de contrôle douanier, en violation flagrante des règles fiscales, sanitaires et sécuritaires en vigueur. Elle traduit, à l’inverse, la vigilance constante, la maîtrise opérationnelle et la détermination sans faille des unités douanières engagées dans la lutte contre la fraude et la préservation des intérêts stratégiques de la Nation.
À cet égard, le Directeur général des Douanes, 𝐥’𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐘𝐯𝐞𝐬 𝐊𝐀𝐅𝐀𝐍𝐃𝐎, a rappelé aux acteurs du commerce extérieur que 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐝𝐨𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐢𝐜𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞̀𝐠𝐥𝐞𝐬 𝐝’𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, ainsi que sur 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐦𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞, au premier rang desquels figure 𝐥𝐞 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐨𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.
Cette opération d’envergure illustre éloquemment l’engagement résolu de l’Administration des Douanes à protéger l’économie nationale, à préserver la santé des populations et à combattre, sans relâche, toutes les formes de trafics illicites, particulièrement lorsque ceux-ci compromettent l’effort collectif de paix. Les opérations de contrôle se poursuivront avec la même intensité afin de tarir durablement les circuits frauduleux et de garantir le respect de la loi.

Source : 𝐒𝐂𝐑𝐏-𝐃𝐆𝐃


bceao photo 3La Direction Nationale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Burkina Faso a organisé ce vendredi 12 décembre 2025 à son siège, à Ouagadougou, une rencontre d’information avec une quinzaine de journalistes. Les échanges ont porté sur l’évolution des statistiques des comptes extérieurs du Burkina Faso en 2024.
À cette occasion, le rapport annuel 2024 de la balance des paiements et de la position extérieure globale du Burkina Faso a été présenté aux participants. Ce rapport analyse la situation économique, financière et monétaire du Burkina Faso vis-à-vis du reste du monde. Il en ressort que les exportations du Burkina Faso en 2024 dépassent les importations. Les flux nets entrants de capitaux se sont élevés à 777,8 milliards FCFA, contre des entrées nettes de 11,1 milliards FCFA en 2023.

Les exportations du Burkina Faso en 2024


bceao photo 2L'or, le coton, les animaux sur pied, la noix de cajou et le sésame représentent les cinq principaux produits d'exportation du pays.
• Les exportations sont dominées par l'or, qui représente 78,6 % de la valeur totale des exportations, avec une valeur qui s'élève à 2 914,4 milliards FCFA.
• Le coton, dont le poids est de 5,5 %, vient en deuxième position pour un coût global de 203,4 milliards FCFA.
• Les animaux sur pied représentent 2,1 %, pour une valeur de 79,2 milliards FCFA.
• La noix de cajou exportée est de 1,8 % et le coût s'élève à 67,6 milliards FCFA.
• Le ciment perd sa place de cinquième produit d’exportation de 2023 au profit du sésame, qui représente 1,2 % pour l'année 2024 avec une valeur totale de 43,1 milliards FCFA.


L'Europe demeure la principale destination avec une part de 55,2 % des exportations du Burkina Faso. Elle est suivie par l'Asie qui a acheté 26,7 % des biens burkinabè, par l'Afrique avec une part de 9,7 % et par l'Amérique dont les achats n’ont représenté que 0,4 %.


En Europe, c’est la Suisse qui est le premier client. Elle achète 67,1 % des ventes officielles d’or du Burkina Faso. En Afrique, le Mali demeure la principale destination des exportations burkinabè avec une valeur de biens achetés de 100,2 milliards FCFA (majoritairement de l’or). La valeur des expéditions d'or, principal produit exporté vers ce pays, s’est établie à 70,4 milliards contre 105,5 milliards en 2023. En Asie, ce sont les Émirats Arabes Unis qui sont en tête, après avoir acheté de l’or pour un montant de 665,1 milliards FCFA.

 

Les importations du Burkina Faso en 2024


bceao photo 1Pour ce qui est des produits importés par le Burkina Faso, la facture s’élève à 3 529,7 milliards FCFA.


• Les hydrocarbures sont en tête avec une part de 37,9 % du total des importations pour un coût de 1 425,1 milliards FCFA.
• Les biens d'équipement (machines, appareils mécaniques et électriques, ainsi que le matériel de transport) suivent avec un poids de 18,9 % des importations totales pour une valeur de 293,5 milliards FCFA.
• Les biens intermédiaires (matériaux de construction et produits chimiques) se positionnent à la troisième place avec une part de 18,7 % des importations totales du pays. Ils s'élèvent à 247,4 milliards FCFA.
• Les produits alimentaires dominés par les poissons et les crustacés représentent 12,6 % et sont évalués à 444,9 milliards FCFA.
• Les autres biens de consommation courante (principalement les produits pharmaceutiques) viennent en 5e position avec 8,5 % pour un coût de 301 milliards FCFA.


Les produits importés par le Burkina Faso proviennent principalement de l’Afrique. En effet, le continent africain demeure le principal fournisseur du pays avec une part de marché de 39,3 %. Les autres pays d’Afrique ont vendu au Burkina Faso l’équivalent de 1 386,6 milliards FCFA de biens, notamment des produits énergétiques et alimentaires. La Côte d’Ivoire demeure le premier fournisseur du pays dans l’espace UEMOA, avec une part de marché de 18,9 % en 2024, après 15,0 % en 2023. Le continent africain est suivi par l’Asie auprès de qui le Burkina Faso achète 27,9 % de produits, par l’Europe dont le poids est de 27,7 % et par l’Amérique qui fournit 4,8 % des importations du pays.


Les produits importés de l’Asie sont les appareils électroniques, les biens d'équipement, les céréales, les matériels de bureau, les textiles, les friperies et le thé. La Chine est le premier fournisseur de biens importés de ce continent. En Europe, les biens achetés sont constitués essentiellement de produits pharmaceutiques et alimentaires, de cigarettes, de matériels de télécommunication et de véhicules, et la Russie est le premier fournisseur.

 

La Balance Commerciale du Burkina Faso est excédentaire en 2024


En 2024, la valeur des ventes extérieures de biens du Burkina Faso s’établit à 3 708,3 milliards FCFA (dont 505,6 milliards FCFA pour les produits miniers et 39,2 milliards FCFA pour les produits agricoles). Les recettes des exportations ont entièrement couvert les dépenses des importations, qui se chiffrent à 3 529,7 milliards FCFA. Autrement dit, le Burkina Faso a pu financer ses achats à l'étranger grâce à ses ventes sur les marchés internationaux.


Selon Alidou GUIGMA, Chargé de la Balance des paiements à la Direction Nationale de la BCEAO, et Sibiri Traoré, Responsable du service des études et de la statistique, l’excédent de la balance commerciale n’est pas a priori un point positif pour le Burkina et cela nécessite une prudence. En effet, selon leurs explications, l’or, qui est le principal produit exporté et dont la quantité et le cours sont actuellement en hausse, peut subir une chute fatale, ce qui plongerait inévitablement le pays dans un déficit. Ainsi, pour espérer garder la balance commerciale excédentaire, il serait judicieux de diversifier les produits exportés.

 

Position Extérieure Globale


bceao photo 4La Position Extérieure Globale du Burkina Faso, qui représente le patrimoine du pays vis à-vis du reste du monde, est passée de -5 225,9 milliards de FCFA au 31 décembre 2023 à -5 770,3 milliards de FCFA au 31 décembre 2024. Ce qui traduit une confiance accrut des investisseurs étrangers au pays.


Les flux nets entrants de capitaux ont enregistré une augmentation notable en 2024 à la faveur, notamment, de la mobilisation des investissements de portefeuille et des autres investissements. Les opérations financières se sont soldées par des entrées de capitaux venant de l’extérieur de 777,8 milliards FCFA, après des entrées nettes de 11,1 milliards FCFA en 2023.
Selon le Conseiller du Directeur National de la BCEAO, cela s’explique par un changement de perception que les investisseurs étrangers ont du Burkina Faso.


« C’est un indicateur de la confiance que les investisseurs étrangers ont envers l’État burkinabè en acceptant de mettre de l’argent à sa disposition. Plus on a confiance, plus on s’engage à investir, soit par émissions de titres, soit par investissements », a-t-il indiqué.


Et M. Sibiri Traoré, Responsable du service des études et de la statistique, d’ajouter :
« Si on ne vous fait pas confiance, on ne vous endette pas. C’est parce que notre pays a la capacité de rembourser ses dettes. Aussi, s’il n’y a pas d’opportunités, personne ne viendra investir. Nous avons également un cadre réglementaire favorable ».
De même, selon Alidou GUIGMA, Chargé de la Balance des paiements à la Direction Nationale de la BCEAO, la dette n’est pas un mal en soi. Cette dette représente plutôt un avantage pour le pays car elle est due à la création d’entreprises par le reste du monde au Burkina Faso, a-t-il notifié.


« Il y a par exemple les résidents des États-Unis qui sont en train d’investir au Burkina Faso et il y a surtout ceux qui investissent dans le secteur minier, notamment les Canadiens, les Turcs. Cela permet au pays d’engranger des revenus », a fait savoir M. Guigma. De son avis, « lorsque les investissements produisent suffisamment, le bénéfice peut couvrir entièrement la dette, générer d’autres ressources pour le pays, voire augmenter son niveau de richesse ».

Flora Sanou

 


Capture𝐄𝐧 𝐜𝐞 𝟏𝟏 𝐝𝐞́𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞, date sacrée où le Burkina Faso célèbre son indépendance, l’Administration des Douanes met en lumière deux opérations majeures qui constituent un hommage concret aux valeurs de vigilance, de souveraineté et de responsabilité républicaine.
𝐋𝐞 𝟑𝟎 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓, le Bureau des Douanes de ZECCO s’est particulièrement illustré dans la lutte contre les trafics illicites. En interceptant 𝟑𝟓𝟎 𝐜𝐨𝐥𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐜𝐡𝐞𝐭𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐨𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞́𝐬, soit près de 4 tonnes, ainsi que 𝟒𝟏𝟎 𝐩𝐧𝐞𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐦𝐨𝐭𝐨𝐬 𝐢𝐫𝐫𝐞𝐠𝐮𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞́𝐬, ses agents ont démontré une maîtrise remarquable qui confirme le rôle de la Douane comme barrière essentielle contre les marchandises prohibées et les circuits frauduleux.
Quelques jours plus tard, 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐧𝐮𝐢𝐭 𝐝𝐮 𝟖 𝐚𝐮 𝟗 𝐝𝐞́𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓, alors que le pays se préparait à la célébration de l’indépendance, le Bureau de ZABRÉ a intercepté un véhicule transportant 560 colis de sachets plastiques en contrebande. Cette action renforce la surveillance active exercée sur les corridors sensibles et témoigne de la détermination constante des unités douanières à protéger les intérêts de la Nation.
Ces résultats ne relèvent pas uniquement de la performance opérationnelle : ils traduisent la discipline, le professionnalisme et le sens du devoir qui animent les agents chargés de défendre les intérêts vitaux de notre pays. En ce jour de commémoration, ils rappellent que la souveraineté économique repose sur l’engagement quotidien de celles et ceux qui assurent la protection des frontières et la sécurité de l’économie nationale.
S’exprimant à l’occasion de ces saisies et de la fête du 11 décembre, le Directeur général des Douanes, 𝐥’𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐘𝐯𝐞𝐬 𝐊𝐀𝐅𝐀𝐍𝐃𝐎, a adressé un message empreint de solennité et de fierté nationale : « 𝐄𝐧 𝐜𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐨𝐮̀ 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́, 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐢𝐬𝐢𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐙𝐄𝐂𝐂𝐎 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐙𝐀𝐁𝐑𝐄́ 𝐬’𝐞́𝐫𝐢𝐠𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐠𝐢𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐝𝐞́𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐄𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐮𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐫𝐭𝐞́ 𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞, 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐚𝐠𝐞𝐧𝐭𝐬 : 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐠𝐮𝐞𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞, 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐮𝐧 𝐚𝐭𝐭𝐚𝐜𝐡𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐨𝐮𝐚𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞. 𝐏𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥, 𝐙𝐄𝐂𝐂𝐎 𝐞𝐭 𝐙𝐀𝐁𝐑𝐄́ 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐮𝐝𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐬𝐩𝐞́𝐫𝐞𝐫 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐥𝐮𝐞. 𝐉𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐠𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐫𝐞𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬, 𝐪𝐮𝐢 𝐡𝐨𝐧𝐨𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐚𝐟𝐟𝐞𝐫𝐦𝐢𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 ».
Ces paroles prennent un relief particulier en ce 11 décembre, jour où la Nation célèbre son histoire, mais aussi l’engagement de celles et ceux qui, dans la discrétion et le dévouement, veillent sur l’intégrité du territoire et la dignité de la Patrie.
À travers ces saisies, ce sont le sens du devoir, la fidélité aux valeurs nationales et la responsabilité envers les générations futures qui se trouvent magnifiés. Elles rappellent également que l’Administration des Douanes, sur l’ensemble du territoire, demeure une institution moderne, vigilante et résolument engagée au service du pays.
En ce jour de célébration nationale, un message s’impose avec évidence : 𝐥𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐥’𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞𝐧𝐭, 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐧𝐞 𝐬𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐮𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐬, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬’𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐞.


Source : 𝐒𝐂𝐑𝐏-𝐃𝐆𝐃

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