vendredi 7 octobre 2022

Burkina Faso : Le gouvernement valide l’augmentation de 100 F du prix du litre de carburant

ageee uneLe traditionnel Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 11 mai 2022 au palais de Kosyam sous la présidence du lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, président de la Transition, président du Faso. Au sortir de ce huis clos de l’exécutif, le ministre porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, s’est entretenu avec les hommes de médias sur certains sujets d’actualité. On retient de cela que l’opération de sauvetage se poursuit sur la mine de Perkoa en vue de retrouver les 8 mineurs, toujours introuvables depuis plus de trois semaines. Le ministre du Commerce a, quant à lui, informé que le gouvernement a autorisé l’augmentation de 100 F du prix du litre de carburant.

Ce sont au total 24 mineurs qui étaient dans la mine souterraine de Perkoa le jour de l’inondation. Les 16 ont pu sortir, contrairement aux 8 qui n’ont pas eu cette chance. Mais l’espoir est toujours permis, selon le porte-parole du gouvernement, car la jauge d’aération continue de fonctionner. A en croire Lionel Bilgo, au début de l’opération il a fallu d’abord dégager la voie qui mène au fond de la mine souterraine qui fait 710 m de profondeur. Puisque les eaux de pluie avaient entraîné beaucoup de déchets, obstruant les voies de passage, ce qui a nécessité au préalable le dégagement desdites voies de passage.

ageee 2« Plusieurs pompes ont été mises à contribution pour évacuer l’eau à l’extérieur. D’abord il faut dire que la mise en place du tube qui permet le pompage est très complexe, vu la profondeur de cette mine souterraine. Les groupes de pompage qui avaient été installés fonctionnaient au diesel et certains tombaient en panne parce qu’il fallait une maintenance continue. Aujourd’hui, l’ensemble des équipements a été renforcé grâce à du matériel venu d’Afrique du Sud mais également du Ghana voisin », a-t-il précisé.

ageee 3S’agissant de l’augmentation du prix du carburant, le ministre du Commerce a déclaré que le gouvernement a choisi le moindre des maux. A l’entendre, les consommations frontalières ont explosé du fait d’une exportation du carburant subventionné au Burkina Faso.

« Cette situation aggrave le déficit parce que si la SONABHY achète le litre à 900 F et le revend à 500, ça veut dire que c’est l’Etat qui est censé compléter les 400 F manquants. Et ça veut dire que sur chaque litre exporté frauduleusement ou par un camionneur qui a préféré faire le plein à Cinkansé, à Ouessa ou ailleurs avant de traverser la frontière, il y a une subvention de 400 F supportée par l’Etat burkinabè. On a le choix, en tant que gouvernement, de risquer la pénurie parce que la SONABHY n’arrivera pas à renouveler son stock de liquidité d’autant plus qu’elle achète plus cher le carburant et le revend moins cher. Et connaissant les contraintes budgétaires, l’Etat n’est pas en mesure de toujours disposer de cash pour réinjecter dans la SONABHY pour lui permettre d’acquérir du carburant», a expliqué Abdoulaye Tall. Selon lui, le gouvernement a fait le choix de l’augmentation, et non de la pénurie, ce qui va au moins permettre de réduire le flux d’exportation illégale.

Barthélémy Paul Tindano

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