vendredi 27 février 2026

Justice : Un Américain de 41 ans condamné à la perpétuité pour viols sur deux mineures de 13 et 15 ans au Burkina

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Fode Sitafa Mara, 41 ans, citoyen américain du Maryland, ex-employé de l'ambassade des États-Unis au Burkina Faso, a écopé d’une prison à perpétuité, pour avoir violé à plusieurs reprises entre 2022 et 2023, deux adolescentes burkinabè âgées de 13 et 15 ans.

L’annonce est faite par le département de la Justice des États-Unis dans un communiqué publié jeudi 26 février 2026.

Mara a été reconnu coupable de quatre chefs d’accusation : « agression sexuelle aggravéesur mineure », « tentative de contrainte et d’incitation de mineure» « tentative d’entrave à la justice ». Il a également été reconnu coupable d’avoir envoyé des messages à caractère sexuel à l’une des victimes mineures et d’avoir tenté de persuader sa femme de ménage de mentir aux enquêteurs américains pour dissimuler ses crimes.

Les faits

 Selon les documents judiciaires et les preuves présentés au procès, cet ancien employé de l’Ambassade des États-Unis au Burkina Faso, a violé à plusieurs reprises les deux adolescentes dans sa résidence louée par l’ambassade à Ouagadougou. Cette résidence étant réservée au personnel diplomatique américain, elle relevait de la juridiction des États-Unis.

Il ressort que l’occupant précédent du logement avait tissé des liens avec les victimes mineures et leur famille, leur offrant nourriture et sécurité. Celles-ci vivaient dans une extrême pauvreté, dans une habitation sans eau courante, à proximité de ce qui allait devenir la résidence de Mara.

Dès son arrivée, Mara a donc saisi l’opportunité et a immédiatement abusé de son accès aux victimes. Il les a abusées sexuellement à plusieurs reprises pendant environ un an, alors qu’elles n’avaient que 13 et 15 ans.

Le communiqué précise qu’il a profité de la maladie grave de leur mère pour exiger des relations sexuelles, leur affirmant qu’il ne pouvait les aider sans contrepartie.

Il leur a fourni des téléphones portables pour les appeler pendant les absences professionnelles de sa femme.

Dès l’entame des enquêtes, celui-ci a tenté de corrompre sa femme de ménage pour qu’elle mente aux enquêteurs américains afin de dissimuler ses crimes.

Après un procès de deux semaines en octobre 2025, le verdict est tombé ce 26 février : Fode Sitafa Mara écope d’une peine de prison à vie.

Le département de la Justice des États-Unis a été on ne peut plus clair « la protection des enfants et des populations vulnérables contre l’exploitation et les abus sexuels est une priorité absolue (…) et nous continuerons de poursuivre ceux qui abusent de cette confiance où qu’ils opèrent. Ceux qui maltraitent des enfants – que ce soit aux États-Unis ou à l’étranger – devront répondre de leurs actes devant la justice américaine et paieront un lourd tribut. »

Ci-joint le communiqué intégral

« Un homme du Maryland a été condamné aujourd’hui à la prison à vie pour avoir agressé sexuellement avec violence deux mineures au Burkina Faso en 2022 et 2023.

À l’issue d’un procès de deux semaines en octobre 2025, un jury fédéral du district du Maryland a reconnu Fode Sitafa Mara, 41 ans, coupable de quatre chefs d’accusation d’agression sexuelle aggravée sur mineure, ainsi que d’un chef d’accusation de tentative de contrainte et d’incitation de mineure et d’un chef d’accusation de tentative d’entrave à la justice. Mara, citoyen américain, était employé à l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou, au Burkina Faso, au moment des faits.

« L’accusé, alors qu’il représentait le gouvernement américain à l’étranger, a agressé sexuellement avec violence deux enfants extrêmement vulnérables », a déclaré le procureur général adjoint A. Tysen Duva, de la division criminelle du ministère de la Justice. « Ses crimes étaient répréhensibles. Bien qu’aucune peine ne puisse effacer le mal qu’il a causé, le verdict d’aujourd’hui démontre que ceux qui maltraitent des enfants – que ce soit aux États-Unis ou à l’étranger – devront répondre de leurs actes devant la justice américaine. Nous remercions nos partenaires du Département d’État américain de nous avoir aidés à obtenir justice pour ces victimes. »

« Notre message est clair : ceux qui s’en prennent à nos enfants paieront un lourd tribut », a déclaré Kelly O. Hayes, procureure fédérale du district du Maryland. « Mara a ciblé et abusé de deux jeunes filles innocentes, et il sera désormais derrière les barreaux pour de longues années, là où est sa place. Nous sommes déterminés à collaborer avec la communauté et les forces de l’ordre afin que justice soit faite en poursuivant et en traduisant en justice sans relâche les prédateurs qui commettent ces actes déplorables. »

« Le Service de sécurité diplomatique (DSS) s’engage à protéger l’intégrité des missions diplomatiques américaines et à garantir la sécurité des communautés locales où nous sommes présents », a déclaré George Semertsidis, directeur adjoint du Bureau des enquêtes spéciales du DSS.

« Nous enquêterons minutieusement sur toute allégation d’acte criminel commis par des personnes liées aux installations diplomatiques américaines et collaborerons sans relâche avec nos partenaires des forces de l’ordre pour traduire les coupables en justice. Cette affaire témoigne de notre engagement indéfectible envers la responsabilité et la protection des plus vulnérables. »

« La protection des enfants et des populations vulnérables contre l’exploitation et les abus sexuels est une priorité absolue du Bureau de l’Inspecteur général de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID OIG), et nous continuerons de poursuivre ceux qui abusent de cette confiance où qu’ils opèrent », a déclaré Laura Rousseau, Inspectrice générale adjointe par intérim chargée des enquêtes à l’USAID OIG.

« Grâce à sa compétence de surveillance continue de l’aide étrangère, l’USAID OIG veillera à ce que les auteurs de ces actes soient sévèrement punis et que quiconque exploite sa position à l’étranger soit tenu responsable, y compris les personnes employées par les États-Unis, les organisations humanitaires ou les Nations Unies. »

« Les agents spéciaux du Service des enquêtes de sécurité intérieure (HSI) du Maryland, avec l’aide de leurs partenaires fédéraux chargés de l’application de la loi, ont fait preuve d’un dévouement et d’un professionnalisme exceptionnels pour rendre justice aux victimes dans cette affaire », a déclaré John Condon, directeur exécutif par intérim du HSI.

« Leur recherche acharnée de la vérité et leur engagement à protéger les enfants vulnérables à travers le monde illustrent parfaitement la mission du HSI, qui est d’enquêter sur les crimes menaçant la sécurité de nos communautés, tant au pays qu’à l’étranger. Le HSI demeure inébranlable dans sa lutte contre l’exploitation des enfants et veille à ce que les auteurs de tels actes soient pleinement tenus responsables de leurs actes. Je félicite nos agents pour leur travail exceptionnel et leur dévouement sans faille à la défense des valeurs de justice et d’intégrité. »

Selon les documents judiciaires et les preuves présentés au procès, Mara a violé à plusieurs reprises deux adolescentes burkinabè dans sa résidence louée par l’ambassade américaine à Ouagadougou. Cette résidence étant réservée au personnel diplomatique américain, elle relevait de la juridiction des États-Unis. L’occupant précédent du logement de Mara avait tissé des liens avec les victimes mineures et leur famille, leur offrant nourriture et sécurité. Les victimes vivaient dans une extrême pauvreté, dans une habitation sans eau courante, à proximité de ce qui allait devenir la résidence de Mara.

Dès son arrivée, Mara a saisi l’opportunité et a immédiatement abusé de son accès aux victimes. Mara a abusé sexuellement de ces jeunes filles à plusieurs reprises pendant environ un an, alors qu’elles avaient entre 13 et 15 ans. Il a profité de la maladie grave de leur mère pour exiger des relations sexuelles, leur affirmant qu’il ne pouvait les aider sans contrepartie. Mara leur a fourni des téléphones portables afin de pouvoir les appeler pendant les absences professionnelles de sa femme. Il a également été reconnu coupable d’avoir envoyé des messages à caractère sexuel à l’une des victimes mineures et d’avoir tenté de persuader sa femme de ménage de mentir aux enquêteurs américains pour dissimuler ses crimes.

L’enquête a été menée par le Bureau des enquêtes spéciales du DSS, le Bureau régional de sécurité du DSS à l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou, ainsi que par l’OIG de l’USAID et le HSI. Les autorités burkinabè ont apporté une aide précieuse. L’accusation a été portée devant le tribunal par Adam Braskich, avocat au sein de la Section Exploitation des enfants et obscénité (CEOS) de la Division criminelle, et par les procureurs adjoints Ranganath Manthripragada et Brooke Oki, du district du Maryland.

Cette affaire a été portée devant les tribunaux dans le cadre du Projet « Enfance protégée », une initiative nationale lancée en mai 2006 par le ministère de la Justice afin de lutter contre l’épidémie croissante d’exploitation et d’abus sexuels sur mineurs. Piloté par les bureaux des procureurs fédéraux et la Section de la lutte contre l’exploitation et la pornographie infantiles de la Division criminelle, le Projet « Enfance protégée » mobilise les ressources fédérales, étatiques et locales pour localiser, appréhender et poursuivre les individus qui exploitent sexuellement des enfants, et pour identifier et secourir les victimes. »

Radarsburkina.net

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