lundi 27 avril 2026

Tommy 5La Coupe du Monde de la FIFA 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, se tiendra du 11 juin au 19 juillet prochain. Au cœur de cette machine organisationnelle planétaire, un Burkinabè tire son épingle du jeu : Tommy Régis Zongo.

Résidant aux États-Unis depuis près de deux décennies et consultant pluridisciplinaire (médico-technique, logistique, trading et linguistique), il a été retenu parmi les 100 membres finaux du comité d’organisation de la FIFA, sur plus de 1 125 000 candidats.

Dans cet entretien exclusif accordé à Radarsburkina.net, il revient sur les étapes de sa sélection, ses missions stratégiques et ses ambitions pour porter haut le drapeau du Burkina Faso.

Radars Info Burkina : Tommy Régis Zongo, vous venez d’être retenu parmi les 100 organisateurs clés du Mondial 2026 par la FIFA, sur plus d’un million de candidats. Un exploit retentissant. Quel est votre premier ressenti à ce sujet?

Tommy Régis Zongo : C’est d’abord une immense fierté pour le Burkina Faso. Mais ce n’est pas un hasard. C’est le fruit de plus de vingt années de leadership associatif ,communautaire et professionnel de l’école primaire à l’éducation supérieure et par la suite mon adaptation aux États-Unis, où j’ai toujours mis l’accent sur l’organisation , la planification rigoureuse et l’anticipation.
La FIFA ne cherche pas seulement des compétences techniques, elle recherche des leaders planificateurs, capables de gérer la complexité en temps réel.

RIB : Plus d’un million de candidats, des tests rigoureux… Qu’est-ce qui a fait la différence entre vous et les autres candidats?Tommy 2 1

TRZ : Ma capacité à structurer des projets de A à Z. Dès le lycée au Burkina, puis à l’ecole de santé publique j’ai appris à planifier sous pression. Aux États-Unis, comme président de l’Association des Burkinabè de New York, j’ai organisé des événements majeurs comme le Burkina Day avec des ressources limitées. La FIFA a vu en moi un organisateur confirmé, quelqu’un qui maîtrise la chaîne logistique, du recrutement à la sécurité, en passant par l’accueil des délégations.
La planification, la gestion des imprévus, la coordination multiverse.

RIB : Vous parlez souvent de leadership. Comment le définissez-vous dans ce contexte ?

TRZ : Le leadership, c’est fédérer autour d’une vision claire. Dans notre comité, je ne suis pas seul. Mais mon rôle est d’impulser, d’anticiper et de déléguer avec précision. La FIFA a besoin de gens qui prennent des décisions rapidement, sans perdre en qualité. Mon expérience dans la santé, la logistique et le Business m’a forgé un sens aigu de l’organisation transversale. Et je suis multilingue ce qui permet de coordonner sans friction entre les trois pays hôtes (États-Unis, Canada, Mexique).
Le leader, c’est aussi quelqu’un qui prépare la relève et qui agit avec humilité, mais avec fermeté.

RIB : Concrètement, sur quoi portez-vous votre action dans cette phase préparatoire ?Tommy 1 1

TRZ : Nous sommes dans la phase de planification opérationnelle. Mon champ couvre le recrutement du personnel sur site, la logistique stades, la sécurité, la restauration, et l’accueil des délégations. De l’aéroport à la pelouse, tout doit être opérationnel. C’est là que mes qualités d’organisateur avéré entrent en jeu : je construis des rétroplanings, j’identifie les goulots, je sécurise les ressources. Nous allons même rencontrer les plus hautes autorités, dont le président Trump, pour valider les plans définitifs. Il s’agit de la rigueur, de la méthode, et d’une vision systémique

RIB : Le Burkina n’est pas qualifié sportivement, mais vous portez nos couleurs. Quel message voulez-vous faire passer ?

TRZ : Je veux que chaque Burkinabè voie notre drapeau sur les écrans du monde entier. J’ai prévu de le planter physiquement et symboliquement dans tous les stades où j’interviendrai. Mon integration prouve que l’expertise burkinabè en gestion et en leadership n’a rien à envier à personne. Aux jeunes de chez nous : travaillez, organisez-vous, prenez des responsabilités associatives. C’est ainsi qu’on entre dans les plus grandes instances internationales.

RIB : À votre avis que représente votre exploit pour le Burkina ?

TRZ :

C’est la preuve que la planification et le leadership sont des clés universelles. Je suis un fils du pays, formé à l’école burkinabè de l’effort et de la rigueur. Aujourd’hui, la FIFA me fait confiance pour intégrer le comité afin de contribuer à l’organisation du plus grand événement sportif du monde. Le Burkina est au rendez-vous, même en dehors du terrain. Et ce n’est qu’un début.

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tournoi rugby 13 Ce samedi 28 mars 2026, le Lycée municipal de Sig-Nonghin a vibré au rythme de l'ovalie. Le Rugby Club de Tampouy (RCT) y a organisé un important tournoi d'écoles de rugby, rassemblant les jeunes talents des catégories U10 à U16.

L'événement s'est déroulé en présence de personnalités marquantes : l'ancien ministre des Sports, Dominique Marie André Nana (2021-2022), le président de la Fédération burkinabè de rugby, Nouroudi Guinko, le président de la ligue régionale du Kadiogo, le directeur technique national, ainsi que les parents des jeunes joueurs.

« Il y a de moins en moins d'humanisme dans le monde. Le sport est un vecteur d'intégration qui solidarise les populations », a d'emblée lancé la promotrice. Elle a précisé que l'objectif de ce tournoi est de promouvoir la discipline au Burkina Faso tout en véhiculant des valeurs essentielles : cohésion sociale, solidarité, discipline, respect, paix et fair-play.

Un plateau relevé pour une première éditionrugby

Pour ce baptême du feu, l'association a réuni quatre clubs : le Rugby Club de Tampouy (initiateur de l'événement), l'Université Club de Ouagadougou (UCO), le Marcoussis Rugby Club et le Kelwin Rugby Club.

Au total, 22 formations ont concouru dans différentes catégories :

U16 : 2 équipes filles et 2 équipes garçons.

U14 : 5 équipes filles et 4 équipes garçons.

U12 : 3 équipes filles et 4 équipes garçons.

U10 : 2 équipes mixtes.

Durant la journée, 31 matchs de 10 minutes (sans mi-temps) se sont enchaînés. À l'issue des phases éliminatoires, 8 équipes se sont hissées en finale pour les titres U12 et U14.

tournoi rugby

Les résultats par catégorie

Les finales U14 ont vu s'opposer le Kelwin Rugby Club à l'UCO chez les garçons, tandis que chez les filles, le duel a mis aux prises le club de Tampouy et l'UCO. En U12, l'affiche masculine opposait le RCT au Kelwin Rugby Club, tout comme chez les filles.

Le palmarès de ce premier grand tournoi :

U12 Filles : Kelwin Rugby Club

U12 Garçons : Rugby Club de Tampouy

U14 Garçons : Kelwin Rugby Club

U14 Filles : Rugby Club de Tampouy

À la clôture, chaque club a reçu un trophée de participation. Un prix spécial du « fair-play » a également été décerné à un collaborateur du RCT pour son engagement constant aux côtés du club.tournoi rugby 8

Détecter et accompagner les talents

Selon la présidente du Rugby Club de Tampouy, Fanta Ivanov/Koanda, si le rugby est l'un des sports les plus populaires en Afrique, il reste encore « peu développé au Burkina Faso », malgré un vivier important de jeunes talents. Son association se donne donc pour mission de les détecter, de les faire connaître et de les accompagner.

Affichant une grande satisfaction pour ce « pari gagné », elle a souligné que des efforts constants sont nécessaires pour faire grandir la discipline. Elle s'engage d'ailleurs à pérenniser ce rendez-vous en mobilisant les moyens et partenaires nécessaires pour les prochaines éditions.

 

Un soutien fédéral et des enfants comblés

Le président de la Fédération burkinabè de rugby, Nouroudi Guinko, s'est réjoui de cette initiative : « C'est un réel plaisir de voir que, sur le plan national, des initiatives individuelles accompagnent la fédération dans son projet d'expansion. Ce projet honore le rugby burkinabè. » Il a réitéré la disponibilité de l'instance fédérale à soutenir toute action valorisant ce sport.tournoi rugby 12

Du côté des joueurs, la joie était palpable. Rim Anaric Gansonré, évoluant en U14 au RCT, témoigne : « Le rugby est un jeu collectif qui nous aide à développer l'esprit d'équipe et le vivre-ensemble. Ce tournoi nous a apporté beaucoup de joie car nous nous sommes fait de nouveaux amis. Cela nous aide aussi à progresser pour être plus performants lors des prochaines échéances. »

La journée s'est achevée par un repas fraternel, symbole de la solidarité propre à l'ovalie. Rappelons que le Rugby Club de Tampouy compte près d'une centaine de licenciés qui s'entraînent régulièrement sur le terrain du lycée municipal de Sig-Nonghin.tournoi rugby 11

Flora SANOU

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597437210 1265196535634821 6188867288231044276 n 1L’athlète burkinabè, le sergent Alfred Zan Bady des Forces Armées Nationles (FAN), alias le « Caterpillar » a décroché trois médailles d'or et deux médailles spéciales dont une médaille d’honneur, au championnat du monde de Powerlifting 2025 qui s’est tenu en Russie du 4 au 7 décembre 2025.

Il détient le nouveau record du monde en dips après avoir soulevé une charge de 143.5 kg, ce dimanche 7 décembre 2025.

Il a remporté l’épreuve de développé-couché en soulevant une charge de 240 kg le 5 décembre 2025. Il a obtenu sa deuxième médaille d’or en curl biceps avec une charge de 90 kg, le samedi 6 décembre 2025.

Le Caterpillar dédie ses trois médailles d’or aux trois Présidents de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Il dédie particulièrement sa médaille d'honneur au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

« J'informe mon pays le Burkina Faso que je viens de boucler la dernière épreuve avec honneur en remportant la 3è médaille d'or avec un nouveau #Record du monde et une médaille d'honneur spéciale. Je dédie mes trois médailles aux trois Présidents de l'AES et en particulier ma médaille d'honneur à mon Président son excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Pour l’Etat-Major Général des Forces Armées du Burkina Faso, l’engagement du sergent Alfred Zan Bady, soldat et défenseur de la Patrie, est à l'image de celui des Forces Armées Nationales (#FAN) et sa « victoire honore la Nation ».

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593352207 1160246316288879 6934316608536342235 n 1 1Le Comité National d’Organisation (CNO) de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025 a présenté les grandes orientations encadrant la participation du Burkina Faso à cette CAN, ce mercredi 3 décembre 2025, lors d’une conférence de presse.

À l’occasion, le président du CNO, Monsieur Evariste METUOLE DABIRE, a révélé les conditions de participation du Burkina Faso à la CAN Maroc 2025, les mécanismes d’accès aux 9 stades et zones Fan (Fan ID) ainsi que l’état d’avancement de la mobilisation et de l’accompagnement des supporters.

Selon lui, la CAN 2025 intervient dans un contexte particulier marqué par la nécessité d’une gestion rigoureuse et responsable des ressources publiques.
« En vertu du principe de rationalisation des finances publiques, la participation du Burkina Faso à cette CAN est structurée autour d’un budget équilibré, aligné avec les objectifs et rationnel, de plus de 3 milliards de francs CFA dont 67% consacré aux primes et honoraires depuis la qualification jusqu’à la finale. », rapporte la direction de la communication du ministère des sports.

La délégation officielle du Burkina Faso est strictement structurée comme suit :

-28 joueurs plus le Staff technique et médical ;

-29 officiels, dont 5 journalistes exclusivement issus des médias publics ;

-Une subvention pour la participation d’au moins 75 supporteurs mobilisés et encadrés par l’UNSE.

L’État va mettre à disposition 500 tickets (catégorie 1, 2 et 3) par match pour chacun des 3 premiers matchs. Ces tickets sont destinés à la délégation officielle, aux supporteurs, aux compatriotes résident au Maroc et tout compatriote qui s’y rendrait par ses propres moyens sous réserve d’avoir un Fan ID et dans la limite du stock disponible.

Le Président du CNO a rassuré que cette configuration, bien que resserrée, garantit un accompagnement optimal de l’équipe nationale.

Il a insisté sur le caractère unificateur et fédérateur de cette participation, placée sous les valeurs de rigueur, de transparence et de patriotisme.

Par ailleurs, il a appelé à une forte mobilisation autour des Étalons pour cette grande échéance continentale.

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IMGL2637Candidat au poste de président de la fédération de Basketball du Burkina Faso, Léopold BADO, veut professionnaliser le basketball burkinabè. Il a procédé à la présentation de son projet de programme, ce mercredi 16 octobre 2024, à Ouagadougou à la nouvelle ligue du centre de Basket-ball dont le Président est Adama SERE.

Faisant l’état des lieux du basketball burkinabè, Léopold Bado relève des insuffisances entre autres : un problème de transparence dans la gestion des instances dirigeantes du basketball, une crise profonde entre le corps arbitral et les instances dirigeantes du Basketball, un manque de salles couvertes et des installations de qualité, un manque de matériel de match, manque d’infrastructures adaptées. À cela s’ajoute une faible promotion de cette discipline.

Partant de ce constat et dans l’optique de faire du « Burkina Faso une nation de basketball forte, reconnue et respectée », le candidat Bado a établi un projet de développement reparti en six axes stratégiques.

WhatsApp Image 2024 10 17 at 08.53.43D’abord, il s’agit de gouverner en créant la confiance à travers une gestion vertueuse et transparente, une concertation élargie et participative, une communication administrative claire, des comptes-rendus et bilans en Assemblée générale.

Ensuite, le développement des infrastructures qui consistera à réfectionner, rénover et améliorer les terrains existants, faire un Planning et occupation des palais (PSO2000 et CNOSB), réaliser les projets de construction des deux gymnases et le Projet de construction d’une académie nationale du basket-ball.

En sus, Léopold Bado et son équipe comptent organiser des compétitions de qualité et en toute sécurité, en allégeant les frais de participation (Engagements et Licences), organisant des compétitions nationales pertinentes, professionnelles et en toute sécurité, participant aux compétitions internationales (Équipes nationales et Clubs) et offrant des prix conséquents pour les meilleurs acteurs de la saison.

L’autre axe stratégique est le renforcement des capacités des acteurs notamment offrir une formation continue des officiels et arbitres, organiser des diplômes pour les coachs toute catégorie, organiser des camps de perfectionnement des joueurs, accompagner et former les clubs (Gestion, marketing du sport, mobilisation de ressources financières).

La promotion et le développement du basketball féminin sont également un point essentiel du projet de développement de Sieur Bado. Cela sera concrétisé par l’organisation de plus de compétitions régionales et nationales dédiées aux femmes afin de favoriser l’émergence de talents, le lancement de campagnes de levée de fonds et de soutien aux clubs féminins pour améliorer les infrastructures, les équipements et la formation, la production et diffusion des matchs de basket-ball féminin à la télévision et sur les plateformes de streaming, l’organisation de campagnes de sensibilisation pour encourager les familles à soutenir les jeunes filles dans la pratique du basket-ball.

Le dernier volet est la promotion du sport et la mobilisation des ressources. Pour la mise en œuvre de ces axes stratégiques, Léopold Bado se donne un délai de 24 mois.

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Pour lui, le Burkina doit entrer en course, rattraper son retard en matière du développement du basketball et se hisser au sommet.

C’est pourquoi, il veut restructurer la fédération burkinabè de basket-ball autour d’une meilleure gouvernance, d’acteurs compétents, d’infrastructures adaptées, d’une compétition haut niveau et d’une visibilité accrue sur le plan national et à l’international.

Flora Sanou

91e1d867 8289 4a1c 86c1 37971d4cf62eLes Super Eagles du Nigeria, qui devaient affronter la Libye ce mardi 15 octobre 2024, pour la quatrième journée des éliminatoires de la CAN Maroc 2025, a décidé de ne pas disputer la rencontre. L’équipe dit être victime de "traitement inhumain" depuis son arrivée dans le pays, a indiqué ce 14 octobre 2024, la Fédération nigériane de Football (NFF), qui compte rapatrier les joueurs.

Selon le Capitaine de l’équipe William Troost-Ekong, les Super Eagles ont été retenus dans un aéroport abandonné en Libye pendant plus de 12 heures après que leur avion a été détourné pendant la descente.

« Le gouvernement libyen a annulé notre atterrissage autorisé à Benghazi sans aucune raison. Ils ont verrouillé les portes de l'aéroport et nous ont laissés sans connexion téléphonique, sans nourriture ni boisson. Tout cela pour jouer à des jeux d'esprit. », lit-on dans sa déclaration publier sur le compte X de la NFF.

WhatsApp Image 2024 10 14 at 16.03.37L'ambassade du Nigeria ne peut pas intervenir, car elle a besoin de l'autorisation du gouvernement libyen.

Au regard de cela, le capitaine William Troost-Ekong a déclaré que l'équipe ne jouerait pas le match et ne ferait pas le trajet en bus entre Al-Abraq et Benina, où le match devait se jouer, pour des raisons de sécurité.

« En tant que capitaine et avec l'équipe, nous avons décidé de NE PAS jouer ce match. La CAF devrait examiner le rapport et ce qui se passe ici. Même s'ils décident d'autoriser ce genre de comportement, laissez-les gagner des points. Nous n'accepterons pas de voyager n'importe où par la route ici, même avec la sécurité, ce n'est pas sûr. Nous ne pouvons qu'imaginer à quoi ressemblerait l'hôtel ou la nourriture si nous continuions », a-t-il déclaré.

WhatsApp Image 2024 10 14 at 16.03.44Et d’ajouter : « Nous nous respectons et respectons nos adversaires lorsqu'ils sont nos invités au Nigeria. Des erreurs se produisent, mais ces choses intentionnelles n'ont rien à voir avec le football international ».

Une plainte officielle de la NFF a été envoyée à la Confédération africaine de football (CAF).

 Dans un communiqué, la CAF, dit avoir pris contact avec les autorités libyennes et que l’affaire a été transmise au Conseil de discipline pour enquête et des mesures appropriées seront prises à l'encontre de ceux qui ont violé les Statuts et Règlements de la CAF.

Radarsburkina.net

bbsymposDans un effort conjoint visant à façonner l'avenir du football au Burkina Faso, les principaux acteurs du secteur se réuniront lors d'un événement d'envergure intitulé "Symposium sur l'évolution du football burkinabè". Cette initiative est pilotée par l’ancien international burkinabè Jonathan Pitroipa et d’autres gloires de la sélection nationale à travers le label PNP (Pitroipa, Nikiéma, Panandetiguiri).

Prévu dans les prochains mois, cet événement rassemblera une multitude de parties prenantes, allant des arbitres aux décideurs politiques, en passant par les sponsors, les anciens et actuels footballeurs, les entraîneurs, les supporters, les journalistes, les médecins du sport, les préparateurs physiques ou encore les kinésithérapeutes.

Cette rencontre stratégique offrira une plateforme d'échanges et de réflexion sur les défis et les opportunités qui façonnent le paysage du football au Burkina Faso. Des discussions approfondies sur des sujets tels que le développement des infrastructures, la formation des jeunes talents, la professionnalisation du sport et la santé des athlètes seront au cœur des débats.

Le "Symposium sur l'évolution du football burkinabè" vise à catalyser un dialogue inclusif et constructif, avec pour objectif ultime de formuler des stratégies innovantes pour propulser le football burkinabè vers de nouveaux sommets de succès et de durabilité.

Tous les acteurs engagés dans l'avenir du football au Burkina Faso sont appelés à se joindre à cette initiative novatrice.

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sportbbrama uneNommé le 11 mars 2024 à la tête de la sélection nationale, le coach Brama Traoré a joué son premier match le vendredi 22 mars 2024 contre la Libye en amical, une rencontre qui s’est achevée par une défaite des Étalons sur un score de 2-1. Du sang neuf dans l’équipe nationale pour découvrir de nouveaux talents en vue de renforcer le potentiel ou d’augmenter le potentiel de l’équipe, tel est l’objectif du nouveau sélectionneur national. Au lendemain de ce premier match, des journalistes sportifs donnent leurs points de vue sur la prestation de l’équipe.

« Si on corrige les erreurs, le coach Brama Traoré pourrait nous donner l’équipe tant attendue des Étalons », déclare Aubin Ouédraogo

« De façon générale, on a vu une équipe joueuse qui a montré de belles choses. Le jeu était très plaisant avec une équipe qui se parlait. Il y a eu cette communication entre les joueurs à chaque arrêt de jeu, qui essayaient de se reclasser, de se corriger. On voyait une équipe qui cherchait à rester solide.

Des joueurs sont sortis du lot, comme Dango Ouattara, qui a montré une belle percussion, il était très poignant ; Gustavo Sangaré a montré un meilleur jeu que celui qu’on avait vu lors de la CAN. Cependant, le problème de la défense se pose toujours.  Une défense qui ne défend pas avant de se plaindre mais qui aime se plaindre avant de défendre. Ce comportement a été la cause du 2e but. Edmond Tapsoba s’attendait à ce que l’arbitre siffle une faute en sa faveur, ce qui n’a pas été le cas. Ainsi, toute la défense était en arrière, ce qui a permis aux Libyens d’avancer pour marquer le second but.

sportbrama2Tout compte fait, ce n’est qu’un match amical. Ce n’est donc pas le moment de condamner qui que ce soit ; il faut plutôt rester solides et travailler à s’améliorer.

Si l’équipe reste telle quelle et si l’on corrige les erreurs qu’on a vues, à savoir essayer de construire avant d’aller vers le but, éviter la précipitation d’autant plus qu’il faut être dans de bonnes conditions pour déclencher des frappes ; si on améliore ces éléments, on peut dire que le coach Brama Traoré pourrait nous donner l’équipe tant attendue des Étalons et que le onze national pourrait donner satisfaction lors des grands matchs ».

« Il faut laisser beaucoup de temps au coach (…) ; la prestation de certains nouveaux joueurs me donne de l’espoir », soutient Nabi Bayala

sportbrama3« C’est le visage d’une équipe en construction qu’on a vu hier, comme le coach l’a d’ailleurs si bien dit. On a vu de belles choses malgré la défaite. Il n’y a pas de défaite encourageante mais on a vu quand même quelques séquences de jeu et on a découvert des joueurs qui ont su tirer leur épingle du jeu.

Cependant, les lacunes passées persistent : manque de concentration au niveau de la défense, animation offensive qui peine à prendre…

Je ne vais pas juger ce match parce que ce sont des joueurs qui ne sont pas habitués à jouer ensemble, même si dans le onze il n’y a que trois joueurs, notamment Ousséni Bouda, Valentin Nouma et Sacha Bancé, qui ne sont pas des habitués. Les autres non plus n’ont pas toujours été des titulaires indiscutables, même s’ils ont joué beaucoup de matchs avec les Étalons.

De ce que j’ai vu hier, il faut laisser beaucoup de temps au coach pour poser les bases d’une équipe compétitive et je crois que ce dernier est conscient de la mission qui lui a été assignée. C’est à lui de travailler à trouver un environnement qui va lui permettre d’atteindre ses objectifs, non seulement dans sa communication mais aussi dans le cheminement de son équipe. Il ne faut pas qu’il se laisse impressionner ou qu’il ait une certaine pression dans la construction de son équipe.

En équipe nationale, il faut qu’il y ait des objectifs et un peu de stabilité et il faut que ce cheminement soit lisible pour qu’il soit encouragé. Personnellement, j’ai un avis mitigé sur ce match parce que notre résultat face à la Libye ne m’a pas convaincu mais certaines phases de jeu et la prestation de certains nouveaux joueurs me donnent quand même de l’espoir ».

« Encaisser des buts sans pouvoir revenir au score, c'est comme si les insuffisances de la CAN se poursuivaient », affirme Mamadou Zongo

sportbrama4« Le coach Brama Traoré débute par une défaite, on ne pourra vraiment le juger que lors des prochaines échéances, surtout les matchs à enjeux.

Pour ce premier match, il y avait l'envie, la volonté de faire mieux, de gagner. Chaque joueur a essayé tant bien que mal de convaincre, surtout les nouveaux. Il y avait de bonnes incursions, de bons appels de balles.

Mais encaisser des buts sans pouvoir revenir au score, c'est comme si les insuffisances de la CAN se poursuivaient et on espère que le coach trouvera les ressources nécessaires pour corriger ces erreurs.

Le Burkina Faso n'est plus une petite équipe, une équipe débutante qui cherche ses marques. Vice-champion d'Afrique, médaillé de bronze, 4e place, etc., on fait partie des meilleures nations de football et il faut qu'on respecte notre statut, qu’on joue pour gagner, peu importe l'adversaire ou l'enjeu, et non qu’on se limite à une démonstration de beau jeu. C'est seulement ainsi qu'on pourra aller chercher notre première étoile africaine et aussi aller au Mondial ».

Flora SANOU

seydoutiamaL’arbitrage en football est un élément essentiel pour assurer le bon déroulement d’un match et faire respecter les règles du jeu. L'arbitre peut être un homme ou une femme qui a pour fonction de diriger des rencontres de football organisées par une association sportive reconnue (FIFA, CAF, FBF, ligues, districts, etc.). Quelles sont les exigences d’un arbitrage ? Quelles sont les difficultés auxquelles un arbitre peut faire face et comment les surmonter ? Seydou Tiama, arbitre assistant international, premier arbitre burkinabè à être désigné pour une finale de CAN, en parle dans une interview accordée à Radars Info Burkina.

Radars Info Burkina : Quel est le rôle d’un arbitre ?

Seydou Tiama : L’arbitre dispose de l'autorité nécessaire pour veiller à l'application des lois de jeu. En effet, il doit contrôler le match avec le concours des arbitres-assistants et si possible du quatrième arbitre. En outre, il doit vérifier que le ballon utilisé répond aux normes du matériel et que son chronomètre fonctionne à merveille afin d’éviter toute déconvenue. Il est capable d’arrêter le déroulement d’un match (temporaire ou définitif) quand une personne commet une infraction. Quand un joueur commet de nombreuses fautes, l’arbitre a le devoir de sanctionner la faute la plus grave pour réprimander son mauvais caractère de jeu. Il est aussi capable d’expulser un entraineur ou un membre du staff, quand ce dernier n’a pas un comportement responsable.

Radars Info Burkina : Quelles sont les exigences de l'arbitrage ?

Seydou Tiama : Il s'agit entre autres de veiller à l’application de toutes les lois du jeu, assurer le contrôle du match en collaboration avec les arbitres assistants, s’assurer que le ballon et l’équipement des joueurs sont conformes aux normes. Il faut une très bonne qualité physique et mentale, une aptitude médicale à la pratique de sport de haut niveau, une bonne hygiène de vie, la passion, la détermination, le courage et la remise en cause permanente.

Radars Info Burkina : Quelles sont les difficultés auxquelles un arbitre peut faire face et comment les surmonter ?

Seydou Tiama : Comme difficultés, on note les violences physiques et morales, les blessures, le stress, etc. Pour les surmonter, il faut se forger un mental fort, s'entraîner rigoureusement selon un programme approprié, accepter les critiques et se remettre en cause. L'idéal consiste à se faire suivre par un staff technique (instructeur technique, préparateur physique et mental, médecin/kinésithérapeute...).

Radars Info Burkina : Qu'est-ce qu'un arbitre FIFA et qu’est-ce qui le différencie des autres arbitres ?

Seydou Tiama : Les arbitres FIFA sont généralement des arbitres de fédération, nommés chaque année par la FIFA, Les arbitres FIFA sont généralement des arbitres de fédération qui sont nommés chaque année par la FIFA, après satisfaction des tests médicaux et physiques selon les normes internationales. Les arbitres FIFA du Burkina sont des étalons dans le domaine car ils représentent l'image de l'arbitrage burkinabè sur le plan national et international.

Radars Info Burkina : Vous avez été désigné pour officier à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Côte d’Ivoire 2023, une première dans l’histoire du football burkinabè, qu’est-ce qui a valu cette promotion et quel était votre ressenti ?

Seydou Tiama : Je dirai qu'il s'agit du fruit d'un travail accompli de longue durée par les différentes organisations (CCA, Département de l'arbitrage, CRA, instructeurs...) arbitrales burkinabè qui nous accompagnent depuis notre formation initiale et qui continuent de nous suivre pour de meilleures performances. C'est le lieu pour moi de leur rendre à tous hommage.

Prendre part à une CAN, la plus grande compétition continentale est le rêve de tout arbitre et avoir la chance de faire partie des officiels de la finale est tout simplement une grâce. C’est une grande joie pour moi mais surtout pour l'arbitrage burkinabè dans son ensemble.

Radars Info Burkina : Vous avez reçu un prix à votre retour de la CAN. Que représente-t-il pour vous ?

Seydou Tiama : C’est le fruit d'un travail collectif et individuel acharné et bien fait. On n’arbitre pas seul, donc je mets cela à l'actif du travail de tous mes collègues arbitres avec qui je m'entraîne et officie les matchs, des instructeurs techniques et physiques ainsi que des doyens et dirigeants de l'arbitrage burkinabè. Cette distinction nous interpelle en même temps à plus de travail pour plus de résultats sportifs.

Radars Info Burkina : Quels conseils avez-vous pour les jeunes qui veulent suivre vos pas ?

Seydou Tiama : Pour embrasser une carrière dans l’arbitrage il faut se donner au travail avec tout le sérieux qui y va. D’abord, il faut se fixer des objectifs et travailler à les atteindre. Ensuite, il est nécessaire d’être disposé à apprendre, accepter le sacrifice, être à l'écoute des aînés, être humble. En outre, il faut avoir une bonne hygiène de vie.

En outre, il faut toujours se remettre en cause, mettre l'accent sur les entraînements personnels afin de corriger ses imperfections. Tout cela doit être couronné de prière, car Dieu est au centre de tout.

Propos recueillis par Flora SANOU

batioantLes rideaux sont tombés sur la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football le dimanche 11 février 2024 au stade Alassane-Ouattara d’Ebimpé, à Abidjan. La Côte d’Ivoire, pays organisateur de ladite compétition, succède au Sénégal, vainqueur de la 33e édition. Les Eléphants se sont imposés face aux Super Eagles du Nigeria par le score de 2 buts à 1, accrochant une 3e étoile à leur maillot. Quelles leçons peut-on tirer du parcours de cette équipe à cette CAN ? Quels sont les défis à relever par les Étalons pour la prochaine CAN ? Antoine Bationo, journaliste sportif, joint au téléphone par Radars Info Burkina, nous donne des éléments de réponse.

 

Radars Info Burkina : Quel commentaire faites-vous de cette finale ayant opposé la Côte d'Ivoire au Nigeria ?

Antoine Bationo : C’est une belle finale de Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui a opposé les Eléphants aux Super Eagles, deux équipes qui ont mérité d’être à ce rendez-vous du 11 février. Au cours de cette finale, l’entame a été parfaite pour la Côte d’Ivoire qui avait la possession de balle. On avait compris que le Nigeria voulait laisser venir les Ivoiriens. Par contre, on n’a pas vu l’équipe ivoirienne dans ce registre pendant tout le tournoi. Peut-être avait-elle peur de l’équipe adverse qui était beaucoup plus technique avec un bon milieu de terrain qui jouait bien sur les côtés ? Pendant tout ce temps, c’est vrai que le Nigeria tentait de réagir au cours de la première période, mais ce n’était pas jusqu’au bout. Lorsque les Nigérians obtiennent un coup franc, ils ouvrent le score, mais rien n’était encore joué parce que l’équipe de Côte d’Ivoire n’a pas baissé les bras pour autant.

Les Eléphants ont continué de jouer comme ils savent si bien le faire : Franck Kessié, Seri Jean Michaël en poussant avec Seko Fofana qui était à la récupération des fois et qui venait chercher le ballon pour traverser la ligne médiane ; Sébastien Haller par ses détentes, des balles aériennes qui arrivaient à mettre quelquefois en difficulté cette défense. Dans le couloir gauche, Simon Adingra a fait un grand match. Les Ivoiriens ont poussé parce qu’il y a eu un coaching de l’Ivoirien Emerse Faé qui s’est révélé payant.

Dans l’ensemble, on peut dire que c’est une victoire méritée des Eléphants. Ils se sont montrés au-dessus de l’équipe du Nigeria, qui a tenté dans les dernières minutes de revenir au score en vain. C’est la 3e étoile pour la Côte d’Ivoire et cette équipe qui l’a décrochée est à féliciter. Elle a de la qualité et a trouvé les ressources nécessaires pour revenir dans cette compétition après un premier tour pratiquement catastrophique. Elle a eu les ressources mentales et l’orgueil nécessaires pour montrer qu’en toute chose, quand on est entreprenant il y a de l’espoir et on peut y arriver.

Radars Info Burkina : Quelles leçons peut-on tirer du parcours des Éléphants ?

Antoine Bationo : Au sortir d’un tel tournoi, on peut se poser des questions, car quelque part, c'est inexplicable mais c’est la réalité et c’est ça aussi le football ! Quand on travaille, qu’on se met au sérieux, après un parcours catastrophique, une victoire et deux défaites, surtout celle humiliante face à la Guinée équatoriale, les gens étaient dépassés. Une défaite oui, mais jusqu’à 4 à 0 pour une équipe de la Côte d’Ivoire qui était à ce niveau, c’était incroyable. Donc ressuscitée comme on le dit, miraculée pour d’autres, la Côte d’Ivoire se qualifie lors du dernier match de la phase de groupe. Ça a été un détonateur. Le fait qu’il fallait patienter un jour, deux jours pour savoir si on va être qualifié ou pas a permis à cette équipe de se remettre en cause et à ses joueurs de savoir d’où ils viennent parce qu’ils étaient sauvés. Mais ils s’arment d’un vrai moral d’acier parce que là, il faut être très fort dans la tête pour revenir parce qu’on se dit que ça va être encore une élimination en huitième mais ils se régénèrent et refont surface. Ils ont été extraordinaires face au Sénégal mais là encore, c'était un autre déclic. Il fallait croire en cette équipe de Côte d’Ivoire parce que ça devenait un peu comme facile, surtout quand elle a écarté le Mali. Cette équipe a cru en ses chances, mais elle a travaillé aussi parce qu’il ne suffit pas de croire. Elle a de la qualité, peut-être qu’il y a eu une mauvaise gestion du groupe.

Radars Info Burkina : Quels sont les défis à relever par les Étalons pour la prochaine CAN pour espérer accrocher une étoile de champion à leur maillot qui, jusqu'à présent, est qualifié de « pyjama » par certains ?

Antoine Bationo : Ça va être une CAN difficile pour toutes les équipes en 2025 au Maroc, avec les équipes qui ont montré de belles choses en Côte d’Ivoire.

La Côte d'Ivoire qui a été sacrée championne ira défendre son titre. Le Sénégal sera toujours présent. Il y a des équipes qu'on ne peut pas éviter. Il faut se donner les moyens, se préparer, avoir de la qualité dans l'effectif, prendre les joueurs en forme du moment, il faut de la rigueur et de l’espoir.

D’autre part, je me projetterai en disant qu'il faut qu'on se mette au sérieux dans le travail à la base. Par exemple, on a des U17 qui étaient à la Coupe du monde. Il faut voir comment on peut canaliser ce groupe, le suivre de près, voir son évolution au fur et à mesure comme ceux qui sont en U20 pour ne pas les perdre, savoir faire venir ces éléments en équipe nationale quand il le faut. Dans les catégories inférieures, ceux qui brillent peuvent déjà franchir les étapes. Il faut travailler à la formation. Dès que la qualité est là, le reste suit. Il faut d'abord trouver un entraîneur qui a la rigueur tactique et disciplinaire. On pourra espérer ainsi avoir notre première étoile, sinon il n'y a pas de secret. 

Propos recueillis par Flora Sanou

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