Victoire des Etalons sur le Mena : Rassurante avant le face-à-face avec l’ogre algérien
Les Etalons du Burkina Faso ont réussi leur entrée en lice dans la phase des qualifications pour le mondial 2022 en battant le Mena du Niger 2 à 0. Après deux défaites consécutives, le Burkina Faso renoue avec la victoire. Analyste sportif, Gaël Péma Bayala décrypte le match de notre onze national.
Il a fallu attendre la seconde période pour voir les Étalons du Burkina se défaire du Mena du Niger. Sur des réalisations de Franck Lassina Traoré et Mohamed Konaté, l’équipe nigérienne plie l’échine. L’analyste sportif Gaël Péma Bayala avoue « avoir été surpris par l’organisation nigérienne en première période », qui a posé des problèmes aux Etalons. « Au cours de la première période, les débats étaient un peu équilibrés ; le Burkina n’a pas eu de très bonnes occasions, tout comme le Niger a eu quelques velléités offensives », analyse-t-il. Avec pour leitmotiv la victoire, les Etalons n’avaient pas droit à l’erreur à cette première sortie face au Mena du Niger. Selon Gaël Péma Bayala, on a vu une équipe du Burkina maîtriser son sujet pour obtenir une victoire à l’usure. Il poursuit en félicitant le coach Malo d’avoir su faire une bonne lecture du jeu. Celui-ci a vu que l’équipe nigérienne a laissé beaucoup d’énergie sur la première période et il a su trouver la bonne formule à travers des changements opportuns, fait remarquer Bayala. « Kamou Malo a été beaucoup critiqué mais ce soir, il a montré de la sérénité et une bonne lecture du jeu en faisant des remplacements payants », affirme l’analyste sportif. Un coaching payant qui a vu une réorganisation du milieu de terrain qui a pris le dessus sur celui de l’équipe nigérienne. A en croire M. Bayala, dès que le Burkina Faso a pris l’ascendant physiquement sur le Niger, l’équipe a appuyé sur l’accélérateur avec un pressing qui a fini par faire craquer la défense du Mena. « La réorganisation du milieu avec Gustavo Sangaré qui prend les clés du match a été un facteur déterminant dans l’issue du match », précise Péma Bayala.
Gustavo Fabrice Sangaré, sociétaire de Quevilly Rouen Métropole (Ligue 2 française), a montré pleinement ses qualités de passeur, car il est à l’origine des deux buts marqués. L’objectif qui était de prendre les 3 points est atteint. M. Péma rappelle que les points pris le sont à l’extérieur et qu’il faut s’en féliciter et ne pas dire que ce n’est que le Niger. « Il faut reconnaître que le Niger a joué crânement ses chances », confie-t-il. Dès lors, on est en droit d’avoir des motifs de satisfaction au vu du résultat. Et de l’avis de notre interlocuteur, c’est tout bénef pour ce groupe qui gagne en confiance. « Que ce soit le gardien ou les attaquants, on a vu une équipe appliquée, sérieuse, qui n’a pas sous-estimé l’adversaire. Donc la production d’ensemble est bonne à prendre », souligne M. Bayala. Même s’il relève quelques aspects à travailler, notamment les coups de pied arrêtés défensifs et offensifs où il a été donné de voir du gâchis, il estime que l’équipe a montré du caractère et de la discipline. « Quand on sort d’un tel match, il est difficile de parler de flop. J’ai vu des garçons travailler, s’appliquer ; même les remplaçants, dès leur entrée, ont su se mettre au service du collectif. C’est une équipe et non une somme d’individualités qu’on a vue ce soir », martèle l’analyste sportif. Avec cette victoire, les Etalons ont de quoi attendre sereinement les Fennecs d’Algérie le 7 septembre prochain au Maroc. « L’Algérie est sur une série exceptionnelle mais il faut qu’on joue notre jeu sans complexe ni calculs », souhaite-t-il. « Surtout, il ne faut pas revenir sur les évènements de Blida en 2014 et se dire qu’on va aborder ce match avec un esprit revanchard, non ! » a prévenu Gaël Péma Bayala sur la prochaine rencontre comptant pour la deuxième journée de ces qualifications pour le mondial Qatar 2022.
Sié Mathias Kam
A la faveur de la reprise des compétitions de football interclubs, les clubs burkinabè qualifiés pour les coupes CAF seront à l’abordage en septembre pour les tours préliminaires de la League des champions (LDC) et de la Coupe de la confédération (CDC). Il s’agit du champion national du Fasofoot 2021, l’AS Sonabel, engagé en LDC, et du vainqueur de la Coupe du Faso, l’Asfa Yennenga, en CDC. Analyste sportif, Abdoulaye Bandaogo se prononce sur les chances de nos deux clubs.
« Il faut obligatoirement passer le cap malien et je pense que cela est dans les cordes de l’AS Sonabel. Il faut le faire pour permettre au football burkinabè de gagner en coefficient dans les compétitions interclubs et d’espérer un jour se retrouver avec deux représentants en Ligue des champions et deux en coupe CAF », martèle pour sa part le journaliste sportif Lassina Sawadogo.
L’équipe « jaune et vert », pour cette échéance, sera bien accompagnée. Son nouveau coach, Ivoirien, connaît bien le championnat de ce pays. « Rigo Gervais connaît la maison ; il sait à quoi s’attendre là-bas, donc il saura se préparer en conséquence », précise Abdoulaye Bandaogo. Ce ne serait pas une surprise de voir nos deux équipes passer le cap ivoirien et celui malien, dit-il. « Le FC San-Pedro et le Stade malien sont à notre portée », poursuit-il. S’il y a un facteur à prendre en compte, c’est bien l’arrêt du championnat dans ces trois pays (Burkina, Mali et Côte d’Ivoire). Au niveau du rythme de jeu, ces équipes partent sur un pied d’égalité. A en croire Abdoulaye Bandaogo, le facteur déterminant lors de ces confrontations, ce sera la préparation : celle mentale et surtout l’envie de gagner sur le terrain. « Si ce travail est réellement fait, on doit passer ce cap », conclut M. Bandaogo.
Le sélectionneur national des Etalons seniors en football, Kamou Malo, était face à la presse le mercredi 25 août 2021 à Ouagadougou. Une rencontre au cours de laquelle il a dévoilé la liste des joueurs convoqués pour les 2 premières journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. 27 Etalons iront à l’assaut du Mena du Niger et des Fennecs d’Algérie. Des journalistes sportifs se prononcent au micro de Radars Info Burkina sur cette liste caractérisée par des absents de taille et quelques retours.
« L’idéal serait de battre l’Algérie, là ça donnerait un peu l’espoir d’aller loin dans cette compétition mais, précise-t-il, cela sera très difficile. Une difficulté avec le contexte qui a vu les matchs du Burkina délocalisés du côté du Royaume chérifien. Déjà, le climat est favorable à l’Algérie, mentalement ça va être plus facile pour elle de gérer cette situation. Il faut ajouter à cela les nombreux absents », confie le journaliste sportif. Face au Niger qui joue aussi sur terrain neutre au Maroc, les Etalons partent quand même favoris. « Si on ne peut pas battre le Niger, c’est que notre équipe est vraiment lamentable », commente Baman Damien, un amoureux de football.
« Le réalisme voudrait qu’on mette à contribution ces 2 matchs pour se préparer pour la CAN », confie M. Sangaré. Sur cette lancée, le sélectionneur national a tenu de nouveau ses propos d’après-tirage des poules de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2022, où il avait laissé entendre que les matchs de qualifications du mondial allaient servir pour la préparation à la prochaine CAN. « Je pense vraiment que quand on va à une compétition, l’objectif est de réussir. Notre objectif, c’est la qualification ; ce sera une première pour le Burkina Faso si cela arrive», a-t-il confié.
Le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2022 s’est tenu hier à Yaoundé. Absents lors de l’édition précédente en Egypte en 2019, les Etalons du Burkina Faso sont logés dans le groupe A au meme titre que le pays hôte, le Cameroun. La CAN 2021 débute le 9 janvier à Yaoundé. Quelles sont les chances du Burkina Faso dans ce groupe ? Lassina Sawadogo, journaliste sportif à la RTB, nous donne son point de vue à ce propos.
Mais toujours selon notre interlocuteur, le vin est tiré ; il va falloir faire un résultat face au Cameroun et envoyer ainsi un signal fort pour afficher les ambitions du Burkina dans cette CAN.
Sur cet aspect, Lassina Sawadogo pense que Kamou Malo, le sélectionneur, est rattrapé par un fait : celui de ne pas tester des joueurs qu’il appelle pour pallier d’éventuelles blessures. « Nous avions déjà dit qu’il fallait tester d’autres joueurs. Au lieu de cela, on s’est contenté d’avoir des joueurs de bancs, appelés mais qui ne jouent pas. Il va falloir faire face et utiliser les seconds couteaux qu’il n’avait pas voulu mettre en évidence », souligne-t-il. Et de rappeler : « Ce n’est pas pour autant que nous devons mettre une croix sur la Coupe du monde. Ce n’est pas en tentant de gravir les échelons qu’il nous faudrait reculer ; il va falloir se jauger face au Niger et l’Algérie en septembre prochain ». Peut-on s’attendre à voir les Etalons remporter le graal ? A cette question, Lassina Sawadogo répond que tout dépend d’eux, de leur état de forme. « On ne va pas se voiler la face mais le Burkina Faso ne fait pas partie des grandissimes favoris. Cependant, passer le premier tour n’est pas à négocier, c’est obligatoire. Après, on va gravir les échelons au fur et à mesure », affirme-t-il.
A quelques heures de la fin officielle des Jeux olympiques (JO) Tokyo 2020 qui ont retenu l’attention des amoureux du sport, les Etalons olympiques ont dans leur escarcelle une médaille de bronze, la première de leur histoire sportive. Analyste sportif, Gaël Péma Bayala dresse d’ores et déjà un bilan de la participation de nos 7 athlètes à ces olympiades.
En matière de natation, cet analyste sportif pense qu’il ne fallait pas s’attendre à des miracles, même si cette participation est une lueur d’espoir pour un pays enclavé comme le nôtre : « Déjà cette participation leur a permis de jauger le vrai niveau des olympiades. Il faut en tirer des enseignements pour s’améliorer pour les prochaines échéances ».
En athlétisme, l’espoir était tout aussi grand chez les deux athlètes qui représentaient le Faso : Hugues Fabrice Zango, porte-flambeau du Burkina, et Marthe Yasmine Koala. Plus que jamais avec ces deux Etalons, le Burkina s’est permis le rêve de s’offrir une médaille olympique. Marthe Yasmine Koala, tenante de titres africains, a abandonné avant même la fin des épreuves dans sa discipline. Pour M. Bayala, l’objectif pour Marthe était de terminer la compétition et de titiller le haut niveau. « Le challenge pour elle, c’était de terminer toute la compétition et de se hisser dans le top 6, mais elle n’a pas tenu à cause d’une blessure au lancer de poids. C’est dire que physiquement quelque chose a lâché et cela donne à réfléchir sur la préparation de nos athlètes. Même si les blessures peuvent survenir à tout moment ; c’était bien pour elle de se frotter à d’autres athlètes que ceux qu’elle a l’habitude d’affronter sur le continent africain », a-t-il confié. Dernier à entrer en compétition du côté des Etalons olympiques, Hugues Fabrice Zango portait sur lui le grand rêve de médaille du Burkina Faso. Et selon l’analyste sportif Gaël Péma Bayala, il a réussi le pari. « En décrochant la première médaille olympique du pays, mieux la première médaille du triple saut en Afrique, il a tracé les sillons pour les générations futures », affirme-t-il. Et de poursuivre : « Cette délégation doit être accueillie avec les honneurs ». Si l’on a pu remarquer de la frustration chez l’athlète qui a terminé 3e, synonyme de médaille de bronze, pour Gaël Péma Bayala, cette frustration s’explique par le fait que le garçon visait plus haut, c’est-à-dire l’or, quand on sait qu’il a déjà sauté plus de 18m. Mais, dit-il, « déjà, il faut savourer cette médaille acquise dans la souffrance. L’euphorie passée, son staff devra faire le bilan, voir les enseignements à tirer, les choses à améliorer pour pouvoir dompter l’environnement d’une telle compétition. Parce que cela aussi est important, car courir en salle ou dans les meetings et prendre part aux JO, c’est deux choses différentes». « Je pense qu’il reviendra plus fort aux prochaines compétitions », a conclu Bayala.
Sept athlètes burkinabè prennent part aux Jeux Olympiques de Tokyo, qui ont officiellement débuté le vendredi 23 juillet 2021. Parmi eux, certains sont déjà éliminés du tournoi. Il ne reste plus que deux espoirs de médailles pour le Faso qui espère décrocher sa toute première médaille olympique. Présentateur télé et journaliste sportif, Arsène Koditamdé décrypte la participation des Etalons à ces JO.
Remporter une médaille aux Jeux olympiques relève d’un parcours du combattant. Quoi qu’on dise, les JO sont d’un très haut niveau, avec des athlètes préparés pour cet évènement et qui l’attendent depuis 3 ou 4 ans. A en croire Arsène Koditamdé, le Burkina peut rêver d’une médaille olympique à ces JO de Tokyo. « On peut toujours espérer avoir une médaille », confie M. Koditamdé. Mais selon lui, il faut avant tout de la « constance ». La constance dans les performances doit pouvoir hisser le drapeau burkinabè haut, surtout avec notre porte-étendard. Il a côtoyé les grands du monde. Il fait ses preuves partout et est recordman du monde en salle au triple saut. Hugues Fabrice Zango, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est à ce jour l’espoir incontesté de médaille olympique pour le Faso. « C’est lui le plus à même de nous ramener une médaille. Il a vraiment fait fort ces deux dernières années. Il a été l’un des meilleurs, voire le meilleur », affirme Arsène Koditamdé qui ajoute : « Le cataclysme serait que Hugues Fabrice Zango ne revienne pas avec de médaille. Il n’y a pas de raison qu’il ne ramène pas de médaille olympique si sa performance est maintenue », clame-t-il. Et de confier: « Le haut niveau, il n’y a que les mieux préparés qui y gagnent ».
Derrière les performances inédites de nos athlètes aux compétitions majeures hors des frontières du pays, notamment Hugues Fabrice Zango et Marthe Yasmine Koala, se cache un travail remarquable de la Fédération burkinabè d’athlétisme. Cet effort en amont de la FBA permet au pays des hommes intègres de rêver de médailles lors des prochains Jeux Olympiques (JO), prévus à Tokyo. Qu’en est-il de la relève ? Mahamadi Ouéna, journaliste sportif, chargé de communication de la Fédération burkinabè d’athlétisme, s'est volontiers prêté à nos questions.
Le 5 juin 2021, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire ont rendez-vous au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé à Abidjan pour un match amical. En prélude à cette rencontre sportive, Mahamad Sangaré, journaliste sportif, nous confie ses attentes.
La saison 2020-2021 du championnat de football du Burkina est la 59e édition de la première division organisée sous forme de poule unique. Annulée en raison de la pandémie de Covid-19, l’édition précédente n'a pas connu de relégation mais a été marquée par 2 promotions, ce qui porte à 18 le nombre d’équipes prenant part au championnat. En fin de saison, il y aura 4 relégations pour revenir à un championnat à 16 équipes en 2021-2022. Quels enseignements tirer de ce passage de 16 à 18 équipes ? Abdoulaye Bandaogo, analyste sportif, nous donne sa lecture des faits.
En effet, les deux premiers se tiennent à 2 points (AS Sonabel 50 points et USFA 48 points, mais Salitas est en embuscade avec ses 4 matchs en retard : il totalise 43 points). « Même avec la qualité des joueurs et l’effectif qu’ils ont, le temps joue en leur défaveur avec ce calendrier étouffant qui les attend », nous dit Abdoulaye Bandaogo, qui ajoute : « La tâche sera rude pour Salitas avec la fatigue, mais rien n’est impossible au football ».
L’analyste sportif Abdoulaye Bandaogo, lui, pense que ces retards dans les matchs désavantagent plus les autres équipes. « Les autres équipes sont biaisées par le calendrier compte tenu des retards des matchs de Salitas », déclare-t-il. Il ne manque pas d’accuser la Ligue de football professionnel (LFP) qui tarde à régler le problème. « C’est à la Ligue (ndlr LFP) de travailler à fournir un calendrier souple afin que s’il y a des matchs en retard, on les évacue rapidement », a-t-il fait savoir.
La jeune capitaine a un sens du leadership très développé. Elle a d’excellents rapports avec ses coéquipières et le staff technique et est très ouverte. « Les choses se passent très bien avec les autres joueuses de l’équipe. Nous ne sommes pas juste des coéquipières mais une famille. Quand quelqu’un a un problème, j’essaie de l’approcher pour savoir ce qui ne va pas », a-t-elle affirmé.










