Avant-première du documentaire « Serment d'une génération » à Ouaga : au cœur de l'immersion patriotique obligatoire
Réunis ce lundi 26 octobre 2026 au Centre culturel du Faso sous le très haut patronage du Premier ministre, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ministres, autorités militaires et acteurs de la culture ont assisté à la projection en avant-première du film documentaire « Immersion patriotique obligatoire : Serment d’une génération », réalisé par le journaliste Boubié Richard Tiéné. Présidée par le Général de Division Célestin Simporé, Ministre d'État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, cette cérémonie marque une étape clé dans la valorisation du civisme : face aux défis sécuritaires et sociétaux, le Burkina Faso entend faire de sa jeunesse le socle inébranlable d'une nation souveraine et disciplinée. Entre histoires de vie poignantes, liberté de création et appel à la cohésion nationale, ce film appelle à passer « de l'expérience du terrain à la mémoire de l'Histoire ».
Des parcours d'exception sur le terrain : l'immersion comme école de résilience
Depuis 2023, le passage vers l'enseignement supérieur au Burkina Faso ne débute plus par une simple formalité administrative, mais par trente jours d'immersion civique et patriotique. Le documentaire s'immerge au cœur de la cohorte 2026 et met en lumière une jeunesse plurielle réunie sous le même drapeau, à travers plusieurs centres régionaux comme Dori, Bobo-Dioulasso, Tenkodogo ou Ziniaré.
Le film donne la parole à des figures marquantes qui illustrent la portée inclusive du programme. Parmi elles, Jade Ornelia Djramedo, bachelière de nationalité burkinabè, béninoise et togolaise souffrant de plusieurs pathologies, qui a volontairement renoncé à sa dispense médicale pour accomplir son devoir citoyen. À ses côtés, Bibata Ouédraogo, venue de Côte d'Ivoire et désignée déléguée de 500 jeunes filles au lycée Saint Viateur, la sœur religieuse Laurentine Kéré, une jeune bachelière enceinte refusant d'abandonner, ou encore Bello Adigun, coiffeur d'origine nigériane naturalisé burkinabè, admis au BAC après dix tentatives. Qu'il s'agisse de bacheliers en situation de handicap moteur ou visuel, ou de doyens redevenus élèves, tous partagent le même pas.
Liberté éditoriale et vérité des faits : le pari du réalisateur Boubié Richard Tiéné
Pour immortaliser ce tournant républicain, le réalisateur Boubié Richard Tiéné a fait le choix du réalisme et de l'authenticité. Interrogé à l'issue de la projection, le journaliste est revenu sur le processus exigeant de production et sur la nécessité d'archiver la mémoire nationale par des productions locales.
« Nous sommes une civilisation ancrée dans l'oralité. Nous devons essayer d’avoir plus de contenus audiovisuels sur notre propre histoire. Au départ, nous avions sept heures de rushes de qualité, que nous avons ramenées à 1 h 45, puis à un format de 90 minutes pour le grand écran. C’était important d’immortaliser ce moment qui rassure les parents que l’immersion n’est pas une prison, mais une autre école de la vie. »
Réalisé en étroite collaboration avec la Coordination nationale des immersions patriotiques et les Forces de Défense et de Sécurité (militaires, sapeurs-pompiers, policiers, eaux et forêts), le film s'est déroulé dans une totale liberté créative : « Nous n'avons guidé personne. Ce ne sont pas des comédiens, ce sont les acteurs vrais de l'immersion. Personne n'a été orienté sur les propos à tenir et aucun site n'a été imposé. Nous avons travaillé librement pour montrer les faits, et les faits sont sacrés. »
"Le socle de la nation" : l'hommage du Général de Division Célestin Simporé
Prenant la parole au nom du Chef du gouvernement, le ministre d'État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le Général de Division Célestin Simporé, a salué la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, initiateur de ce projet républicain.
« L'immersion patriotique obligatoire est la véritable école de la vie. L'école classique et l'éducation familiale sont essentielles, mais pour bâtir une nation souveraine, indépendante et développée, nous ne pouvons pas faire l'économie de former notre jeunesse. Une jeunesse sans discipline et sans amour de la Patrie ne peut pas assurer l'avenir du pays. »
Insistant sur la souveraineté culturelle et historique du Burkina Faso, le général Simporé a félicité l'équipe de réalisation : « Il faut que nous écrivions notre propre histoire, pour éviter qu'elle ne soit écrite et déformée par d'autres. Dans 20 ou 30 ans, les gens sauront que cette initiative est venue des Burkinabè eux-mêmes. C'est le fondement du développement de notre pays. »
Témoignages poignants : la gratitude et la solidarité des Appelés
La projection a suscité une vive émotion chez les appelés mis à l'honneur dans l'œuvre documentaire, confirmant la transformation humaine opérée durant ce mois de formation.
- Bello Adigun, coiffeur naturalisé et nouveau bachelier : « J'avais les larmes aux yeux pendant la projection. C'est une initiative extraordinaire où règnent la cohésion sociale et l'amour. Sur le terrain, on ne manquait de rien ; la solidarité était immédiate. Je remercie le Président Ibrahim Traoré et je conseille ce système à d'autres pays. »

- Jade Ornelia Djramedo, bachelière ayant surmonté la maladie : « C'était compliqué au début au vu de ma santé, mais la solidarité et les enseignements des moniteurs m'ont permis de me dépasser. Mon sentiment principal est la gratitude. Ce film prouve que peu importe les challenges, quand on a la volonté, tout devient possible.
»
- Nakanabo Ahout, bachelier vivant avec un handicap moteur : « L'immersion a changé ma perception de la société. Il n'y avait aucune discrimination : mes camarades partageaient leur nourriture avec moi et m’aidaient pour mon linge. La flamme du patriotisme nous rassemble et nous motive à avancer ensemble. »
À travers ce documentaire majeur, le Burkina Faso scelle l'immortalisation de son modèle d'immersion citoyenne. L'œuvre entame désormais sa diffusion pour porter haut le message d'une jeunesse engagée, solidaire et maîtresse de son destin.
Flora SANOU
Le site du Mémorial Thomas-Sankara à Ouagadougou a vibré, ce jeudi 6 août 2026, au rythme du cinéma et de la mémoire citoyenne. Présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le camarade Pingwendé Gilbert Ouédraogo, la soirée d’inauguration des « Jeudis du cinéma révolutionnaire » a réuni autorités, cinéastes, acteurs de la société civile et une jeunesse en quête de repères.






Ouagadougou a vibré au rythme de la 24e édition des Kundé ce vendredi 8 mai 2026. Dans une Salle des Banquets de Ouaga 2000 parée de ses plus beaux atours, la "Reine de la pop" burkinabè, Tanya, a marqué l’histoire en décrochant le Kundé d’Or, lors d'une soirée célébrant également le quart de siècle d’existence du prestigieux trophée.


Pour son quart de siècle, le plus prestigieux rendez-vous de la musique burkinabè met les petits plats dans les grands. Entre innovations majeures comme le « Before Kundé », un plateau artistique international prestigieux et une compétition serrée pour le Kundé d’Or, la 24e édition, prévue le 8 mai prochain, s’annonce déjà historique.

La soirée de gala de la 24ème édition des KUNDÉ, les célèbres « Trophées de la musique au Burkina Faso », se tiendra le vendredi 8 mai 2026 à la Salle des Banquets de Ouaga 2000. Cette édition revêt un caractère particulier puisqu'elle marque également le 25ème anniversaire de l’événement.
PRIX SPÉCIAUX
Le ministre, Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara a visité, dans la soirée de ce lundi 23 mars 2026 au Musée national du Burkina Faso à Ouagadougou, une exposition dénommée’’ Conseil des ministres’’.
Ce vendredi 6 février 2025, ATHENA Films Productions a procédé au lancement officiel de sa série télévisée « Femmes au foyer », lors d'une soirée de gala à l'hôtel Azalaï, à Ouagadougou. L'événement était placé sous le patronage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouédraogo.
Pour Moussa Alex Sawadogo, Directeur général de l’Agence Burkinabè de la Cinématographie et de l’Audiovisuel (ABCA) et parrain d’honneur, cette œuvre va au-delà du divertissement : « C’est le reflet de notre société, le portrait sensible des femmes burkinabè, de leurs espoirs, de leurs combats et de leurs victoires. Elle célèbre la résilience et la dignité de la femme africaine. C’est aussi la démonstration éclatante de ce que notre cinéma peut accomplir ».
Le Directeur général de la RTB, Galip Somé, a quant à lui indiqué que cette série figure dans une sélection restreinte visant à offrir au public des productions locales de qualité. « Cette vision s'inscrit dans les orientations de la hiérarchie pour que la RTB valorise des contenus reflétant nos réalités et notre culture », a-t-il souligné. Il a invité les créateurs à innover en proposant des programmes qui répondent non seulement à nos réalités, mais qui permettent de conquérir le marché international.
Absent physiquement mais présent en direct, le ministre de la Communication a salué la qualité du travail de Kady Traoré. Il a déploré que les grilles de programmes aient longtemps été dominées par des productions importées (telenovelas, dessins animés) déconnectées des valeurs sociales locales.
La soirée a aussi été marquée par une remise de trophées aux collaborateurs de la série. Parmi la dizaine de distinctions, celle d’Odette Bayili (née Bayala), costumière du film, a été particulièrement émouvante. Selon Mme Bayili, il s’agit de son tout premier trophée de reconnaissance après 22 ans de carrière.
« Femmes au Foyer » est une série fiction qui a été présentée aux Hommes de médias, ce jeudi 22 janvier 2026, à Ouagadougou, en présence des acteurs. 

Joseph Tapsoba dit « chocho », incarne dans le film Stéphane, le mari de Bibiane. Il bat sa femme pour un oui ou pour un non, et ce, en présence des enfants. Le personnage qu’il incarne met en exergue les violences subies par les femmes dans leurs foyers. « Il s’agit de dénoncer toutes les formes de violence dans les foyers parce que ce sont des faits réels. Il y a des gens qui brutalisent les femmes, les enfants. Il faut qu’on critique ces faits pour un changement positif », a laissé entendre Chocho.
Pour sa part, Sita Traoré, joue le rôle d’Helena, une femme mariée et émancipée. Elle partage les charges familiales avec son époux (50%). Elle doit non seulement travailler pour contribuer aux dépenses de la maison mais aussi prendre en charge des travaux ménagers.
Le Commissariat Général des KUNDE a tenu sa deuxième conférence de presse des KUNDE 2025 ce jeudi 17 avril 2025 à Ouagadougou.
Selon le commissaire général des Kundé, Salfo Soré, les préparatifs vont bon train. « Grâce à Dieu, les choses sont en train de se préciser. On essaie de mettre les petits plats dans les grands. Le rêve sera au rendez-vous. Le niveau d'organisation est à 80 voire 90% », a-t-il déclaré.
PLAN B et GCOM en partenariat avec Burkina Info et Radars Info, ont organisé un Master Class spécial FESPACO, au profit des étudiants de l’ISTIC (Institut Supérieur des Technologies de l’Information et de la Communication), de l’ISIS (Institut Supérieur de l’image et du son), de l’IAIC (Institut africain des industries culturelles), de Clap en Herbe et certains venus des zones à fort défis sécuritaires notamment la région de l’Est, la Boucle du Mouhoun. C’était ce mercredi 26 février 2025, au Centre International de Leadership et d’Excellence 22&SIX. Le thème de ce Master Class était : « Rendre la Production mondiale accessible, atteindre un public plus large tout en créant un impact local avec vos films ».
Kevin Arkadie, a partagé ses connaissances sur la production télévisuelle, la production des séries, le timing qu’il faut en fonction de l’histoire à raconter dans les séries, les circuits éventuels pour la diffusion des films. Selon lui, avant de se lancer dans un projet, il faut avoir un objectif précis : est-ce pour vendre sa production ou non ? Parce que l’objectif recherché doit guider le travail en cours et pour avoir une grande audience, l’on doit ignorer sa personne. « N’écrivez pas une histoire qui vous plait, n’écrivez pas pour vous-mêmes. Ecrivez l’histoire pour votre entourage, votre ville, votre pays, vos voisins et vous verrez le streaming venir à vous-même », a-t-il conseillé les étudiants. Il a souligné que les compagnies de streaming ne paient pas les films déjà connus du public, mais s’intéressent à ceux nouvellement produits pour la souscription.
Pour sa part, Rahmatou Keïta, productrice, scénariste, journaliste et réalisatrice du Niger, pionnière du cinéma nigérien en fiction, en série et en long métrage, l’une des 100 femmes les plus influentes au monde, a parlé de son parcours dans le monde du cinéma, les difficultés rencontrées et prodigué des conseils aux jeunes étudiants qui veulent approfondir leurs études et se lancer dans cet 7e art. Elle confie être venue dans le cinéma par passion et sa première production cinématographique a vu le jour, grâce à l’accompagnement du gouvernement burkinabè particulièrement le ministère de la culture avec à sa tête Mahamoudou Ouédraogo.
Si les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction, ce ne sont pas les organisateurs qui diront le contraire. En effet, selon Boubié Richard Tiéné, représentant du groupe organisateur, la tenue de ce Master Class, est un pari gagné. « Nous sommes vraiment satisfaits. Nous sommes ravis de trouver cette mobilisation. Pour nous, le pari de l’organisation du Master Class spécial FESPACO 2025, a été tenu », a-t-il déclaré. Il a également salué la pertinence des questions posées par les différents participants, ce qui démontre à son avis, leur volonté d’apprendre et qui motive à faire mieux les prochaines fois. À l’en croire, une compétition avec des films courts de deux à trois minutes sur des thématiques précises, qui a lieu à la 28e édition du FESPACO, sera reconduit à l’édition prochaine.










