Album musical : Kayawoto parle à la jeunesse
Ce vendredi 26 février, l’artiste burkinabè Abdoul Kaboré, dit Kayawoto, a présenté officiellement son tout premier album. Intitulé « Maouland », l’opus, composé de 14 titres qui parlent pour la plupart d’argent, s’adresse à la jeunesse. « Maouland », c’est aussi des featuring avec Floby et Smockey.
Très attendu des mélomanes, Kayawoto, qui se considère comme un phare et une balise de la nouvelle génération hip-hop burkinabè, voire africaine, relate des faits dont seraient victimes les jeunes. Dans les chansons qu’il propose à ces fans, l’artiste rappeur véhicule en mooré des messages à travers lesquels il exprime ce qu’il sait, voit et désire. L’album « Maouland », selon Kayawoto, « parle essentiellement de la vie, de la galère et d’argent. J’ai mis l’accent sur l’argent parce que tout le monde ne travaille que pour l’argent. Le message que je passe s’adresse surtout à la jeunesse, victime principale des vices de la société. Vous verrez que dans les titres proposés, ce sont les questions en rapport avec la situation des jeunes qui sont abordées ».
L’album « Maouland », c’est aussi des feat avec Floby et Smockey, preuve que la nouvelle génération de rappeurs burkinabè peut compter sur les aînés pour se propulser. A entendre Smockey, les titres chantés en mooré sont en rapport direct avec les réalités des populations. « C’est la nouvelle génération qui monte et on ne peut que l’accompagner lorsque c’est bon. On n’oublie pas d’où on vient », a-t-il ajouté.
Une telle collaboration, affirme Smockey, doit continuer. Vu la vague de rappeurs qui commencent à se faire connaître positivement dans le milieu du show-biz burkinabè, c’est tout le Faso qui gagne. « Je crois qu’il faut multiplier ces types de connexion afin de toujours fait rêver la jeunesse burkinabè qui n’attend que ça. Cela permet à la musique burkinabè de connaître un brassage et d’en sortir quelque chose de naturel », a-t-il affirmé.
Kayawoto, depuis quelque temps, s’est fait le porte-voix d’une tradition de l’oralité où tout ce qui existe se plie à la force et à la richesse de la parole. Ainsi, son style de rap se veut populaire, imprimant sa puissance sur les jeunes. Très vite, le clip de sa première chanson, « Tabi Yonsé », sortie en février 2019, s’est hissé aux sommets des hit-parades nationaux, voire internationaux. Kayawoto promet des concerts dans les régions du Burkina Faso afin de faire connaître son album.
Bruno Bayala

Pour Irissa Nikiéma, dit Siatik, ce spectacle, à l’instar des autres qu’ils ont déjà eu à donner, vise surtout à dire haut et fort ce que beaucoup n’osent pas dénoncer. « Nous sommes des journalistes humoristes. Ce qui se passe dans nos pays, on le dit. Nous sommes la voix des sans voix. S’il y a quelque chose qui se passe, on le dit pour tout le monde pour que chacun puisse prendre conscience de la ‘’vraie réalité’’. En dénonçant les faits, notre objectif est que les choses changent positivement », a-t-il indiqué.
De nos jours, de plus en plus de personnes exercent la profession de maître de cérémonie. Parmi elles figurent des femmes. Cette présence de l’autre moitié du ciel est positivement appréciée par les hommes qui s’adonnent à cette activité depuis des années.
De l’avis de Mahamadi Ouédraogo, dit Mdi, tout comme les hommes, les femmes peuvent bien exercer ce métier. Selon ce maître de cérémonie, le constat que les femmes ne sont pas aussi bien connues que les hommes pourrait se justifier par certaines charges de la femme africaine qui doit s’occuper de son conjoint et des enfants. « Nous sommes dans une société africaine et les femmes doivent s’occuper de leur époux et des enfants. Et si l’époux n’est pas en mesure de comprendre la complexité du métier de MC, la femme peut, du jour au lendemain, être obligée d’arrêter, surtout que l’animation de certaines cérémonies requiert qu’on ait 2 maîtres de cérémonie de sexes différents et que certains conjoints craignent pour la survie de leur couple », a-t-il ajouté.
A entendre de nombreux présentateurs, la maîtrise de cérémonie, à l’instar d’autres métiers, nourrit bien son homme au Burkina Faso, il faut juste est professionnel et savoir satisfaire l’assistance. Malheureusement, de nos jours, plusieurs personnes se déclarent MC sans aucune formation en la matière. Et ce secteur d’activité risque d’être saturé par les amateurs qui sont sollicités par leurs amis qui préfèrent leur faire appel plutôt que de s’adresser aux professionnels du domaine, qui coûtent plus cher.
Selon Amzy, son ambition à travers « Ma mission est de contribuer à donner plus d’éclat au drapeau du Burkina à tout point de vue. Ma mission sonne comme la mission de tous, celle d’apporter le meilleur de ce que nous avons à notre partie, qui nous a tout donné et que nous avons la responsabilité de construire, d’élever parmi les grandes nations. C’est donc un appel à un engagement citoyen et à la responsabilité commune ».
« Ma mission » a bénéficié de la maestria des meilleurs arrangeurs dans les genres de prédilection de l’artiste. Il s’agit de : Shadow Stone, Petit Jeano, Mister Leo et H-Cone. C’est en somme un album aux couleurs variées allant de l’afro-rap à l’afro-trap en passant par le drill, l’afro-beat et le warba dancehall.
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Le producteur-réalisateur scénariste burkinabè Oumar Dagnon termine l’année 2020 en apothéose. En effet, avec son film « A bout de souffle », il vient de remporter le 1er prix du meilleur long métrage au Sprouting Seed International Short Film Festival (SSISFF) en Inde. Bien que le réalisateur n’ait pas pu assister à la cérémonie solennelle de remise, COVID-19 oblige, son trophée arrivera très prochainement au Burkina Faso.
Voici ce qu’on peut retenir du synopsis du film « A bout de souffle » : c’est quelqu’un qui décide de sortir du banditisme pour entrer dans le droit chemin. Par la suite, des difficultés surgissent. « Face à ces difficultés va-t-il se battre pour demeurer dans le droit chemin ou va-t-il basculer ? C’est toute la problématique du film », a expliqué le réalisateur.
C’est un sentiment de fierté qui anime Oumar Dagnon aujourd’hui. Sa plus grande satisfaction, c’est de voir que cette œuvre sortie de son imagation arrive à représenter le Burkina Faso dans le monde, qu’elle a fait son bonhomme de chemin et est aujourd’hui reconnue sur le plan international.
M. Ouedraogo se rappelle le bon vieux temps où, par mois, il pouvait enregistrer une à deux commandes de 1 à 3 millions F CFA en Europe.
Depuis son l’apparition de la Covid-19 en mars 2020, l’artisanat a connu une baisse sur le plan commercial au Burkina Faso. En effet, la maladie a fait que les touristes ne voyagent plus. « Je suis dans l’inquiétude, parce que nos ventes ne font que baisser et de nombreux commerçants d’œuvres d’art comme moi abandonnent le métier actuellement », a précisé Karim Ouédraogo.
Parmi les conditions d’exploitation de la salle, ont doit se déchausser avant d’y accéder. A l’en croire, c’est une condition très rigoureusement respectée. En plus, il est interdit d’y fumer, manger ou boire.
Alif Naaba fait savoir qu’il existe 4 ou 5 salles répondant aux normes qui contribuent à la création et aux préparations des spectacles. « Les coûts sont moyens pour un certain niveau comme dans la sous-région. On constate qu’il y a vraiment une qualité de travail proposée par les artistes sur les scènes au Burkina et ailleurs dans le monde », poursuit-il.
Tatiana Nadé Guéria, danseuse ivoirienne résidant au Burkina Faso depuis 2016, est élève à l’Ecole de danse Irène-Tassembédo (EDIT) depuis 2018. Radars Info Burkina vous plonge dans l’univers artistique de la danse à travers cette passionnée.
« Je voudrais, à l’image de ‘’tata Irène Tassembédo’’, être une figure emblématique de la danse en Afrique, voire sur le plan international », confie-t-elle.
Elle a formé à ce jour plusieurs danseurs et chorégraphes professionnels parmi lesquels Eric Nébié, Florent Nikièma et Rama Koné, qui sont des références en la matière.
Au CENASA, dans la nuit du 5 au 6 décembre, Donsharp de Batoro a fait vibrer le public. Le moins qu’on puisse dire est que le concert prestige, acte III, a été riche en émotions. Radars Infos Burkina y était et vous fait revivre l’évènement.
Le « grand parolier » a remercié les invités, les spectateurs, les autorités, les hommes de médias et tous ceux qui ont contribué de quelque manière que ce soit à la tenue effective du concert. Il faut souligner que l'événement était également diffusé en direct sur Facebook afin de permettre au maximum de personnes de le suivre.
Donsharp, à travers cet événement culturel, veut faire prendre consciense au peuple burkinabè des maux qui minent notre société. Ces maux ont pour noms le viol, les risques que court la jeunesse sur les réseaux sociaux, l’incivisme grandissant… D’où son invite au peuple à changer de comportement et de manière de voir et de faire les choses dans son vécu quotidien, afin que le Burkina Faso connaisse des lendemains meilleurs, cela d’autant plus que, selon lui, nous n’avons pour héritage que notre Faso. C'est d'ailleurs ce qui justifie le choix du thème « Je n’ai que mon Faso ».










