Univers artistique : Le « savoir-vivre de la danse »
Tatiana Nadé Guéria, danseuse ivoirienne résidant au Burkina Faso depuis 2016, est élève à l’Ecole de danse Irène-Tassembédo (EDIT) depuis 2018. Radars Info Burkina vous plonge dans l’univers artistique de la danse à travers cette passionnée.
L’histoire d’amour entre la jeune Tatiana et la danse dure depuis l’adolescence de cette dernière. On pourrait même dire que celle-ci est née avec le virus de la danse, car fille d’un percussionniste et d’une danseuse. Passionnée de danse, elle commence très jeune à prester sur des scènes artistiques dans sa Côte d’Ivoire natale avant de partir à l’aventure en vue de se perfectionner et de mieux dompter cet art qu’est la danse.
Dans cette quête de la perfection, ses pas la conduisent en 2016 au Burkina Faso, où elle s’inscrit en 2018 à l’Ecole de danse Irène-Tassembédo (EDIT). Depuis, elle y suit une formation professionnelle de danse supposée durer 3 ans.
« La danse m’a apporté beaucoup de choses ; je ne suis pas encore au bout de mes objectifs mais la danse me permet d’être moi-même sur scène car je danse la vie, je respire, je souris, je suis joviale, en colère, j’exprime toutes ces émotions. Pour moi, danser, c’est vivre », nous confie la jeune danseuse en formation.
« Ce qui m’a le plus marquée dans la danse, c’est mon stage de 6 semaines au Sénégal durant lequel j'ai collaboré avec plusieurs danseurs et danseuses de plusieurs nationalités. Ce fut une superbe expérience », raconte avec émerveillement la jeune femme, qui a des rêves plein la tête. Par exemple, elle ambitionne d’ouvrir des écoles de danse afin d’enseigner ce qu’elle appelle le savoir-vivre de la danse.
« Je voudrais, à l’image de ‘’tata Irène Tassembédo’’, être une figure emblématique de la danse en Afrique, voire sur le plan international », confie-t-elle.
En rappel, l’Ecole de danse internationale Irène-Tassembédo (EDIT), créée en octobre 2009, est un établissement de formation artistique offrant une formation professionnelle ainsi que des cours pour amateurs adultes et enfants.
Elle a formé à ce jour plusieurs danseurs et chorégraphes professionnels parmi lesquels Eric Nébié, Florent Nikièma et Rama Koné, qui sont des références en la matière.
Comme perspectives, l’EDIT prépare la 9e édition du Festival international de danse de Ouagadougou (FIDO), qui se tiendra du 23 au 30 janvier 2021 sur le thème « Privation de liberté » à l’institut français et au sein de l’EDIT.
Farida Elise Sawadogo (stagiaire)
Au CENASA, dans la nuit du 5 au 6 décembre, Donsharp de Batoro a fait vibrer le public. Le moins qu’on puisse dire est que le concert prestige, acte III, a été riche en émotions. Radars Infos Burkina y était et vous fait revivre l’évènement.
Le « grand parolier » a remercié les invités, les spectateurs, les autorités, les hommes de médias et tous ceux qui ont contribué de quelque manière que ce soit à la tenue effective du concert. Il faut souligner que l'événement était également diffusé en direct sur Facebook afin de permettre au maximum de personnes de le suivre.
Donsharp, à travers cet événement culturel, veut faire prendre consciense au peuple burkinabè des maux qui minent notre société. Ces maux ont pour noms le viol, les risques que court la jeunesse sur les réseaux sociaux, l’incivisme grandissant… D’où son invite au peuple à changer de comportement et de manière de voir et de faire les choses dans son vécu quotidien, afin que le Burkina Faso connaisse des lendemains meilleurs, cela d’autant plus que, selon lui, nous n’avons pour héritage que notre Faso. C'est d'ailleurs ce qui justifie le choix du thème « Je n’ai que mon Faso ».
Depuis sa création en juin 1978, l’Atelier théâtre burkinabè (ATB) se consacre à la création et à la production théâtrale. Dans les lignes qui suivent, le fondateur de cette association culturelle, Prosper Kompaoré, lève un coin du voile sur les activités mises en place pour sa promotion.
Toutefois, l’ATB est confronté à des difficultés dans la promotion du théâtre burkinabè. Pour le directeur de la troupe, Prosper Kompaoré, les difficultés majeures ont pour noms le manque de partenaires pour financer les créations, l’absence d’espace de travail, le manque de comédiens et l’incapacité de les payer. « Il faut des personnes qui ont les compétences requises pour tous les compartiments de la pratique théâtrale. Le théâtre, ce ne sont pas seulement les acteurs ni les metteurs en scène ; c’est toute l’administration, un ensemble de réseaux de partenariat », a-t-il ajouté.
Il a aussi pointé du doigt le problème de médiatisation de leurs activités. « Si nos activités ne sont pas suffisamment portées à la connaissance du public, comment voulez-vous qu'il apprécie nos productions, qu’il vienne voir nos spectacles ? Pour y remédier, nous sommes en train de développer un réseau de partenaires médiatiques », a lancé M. Kompaoré.
Comme c’est une année électorale, j’ai voulu, par anticipation, attirer l’attention des acteurs politiques et de la population sur la cohésion sociale avant, pendant et après les élections. « L’objectif, c’est de faire comprendre à tout le monde que peu importent les résultats, l’issue des votes, nous n’avons que le Burkina Faso comme bien commun légué par nos devanciers. ‘’Je n’ai que mon Faso’’ est plein de sens dans la forme et dans le fond. Je n’ai pas de bien au-dessus de ma patrie », a argumenté le parolier.
C’est la première fois qu’un artiste étranger est invité au concert prestige. Le choix du Togolais King Mensah se justifie par le fait que Donsharp a fait un featuring avec lui il y a 4 ans. « Je me suis dit que ce serait bien qu’il soit là pour qu’on puisse ensemble exécuter le titre ‘’Voici l’Afrique’’», a-t-il affirmé.
Le musée de la musique Georges-Ouédraogo, sis à Ouagadougou en face du lycée Philippe-Zinda-Kaboré, est l’unique dans la sous-région africaine. C’est une institution patrimoniale idéale qui a pour objectifs de collecter, de conserver et d’exposer les instruments de musique qui appartiennent à toutes les communautés ethno-culturelles du Burkina Faso. Toutefois, ces trésors patrimoniaux sont délaissés et dévalorisés par la jeunesse du pays. Radars Info Burkina s’est intéressé aux mesures prises pour redorer le blason dudit musée.
Pour remédier à cette situation, des expositions muséales y sont en cours pour une médiation avec le public scolaire afin de permettre aux élèves de se réapproprier leur culture, de découvrir un pan de l’histoire musicale de leur nation.
En cette période électorale au Burkina, les acteurs du domaine de la mode n’ont pas rechigné à apporter leur contribution à la consolidation de la cohésion sociale. C’est ainsi que s’est tenue dans la soirée du jeudi 19 novembre, dans l’enceinte de la grande salle de spectacle du Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) une soirée dédiée à la mode. Elle a été organisée par l’association des agences du mannequinat pour la mode au Burkina Faso (2AMPM-BF), en collaboration avec le mouvement The Roch Label.
Au menu de cette soirée, il y avait essentiellement trois tableaux avec à l’affiche 8 stylistes. C’est le styliste Sébastien Bazémo qui a ouvert le bal du premier tableau en présentant sa collection baptisée The Roch label. Parlant du même tableau, se sont succédé sur le podium la créatrice de mode OUM’C, qui a présenté sa collection « Retour à la source », et le styliste H. B design.
Le pagne Faso Danfani et le Koko dunda ont été mis en valeur à travers la collection des différents stylistes modélistes et créateurs de mode à l’affiche des différents tableaux de ce défilé.
OUM’C : Le but de ce défilé, c’est d’accompagner la campagne électorale. Nous sommes en pleine campagne et les acteurs de la mode veulent vraiment que ces élections se passent dans la paix, la cohésion et une parfaite entente, que chacun respecte le choix de l’autre. Que le vainqueur soit accepté et accompagné durant son mandat par toute la population. Ce qui sera spécial, c’est tout d’abord comme on le dit que le développement se fasse à travers les jeunes. Quand on mise sur la jeunesse, on a misé sur le long terme. Et c’est de cela qu’on a besoin. Certes, il y a des doyens qui vont accompagner le défilé ; on doit prendre toujours conseil auprès d’eux afin de pouvoir aller de l’avant, mais le défilé aura une coloration jeune. 80% des créateurs qui vont défiler sont des jeunes créateurs qui n’ont pas plus de 5 à 6 ans d’expérience. On veut leur donner la chance de s’exprimer.
RB : Le défilé est parrainé par the Roch Label, un mouvement politique qui a décidé d’accompagner le président Kaboré lors de cette élection, qu’est-ce qui explique ce choix ?
Si on ne peut pas nous donner la liste exhaustive et nominative de ceux qui ont perçu les différents fonds, ce n’est pas l’audit qui se fera facilement. Voilà pourquoi nous sommes en sit-in ce matin pour dénoncer cette gestion opaque et chaotique de son premier responsable, Walib Bara », s’est offusqué Almamy KJ.

« Les week-ends, il y a une grande affluence. L’objectif principal, c’est l’exposition et par la suite de profiter nouer des contacts », a-t-il déclaré.
Dans la soirée du mercredi 23 septembre 2020, l’artiste-musicien burkinabè Serge Bambara, plus connu sous son nom de scène Smokey, a convié le public à l'institut français du Burkina pour suivre la restitution de sa toute première comédie musicale, le « syndrome de la pintade ». Il s’agit d’une pièce qui aborde plusieurs sujets, dont le pillage des deniers publics, l'immigration, l'insécurité et la corruption. Elle est déjà programmée officiellement au festival des francophonies à Limousin, en France, en début octobre.
C’est Smokey l’initiateur de ce projet. «Depuis quelques années, je réfléchissais à l’écriture d’une scène musicale. C’est ma première pièce. J’ai voulu une pièce qui puisse être jouée et comprise, même au-delà du Burkina Faso, et qui traite notamment de la question du système démocratique. Est-ce que la démocratie est réellement adaptée aux sociétés actuelles africaines et européennes ? Est-ce que les élites politiques et économiques ont trahi les populations ou est-ce que ce sont les populations elles-mêmes qui n’exercent pas leur droit de contrôle citoyen? La pièce essaie de répondre à toutes ces questions par l’humour et la musique », a-t-il expliqué.
Selon lui, si la parole est une arme, l’humour est son bouclier. L’humour a donc toujours été important, d’après Smokey, car il permet de faire passer des messages plus facilement.










