Récompense des personnalités culturelles de l’année 2020 : Défis relevés par le promoteur dans un contexte de covid-19
La 9e édition des Personnalités culturelles de l’année (PCA) s’est déroulée le vendredi 29 janvier 2021 dans la Salle Canal Olympia Yennenga Ouaga 2000. Au cours de cette soirée haute en couleur, des acteurs culturels ont vu leur mérite reconnu. Dans une interview, le promoteur revient sur l’organisation de cette édition dans un contexte de covid-19. Lisez plutôt.
Radars Info Burkina : Êtes-vous satisfait de l’organisation de la 9e édition des Personnalités culturelles de l’année (PCA)?
Hervé David Honla : Ma satisfaction dépend du public et des acteurs culturels qui y ont consacré leur temps le 29 janvier dans la salle Canal Olympia Yennenga Ouaga 2000. Au regard des messages de félicitations que je reçois depuis la fin de la cérémonie, je peux affirmer que je suis satisfait malgré quelques aspects qu'il faudrait améliorer.
RB : Quelle a été la particularité de cette édition ?
HDH : Nous avons voulu qu’elle soit transparente au maximum tout en reflétant la géopolitique culturelle de notre pays. C’est la raison pour laquelle les nominés viennent également des autres régions du Burkina. Le thème « Résilience » y est également pour quelque chose, au regard des différentes crises (sanitaire et sécuritaire) qu’il y a eu en 2020.
RB : Qu’est-ce-qui, à votre avis, peut être fait pour améliorer cet évènement majeur de l’agenda culturel au Burkina?
HDH : Ce qui peut être amélioré, c'est l'organisation, précisément la gestion des invités qui sont de plus en plus nombreux. Nous n'arrivons plus à contenir le monde. En outre, il y a le timing et la réduction du nombre d’artistes qui prestent.
RB : Il vous est reproché la désignation relativement arbitraire des nominés. Quel commentaire vous faites à ce sujet?
HDH : Parler de désignation arbitraire des nominés, c'est exagéré. Nous passons 6 mois de l'année, lors de réunions, à choisir d'abord les catégories ensuite les nominés avec l'aval des personnes-ressources du milieu. Donc je ne pense pas que la désignation soit arbitraire.
RB : Le fait d’être organisateur d’un événementiel désignant des lauréats n’entache-t-il pas vos analyses critiques de journaliste culturel ?
HDH : Bien au contraire, mes analyses critiques doivent me permettre de donner l'exemple quand je fais de l'évènementiel. Ce n'est pas moi qui désigne les nominés ni qui choisis les lauréats. Je ne suis qu'un organisateur d'événements, un facilitateur. Je ne m'occupe pas du jury.
RB : Un journaliste peut-il être manager d’artiste ou attaché de presse d’artiste ?
HDH : Attaché de presse oui, cela est même vivement conseillé. Bon nombre d'artistes de renommée internationale ont des attachés de presse qui sont des journalistes. Or, manager un artiste, c'est consacrer la quasi-totalité de son temps à le faire. Pour un journaliste en fonction, c'est difficile d'exercer les deux métiers.
RB : Le journaliste culturel est-il payé en monnaie de singe par les artistes burkinabè ?
HDH : Au Burkina, le métier de journaliste ne nourrit pas son homme. C'est encore pire quand on est journaliste spécialisé dans la culture et la critique. Si un artiste sollicite nos services, nous mettons parfois le prix qu'il faut ; malheureusement, nous n'avons jamais gain de cause. Bien au contraire, on nous traite de mendiants ou d'usurpateurs.
RB : Que pensez-vous de la relève des journalistes culturels?
HDH : Il n’y a pas de relève! C'est un terme à mon avis caduc. On ne donne pas la place aux jeunes. Chacun doit se former pour exceller dans son métier. Quand on travaille avec un aîné et qu'on est obéissant, on finit de se frayer un chemin. Le jeune acquiert sa place naturellement.
RB : Pourquoi vous appelle-t-on le chat?
HDH : On m'appelle ainsi parce que je suis discret dans des événements nocturnes et mes écrits écorchent parfois les artistes ; d’où les « griffes du chat ».
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Le producteur-réalisateur scénariste burkinabè Oumar Dagnon termine l’année 2020 en apothéose. En effet, avec son film « A bout de souffle », il vient de remporter le 1er prix du meilleur long métrage au Sprouting Seed International Short Film Festival (SSISFF) en Inde. Bien que le réalisateur n’ait pas pu assister à la cérémonie solennelle de remise, COVID-19 oblige, son trophée arrivera très prochainement au Burkina Faso.
Voici ce qu’on peut retenir du synopsis du film « A bout de souffle » : c’est quelqu’un qui décide de sortir du banditisme pour entrer dans le droit chemin. Par la suite, des difficultés surgissent. « Face à ces difficultés va-t-il se battre pour demeurer dans le droit chemin ou va-t-il basculer ? C’est toute la problématique du film », a expliqué le réalisateur.
C’est un sentiment de fierté qui anime Oumar Dagnon aujourd’hui. Sa plus grande satisfaction, c’est de voir que cette œuvre sortie de son imagation arrive à représenter le Burkina Faso dans le monde, qu’elle a fait son bonhomme de chemin et est aujourd’hui reconnue sur le plan international.
M. Ouedraogo se rappelle le bon vieux temps où, par mois, il pouvait enregistrer une à deux commandes de 1 à 3 millions F CFA en Europe.
Depuis son l’apparition de la Covid-19 en mars 2020, l’artisanat a connu une baisse sur le plan commercial au Burkina Faso. En effet, la maladie a fait que les touristes ne voyagent plus. « Je suis dans l’inquiétude, parce que nos ventes ne font que baisser et de nombreux commerçants d’œuvres d’art comme moi abandonnent le métier actuellement », a précisé Karim Ouédraogo.
Parmi les conditions d’exploitation de la salle, ont doit se déchausser avant d’y accéder. A l’en croire, c’est une condition très rigoureusement respectée. En plus, il est interdit d’y fumer, manger ou boire.
Alif Naaba fait savoir qu’il existe 4 ou 5 salles répondant aux normes qui contribuent à la création et aux préparations des spectacles. « Les coûts sont moyens pour un certain niveau comme dans la sous-région. On constate qu’il y a vraiment une qualité de travail proposée par les artistes sur les scènes au Burkina et ailleurs dans le monde », poursuit-il.
Tatiana Nadé Guéria, danseuse ivoirienne résidant au Burkina Faso depuis 2016, est élève à l’Ecole de danse Irène-Tassembédo (EDIT) depuis 2018. Radars Info Burkina vous plonge dans l’univers artistique de la danse à travers cette passionnée.
« Je voudrais, à l’image de ‘’tata Irène Tassembédo’’, être une figure emblématique de la danse en Afrique, voire sur le plan international », confie-t-elle.
Elle a formé à ce jour plusieurs danseurs et chorégraphes professionnels parmi lesquels Eric Nébié, Florent Nikièma et Rama Koné, qui sont des références en la matière.
Au CENASA, dans la nuit du 5 au 6 décembre, Donsharp de Batoro a fait vibrer le public. Le moins qu’on puisse dire est que le concert prestige, acte III, a été riche en émotions. Radars Infos Burkina y était et vous fait revivre l’évènement.
Le « grand parolier » a remercié les invités, les spectateurs, les autorités, les hommes de médias et tous ceux qui ont contribué de quelque manière que ce soit à la tenue effective du concert. Il faut souligner que l'événement était également diffusé en direct sur Facebook afin de permettre au maximum de personnes de le suivre.
Donsharp, à travers cet événement culturel, veut faire prendre consciense au peuple burkinabè des maux qui minent notre société. Ces maux ont pour noms le viol, les risques que court la jeunesse sur les réseaux sociaux, l’incivisme grandissant… D’où son invite au peuple à changer de comportement et de manière de voir et de faire les choses dans son vécu quotidien, afin que le Burkina Faso connaisse des lendemains meilleurs, cela d’autant plus que, selon lui, nous n’avons pour héritage que notre Faso. C'est d'ailleurs ce qui justifie le choix du thème « Je n’ai que mon Faso ».
Depuis sa création en juin 1978, l’Atelier théâtre burkinabè (ATB) se consacre à la création et à la production théâtrale. Dans les lignes qui suivent, le fondateur de cette association culturelle, Prosper Kompaoré, lève un coin du voile sur les activités mises en place pour sa promotion.
Toutefois, l’ATB est confronté à des difficultés dans la promotion du théâtre burkinabè. Pour le directeur de la troupe, Prosper Kompaoré, les difficultés majeures ont pour noms le manque de partenaires pour financer les créations, l’absence d’espace de travail, le manque de comédiens et l’incapacité de les payer. « Il faut des personnes qui ont les compétences requises pour tous les compartiments de la pratique théâtrale. Le théâtre, ce ne sont pas seulement les acteurs ni les metteurs en scène ; c’est toute l’administration, un ensemble de réseaux de partenariat », a-t-il ajouté.
Il a aussi pointé du doigt le problème de médiatisation de leurs activités. « Si nos activités ne sont pas suffisamment portées à la connaissance du public, comment voulez-vous qu'il apprécie nos productions, qu’il vienne voir nos spectacles ? Pour y remédier, nous sommes en train de développer un réseau de partenaires médiatiques », a lancé M. Kompaoré.
Comme c’est une année électorale, j’ai voulu, par anticipation, attirer l’attention des acteurs politiques et de la population sur la cohésion sociale avant, pendant et après les élections. « L’objectif, c’est de faire comprendre à tout le monde que peu importent les résultats, l’issue des votes, nous n’avons que le Burkina Faso comme bien commun légué par nos devanciers. ‘’Je n’ai que mon Faso’’ est plein de sens dans la forme et dans le fond. Je n’ai pas de bien au-dessus de ma patrie », a argumenté le parolier.
C’est la première fois qu’un artiste étranger est invité au concert prestige. Le choix du Togolais King Mensah se justifie par le fait que Donsharp a fait un featuring avec lui il y a 4 ans. « Je me suis dit que ce serait bien qu’il soit là pour qu’on puisse ensemble exécuter le titre ‘’Voici l’Afrique’’», a-t-il affirmé.
Le musée de la musique Georges-Ouédraogo, sis à Ouagadougou en face du lycée Philippe-Zinda-Kaboré, est l’unique dans la sous-région africaine. C’est une institution patrimoniale idéale qui a pour objectifs de collecter, de conserver et d’exposer les instruments de musique qui appartiennent à toutes les communautés ethno-culturelles du Burkina Faso. Toutefois, ces trésors patrimoniaux sont délaissés et dévalorisés par la jeunesse du pays. Radars Info Burkina s’est intéressé aux mesures prises pour redorer le blason dudit musée.
Pour remédier à cette situation, des expositions muséales y sont en cours pour une médiation avec le public scolaire afin de permettre aux élèves de se réapproprier leur culture, de découvrir un pan de l’histoire musicale de leur nation.
En cette période électorale au Burkina, les acteurs du domaine de la mode n’ont pas rechigné à apporter leur contribution à la consolidation de la cohésion sociale. C’est ainsi que s’est tenue dans la soirée du jeudi 19 novembre, dans l’enceinte de la grande salle de spectacle du Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) une soirée dédiée à la mode. Elle a été organisée par l’association des agences du mannequinat pour la mode au Burkina Faso (2AMPM-BF), en collaboration avec le mouvement The Roch Label.
Au menu de cette soirée, il y avait essentiellement trois tableaux avec à l’affiche 8 stylistes. C’est le styliste Sébastien Bazémo qui a ouvert le bal du premier tableau en présentant sa collection baptisée The Roch label. Parlant du même tableau, se sont succédé sur le podium la créatrice de mode OUM’C, qui a présenté sa collection « Retour à la source », et le styliste H. B design.
Le pagne Faso Danfani et le Koko dunda ont été mis en valeur à travers la collection des différents stylistes modélistes et créateurs de mode à l’affiche des différents tableaux de ce défilé.










