Défilé de mode « Retour à la source » : 8 stylistes à l’affiche pour promouvoir la cohésion sociale
Demain 19 novembre 2020 dans l’après-midi, il se tiendra au Centre national des arts du spectacle et de l'audiovisuel (CENASA) un défilé de mode pour promouvoir la cohésion sociale et le développement du Burkina dénommé « Retour à la source ». C’est le tout premier événement organisé par l’Association des agences de mannequins et promoteurs de mode burkinabé (2AMPM-BF). Radars Info Burkina s’est entretenu avec Oumou Compaoré, plus connue sous le pseudonyme d’OUM’C, membre de l’organisation et figurant parmi les 8 stylistes à l’affiche.
Radars Infos Burkina (RB) : Veuillez vous présenter aux lecteurs de Radars Infos Burkina.
Oumou Compaoré (OUM’C) : Je suis Oumou Compaoré, plus connue sous le pseudonyme d’OUM’C. Je suis ancien mannequin et actuellement créatrice de mode. Je dispose également d’une agence de mannequinat et d’hôtesses.
RB : Un défilé de mode dénommé « Retour à la source », qu’est-ce que vous voulez présenter au public à travers ce concept ?
OUM’C : Nous disons « Retour à la source » parce qu’on travaille exclusivement avec des pagnes Koko Dunda et du Faso Danfani. C’est la première édition. C’est notre tout premier bébé qui va venir au monde demain. C’est un aboutissement de l’association de plusieurs agences et de promoteurs de mode au Burkina.
RB : Quelle sera la particularité de ce défilé ?
OUM’C : Le but de ce défilé, c’est d’accompagner la campagne électorale. Nous sommes en pleine campagne et les acteurs de la mode veulent vraiment que ces élections se passent dans la paix, la cohésion et une parfaite entente, que chacun respecte le choix de l’autre. Que le vainqueur soit accepté et accompagné durant son mandat par toute la population. Ce qui sera spécial, c’est tout d’abord comme on le dit que le développement se fasse à travers les jeunes. Quand on mise sur la jeunesse, on a misé sur le long terme. Et c’est de cela qu’on a besoin. Certes, il y a des doyens qui vont accompagner le défilé ; on doit prendre toujours conseil auprès d’eux afin de pouvoir aller de l’avant, mais le défilé aura une coloration jeune. 80% des créateurs qui vont défiler sont des jeunes créateurs qui n’ont pas plus de 5 à 6 ans d’expérience. On veut leur donner la chance de s’exprimer.
RB : Qui sont les créateurs au rendez-vous ?
OUM’C : Il y a 8 stylistes à l’affiche : Bazemse, OUM’C, HB, YMAR MODE, T.BONTY, SAWALY, BLACK, TINA’O.
C’est un défilé mixte. L’accès est gratuit à tout le monde. Le défilé commence à 16h et prend fin à 19h30.
RB : Le défilé est parrainé par the Roch Label, un mouvement politique qui a décidé d’accompagner le président Kaboré lors de cette élection, qu’est-ce qui explique ce choix ?
OUM’C : C’est une association de plusieurs agences et nous avons déposé plusieurs demandes de soutien et c’est The Roch Label qui y a répondu favorablement pour nous accompagner afin de réaliser ce projet qu’il a jugé noble, surtout que ce sont des jeunes qui sont à l’origine.
RB : Un défilé soutenu par un mouvement politique, n’est-ce pas osé ?
OUM’C : Ce n’est pas vraiment un mouvement politique. Le mouvement politique, c’est le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), mais The Roch Label, c’est un label, une structure qui n’a rien à avoir avec le MPP. Donc The Roch Label est différent du MPP.
RB : Peut-on dire que ce défilé est une campagne déguisée en faveur du président sortant ?
OUM’C : Chacun est libre de son choix. Si vous sentez que Roch Kaboré peut faire votre affaire, vous votez pour lui. Si vous estimez qu’un autre de ses concurrents peut faire votre affaire, vous votez pour ce dernier. Nous sommes en démocratie et chacun est libre de faire son choix et de l’assumer.
RB : Quelles sont vos attentes en ce qui concerne la soirée de demain ?
OUM’C : Nous voulons que les gens viennent massivement suivre ce défilé. L’idée, c’est de faire connaître l’association au grand public et on veut dire aux gens que le mannequinat est un métier noble. Nous voulons inviter les personnes qui ont des préjugés à changer d’opinion et à nous accompagner. Que ceux qui empêchent leurs enfants d’exercer ce métier arrêtent de le faire et les accompagnent plutôt. Qu’on considère les mannequins comme des artistes. C’est cet objectif que nous visons.
RB : Y aura-t-il d’autres activités lors de cette cérémonie ?
OUM’C : Oui, il y aura des prestations artistiques.
RB : Qui par exemple ?
OUM’C : Je préfère taire leurs noms.
RB : Votre mot de la fin ?
OUM’C : Je remercie Radars Infos Burkina pour cette interview et j’invite la population à sortir massivement pour le défilé. L’entrée est gratuite, donc faites-vous plaisir ; cultivons la paix.
Propos recueillis par Aly Tinto et Farida Elise Sawadogo (stagiaire)

Si on ne peut pas nous donner la liste exhaustive et nominative de ceux qui ont perçu les différents fonds, ce n’est pas l’audit qui se fera facilement. Voilà pourquoi nous sommes en sit-in ce matin pour dénoncer cette gestion opaque et chaotique de son premier responsable, Walib Bara », s’est offusqué Almamy KJ.

« Les week-ends, il y a une grande affluence. L’objectif principal, c’est l’exposition et par la suite de profiter nouer des contacts », a-t-il déclaré.
Dans la soirée du mercredi 23 septembre 2020, l’artiste-musicien burkinabè Serge Bambara, plus connu sous son nom de scène Smokey, a convié le public à l'institut français du Burkina pour suivre la restitution de sa toute première comédie musicale, le « syndrome de la pintade ». Il s’agit d’une pièce qui aborde plusieurs sujets, dont le pillage des deniers publics, l'immigration, l'insécurité et la corruption. Elle est déjà programmée officiellement au festival des francophonies à Limousin, en France, en début octobre.
C’est Smokey l’initiateur de ce projet. «Depuis quelques années, je réfléchissais à l’écriture d’une scène musicale. C’est ma première pièce. J’ai voulu une pièce qui puisse être jouée et comprise, même au-delà du Burkina Faso, et qui traite notamment de la question du système démocratique. Est-ce que la démocratie est réellement adaptée aux sociétés actuelles africaines et européennes ? Est-ce que les élites politiques et économiques ont trahi les populations ou est-ce que ce sont les populations elles-mêmes qui n’exercent pas leur droit de contrôle citoyen? La pièce essaie de répondre à toutes ces questions par l’humour et la musique », a-t-il expliqué.
Selon lui, si la parole est une arme, l’humour est son bouclier. L’humour a donc toujours été important, d’après Smokey, car il permet de faire passer des messages plus facilement.
Yili Nooma, Azata Gansonré à l'état civil, est une artiste musicienne burkinabè ayant sorti en 2004 son 1er album, baptisé « Yennenga ». Après «Excision » en 2010, Yili revient avec «Bilfu Bilfu» en 2014. En 2007, elle est lauréate du Kundé du meilleur espoir de la chanson burkinabè. Et en août dernier elle a fait sortir un single : Allah Kaman. Radars Info Burkina s’est entretenu avec cette talentueuse artiste sur sa carrière ainsi que sur d’autres sujets en lien avec le showbiz au Burkina.
RB : Vous avez sorti un single et apparemment, la promo à l’échelle nationale n’est pas simple. Vous avez certes évoqué le cas de Trace, mais est-ce que même ici au Burkina les médias font votre promotion ? Quels sont vos rapports avec les hommes des médias dans le cadre de la promotion de vos œuvres ?
RB : On vous reproche également, en tant qu’artistes, de mettre l’accent sur la production de vos œuvres et de ne pas penser à un budget promotionnel. Quel commentaire en faites-vous ?
«Jean Léonard Compaoré est le parrain de cette cérémonie parce que le film parle du foncier et lui, il fut ministre de l'Habitat sous Sankara. Il a travaillé dans la transparence. Pourquoi un film sur le foncier? L'idée est venue du Mogho Naaba Baongho. Un jour, je suis allé lui rendre visite et à mon départ il m'a suggéré de conseiller les populations au sujet de la vente accélérée des terrains. Où les enfants qu'elles sont en train de mettre au monde vont habiter ? Où ils vont travailler ? C'est une bombe à retardement. Puisqu’à la radio c'est pour un temps donné et qu’on ne peut pas toucher tout le monde, j'ai décidé de produire un film sur ce sujet brûlant. C'est ainsi que j'ai commencé à écrire le scénario du film « Ma parcelle ou la mort ». S’il avait fallu réunir une importante somme pour ce film, je n’aurais pas pu le réaliser, car je n'ai pas d'argent pour mobiliser tous ces grands techniciens et acteurs du cinéma burkinabè. Ils ont accepté de contribuer à la réussite du film. Le phénomène de la vente des terrains dans les périphéries des grandes villes nous inquiète beaucoup. Nous nous adressons surtout à ceux qui n'ont pas encore vendu leurs terres. C'est un film qui vise à interpeller », a expliqué le réalisateur autodidacte, Aboubacar Zida, dit Sidnaaba.
Selon le parrain, ce film est très important car « à travers l’histoire, les guerres et conflits ont été des crises de terre. Donc je pense que ce genre de film il faut qu’il soit vu, que cela soit discuté à tous les niveaux et que l’autorité elle-même s’implique pour qu’on puisse résoudre les problèmes à venir demain. Sous la Révolution, la terre appartenait à l’Etat, qui la destinait en fonction des besoins des populations et en fonction des besoins de développement futur tout en préservant les acquis et en prévenant l’avenir. Donc sous la Révolution, personne ne pouvait se permettre de vendre ne serait-ce qu’un mètre carré de terre. C’est ainsi qu’à l’époque on avait interdit le titre foncier. Ce sont les permis urbains d’habiter, des permis d’exploiter et des permis de mise en valeur qui étaient délivrés. A l’époque, personne ne pouvait avoir plus de deux parcelles. Pour avoir une parcelle, il fallait justifier au préalable sa non-détention d’une parcelle dans la localité où on était en train de lotir. Aujourd’hui malheureusement tout cela est un peu difficile à mettre en œuvre. Pourtant la terre n’est pas extensible ; avec le temps, il y aura forcément des conflits entre les générations », a soutenu Jean Léonard Compaoré, ex-ministre de Thomas Sankara. 
S’agissant des participants à la formation, « nous avons demandé comme contribution la modique somme de 50 000 francs CFA à ceux qui vont être initiés, la somme de 75 000 F aux semi-professionnels et 100 000 F aux professionnels. Ces sommes représentent les frais que vont engendrer cette formation pendant toute la session. En réalité, nous dispensons la formation gratuitement. Ni moi, ni Dagnon, ni les techniciens, ni les maquilleurs, ni les décorateurs et tout les corps du métier du cinéma qui vont participer à cette formation ne sommes rémunérés. Pour cette session, nous avons élaboré un programme plus performant en nous appuyant sur nos expériences passées. Et pour cette édition, c’est l’université Swiss UMEF Burkina qui nous a ouvert ses portes. C’est un cadre agréable pour la formation en jeu d’acteur », a expliqué l’acteur-formateur.
Le ministre de la Culture, Abdoul Karim Sango, a répondu à l’invitation des initiateurs à l’occasion de la cérémonie officielle d’ouverture de la formation le lundi 17 août dans la soirée. 
« Toutes les activités que nous avions programmées dans le cadre du cinéma ont été suspendues. Les trois plateaux de tournage sur lesquels j’étais ont connu des difficultés à cause des mesures de restriction édictées par le gouvernement burkinabè pour endiguer la propagation du virus. Pourtant en tant qu’acteurs, nous avons besoin de spectacles pour la promotion de nos activités », a regretté pour sa part Wendyam Fidèle Compaoré.
Il a en outre précisé que le ciné Burkina était à son troisième film depuis la reprise et que beaucoup de films suivraient.
Notre équipe de communication digitale a également fait un travail extraordinaire sur les réseaux sociaux. Comme toute exposition, sans être prétentieux, pour une première édition, on ne s’attendait pas à des ventes. Mais déjà devant l’AN il y a eu des ventes. Ensuite à Bangr-Weogo pour l’exposition-vente, à partir du 24 les affaires ont commencé à être florissantes. Le bilan des ventes est largement positif. Sur les trois derniers jours, il y a eu vraiment des ventes et des promesses en termes d’achat. Globalement le bilan de Wekré est positif », s’est réjoui l’entrepreneur et opérateur culturel.
Le showbiz burkinabè est en plein essor et ses acteurs sont de plus en plus professionnels. Il pourrait aller encore mieux si acteurs et Burkinabè acceptaient de se conformer aux normes internationales. Les réseaux sociaux, qui devaient être un tremplin pour se faire promouvoir, sont souvent mal utilisés. Alors, quelle attitude les « stars doivent-elles avoir sur les réseaux sociaux ?
Il est revenu sur l’épisode Ka Kora et sa photo plutôt « hot » sur les réseaux sociaux. « Tout ce que je peux dire sur ce point, vous pensez que si elle n’était pas sûre d’elle, elle allait le faire ? Vous pensez que si elle doutait de sa capacité elle allait poster cette photo ? Laissez les femmes s’exprimer. Dans tous les cas, elle n’était pas nue. On a imaginé, c’était une configuration. Nous, on n’y peut rien », s’est-t-il offusqué. Quand tu acceptes d’être sur les réseaux sociaux, a-t-il poursuivi, il y a des choses que tu ne dois pas commenter. Tu regardes et tu passes. « Moi aussi j’ai vu, mais je n’ai pas commenté. Cela veut dire que soit je suis indifférent, soit ça me plaît mais je garde cela pour moi, soit ça ne me plaît pas et dans ce cas aussi, je garde cela pour moi. On n’est pas obligé de parler tout le temps», a-t-il affirmé.











