Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce vendredi 24 juillet 2026, à l’évaluation à mi-parcours du contrat d’objectifs du ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou Sana.
Cette séance a permis de passer en revue les indicateurs de performance du département, au regard des défis sécuritaires actuels. Au terme de l’évaluation, le taux d’exécution du contrat d’objectifs du ministre de la Sécurité s’établit à 62,81 % au 30 juin 2026.
Selon le Camarade ministre Mahamadou Sana, son contrat d’objectifs est structuré autour de six objectifs et de dix-sept actions prioritaires.
Concernant le premier objectif, consacré à la sécurité des personnes et des biens ainsi qu’à la préservation de l’intégrité du territoire, le ministre a relevé des avancées significatives. Celles-ci se traduisent notamment par une baisse du taux de criminalité et par une amélioration de la contribution des forces de sécurité intérieure aux opérations de reconquête du territoire national.
Des acquis ont également été enregistrés dans la mise en œuvre du deuxième objectif, relatif au développement durable du secteur faunique et forestier. À ce titre, plusieurs sorties de terrain ont été organisées dans les forêts de Kua et de Nazinga. Des réformes ont été engagées en vue de renforcer la protection et la gestion durable des ressources fauniques et forestières.
Le troisième objectif, portant sur le renforcement de la lutte contre la cybercriminalité et des capacités d’investigation en matière de terrorisme, a permis l’interpellation de membres présumés de cellules dormantes liées au terrorisme.
S’agissant du quatrième objectif, consacré à l’amélioration de l’offre de sécurité dans certains domaines spécifiques de la sécurité intérieure, des réformes ont favorisé le déploiement de nouvelles unités dans les grandes villes du pays.
Des actions ont également été menées dans le cadre du renforcement du contrôle et de la lutte contre la corruption. Elles ont notamment conduit à l’interpellation et à la sanction de personnes impliquées dans des pratiques répréhensibles.
« Dans le cadre de la lutte contre la corruption, nous avons reçu des instructions fermes. Certes beaucoup d'efforts ont déjà été consentis. Des personnes ont été radiées lors des conseils des ministres. La démarche actuellement, c'est la tolérance zéro. Celui qui se fait prendre en prenant de l'argent avec qui que ce soit dans le cadre de la corruption sera purement et simplement radié. Le citoyen qui donne de l'argent sera aussi poursuivi pour les faits infractionnels liés à son geste. Le citoyen doit comprendre qu'il ne doit pas donner de l'argent sans une quittance du Trésor public. Les six autres mois qui restent, nous allons être fermes et nous allons engager des actions fortes pour que plus jamais les forces de sécurité ne soient classées parmi les institutions les plus corrompues », a averti le Camarade ministre.
Au titre des perspectives, le ministre de la Sécurité a annoncé l’opérationnalisation de la vidéoverbalisation à compter du 1ᵉʳ août 2026, afin de lutter plus efficacement contre certaines infractions routières et de contribuer à la réduction du nombre d’accidents de la circulation.
« L’objectif n’est pas de sanctionner, mais de faire fléchir la courbe des accidents. Au premier semestre de 2026, nous avons enregistré plus de 11 000 accidents, près de 9 000 blessés et 650 décès sur nos routes. Nous avons l’obligation de travailler à faire baisser ces statistiques, qui demeurent très élevées », a déclaré le ministre.
Le Premier ministre, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a entamé, ce vendredi 24 juillet 2026, l’évaluation de la mise en œuvre des contrats d’objectifs des ministres au titre du premier semestre de l’année. L’exercice a débuté par l’audition du Camarade ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le Général de Division Célestin Simporé.
À l’issue de cet exercice de redevabilité, le taux d’exécution à mi-parcours du contrat d’objectifs du ministre d’État s’établit à 53,14 %. Le taux d’occupation du territoire national est, quant à lui, passé de 73,56 % en décembre 2025 à 74,53 % au 30 juin 2026.
Ce bilan à mi-parcours est marqué par des avancées significatives, notamment dans la reconquête, la pacification et la sécurisation de plusieurs portions du territoire national. Ces progrès ont favorisé le retour progressif des populations et de l’administration publique, ainsi que le ravitaillement régulier de plusieurs localités du pays.
Des efforts importants ont également été consentis en matière de logistique, d’équipement et de renforcement des capacités opérationnelles des forces combattantes.
Revenant sur le taux d’occupation du territoire, le ministre d’État a expliqué que les 74,53 % correspondent aux espaces pacifiés dans lesquels les populations et l’administration publique sont retournées et vaquent normalement à leurs occupations. Il a toutefois précisé que les autres portions du territoire ne sont pas hors de portée des forces combattantes.
« Il n’y a pas une portion de notre territoire où nos Forces de défense et de sécurité ne peuvent pas aller. Nous pouvons aller partout et nous y allons », a-t-il affirmé.
Le Général de Division Célestin Simporé a rendu hommage à l’ensemble des forces combattantes engagées sur les différents théâtres d’opérations dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il a réaffirmé son engagement à poursuivre et à consolider la dynamique engagée, afin d’accélérer l’atteinte des objectifs fixés à l’échéance de décembre 2026.
Le Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a procédé, ce lundi 6 juillet 2026, au cours d’une cérémonie solennelle au palais de Koulouba, à la remise officielle des attributs de Général à trois officiers généraux des Forces armées nationales.
Le port des épaulettes, symbole de commandement et de responsabilité, traduit la volonté du Chef de l’État de consolider la chaîne hiérarchique et de renforcer l’autorité des Forces armées dans un contexte sécuritaire exigeant. Les nouveaux promus, le Général de Division Moussa DIALLO, le Général de Brigade Théophile NIKIEMA et le Général de Brigade Ismaël Kiswendsida Souampa DIAOUARI ont reçu leurs insignes des mains du Président du Faso.
Prenant la parole, chacun des nouveaux généraux a rappelé que cette distinction dépasse le simple grade pour incarner une mission de loyauté et de service envers la Nation. Pour le Général de Division Moussa DIALLO, Chef d’État-major Général des Armées, « le grade de général est avant tout un engagement envers la Patrie, un serment silencieux de guider les Hommes avec courage et discernement, même dans les situations les plus difficiles ».
Le nouveau Général de Division, Moussa Diallo, avant sa fonction actuelle, a occupé plusieurs autres dont celles de Gouverneur de la Région des Hauts-Bassins (Guiriko), Chef d’État-Major Général des Armées Adjoint, Commandant du Commandement des Opérations du Théâtre National, Commandant de la Brigade d’Intervention Rapide.
Le Général de Brigade Théophile NIKIEMA, Chef d’Etat-Major Général Adjoint des Armées et Commandant du Commandement des Opérations du Théâtre National a, lui, dédié sa promotion à ses frères d’armes tombés sur le champ d’honneur. Il a souligné que cette élévation est le fruit d’un travail collectif et la mémoire vivante de ceux qui ont sacrifié leur vie pour la Nation.
Le Général de Brigade Théophile NIKIEMA a occupé, antérieurement, les fonctions de Commandant de la Brigade Spéciale et d’Intervention Rapide, Chef d’État-Major de l’Armée de Terre, Membre du Conseil d’Administration de l’Office National de Sécurisation des Sites Miniers (ONASSIM).
Le Général de Brigade Ismaël Kiswendsida Souampa DIAOUARI, Chef d’État-major particulier de la Présidence du Faso (CEMP-PF), a réaffirmé sa conviction que « le Burkina Faso remportera cette guerre grâce à la bravoure de ses forces combattantes et à l’unité de son peuple ». Il a salué le leadership du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, comme un facteur déterminant de la résilience nationale.
Le Général de Brigade DIAOUARI a, avant d’occuper la fonction de CEMP-PF, exercé plusieurs fonctions stratégiques, notamment Chef J3 du Centre des Opérations Interarmées, Conseiller Sécurité du Président de la Commission de la CEDEAO, Président de la Commission chargée de la lutte contre le terrorisme et de la restauration de l’intégrité territoriale.
Au-delà de la symbolique, cette remise d’attributs a servi de tribune pour réaffirmer l’engagement des officiers généraux à demeurer loyaux, efficaces et fidèles aux valeurs cardinales de l’armée.
Source : La Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le samedi 4 juillet 2026, des assauts terr0ristes coordonnés ont visé simultanément plusieurs localités réparties dans le Nord, le Centre et le Sud du Mali. Dans un communiqué officiel, le Président de la Commission de l'UA, Mahmoud Ali Youssouf, a fermement condamné ces actes et réitéré le soutien indéfectible de l'organisation panafricaine envers le peuple malien.
Mahmoud Ali Youssouf a tenu à exprimer la solidarité de l'institution qu'il dirige. Il a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes ainsi que sa profonde compassion à l’ensemble des personnes affectées par ce drame.
« Le Président de la Commission réaffirme la pleine solidarité de l’Union africaine avec le peuple et les autorités de la République du Mali dans cette nouvelle épreuve », précise le communiqué.
Pour l'Union Africaine, cette énième offensive coordonnée est la preuve que la menace sécuritaire reste entière et dépasse les frontières maliennes.
Le Président de la Commission a rappelé que le terr0risme et l’extrémisme vi0lent continuent de constituer une menace grave pour le Mali, le Sahel et l’ensemble du continent.
Face à ce péril transfrontalier, l'UA appelle à un sursaut collectif :
Le renforcement des efforts collectifs en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité.
Le respect strict du droit international humanitaire dans la conduite des opérations.
La protection absolue des populations civiles, premières victimes de cette crise.
L'UA réaffirme son engagement à soutenir non seulement les efforts des autorités maliennes, mais aussi les initiatives régionales et continentales indispensables pour éradiquer le terr0risme et restaurer une paix durable au Mali et dans tout le Sahel.
Le Président du Faso, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce mercredi 1er juillet, les Ministres chargés de la Sécurité des pays membres de la Confédération AES.
Réunis à Ouagadougou pour se pencher sur la sécurité et la libre circulation dans l’espace confédéral, le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire du Niger, le Général de division Mohamed TOUMBA, le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile du Mali, Oumar SOGOBA, Secrétaire général dudit département, et le Camarade Commissaire divisionnaire de police, Mahamadou SANA, Ministre de la Sécurité du Burkina Faso sont venus recueillir les orientations du Président de la Confédération AES, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Le Porte-parole de la délégation, le Ministre de la Sécurité du Burkina Faso, le Camarade Commissaire divisionnaire de police Mahamadou SANA, a rappelé que la réunion des Ministres chargés de la Sécurité de l’AES s’inscrit dans le déroulement de la feuille de route de l’An 2 de l’AES. C’est dans cette optique que la délégation est venue pour des orientations et des conseils avisés du Président en exercice de la Confédération des États du Sahel.
« Pour l'an 2, l'élément central de la gouvernance est réellement le renforcement de la libre circulation des personnes et des biens sur l'ensemble de l'espace confédéral », a indiqué le Camarade Ministre Mahamadou SANA.
Au-delà de la question de la libre circulation des personnes et des biens, cette réunion de Ouagadougou est aussi un cadre de renforcement de la coopération en matière de sécurité, selon le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou SANA. Elle va permettre également d’examiner le protocole additionnel relatif à la sécurité intérieure et à l'harmonisation des procédures et mécanismes en matière de contrôle routier.
Source : Direction de la Communication de la Présidence du Faso
La Présidence du Faso a lancé, hier mardi 30 juin au Monument des Héros nationaux, l'immersion militaire de la deuxième cohorte des cadres de l’institution.
Pendant 21 jours, près de soixante hauts serviteurs du Peuple vivront au rythme des casernes. Ils seront soumis à la rigueur de la hiérarchie et aux exigences de la discipline collective avec un objectif clair : transformer leur regard, renforcer leur esprit d’équipe et raffermir leur engagement dans la défense de la Patrie.
« Des civils militarisés » pour la Nation
Cette 2e promotion des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) de la Présidence du Faso et de ses structures rattachées s’inscrit dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire. L'ambition ? Briser les cloisons entre civils et militaires pour bâtir une vision intégrée de la sécurité et du développement.
« Dans cette Révolution, nous n'avons pas besoin que de civils ; nous avons besoin de civils avec un esprit engagé, de civils militarisés », a déclaré le Camarade Capitaine Céleste Andersson Dekomwin MEDAH, Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, présent pour accueillir ses collaborateurs.
Le Camarade Capitaine MEDAH a insisté sur la discipline et la coresponsabilité : dans cette aventure, l’échec de l’un devient celui de tous, et les sanctions comme les réussites se partagent collectivement.
Pour ces serviteurs du Peuple, le défi majeur reste l’adaptation à la rigueur militaire, loin des privilèges sociaux ou des parcours académiques et administratifs.
Pour les soutenir, les aînés de la première promotion, avec à leur tête leur délégué général, le Camarade Ministre Directeur général du Protocole d’État, Robert COMPAORÉ, sont venus « prendre leur ration », tout en prodiguant des conseils précieux pour faciliter leur intégration.
Bien équipés, baluchon en bandoulière et en rangs serrés, les stagiaires ont entamé leur marche vers une destination inconnue, encadrés par les instructeurs. Plus qu’un simple apprentissage, cette immersion se veut un véritable test de caractère pour préparer une administration soudée, disciplinée et résolument engagée au service de la Nation.
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a procédé au nom du Président du Faso à la remise officielle de quatre hôpitaux mobiles au ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, ce mercredi 1ᵉʳ juillet 2026. Cette dotation qui intervient dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour la santé, traduit la volonté des plus hautes autorités de renforcer la prise en charge sanitaire des forces combattantes et d’améliorer la réponse médicale en situation d’urgence.
Selon le Premier ministre, ces hôpitaux mobiles permettront de rapprocher les soins des zones d’opérations, afin de réduire les délais d’intervention et d’accroître les chances de survie des blessés. « L’objectif est de pouvoir les déployer au plus près des théâtres d’opérations pour réduire significativement le délai de prise en charge de nos combattants blessés », a-t-il expliqué.
Chaque hôpital mobile comprend un bloc opératoire monté sur camion, entièrement équipé, avec un système autonome de production et de dispensation d’oxygène médical, une table opératoire polyvalente, un chariot d’anesthésie intégré ainsi que des batteries assurant l’autonomie en cas de coupure d’énergie.
Les hôpitaux mobiles intègrent également un véhicule d’exploration comprenant deux modules complémentaires : un module d’imagerie et un module de laboratoire. Le module d’imagerie est doté d’un scanner de 32 barrettes avec injecteur de produit de contraste, d’un échographe ainsi que d’un appareil de radiographie mobile os-poumon. Le module laboratoire est équipé pour les analyses d’hématologie, d’hémostase et de biochimie, permettant une prise en charge diagnostique complète sur le terrain.
Chaque hôpital est, en outre, équipé d’un groupe électrogène de 110 KVA, d’un autoclave de stérilisation de 150 litres, de quatre tentes d’hospitalisation de dix lits chacune, de lits pliables, d’extracteurs d’oxygène portables et de malles de manutention de médicaments.
Le Premier ministre a salué l’acquisition de ces équipements, fruit de l’effort collectif national. Il a exhorté le ministre d'État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, à veiller à leur utilisation optimale, sécurisée et durable.
Le médecin-commandant Daouda Sawadogo, coordonnateur technique de l’Initiative présidentielle pour la santé, a affirmé que cette dotation résulte d’une phase d’expérimentation d'un premier lot sur le terrain. « Le premier lot a été testé dans des conditions réelles, ce qui a permis de formuler des recommandations et d’apporter des améliorations significatives », a-t-il précisé.
Parmi ces améliorations figurent notamment l’intégration d’un système d’impression directe des résultats d’imagerie, connecté aux équipements de diagnostic, ainsi que des ajustements au niveau de la salle de radiologie et du bloc opératoire. Ainsi, la table opératoire, qui était fixe sur le modèle testé, est désormais capable de pivoter à 360 degrés dans ce nouveau lot, offrant ainsi une meilleure flexibilité aux équipes chirurgicales en situation d’urgence.
Au-delà de la prise en charge des forces combattantes, ces infrastructures déployables selon les besoins pourront également être rapidement mobilisées afin de contribuer à l’offre de soins en cas d’urgence ou de catastrophe, notamment dans les zones où les infrastructures sanitaires sont insuffisantes ou difficilement accessibles.
Les experts de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunis ce lundi 29 juin 2026 dans la capitale burkinabè. Cette rencontre de haut niveau se tient en prélude à la réunion des ministres chargés de la Sécurité, prévue pour le 1er juillet prochain.
Cette session préparatoire vise à finaliser les instruments juridiques et techniques destinés à renforcer la sécurité ainsi que la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace confédéral. Les travaux s'inscrivent directement dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de l’An II de l’AES.
Présidant la cérémonie d'ouverture au nom du ministre burkinabè de la Sécurité, le directeur de cabinet, Wendinmanegdé Emmanuel Zongo, a souligné que la concrétisation des ambitions de la Confédération exigeait la mise en place d'une architecture sécuritaire solidement intégrée. Celle-ci doit se fonder sur une coopération opérationnelle renforcée, l'interopérabilité des forces sur le terrain, l'harmonisation des procédures, une gestion concertée des flux frontaliers, ainsi qu'un partage permanent et fluide du renseignement stratégique.
Portées par une vision commune, les délégations d’experts des trois États membres ont réaffirmé leur détermination à consolider cet axe sécuritaire, indispensable pour garantir un environnement de paix, de stabilité et de développement au profit des populations du Sahel.
Les conclusions et recommandations issues de ces intenses travaux des experts serviront de base de travail aux ministres chargés de la Sécurité, qui se réuniront ce mercredi 1er juillet 2026 pour acter les grandes décisions de l'espace confédéral.
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile du Mali, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, et son homologue burkinabè, le Commissaire Divisionnaire de Police Mahamadou SANA, se sont rencontrés le mardi 02 juin 2026 dans la salle de conférence du ministère à Bamako.
Les échanges ont porté sur les défis sécuritaires communs et la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace confédéral de l’AES.
Plusieurs responsables sécuritaires maliens ainsi que des collaborateurs du Général Daoud Aly MOHAMMEDINE ont pris part à la rencontre, précédée d’un entretien à huis clos entre les deux premiers responsables.
À l’issue des échanges, le ministre burkinabè de la Sécurité, le Commissaire Divisionnaire de Police Mahamadou SANA, a indiqué que les discussions ont été fructueuses.
Elles ont porté notamment sur le financement de la sécurité, la lutte contre le terrorisme et la criminalité, ainsi que la libre circulation des personnes et des biens au sein de la Confédération.
Ces échanges ont également constitué des moments de partage d’expériences entre les deux parties. Selon le ministre burkinabè de la Sécurité, la libre circulation sans entraves doit être une réalité pour tous les citoyens de l’alliance.
Cette rencontre s’inscrivait dans la continuité des activités liées au lancement de la phase pilote des kits mobiles d’enrôlement pour la délivrance de la Carte d’Identité Biométrique AES et des documents de voyage, notamment les passeports, au niveau des missions diplomatiques. Cet événement a eu lieu le dimanche 31 mai 2026 à l’ambassade du Burkina Faso au Mali.
Le lancement de ce processus traduit l’engagement des gouvernements sahéliens à fournir des documents de voyage fiables et sécurisés aux citoyens de la Confédération, afin de renforcer leur mobilité ainsi que la sécurité dans les espaces communautaire et international.
Le ministre burkinabè de la Sécurité est arrivé à Bamako le 31 mai 2026 dans le cadre de cette visite de travail. À l’issue de rencontre, les deux ministres ont procédé à un échange de cadeaux en guise de souvenirs.
Il convient de rappeler que le Burkina Faso assure actuellement la présidence tournante de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Les députés de l’Assemblée législative du peuple (ALP) se sont réunis en séance plénière ce mardi 26 mai 2026. Sous la présidence du Dr Ousmane Bougouma, Chef du Parlement, ils ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant statut de la réserve militaire au Burkina Faso.
L’adoption de ce texte marque une étape historique pour la défense nationale, la sécurité et la consolidation du lien Armée-Nation. Elle permet au Burkina Faso de se doter d’un cadre juridique spécifique, structuré et rigoureusement adapté aux réalités nationales en matière de réserve militaire.
Un dispositif articulé autour de deux composantes
Ce nouveau cadre légal repose sur deux piliers complémentaires :
La réserve de premier ordre : constituée de personnels disposant déjà d’une expérience militaire ou assimilée, immédiatement mobilisables en cas de nécessité.
La réserve de second ordre : composée de citoyens appelés à recevoir une formation progressive, afin de contribuer activement au renforcement des capacités nationales de défense.
Au-delà de la réforme : un engagement patriotique
Pour la Commission des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS), saisie au fond sur ce dossier, ce projet de loi dépasse le cadre de la simple réforme administrative ou juridique. Il traduit un engagement patriotique fort et une volonté affirmée de préserver l’intégrité territoriale ainsi que la souveraineté du Burkina Faso.
Cette initiative s’inscrit en droite ligne de la vision portée par la Révolution progressiste populaire (RPP), qui prône une défense nationale fondée prioritairement sur les forces propres du pays.
À travers cette loi, l’État burkinabè entend renforcer durablement les capacités opérationnelles des Forces armées nationales, en mettant à leur disposition une force complémentaire, structurée et rapidement mobilisable en cas de besoin.