vendredi 7 octobre 2022

Mise en place de la coordination des comités locaux de dialogue pour la restauration de la paix : Le ministre Yéro Boly donne des détails

yro uneLe gouvernement a tenu un point de presse ce mardi 19 avril 2022 à Ouagadougou. Cette conférence de presse dont l’objectif est de donner des détails sur la mise en place de la coordination des comités locaux de dialogue pour la restauration de la paix a été animée par le ministre d’État auprès du président du Faso, chargé de la Cohésion sociale et de la Réconciliation nationale, Yéro Boly. On retient de son exposé que le coordonnateur national sera choisi en tenant compte de son expérience et de ses qualités professionnelles avérées.  Le coordonnateur national ainsi que les membres de la coordination seront issus de différents départements ministériels et nommés par décret.

Selon le ministre en charge de la Cohésion sociale, l’Etat a besoin de l’accompagnement et de l’engagement de tous dans cette lutte contre le terrorisme. C’est pourquoi il faut impérativement l’implication de personnes-ressources influentes tant dans les zones les plus touchées par le terrorisme et l’extrémisme violent que partout ailleurs au Burkina. yro 2« Comme vous venez de l’entendre, il ne s’agit point d’une négociation entre le gouvernement burkinabè et les groupes armés terroristes. Au risque de me répéter, je dirai qu’il s’agit d’accompagner les initiatives endogènes parce qu’il nous a été donné de constater sur le terrain qu’il y a un besoin de communication entre les filles et les fils du Burkina en rupture de dialogue avec la nation et les notabilités de leurs localités respectives. C’est là une opportunité pour accompagner ces initiatives de dialogue endogène qui doivent nous permettre d’aboutir à un apaisement et à un retour de la paix dans notre pays », a déclaré Yéro Boly.

A l’en croire, ce sont des jeunes ayant intégré des groupes armés terroristes qui ont souhaité établir le dialogue avec les notabilités à la base. Et l’initiative est venue de la province du Soum dans le Sahel. Il s’agit donc d’un dialogue entre des jeunes, qui veulent discuter avec les leaders locaux. Et les engagements issus de ce dialogue n’auront aucune incidence sur la forme républicaine et laïque de l’Etat. Selon le ministre en charge de la Cohésion sociale, les combattants qui vont accepter de déposer les armes pourront bénéficier de l’accompagnement du gouvernement dans leurs domaines d’activités.

yro 3« Si ces jeunes-là reviennent, nous allons leur proposer de les réinsérer dans la société à travers des activités professionnelles. Par exemple, si vous souhaitez refaire ce que vous faisiez avant, comme l’élevage, on va trouver les moyens de vous accompagner pour que vous puissiez démarrer l’activité. Si vous souhaitez aussi vous investir dans l’agriculture, ce sera pareil. Que ce soit dans les localités concernées ou ailleurs, le gouvernement va va accompagner», a précisé le ministre. 

A la question de savoir le rôle que le Mauritanien Moustapha Ould Limam Chafi (ancien conseiller de l’ombre de Blaise Compaoré, ndlr) joue dans le dialogue avec les combattants, le ministre a répondu que ce dernier n’a pas de rôle à jouer dans ce dossier précis et qu’il s’agit d’un dialogue entre des nationaux. « Chafi n’a absolument rien à voir dans ce dossier. Nous n’avons aucun contact avec lui dans ce dossier précis de comités locaux de dialogue pour la restauration de la paix », a-t-il répondu. Selon le ministre Boly, l’information sur les réseaux sociaux selon laquelle le gouvernement va verser un milliard de francs CFA aux groupes terroristes est fausse, car l’Etat burkinabè n’est pas engagé à donner quoi que ce soit, en dehors de son aide à la réinsertion de ceux qui le souhaitent.

Barthélémy Paul Tindano

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