Championnat national de football : « La Ligue réclame ses 4 mois d'arriérés des bourses »
Le vendredi 10 novembre 2023, la ligue régionale de football du Centre a tenu une conférence de presse à Ouagadougou. Objectif : éclairer la lanterne de l'opinion nationale et internationale sur les difficultés financières auxquelles sont confrontés les clubs de première et de deuxième divisions, avec pour conséquence la suspension du championnat.
Selon Lucien Kaboré, secrétaire général de la ligue du centre de football (LCB), les clubs reçoivent une subvention de l'État depuis 2014.
Ainsi, suite à une bonne gestion des fonds accordés, et afin de prendre en compte le développement du football dans son intégralité dit-il, les clubs de concert avec la Fédération burkinabè de football (FBF) et le ministère chargé des sports ont décidé en 2017 de la retenu de 25% sur la subvention pour l'organisation du championnat de la petite catégorie.
Cette retenue, à en croire la LCF, a permis une organisation réussie des championnats des petites catégories en 2019.
De plus, en raison de la pandémie de COVID-19, le championnat ne s'est pas tenu pour la saison de 2019-2020 et les fonds retenus ont été reversés aux clubs " ont expliqué les conférenciers.
Cependant, « depuis la saison 2020-2021, les retenues ont continué à être opérées mais les compétitions ne se sont pas déroulées de façon correcte. Pour la saison 2022-2023, les clubs n'ont pas reçu la totalité de la subvention au motif que la retenue de 25% opérée par la FBF n'a pas été justifiée ; c'est-à-dire que la fédération burkinabè de football n'a pas de preuves pour justifier les 25% prélevés sur la subvention des différents clubs », a précisé David Yaméogo, président du Faso athletic club (FAC).
Le hic, c'est que la fédération se propose de remettre les retenues opérées sur la subvention des clubs au Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs, ce qui constitue une perte pour les clubs, selon lui.
Mieux, c'est une « insouciance et un mépris des problèmes soulevés et vécus par les clubs », soutient-il. C'est pourquoi les clubs de ligue 1 et de ligue 2 de la Ligue régionale de football du Centre ont décidé de l'arrêt immédiat de leur participation aux compétions organisées par la FBF jusqu'à la résolution des problèmes posés.
De ce fait, les clubs de première et de deuxième divisions réclament à la fédération burkinabè de football « le remboursement de la retenue de 25% aux clubs qui en sont les réels bénéficiaires », quitte à ce que ceux-ci se chargent « de produire les justificatifs y afférents ».
En outre, ils exigent le « paiement des 4 mois d'arriérés des bourses au titre de la saison 2022-2023 ».
En sus, ils demandent « l'arrêt des coupures sur la subvention destinée aux clubs de ligue 1 et de ligue 2 ». En outre, la LCF invite la FBF à « prendre des dispositions pour rassurer lesdits clubs du paiement des bourses de la saison 2023-2024 ».
Par ailleurs, ils invitent tous les clubs qui se battent pour le développement du football Burkinabé et de la petite catégorie à se mobiliser et à se tenir prêts pour d'éventuelles actions plus fortes dans l'intérêt de tous.
Ils « se réservent le droit d'engager des actions judiciaires contre le comité exécutif de la FBF et son président si rien n'est fait », ont-ils prévenus.
Flora Sanou
La coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans se joue du 29 avril au 19 mai 2023 en Algérie. Les Etalons cadets du Burkina Faso, qui prennent part à cette compétition, ont été éliminés en demi-finale par les Lionceaux de la Teranga (Sénégal) aux tirs au but (Sénégal 5 # 4 Burkina). Ainsi, ce jeudi 18 mai 2023, ils doivent jouer le match de classement contre l’équipe du Mali à 19h temps universel. Comment a été la prestation des poulains de Brahima Traoré jusque-là à cette CAN U17 ? Pourront-ils arracher la troisième place à l’équipe malienne ? Le journaliste sportif Moussavou Billa donne son appréciation dans une entrevue accordée à Radars Burkina.
Moussavou Billa : Pour la coupe du monde, normalement nous devrions aller avec l'envie de faire mieux que cette CAN. Si l'encadrement reste aussi sérieux que depuis les éliminatoires et que les jeunes sont bien suivis, le Burkina Faso devrait faire un bon mondial des U17.
Les Lions de l’Atlas ne participeront finalement pas à la 7e édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) de football, qui a débuté le 13 janvier 2023 en Algérie. L’équipe marocaine a renoncé à sa participation faute d’avoir reçu l’autorisation des autorités algériennes de s’y rendre par avion.
Il poursuit que cela s’ajoute à la suspension de la sélection russe de toute compétition sportive à travers le monde, une « fatwa » prise contre le pays de Poutine en réaction à la guerre qui l’oppose à l’Ukraine. Pour lui, cela met à mal le sport, particulièrement le football africain.
La coupe du monde s’est jouée cette année du 20 novembre au 18 décembre au Qatar. Au terme de cette compétition mondiale, un récapitulatif s’impose. Pour en parler, une équipe de Radars Info Burkina est allée à la rencontre de Lassina Sawadogo, journaliste sportif à la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB). Niveau des équipes africaines et perspectives pour le développement de ce football ont été les sujets abordés avec le présentateur sportif.
25 Etalons ont été désignés ce 14 septembre 2022 par le sélectionneur national en football des Etalons senoirs, Hubert Velud, pour disputer les 2 matchs amicaux qui se joueront dans le cadre de la journée FIFA de septembre 2022, à savoir respectivement contre les Léopards de la RD Congo et les Coelacanthes des Comores.
La Fédération burkinabè de football (FBF) a présenté le nouveau sélectionneur des Etalons le samedi 21 mai 2022 à Ouagadougou, lors d’un point de presse. Cette conférence a été également l’occasion d’officialiser le mandat d’Hubert Velud comme nouveau coach avec la signature du contrat entre ce dernier et la fédération.
Pour ce spécialiste du football féminin burkinabè, la force des Etalons dames, c'est d'abord la jeunesse du groupe, car la plupart des Etalons dames seniors jouent avec la sélection des juniors. "Qui dit jeunesse dit insouciance, fougue, fraîcheur physique et ça compte beaucoup dans le foot féminin où dans la plupart des pays, la relève n'est pas très évidente. En plus de la jeunesse de l'équipe, il y a l'apport très important d’expérimentées et d’internationales comme les attaquantes Juliette Nana, qui évolue en Bielorussie, et Limata Nikiema en D1 marocaine", a-t-il ajouté. Selon Boureima Sawadogo, en plus de cette synergie d'action entre juniors et seniors, il y a l’apport du staff technique, notamment le coach Pascal Sawadogo, qui est passionné par ce qu’il fait et met du coeur dans ce qu’il fait. De l'avis de Boureima Sawadogo, Pascal Sawadogo est un homme qui connaît très bien son groupe et qui évolue pour l'essentiel dans le championnat burkinabè qu'il connaît aussi très bien.
Cependant malgré, ces avantages, il faudra faire des réajustements pour donner du tonus à cette jeune équipe, notamment renforcer l'effectif avec surtout des milieux de terrain parce que lors du match retour face à la Guinée-Bissau, l'absence des milieux suspendues Charlotte Millogo et Adèle Kabré a influé sur le résultat de la rencontre. "Il faut donc renforcer le milieu en recherchant dans le championnat national ou en se renseignant sur des Burkinabè de la diaspora dans la perspective de cette CAN qui est également qualificative pour le mondial. Les Étalons dames, c'est vrai, y vont pour l'apprentissage mais elles ont également les potentialités pour transformer ce coup d'essai en coup de maître, à condition que les autorités sportives dotent l'équipe de moyens conséquents. Parce que très souvent, c'est ce qui manque le plus au football féminin, où les moyens offerts sont parfois dérisoires, même s'il faut saluer les efforts faits ces derniers temps par le ministère et la fédération dans ce sens", a-t-il conclu.
Après leur échec face aux Lions indomptables du Cameroun, 2-1 en match d’ouverture, les Etalons ont défait les Requins bleus du Cap-Vert le jeudi 13 janvier 2022, lors de leur deuxième sortie. Cette victoire leur permet de se relancer dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale, puisque l’équipe burkinabè est deuxième dans le groupe A. C’est le lundi 17 janvier que se joue le dernier match de poule de l’équipe de Kamou Malo, qui sera face à celle de Wubetu Abate de l’Ethiopie. Depuis le Cameroun, les Etalons bénéficient de la confiance des supporters burkinabè restés au pays. Réactions de quelques-uns de ces supporters dans la ville de Ouagadougou.
Pour lui, le COVID-19 ne sera pas un obstacle à une bonne prestation des nôtres au Cameroun ; bien au contraire, cela va les galvaniser. Un point de vue qu’Ousmane Zoundi ne partage pas, car estimant que le COVID-19 peut jouer négativement sur les matchs étant donné que nos meilleurs joueurs ont été testés positifs. Selon lui, au-delà de cette prestation, les Etalons doivent mieux faire s’ils veulent aller jusqu’en finale.
Le sélectionneur de l'équipe burkinabè senior de football, Kamou Malo, a rendu publique la liste qu’il a retenue pour la double confrontation du onze national face à Djibouti pour les 3e et 4e journées des éliminatoires de la coupe du monde. Il a fait confiance à 27 « guerriers » pour poursuivre le rêve d’une qualification au mondial 2022. Analyste sportif, Bessogré John William Somda se prononce au micro de Radars Info Burkina sur cette liste caractérisée par le retour de Bertrand Traoré.
« Bertrand est le leader technique naturel de cette équipe. Le groupe s'est certes bien comporté sans lui, mais cela n'enlève rien au leadership et à l'aura qu'il peut avoir », affirme William Somda. A l’en croire, Bertrand Traoré a certainement « faim » de victoire et voudra le prouver lors des deux matchs face à Djibouti. Les Etalons embarqueront pour le Maroc sans des cadres comme Charles Kaboré et Alain Traoré. Ces absences étaient déjà notables lors des deux premières journées. « Il ne faut pas être nostalgique », soutient notre interlocuteur. « Il faudrait faire le deuil de leur passage en sélection et passer à une autre génération, quitte à devoir souffrir par moments», a-t-il poursuivi. Outre Edmond Tapsoba, revenu tout juste de blessure, l’absence sur cette liste de Boureima Hassane Bandé est justifiée, selon le sélectionneur, par l’indiscipline de ce dernier. « Aucun joueur n'est au-dessus des autres. Hassane a eu un comportement un peu déplacé lors du dernier regroupement. Il n'est pas convoqué et cela est dû à son indiscipline », a déclaré Kamou Malo.
Si Malo a été sévèrement critiqué pour certaines décisions en rapport avec la discipline, cette décision est salutaire, nous dit Bessogré John William Somda. « Il (ndlr Boureima Hassane Bandé) est jeune et se doit de respecter l'état d'esprit prôné par le staff. L'équipe d'abord, les hommes après », a martelé l’analyste sportif. L’objectif de Kamou Malo et de ses hommes est clair : rester au contact de l’adversaire immédiat, l'Algérie. Pour cela, il leur faut gagner le maximum de matchs possible ou, à défaut, ne rien concéder à l'adversaire direct, précise M. Somda. En tout état de cause, la double confrontation du onze burkinabè face aux Requins de la mer Rouge de Djibouti est un tournant dans ces éliminatoires. Il faut que les nôtres fassent le plein de points. Et Bessogré John William Somda d’affirmer qu’il faut respecter Djibouti pour la vaincre. « L’Algérie est favorite du groupe mais nous avons nos chances. Nous l'avons prouvé lors du match aller. Il faut y croire jusqu'au bout. La qualification est dans nos cordes », a conclu le journaliste.
Le lancement officiel de la saison 2021-2022 de la Ligue 1 Lonab a été effectué ce samedi 25 septembre par le ministre des Sports et des Loisirs, Dominique Marie Nana, qui avait à ses côtés le président de la Fédération burkinabè de football (FBF), Lazare Banssé. Après le malheureux épisode de la saison passée où certaines écuries avaient boycotté la première journée de D1, cette fois-ci, la reprise s’est faite dans une bonne ambiance et dans le calme. Le sponsor officiel a planté le décor. Des journalistes sportifs donnent leurs impressions en ce début de saison.
« Ce n’est pas la quantité mais la qualité des équipes qui fait le niveau d’un championnat », appuie Moussa Ramdé. Outre ce changement, un nouveau sponsor prend place. « Dès l’entame de la saison, le décor a été planté par le sponsor », se réjouit M. Ramdé. Mais, souligne ce dernier, il ne faudrait pas que ce soit seulement sur le plan de la forme mais aussi dans le fond. Son confrère Arsène Koditamdé soutient que le public trouvera son compte dans cette saison, car le niveau des équipes est bon. « Les compteurs sont remis à zéro (…). Chaque équipe voudra valablement montrer de quoi elle est capable et cela est un bon augure car le public est exigent et assoiffé de beau jeu », a-t-il déclaré.
Si la saison dernière a été marquée par un regain de tension dans nos gradins, ce dernier affirme être confiant quant à une saison sans crise. Et Moussa Ramdé, qui est du même avis que son confrère, pense que le public gagne en maturité et c’est de bonne guère, même si des efforts doivent continuer à être faits. Il faut surtout sensibiliser tous les acteurs aux règles du jeu, car c’est la méconnaissance desdites règles qui est bien souvent à l’origine des échauffourées. « Une chose est en tout cas sûre : le championnat va se jouer jusqu’à la fin », affirme Moussa Ramdé. « Les favoris sont l’AS Sonabel, Salitas, et les outsiders ce sont l’Asfa Yennenga, l’Usfa et le RCB ; mais n’empêche, il peut y avoir des surprises », a confié le journaliste sportif Ibrahim Kabré, tandis que son confrère Moussa Ramdé pense que les chances des 16 équipes sont égales et qu’il n’y a ni favori ni outsider ni équipe relégable d’office. « La Ligue 1 Lonab n’a pas de favori ; toutes les équipes ont le même niveau mais l’équipe la mieux organisée arrivera à sortir du lot et à s’octroyer le titre », conclut Moussa Ramdé.










