25 Etalons ont été désignés ce 14 septembre 2022 par le sélectionneur national en football des Etalons senoirs, Hubert Velud, pour disputer les 2 matchs amicaux qui se joueront dans le cadre de la journée FIFA de septembre 2022, à savoir respectivement contre les Léopards de la RD Congo et les Coelacanthes des Comores.
Parmi les 25 joueurs sélectionnés par le coach national, on note 3 nouveaux visages : Adama Nagalo, défenseur, Adama Fofana, latéral gauche, et Hillel Konaté, gardien de but. L’équipe compte 3 gardiens de but.
Pour le sélectionneur Hubert Velud, ce sont 2 matchs très importants pour la reconstruction du groupe.
L’international burkinabè Franck Lassina Traoré ne sera pas de la partie en raison d’une grave blessure dont il souffre. Il y a aussi Adama Guira et Hassane Bandé qui seront aux abonnés absents.
Velud a expliqué l’absence de Franck Lassina Traoré en ces termes : « J’ai parlé avec lui. Je connais sa blessure, je ne veux pas brûler les étapes. Je sais ce qu’il représente pour le Burkina, je sais ce qu’il peut nous apporter. Si son évolution est bonne, il pourra revenir en novembre. Je suis le premier à compter sur lui. N’oublions pas qu’il a fait 10 mois sans jouer.»
Précisons que les matchs susmentionnés se joueront les 23 et 27 septembre à Casablanca au Maroc.
La Fédération burkinabè de football (FBF) a présenté le nouveau sélectionneur des Etalons le samedi 21 mai 2022 à Ouagadougou, lors d’un point de presse. Cette conférence a été également l’occasion d’officialiser le mandat d’Hubert Velud comme nouveau coach avec la signature du contrat entre ce dernier et la fédération.
Deux ans, c’est la durée du contrat qui lie le nouveau sélectionneur des Etalons, Hubert Velud, et la Fédération burkinabè de football (FBF). Fin connaisseur des sélections africaines, le Français s’est fixé pour objectif principal la qualification du onze burkinabè pour la CAN Côte d’Ivoire 2023.
« J’aimerais dire aux Burkinabè qu’il faut se fixer sur la qualification pour la CAN. Il ne faut pas banaliser la qualification. C’est un travail psychologique, mental à faire auprès des joueurs ; mettre un cadre disciplinaire auprès des joueurs», a-t-il déclaré. A deux semaines du début des matchs de qualification de la CAN 2023, Hubert Velud est bien conscient des défis qu’il lui faudra relever. C’est pourquoi il a déjà dévoilé la liste des joueurs retenus pour les deux premières journées des éliminatoires. Ils sont 29 sur la liste officielle, ainsi que 2 réservistes. On note l’arrivée de nouveaux joueurs comme Cheick Omar Ouédraogo, Abdoul Meyker Yabré, Abdoul Razack Yoda et Ousséni Bouda. Pour la FBF, la qualification du onze national pour la CAN est un impératif.
« Comme il l’a dit, il faut qu’on soit qualifié pour la CAN en Côte d’Ivoire. Le Burkina a vraiment une exigence aujourd’hui : il lui faut forcément être qualifié. C’est un grand défi. Le deuxième objectif, c’est d’arriver à faire mieux que ce que nous avons jusqu’aujourd’hui comme résultats. Et faire mieux signifie remporter la coupe et l’amener au Burkina. Le troisième objectif, c’est d’être qualifié pour la première fois pour la coupe du monde », a soutenu Issa Sidibé, 2e vice-président de la FBF.
Dans le cadre des éliminatoires de cette CAN, les Etalons jouent leur premier match le 3 juin à Marrakech contre les Requins bleus du Cap-Vert.
Le mercredi 23 février dernier, l'équipe féminine de football burkinabè s'est qualifiée pour la CAN Maroc 2022 après avoir battu celle de la Guinée-Bissau un but à zéro. Une victoire historique pour cette équipe qui se qualifie pour la première fois à une CAN. Pour le journaliste sportif de la radio nationale Boureima Sawadogo, spécialiste du football féminin burkinabè, cette équipe peut accomplir des prouesses si les autorités sportives mettent à sa disposition des moyens conséquents.
Si la prestation des Etalons hommes à la 33e Coupe d'Afrique des nations (CAN) Cameroun 2021 n'a pas entièrement satisfait les Burkinabè, qui espéraient au moins occuper la troisième place, les Étalons dames, quant à elles, ont donné de l'espoir en se qualifiant pour la première fois à une CAN. Pour le journaliste sportif Boureima Sawadogo, la qualification des Etalons dames pour leur première CAN est un honneur pour le football féminin national et cela est le signe de l'évolution du football des dames au Burkina Faso. "Ce résultat est à mettre à l'actif de tous les acteurs de cette discipline sportive, notamment les promoteurs de clubs féminins, les joueuses, la fédération burkinabè de football, le ministère et j'en passe. C'est l'occasion de rendre hommage à des pionnières de la promotion du football féminin au Burkina comme Mme Karama, Mme Harvey, Mme Habibou Sana et bien d'autres. Il faut aussi saluer les efforts d’hommes comme Pascal Sawadogo , Martin Zinona, Ousmane Coulibaly dit Tom, qui ont fait du foot féminin une priorité. Aujourd'hui, tous leurs efforts sont couronnés avec cette première qualification qui, sans doute, va inciter davantage les jeunes filles à s’adonner à la pratique du football", a-t-il souligné.
Pour ce spécialiste du football féminin burkinabè, la force des Etalons dames, c'est d'abord la jeunesse du groupe, car la plupart des Etalons dames seniors jouent avec la sélection des juniors. "Qui dit jeunesse dit insouciance, fougue, fraîcheur physique et ça compte beaucoup dans le foot féminin où dans la plupart des pays, la relève n'est pas très évidente. En plus de la jeunesse de l'équipe, il y a l'apport très important d’expérimentées et d’internationales comme les attaquantes Juliette Nana, qui évolue en Bielorussie, et Limata Nikiema en D1 marocaine", a-t-il ajouté. Selon Boureima Sawadogo, en plus de cette synergie d'action entre juniors et seniors, il y a l’apport du staff technique, notamment le coach Pascal Sawadogo, qui est passionné par ce qu’il fait et met du coeur dans ce qu’il fait. De l'avis de Boureima Sawadogo, Pascal Sawadogo est un homme qui connaît très bien son groupe et qui évolue pour l'essentiel dans le championnat burkinabè qu'il connaît aussi très bien.
Cependant malgré, ces avantages, il faudra faire des réajustements pour donner du tonus à cette jeune équipe, notamment renforcer l'effectif avec surtout des milieux de terrain parce que lors du match retour face à la Guinée-Bissau, l'absence des milieux suspendues Charlotte Millogo et Adèle Kabré a influé sur le résultat de la rencontre. "Il faut donc renforcer le milieu en recherchant dans le championnat national ou en se renseignant sur des Burkinabè de la diaspora dans la perspective de cette CAN qui est également qualificative pour le mondial. Les Étalons dames, c'est vrai, y vont pour l'apprentissage mais elles ont également les potentialités pour transformer ce coup d'essai en coup de maître, à condition que les autorités sportives dotent l'équipe de moyens conséquents. Parce que très souvent, c'est ce qui manque le plus au football féminin, où les moyens offerts sont parfois dérisoires, même s'il faut saluer les efforts faits ces derniers temps par le ministère et la fédération dans ce sens", a-t-il conclu.
En rappel, la CAN féminine 2022 se jouera du 2 au 22 juillet au Maroc. Les Étalons dames participent pour la première fois à une Coupe d’Afrique des nations aux côtés de 11 autres équipes du continent.
Après leur échec face aux Lions indomptables du Cameroun, 2-1 en match d’ouverture, les Etalons ont défait les Requins bleus du Cap-Vert le jeudi 13 janvier 2022, lors de leur deuxième sortie. Cette victoire leur permet de se relancer dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale, puisque l’équipe burkinabè est deuxième dans le groupe A. C’est le lundi 17 janvier que se joue le dernier match de poule de l’équipe de Kamou Malo, qui sera face à celle de Wubetu Abate de l’Ethiopie. Depuis le Cameroun, les Etalons bénéficient de la confiance des supporters burkinabè restés au pays. Réactions de quelques-uns de ces supporters dans la ville de Ouagadougou.
« On est vraiment fier d’eux jusqu’à présent. Le match contre le Cameroun n’a pas été facile mais je pense qu’ils vont corriger l’erreur, puisque c’est la pression qui les a amenés à faire ces erreurs-là. Le match contre le Cap-Vert, ils l’ont remporté. Je pense que le prochain match aussi, ils vont le remporter. Moi en tout cas, j’ai vraiment confiance ; pour ce match de qualification, il n’y a pas de souci », déclare Moumouni Nana à propos de la prestation des Etalons à la 33e Coupe d’Afrique des nations. Pour lui, le COVID-19 ne sera pas un obstacle à une bonne prestation des nôtres au Cameroun ; bien au contraire, cela va les galvaniser. Un point de vue qu’Ousmane Zoundi ne partage pas, car estimant que le COVID-19 peut jouer négativement sur les matchs étant donné que nos meilleurs joueurs ont été testés positifs. Selon lui, au-delà de cette prestation, les Etalons doivent mieux faire s’ils veulent aller jusqu’en finale.
Jean-Baptiste Neya, quant à lui, estime que le match contre le Cap-Vert est la preuve que l’équipe burkinabè ira loin. Pour lui, si les Etalons ont été battus par les Lions indomptables, parce qu’ils n’étaient pas bien organisés. « Les Etalons doivent revoir leur défense », affirme pour sa part Kouanou Haro, qui estime qu’Hervé Koffi Kouakou subit une grande pression, d’où la nécessité de renforcer la défense burkinabè.
En rappel, les Etalons affronteront les Walya de l’Ethiopie pour le compte de la 3e journée des matchs du groupe A de la phase finale de la CAN le lundi 17 janvier. Ils ont quitté Yaoundé le samedi 15 janvier pour Bafoussam, où ils joueront leur troisième match.
Quant aux Lions indomptables, déjà qualifiés pour les huitièmes de finale, ils joueront contre les Requis bleus le 17 janvier également, au compte de la troisième journée.
Le sélectionneur de l'équipe burkinabè senior de football, Kamou Malo, a rendu publique la liste qu’il a retenue pour la double confrontation du onze national face à Djibouti pour les 3e et 4e journées des éliminatoires de la coupe du monde. Il a fait confiance à 27 « guerriers » pour poursuivre le rêve d’une qualification au mondial 2022. Analyste sportif, Bessogré John William Somda se prononce au micro de Radars Info Burkina sur cette liste caractérisée par le retour de Bertrand Traoré.
Avec quatre points au compteur et une belle démonstration face à l’ogre algérien en août dernier, les Etalons du Burkina Faso repartent à l’abordage pour deux autres matchs. Un groupe de 27 joueurs a été convoqué pour défier Djibouti lors d’une double confrontation. De l'avis de Bessogré John William Somda, c’est une liste en droite ligne de celle qui avait été arrêtée en août dernier, même si quelques ajustements ont été opérés. L’une de ces « retouches » majeures est sans conteste le retour de Bertrand Isidore Traoré, le sociétaire d’Aston Villa en Premier League anglaise. « Bertrand est le leader technique naturel de cette équipe. Le groupe s'est certes bien comporté sans lui, mais cela n'enlève rien au leadership et à l'aura qu'il peut avoir », affirme William Somda. A l’en croire, Bertrand Traoré a certainement « faim » de victoire et voudra le prouver lors des deux matchs face à Djibouti. Les Etalons embarqueront pour le Maroc sans des cadres comme Charles Kaboré et Alain Traoré. Ces absences étaient déjà notables lors des deux premières journées. « Il ne faut pas être nostalgique », soutient notre interlocuteur. « Il faudrait faire le deuil de leur passage en sélection et passer à une autre génération, quitte à devoir souffrir par moments», a-t-il poursuivi. Outre Edmond Tapsoba, revenu tout juste de blessure, l’absence sur cette liste de Boureima Hassane Bandé est justifiée, selon le sélectionneur, par l’indiscipline de ce dernier. « Aucun joueur n'est au-dessus des autres. Hassane a eu un comportement un peu déplacé lors du dernier regroupement. Il n'est pas convoqué et cela est dû à son indiscipline », a déclaré Kamou Malo.
Si Malo a été sévèrement critiqué pour certaines décisions en rapport avec la discipline, cette décision est salutaire, nous dit Bessogré John William Somda. « Il (ndlr Boureima Hassane Bandé) est jeune et se doit de respecter l'état d'esprit prôné par le staff. L'équipe d'abord, les hommes après », a martelé l’analyste sportif. L’objectif de Kamou Malo et de ses hommes est clair : rester au contact de l’adversaire immédiat, l'Algérie. Pour cela, il leur faut gagner le maximum de matchs possible ou, à défaut, ne rien concéder à l'adversaire direct, précise M. Somda. En tout état de cause, la double confrontation du onze burkinabè face aux Requins de la mer Rouge de Djibouti est un tournant dans ces éliminatoires. Il faut que les nôtres fassent le plein de points. Et Bessogré John William Somda d’affirmer qu’il faut respecter Djibouti pour la vaincre. « L’Algérie est favorite du groupe mais nous avons nos chances. Nous l'avons prouvé lors du match aller. Il faut y croire jusqu'au bout. La qualification est dans nos cordes », a conclu le journaliste.
Les confrontations entre le Burkina Faso et Djibouti auront lieu le 8 octobre pour la manche aller et le 11 octobre pour celle retour. Au classement dans le groupe A, l’Algérie est en tête avec 4 points +8, suivie du Burkina qui a 4 points + 2, du Niger qui détient 3 points et de Djibouti avec 0 point -10.
Le lancement officiel de la saison 2021-2022 de la Ligue 1 Lonab a été effectué ce samedi 25 septembre par le ministre des Sports et des Loisirs, Dominique Marie Nana, qui avait à ses côtés le président de la Fédération burkinabè de football (FBF), Lazare Banssé. Après le malheureux épisode de la saison passée où certaines écuries avaient boycotté la première journée de D1, cette fois-ci, la reprise s’est faite dans une bonne ambiance et dans le calme. Le sponsor officiel a planté le décor. Des journalistes sportifs donnent leurs impressions en ce début de saison.
Très attendu par les amateurs du sport roi, le championnat national de football du Burkina Faso, première division, a repris du service. L’AS Sonabel remet en jeu sa couronne valablement acquise la saison dernière. Pour Moussa Ramdé, journaliste sportif, c’est déjà un plaisir de retrouver le championnat après une trêve. « Le public, dès cette reprise, est sorti massivement et cela montre que d’année en année, le championnat national gagne en popularité », affirme-t-il. Si la saison écoulée a été très relevée avec 18 équipes, cette nouvelle saison qui revient avec l’ancienne formule de 16 équipes est aussi très attendue. Selon M. Ramdé, le niveau du championnat ne sera pas impacté par la réduction du nombre d’équipes. « Ce n’est pas la quantité mais la qualité des équipes qui fait le niveau d’un championnat », appuie Moussa Ramdé. Outre ce changement, un nouveau sponsor prend place. « Dès l’entame de la saison, le décor a été planté par le sponsor », se réjouit M. Ramdé. Mais, souligne ce dernier, il ne faudrait pas que ce soit seulement sur le plan de la forme mais aussi dans le fond. Son confrère Arsène Koditamdé soutient que le public trouvera son compte dans cette saison, car le niveau des équipes est bon. « Les compteurs sont remis à zéro (…). Chaque équipe voudra valablement montrer de quoi elle est capable et cela est un bon augure car le public est exigent et assoiffé de beau jeu », a-t-il déclaré.
La saison n’est qu’à ses débuts et chaque équipe tentera de bien débuter pour enclencher la marche vers l’atteinte de ses objectifs. Assami Tiemtoré pense que l’effet de la présaison peut jouer dans les jambes mais qu’il est important de bien débuter pour se donner plus de chances. « C’est à la fin qu’on fera le décompte mais un bon début donne de la confiance. Les automatismes ne sont pas encore présents mais c’est bon de ne pas enclencher une série de défaites au risque de voir se compliquer toute la saison », confie le journaliste sportif. Si la saison dernière a été marquée par un regain de tension dans nos gradins, ce dernier affirme être confiant quant à une saison sans crise. Et Moussa Ramdé, qui est du même avis que son confrère, pense que le public gagne en maturité et c’est de bonne guère, même si des efforts doivent continuer à être faits. Il faut surtout sensibiliser tous les acteurs aux règles du jeu, car c’est la méconnaissance desdites règles qui est bien souvent à l’origine des échauffourées. « Une chose est en tout cas sûre : le championnat va se jouer jusqu’à la fin », affirme Moussa Ramdé. « Les favoris sont l’AS Sonabel, Salitas, et les outsiders ce sont l’Asfa Yennenga, l’Usfa et le RCB ; mais n’empêche, il peut y avoir des surprises », a confié le journaliste sportif Ibrahim Kabré, tandis que son confrère Moussa Ramdé pense que les chances des 16 équipes sont égales et qu’il n’y a ni favori ni outsider ni équipe relégable d’office. « La Ligue 1 Lonab n’a pas de favori ; toutes les équipes ont le même niveau mais l’équipe la mieux organisée arrivera à sortir du lot et à s’octroyer le titre », conclut Moussa Ramdé.
Le tout premier match du championnat, qui a opposé l’Asfa Yennenga à l’ASFB, s’est terminé sur le score de un but partout. D’autres matchs ont été joués sur d’autres terrains et ils ont donné les résultats suivants : RCB≠RCK : 0-0 ; ASK≠EFO : 0-0 ; ASEC-K≠AS Sonabel : 0-1.
L’athlète burkinabè Cheick Al Hassan Sanou, dit ‘’Iron Biby’’, a atterri dans son pays natal, le Burkina Faso, dans la soirée du lundi 20 septembre 2021. Le recordman du Log Lift a été accueilli par le ministre des Sports et des Loisirs, Dominique André Marie Nana, ainsi qu’une forte délégation de l’Union nationale des supporters des Étalons (UNSE) avec à sa tête son président, Ousséni Tougouma.
« C’est très grand pour moi. Depuis 2018 je cherche à briser ce record du monde. Je dédie ce trophée à mon père et à tous les Burkinabè », tels furent les premiers mots du champion du monde Iron Biby. Cheick Al Hassan Sanou, à son arrivée, a rendu un vibrant hommage à son défunt père. Selon notre champion, c’était un devoir pour lui d’honorer son père par ce record. « Il a toujours été un vrai patriote et j’ai encore mal mais je fais de mon mieux pour l’honorer et continuer davantage comme il me l’a toujours appris », déclare-t-il. Et si l’athlète arrive à surmonter cette épreuve, c’est grâce aux souvenirs que ce dernier garde de son père. Des souvenirs d’espoir qui lui donnent toujours la force de se surpasser, précise-t-il. En battant ce record vieux de 16 ans, Iron Biby entend pérenniser cet acquis en redoublant d’effort. « Je vais mettre ce record à un autre niveau pour qu’il soit encore très difficile à battre» confie plein d’ambition Iron Biby.
Le ministre des Sports et des Loisirs s’est réjoui que les efforts faits au quotidien pour accompagner les athlètes commencent à porter fleurs fruits. Dominique André Marie Nana n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction au vu de la victoire de l’Etalon. « Ce qui est fait pour Iron Biby, il le sait. Ce que la main gauche donne, que la droite l’ignore. On ne va pas chanter sur les toits ce que nous faisons pour nos athlètes », a-t-il dit. Et de préciser : « Il n’y a pas un seul athlète partant défendre les couleurs du Burkina qui n’est pas traité avec respect et mérite ». Réuni avec une forte délégation, les supporters des Etalons ont marqué le pas à travers des chants et danses en l’honneur de l’homme le plus fort du monde. « L’accueil a été très triomphal ; vraiment je n’ai pas de mots, je suis très content », a lâché Iron Biby. « Nous allons l’accompagner encore plus dans toutes les autres compétitions auxquelles il va prendre part », a promis pour sa part le ministre des Sports et des Loisirs.
En rappel, Iron Biby a explosé le record mondial en soulevant une charge de 229 kg lors du World's strongest log lifter à Glasgow le samedi 18 septembre dernier. Le « strongman » burkinabè a ainsi détrôné le record de 228 kg jusqu’alors détenu par le Lithuanien Žydrūnas Savickas.
Le tour préliminaire de la League des champions (LDC) et de la Coupe de la confédération CAF a connu son épilogue pour le match aller et même le retour pour certains. Le champion en titre du Burkina Faso, l’AS Sonabel, n’a pas fait le poids face au Stade Malien, battu à l’aller et au retour (0-1 et 3-0) en LDC africaine. L’Asfa Yennenga, après avoir été contrainte au partage de points par le FC San Pedro, doit réussir l’exploit à Abidjan pour accéder au tour suivant. Ibrahim Kabré, journaliste sportif, s’est prononcé à notre micro sur cette dérive des Electriciens et les attentes qui pèsent désormais sur l’Asfa Yennenga en attendant son match retour.
Ce fut une première manquée pour l’AS Sonabel dans une campagne africaine. L’apprentissage s’avère dur, surtout quand on joue pour ses grands débuts sans l’appui de ses supporters. L’As Sonabel auréolée d’un beau parcours en championnat national couronné par le titre au bout de 34 journées une première dans l’histoire et surtout avec une seule défaite n’a pas existé dans la double confrontation face à son adversaire malien. Pour Ibrahim Kabré on était en droit de s’attendre à beaucoup plus de notre champion national, au vu de la régularité qu’il a montrée tout au long de la saison dernière. « L’entraineur Mahamady Bagué a construit une équipe compétitive et très solide. Elle avait défié toute concurrence et nous avait habitués à ne pas perdre. C’était là des prémices d’espoir que cette équipe allait tirer son épingle du jeu au niveau de la League des champions africaine », a déclaré Ibrahim Kabré. Même si l’effectif de nos équipes a volé en éclats après une excellente saison, ce ne fut pas le cas des Electriciens. « L’As Sonabel a pu conserver son noyau qui lui a permis justement d’être championne du Burkina. Le trio d’attaque était bien là : Mohamed Lamine Ouattara, Claver Tiendrebeogo et Hippolyte Sanini ; au milieu de terrain le duo Frank et Hermann Kayendé a été conservé. Et même en défense, la paire centrale Mohamed Guira et Issiaka Ouédraogo, qui sont des jeunes assez promoteurs, a été gardée », explique le journaliste sportif. Malheureusement les deux sorties ont été manquées. « Peut-être en partie à cause de la situation liée à la Covid-19, vu qu’il y a deux titulaires potentiels de l’As Sonabel qui ont contractés la maladie, ainsi que l’entraineur adjoint de l’As Sonabel qui a contracté la Covid-19. On dira que le coach titulaire pouvait faire le travail mais en même temps, généralement c’est la conjugaison des connaissances du staff technique qui fait qu’on se retrouve avec de très bons résultats. Mahamadi Bagué s’est retrouvé avec une confrontation aller-retour où il a manqué d’idées par moments », analyse M. Kabré. Mais il reconnaît que « le seul argument qui vaille, c’est celui sur le rectangle vert et c’est le Stade Malien qui a pris le dessus ».
Après avoir été contrainte au partage de points à Marrakech, l’Asfa Yennenga doit sortir le grand jeu face au FC San Pedro. Si le recrutement des Asfasiens est révélateur de leurs ambitions à court ou à long terme, Ibrahim Kabré soutient que l’Asfa Yennenga a des arguments à faire valoir du côté d’Abidjan au match retour. « Du côté vécu on dira que les jaunes et noirs sont confrontés à leur ‘’petit-fils’’, mais toute de même c’est une qualification à aller chercher et ce n’est pas donné », confie notre interlocuteur. « L’Asfa Yennenga doit le faire pour permettre au football burkinabè de gagner en coefficient dans les compétitions interclubs et d’espérer un jour se retrouver avec beaucoup plus de représentants en coupe CAF », martèle pour sa part le journaliste sportif Lassina Sawadogo. Abdoulaye Bandaogo soutient que le facteur déterminant lors de cette confrontation, ce sera la préparation : celle mentale et surtout l’envie de gagner sur le terrain. « Si ce travail est réellement fait, on doit passer ce cap », conclut M. Bandaogo.
Le match retour entre le FC San Pedro et l’Asfa Yennenga au tour préliminaire de la Coupe des confédérations CAF est prévu pour le dimanche 19 septembre à Abidjan.
Les équipes burkinabè ont rendez-vous avec les stades pour la reprise du championnat national de football D1 le samedi 25 septembre 2021. « On a vu un mercato bouillant avec beaucoup de transferts. On attendra de voir les équipes à l’œuvre », affirme Ibrahim Kabré. Il termine en souhaitant de la retenue chez les supporters pour cette nouvelle saison sportive et que le public s’outille en ce qui concerne les règle du football afin d’éviter les incidents de la saison dernière. « Les favoris sont l’As Sonabel, Salitas, et les outsiders ce sont l’Asfa Yennenga, l’Usfa et le RCB mais n’empêche, il peut y avoir des surprises », conclut le journaliste sportif.
La zone Afrique a entamé ses éliminatoires pour le mondial Qatar 2022. Deux journées étaient au programme en ce mois de septembre. Après une victoire face au Mena du Niger, les Étalons du Burkina Faso ont contraint le champion d'Afrique et meilleure Nation africaine au partage de points. Score final : un but partout. Nabi Bayala, journaliste sportif, fait un décryptage non seulement de ce match face aux Fennecs, mais aussi de l'ensemble du rassemblement des Étalons.
Une victoire et un match nul, c'est le bilan des Étalons en deux matchs pour les qualifications au mondial 2022. À cette 2e journée des éliminatoires, les poulains de Kamou Malo croisaient les crampons contre une redoutable équipe, à savoir l'Algérie, qui reste sur une incroyable série de 28 matchs sans défaite. L’objectif des nôtre était de faire bonne impression face à la meilleure équipe du contient. Et pour Nabi Bayala, ce match des Étalons face aux Fennecs a été l'un des plus disputés. "Le match a été très intense, avec un niveau technique assez consistant", confie-t-il. En l'absence des cadres de l'équipe, Malo et ses poulains étaient attendus face à l'ogre algérien et c’était, assurément, un test grandeur nature. "Les Étalons ont fait preuve de caractère en allant chercher l'Algérie sur son point fort, qui est l'agressivité et l'impact", analyse Nabi Bayala.
Avec une première mi-temps en demi-teinte de l'équipe burkinabè, les Algériens ont su dérouler leur jeu et ouvrir le score. Arsène Koditamdé souligne que l'équipe burkinabè a un peu trop respecté son adversaire durant les 20 premières minutes. "Le jeu a été laissé à leur compte, on a dû courir derrière le ballon, ce qui a favorisé les Fennecs et s’est conclu par l'ouverture du score à la 18e minutes de jeu", souligne-t-il. Nabi Bayala, lui, évoque "une crispation de l'équipe qui a amené la mauvaise relance sanctionnée par le but de Soufiane Féghouli".
Comme face au Mena du Niger, les hommes de Malo ont montré un tout autre visage en seconde période. "Les Étalons ont montré de l'envie, un bel état d'esprit, ce qui leur a permis de prendre le dessus face au Niger et de revenir au score face à l'Algérie", souligne M. Bayala.
Si les Etalons ont pu épater plus d'un lors de ces deux matchs alors qu’on ne les créditait pas d'une telle solidarité, selon notre interlocuteur, c’est parce que Kamou Malo a su faire taire les critiques. Mais, rappelle-t-il, "il ne faut pas s'enflammer. C'est vrai qu'on a fait deux bons résultats, mais l'Algérie reste en tête de poule. Notre objectif premier, c'est la CAN 2021 et, surtout, d’assurer une bonne transition afin de bien intégrer ces jeunes joueurs talentueux", martèle le journaliste.
La course pour le mondial Qatar 2022 est lancée. Le Burkina Faso attend sa première qualification. Pour cela, il reste encore 4 matchs à disputer. Et Nabi Bayala pense que "la pression d'une qualification coûte que coûte pour la coupe du monde ne ferait pas forcément du bien à l'équipe".
"Gustavo Sangaré, Hervé Koffi et Kamou Malo ont été mes “top” à ce rassemblement, mais toute l'équipe est à féliciter", a conclu Nabi Bayala.
Dans le groupe A, l'Algérie reste en tête avec 4 points +8, suivie du Burkina Faso avec 4 points +2 et du Niger avec 3 points et enfin de Djibouti avec 0 point-10. Les prochaines journées sont prévues en octobre 2021.
Le Burkina Faso affronte l’Algérie le 7 septembre dans le cadre de la 2e journée des qualifications pour la Coupe du monde Qatar 2022. Initialement prévue au stade du 4-Août de Ouagadougou, la rencontre a été finalement délocalisée à Marrakech, après la dernière inspection de la CAF et de la FIFA. Grandissimes favoris du groupe A, les Fennecs d’Algérie tenteront de poursuivre leur impressionnante série d’invincibilité tandis que les Etalons ont la lourde charge de créer l’exploit.
La 2e journée des éliminatoires de la Coupe du monde de football, zone Afrique, a débuté le dimanche 5 septembre. Dans le groupe A, les deux leaders s’affrontent. Burkina Faso-Algérie, un match déjà dans tous les esprits. Des retrouvailles « électriques » entre ces deux pays puisqu’en 2014, l’Algérie s’était qualifiée au mondial brésilien en disposant du Burkina (1-0) au cours des matchs de barrage, sur fond de polémique d’ailleurs. Gaël Pema Bayala a rappelé dans un entretien accordé à Radars Info Burkina qu’il ne fallait surtout pas penser à ces évènements de Blida en 2013, mais plutôt rester focus sur le match du 7 septembre. Les Etalons pourront s’appuyer sur les tensions diplomatiques qui règnent entre le Maroc et l’Algérie pour prendre le dessus sur leur adversaire dans le grand stade de Marrakech. En rappel, les Algériens avaient déjà pris une raclée (4-0) lors de leur dernière sortie à Marrakech face au Maroc aux éliminatoires de la CAN 2012. Les Etalons, auréolés d’une prestation collective remarquable face au Mena du Niger lors de la 1re journée, pourront s’appuyer, en l’absence des cadres, sur ce collectif soudé où les uns et les autres se relayent dans l’effort.
Faire un bon résultat face à ses Algériens gonflés à bloc, en témoigne l’humiliation infligée à Djibouti (8-0) il y a 5 jours, c’est l’objectif des poulains de Kamou Malo. Il faut de l'intelligence et du sang-froid à Issoufou Dayo et à ses coéquipiers, rappelle Lassina Sawadogo. La nervosité pourrait être l'autre facteur handicapant. « Le replacement au milieu de terrain doit être huilé. Sur les côtés, il faut une solidarité entre latéraux et ailiers, une capacité à répéter les efforts pour ne pas être surpris. Une chose est certaine, c'est tactiquement que cela va se jouer », estime le journaliste sportif Lassina Sawadogo.
Le Mena et les Fennecs, c'est deux niveaux complètement différents. Après 28 matchs sans défaite, l’ogre algérien pliera-t-il l’échine lors de ce 29e match ? En tout cas, c’est tout le « mal » qu’on souhaite aux nôtres. « Toute épopée a une fin, c’est peut-être le moment pour les Etalons de sortir le grand jeu », a lâché Arsène Koditamdé.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que les regards sont tournés vers Marrakech. L’opposition Burkina-Algérie, c’est le mardi 7 septembre à 19h.