Traitement de l’information économique : Des journalistes burkinabè initiés sur les concepts des comptes extérieurs
Cette formation qui a été dispensée par le Service des Etudes et de la Statistique de la BCEAO était axée sur la définition des concepts clés et la présentation du profil des comptes extérieurs en 2023.
Selon le Directeur national de la BCEAO, Armand Badiel, la formation s’inscrit dans une vision de vulgarisation des résultats des comptes extérieurs. Les comptes extérieurs, dit-il, sont le miroir de ce que nous sommes pour les autres. Ils permettent de savoir si nous dépendons des autres ou si nous avons les capacités pour financer les autres.
L'objectif est donc de permettre aux journalistes d’avoir une bonne compréhension en vue de diffuser convenablement les statistiques et rapports sur la balance des paiements avec une plus grande fiabilité.
À l'issue de la formation, le rapport annuel 2023 de la balance des paiements et position extérieure globale du Burkina Faso, validé le 06 novembre 2024 par le Comité de la balance des paiements et publié courant février 2025 par le Ministère de l’Economie et des Finances, a été passé en revue.
Que faut-il comprendre par Balance des paiements ? Selon Alidou Guigma, Chargé de la Balance des paiements et Sibiri Traoré, Chef de service statistiques, il s’agit d’un état statistique qui enregistre les transactions économiques entre un pays et le reste du monde pour une période donnée. Ces transactions portent sur les biens qui renvoient aux marchandises ; les services que sont entre autres le transport, y compris le fret, les prestations dans les hôtels, les constructions, les services d’assurance, les services de télécommunication, d’informatique et d’information ; les revenus qui regroupent les impôts, les salaires, les intérêts, les dividendes, les appuis budgétaires, les aides alimentaires, les assistances et secours d'urgence, les cotisations sociales, etc. ; les capitaux qui renvoient aux terrains vendus aux ambassades, aux ventes de baux et de licences, aux dons de projets au profit de l’Etat, aux dons pour investissement pour le secteur privé etc. et enfin les flux financiers.
Au Burkina Faso, cette balance est établie sur la base entre autres des résultats d’enquêtes réalisées auprès des entreprises, des statistiques du commerce extérieur fournies par la Direction Générale des Douanes et l’Institut National de Statistiques et de la Démographie (INSD), des statistiques sur les financements des ambassades et organisations internationales du Rapport sur la Coopération au Développement élaborées par la Direction générale de la coopération (#DGCOOP), des données du Tableau des Opérations Financières de l’Etat et des statistiques de la dette publique communiquées par la DGTCP, etc. C’est un outil d’aide à la décision et de formulation de politique économique en ce sens qu’elle permet de connaitre la viabilité extérieure de l’économie.
Le principal indicateur de cette viabilité extérieure est la balance de transactions courantes qui est composée des comptes de biens, de services, de revenus primaires et secondaires.
Selon le rapport annuel 2023, cette balance de transactions courantes du Burkina Faso, est structurellement déficitaire.
Toutefois, le déficit s’est réduit en passant de 857,7 milliards de FCFA en 2022 à 617,0 milliards de FCFA en 2023. Cette diminution s’explique par une nette augmentation des transferts courants en faveur de l'Administration publique sous forme d’assistance et de secours d’urgence, un accroissement des envois de fonds effectués par les Burkinabè qui résident à l’étranger et une baisse des transferts sur l’extérieur des dividendes distribués par les sociétés minières aux actionnaires non-résidents.
En ce qui concerne les échanges de biens, le pays a enregistré un déficit de 56,7 milliards de FCFA en 2023 alors qu’il était de 3,9 milliards de FCFA en 2022. Cela est dû à une baisse plus importante des exportations de 3,1% alors que les importations n’ont diminué que de 1,5%. En effet, en 2023, les ventes sur les marchés extérieurs ont généré des recettes d’exportation insuffisantes pour couvrir la facture des importations.
En 2023, les exportations du Burkina Faso se chiffrent à 3209,1 milliards de FCFA tandis que les importations s'élèvent à 3265,8 milliards FCFA
Le rapport révèle que les recettes totales des exportations en 2023 se sont établies à 3209,1 milliards de FCFA. Cinq (5) principaux produits ont été vendus à l'extérieur, représentant 86,1% des recettes des ventes extérieures. Les exportations sont dominées par l’or qui demeure le premier produit d'exportation du Burkina Faso avec un poids de 74,6% du total des produits exportés. Le coton est le deuxième produit exporté avec 4,8% du total des exportations, les animaux vivants viennent en troisième position avec un poids de 2,4%, la noix de cajou représente un poids de 2,3% et le ciment occupe un poids de 2%.
La Suisse demeure le principal client du Burkina Faso avec une part de 57,0% des exportations totales. Elle est suivie des Émirats arabes unis et de la République du Mali qui ont acheté respectivement 7,2% et 5,7% des exportations totales du Burkina Faso.
Quant aux importations, les paiements y relatifs ont atteint 3265,8 milliards de FCFA en 2023. Les produits énergétiques notamment les hydrocarbures et l'électricité constituent le premier groupe des produits importés dont la facture a été de 1184 milliards de FCFA représentant 36,3% du total des achats. Ensuite viennent les biens intermédiaires dont la facture a été de 723,9 milliards de FCFA qui représentent 22,2% des importations. Aussi, le Burkina a importé des biens d'équipements d’une valeur de 600,2 milliards de FCFA, constitués essentiellement de machines et appareils mécaniques ainsi que de matériels de transport. Ces biens occupent la troisième place des importations avec un poids de 18,4%.
Les produits alimentaires et les autres biens de consommation ont enregistré des dépenses respectives de 421,8 milliards et de 279,1 milliards de FCFA, représentant respectivement 12,9% et 8,6% des importations en 2023. La Chine et la Russie ont été les fournisseurs de biens au Burkina en 2023 avec les poids respectifs de 12,5% et 8,1%, derrière la Côte d'Ivoire premier fournisseur de biens au Burkina avec un poids de 15% du total des importations.
En 2023, le Burkina Faso a reçu une aide de 178,7 milliards FCFA
L’activité touristique au Burkina Faso a généré une recette de 90,4 milliards de FCFA en hausse de 91,9% et la facture du Fret s'est élevée à 349,1 milliard de francs en réduction de 2,3% par rapport à 2022.
Les paiements nets au titre des salaires sont de plus 16,1 milliards de FCFA. Les paiements de la rémunération du capital au profit des non-résidents se sont élevés à 547,1 milliards de FCFA et le paiement sur la dette extérieure a été de 169,6 milliards de francs CFA.
Les transferts courants sans contrepartie au profit du Burkina Faso en 2023 se sont fixés à 486,9 milliards de FCFA. Il s’agit notamment de la réception d’aide en nature ou en espèce sous forme d’assistance et de secours d’urgence qui s’élève à 178,7 milliards FCFA et les réceptions de fonds des travailleurs migrants au profit de leurs familles vivant au Burkina Faso qui se chiffrent à 316,4 milliards FCFA.
Le Burkina a exprimé un besoin de financement de 354,4 milliards FCFA
En 2023, les opérations courantes du Burkina Faso avec l'extérieur ont dégagé un besoin de financement de 354,4 milliards de FCFA après la réception de transferts en capital de 262,7 milliards en réduction de 260,4 milliards par rapport à 2022.
Au cours de l'année 2023, des entrées nettes de ressources financières à hauteur de 258 milliards de FCFA et de 39 milliards de FCFA ont été enregistrées respectivement au titre des investissements de portefeuille et des investissements directs étrangers (IDE). Concernant les autres investissements, tels que les crédits commerciaux et les prêts, une sortie nette de 285,9 milliards a été constatée.
La position extérieure globale (PEG), qui représente le patrimoine du Burkina Faso vis-à-vis du reste du monde, est caractérisée par un niveau d’engagements plus élevé que celui des avoirs. En effet, son solde structurellement déficitaire s'est aggravé de 690,1 milliards de FCFA en 2023 en raison de l'accroissement du stock des engagements financiers dans une proportion plus importante que celui des avoirs financiers. En 2023, le niveau des avoirs financiers était de 888 milliards de FCFA et celui des engagements, s’est situé à 13.310 milliards de FCFA.
Il ressort de ce rapport comme perspective pour l'année 2024, qu’un allègement du déficit du compte courant de plus de 245 milliards est attendu, en raison de l'amélioration de la balance commerciale. Une importante entrée de ressources financières serait également enregistrée en lien avec les développements dotés dans les projets.

Flora Sanou
Au total, 473 tonnes de pâtes alimentaires de la marque « Super Noogo » soit 16500 sacs de 22,7 kg et 2500 cartons de 8 kg, dont la date de péremption est effective depuis septembre 2024, ont été interceptées par la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF). Ces produits impropres à la consommation, ont été présentés à la presse ce jeudi 6 mars 2025, à Ouagadougou.
Selon le Coordonnateur national, Dr. Yves KAFANDO, cette fraude a été rendue possible avec la complicité de certains détaillants desdits produits, présents dans les marchés et quartiers sur le territoire national.
Dr. Yves KAFANDO, a rassuré de l’engagement de sa structure à poursuivre son élan d’épuration et d’assainissement du milieu commercial. « Cette traque va aller en s'intensifiant pour préserver les intérêts supérieurs de l'État et des populations », a-t-il dit, ajoutant qu’après autant de répétitions pédagogiques, « la tolérance zéro n'est plus une vue d'esprit. C'est désormais la boussole de la CNLF ».
« Lorsque les importateurs ont des produits qui arrivent à court de péremption, il faut informer les services techniques pour prendre des dispositifs pour ce cas de figure. Si nous avions été alertés avec cette quantité (473 tonnes de pâtes alimentaires périmées), qu'est-ce que nous aurions pu faire ? Nous allons constater effectivement que les produits sont périmés. Deuxièmement, nous allons prendre attache avec les unités de transformation d'aliments de détails pour voir comment est-ce que ces produits peuvent être transformés pour l'utilisation animale, bien entendu, avec les techniciens des services vétérinaires. Voilà une porte de sortie. Mais s'entêter pour commercer ces produits, pour que les humains consomment évidemment, c'est désastreux », a-t-il expliqué.
Après l'inauguration de l'Agence Auxiliaire de Kayes au Mali, le 24 janvier 2025, la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest, a ouvert également les portes du nouvel immeuble fonctionnel de son Agence Auxiliaire à Bobo-Dioulasso, ce samedi 8 février 2025.
À en croire le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi BROU, l’Agence Auxiliaire de Bobo-Dioulasso, revêt une importance historique, car, elle est la première agence auxiliaire construite par une équipe dirigeante de la BCEAO exclusivement africaine, avec à sa tête Feu le Gouverneur Abdoulaye FADIGA, à qui il a rendu un vibrant hommage.
Dans son allocution, le ministre de l'Economie et des Finances, patron de la cérémonie, a notifié qu'avec cette inauguration, les Hauts-Bassins, la Boucle du Mouhoun, les Cascades et le Sud-Ouest, soit 15 provinces du Burkina, bénéficieront désormais d’une meilleure disponibilité des services bancaires, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en billets de qualité pour les petites transactions au quotidien.
Ce jeudi 19 décembre 2024, s’est tenu dans les locaux de l’Agence Principale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, à Ouagadougou, la quatrième et dernière session ordinaire au titre de l'année 2024 du Conseil National du Crédit (CNC) du Burkina Faso. Cette session a été présidée par Monsieur Tertius Zongo, représentant du Burkina Faso au Comité de Politique Monétaire de la BCEAO, mandaté par le Ministre de l’Économie et des Finances, Président statutaire du Conseil, Dr Aboubakar Nacanabo.
À l’ouverture de la réunion, Tertius Zongo a souligné que tout ce que le Conseil National du crédit fait, c’est pour « accompagner les autorités, pour faire en sorte que les besoins qui sont exprimés de part et d’autre, que nous voyons comment nous pouvons être aussi une courroie pour apporter des réponses ».
En outre, le Conseil a analysé le cadrage macroéconomique de l’UEMOA, élaboré par la BCEAO pour la période 2024-2029. Des explications du représentant du président statutaire du CNC, ce cadrage macro-économique « permet de voir comment nos économies vont se comporter au cours de cette période, quels sont les problèmes que nous entrevoyons, mais comment nous essayons aussi de faire des propositions de solutions aux autorités, faire des recommandations pour les éclairer sur les décisions qui seront prises, pour que tout aille dans le bon sens ».
La Coordination Nationale de Lutte contre la Fraude (CNLF) a présenté ce mardi 10 décembre 2024, à la presse, une quantité importante de boissons alcoolisées de marque Heineken dont les dates de péremption étaient largement dépassées.
En effet, le Coordonnateur National a rappelé, que les textes prévoient une peine de privation de liberté d’un à cinq ans avec une amende allant de 500 mille à 500 millions de Francs CFA. Ainsi, les mises en cause, tous des Burkinabè, au regard de la gravité de l’infraction, auront à payer une amende de 500. 000.000. Pour avoir déjà versé la somme de 200 millions de Francs CFA, ils bénéficient de la liberté provisoire sous caution. Les 300 autres millions seront récupérés, a-t-il rassuré.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, ce mardi 10 décembre 2024, à Ouagadougou, la cérémonie de remise des premiers lingots d’or issus du traitement de la cargaison de charbon fin de la mine d’or d’Essakane abandonnée au profit de l’État burkinabè.
Selon lui, le choix porté par l’État sur GOLDEN HAND SA, la toute première usine de traitement de résidus miniers au Burkina Faso et dans la sous-région ouest-africaine, avec une technologie entièrement développée par des ingénieurs burkinabè pour le traitement de la cargaison de charbon fin, n’est pas fortuit.

Pour sa part, le directeur national de la BCEAO, Armand Badiel, a exprimé toute sa satisfaction au bureau de l’APBEF et à tous ses membres. Il a rappelé qu’en début d’année, un engagement d’une visite réciproque a été pris. Il estime que ces rencontres de concertation périodiques ne doivent pas se tenir exclusivement au siège de son institution. « C’est la raison pour laquelle nous avons tenu, à ce qu’au moins une fois par an, vous puissiez librement nous accueillir », a-t-il laissé entendre.
Au Mali, la dette intérieure s’élève à environ 3.813 milliards de FCFA, ce qui représente 56,6 % de la dette publique totale. Le gouvernement a décidé d’allouer 200 milliards de FCFA au trésor public pour apurer une partie de cette dette intérieure, d’ici le 31 décembre 2024.
De ses explications, le retard observé par l’Etat dans le remboursement de ses créanciers nationaux se justifie par le fait que « depuis 2020, l’Etat du Mali n’a bénéficié d’aucun appui budgétaire de l’extérieur. Le pays marche avec les recettes internes mobilisées par la douane, les impôts et le domaine. Le financement de l’économie par les banques nationales, la banque centrale est drastiquement réduite ».
Dans un communiqué final publié à l’issue de la première Conférence au Sommet des Chefs d’État dans le cadre de l’Accord de Partenariat Stratégique entre la Côte d’Ivoire et le Ghana (APS), les présidents Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo, ont réaffirmé leur engagement à avancer vers la mise en place de la monnaie unique Eco, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Une étude sur les flux financiers illicite dans le secteur extractif au Burkina Faso, réalisée par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives au Burkina Faso (ITIE-BF), en mai 2023, a révélé que l’essentiel des flux financiers illicites provient de la fraude en matière de commercialisation de l’or, favorisant ainsi le financement du terr0risme.










