Revue de l’actualité économique : Plus de 100 000 litres de carburant frauduleux saisis au premier semestre 2022
Au premier semestre de l’année 2022, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, il a été saisi au Burkina plus de 100 000 litres de carburant frauduleux et identifié des dépôts frauduleux de produits pétroliers. S’agissant de la production minière en 2020, le pays a produit 63,01 tonnes d’or, 152 530,18 tonnes de zinc, 10,01 tonnes d’argent et 1 221 223,92 m3 de carrières. Selon la BCEAO, l'inflation au sein de l’UEMOA a atteint 6,8% en mai et pourrait passer à 6,9% en juin et juillet 2022 pour se situer au-dessus de 6% le long de l'année 2022. Retour sur l’actualité économique de ces derniers jours.
Le 12e rapport 2020 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives au Burkina Faso (ITIE-BF) a été présenté le mardi 26 juillet 2022 à Ouagadougou. Selon ce rapport, en 2020 les industries extractives au Burkina ont généré 291,70 milliards FCFA, contre 160,16 milliards en 2019, soit une augmentation de 82,13%. Le rapport précise que sur les 291,70 milliards FCFA, le Trésor public a reçu 237,31 milliards FCFA et le reste est rentré dans le cadre des paiements sociaux. En 2020, la production d’or s’est élevée à 63,01 tonnes, celles de zinc à 152 530,18 tonnes, d’argent à 10,01 tonnes et des carrières à 1 221 223,92 m3. Le Burkina a adhéré en 2007 aux normes ITIE, qui consistent à « garantir un maximum de transparence dans la gestion de ses ressources minières ». Pour 2020, 17 entreprises minières ont été prises en compte dans le rapport du Secrétariat permanent de l’ITIE-BF. Les trois meilleures contributions proviennent de : Iamgold Essakane, Endeavour mining Houndé et SEMAFO-BF.
Par ailleurs, en 2021 les recettes propres mobilisées au Burkina ont atteint 2000,25 milliards de francs CFA sur des prévisions de 1 867,51 milliards de francs CFA, soit un taux de recouvrement de 107,14%. C’est en tout cas le bilan 2021 dressé par le cadre sectoriel de dialogue de la "Gouvernance économique" le 28 juillet 2022 à Ouagadougou. C’était à l’occasion de la session des revues bilan 2021 et à mi-parcours qui a évalué le rapport de performance 2021 de la politique sectorielle, le plan d’action sectorielle de la transition gouvernance économique 2022-2025 et son rapport de mise en œuvre à mi-parcours au titre de l’année 2022. Des ressources d’un montant de 310,56 milliards de francs CFA ont été débloquées en 2021 au profit des collectivités territoriales dans le cadre de la prise en charge des compétences transférées, soit 15,3% du budget de l’Etat, et plus de 10 milliards de francs CFA ont été transférés à des ménages vulnérables.
Pour ce qui est de l’année 2022, au titre de la lutte contre le terrorisme, 101 000 litres de carburant frauduleux ont été saisis et des dépôts frauduleux de produits pétroliers identifiés.
Aux Journées nationales de la qualité (JNQ), la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) a décroché le prix d’excellence dans la catégorie « grandes entreprises » le 29 juillet 2022. Dans la catégorie « moyennes entreprises », c'est l'entreprise INNOFASO qui a décroché le trophée de la meilleure qualité à l’édition 2022. Le Prix burkinabè de la qualité (PBQ) et les Journées nationales de la qualité (JNQ) sont destinés à faire connaître et utiliser des instruments techniques permettant d’améliorer la qualité des produits et des services. A l’édition 2022, ont pris part 17 entreprises. Le jury a décerné neuf prix par catégorie et par niveau, des prix spéciaux, des attestations de reconnaissance ainsi que des prix d’encouragement.
Etienne Lankoandé
Le Burkina est classé deuxième producteur d'or de l'UEMOA en 2021, avec une production d'environ 66,86 tonnes, derrière le Mali, 69,46 tonnes. Concernant les recettes publiques, le Faso a mobilisé un peu plus de 1111 milliards de F CFA malgré la crise sécuritaire qui ralentit l'activité économique depuis plus de cinq ans. L'économie burkinabè est donc toujours dynamique mais doit compter sur certains indicateurs de mesure des richesses pour garder la ligne, voire faire des bonds. Retour sur l'actualité économique de ces derniers jours.
Les recettes budgétaires de l'État mobilisées au premier semestre de l'année 2022 sont de 1 111,06 milliards FCFA. Ce montant correspond à un taux de recouvrement de 110,89%, puisque la prévision semestrielle était de 1 001,26 milliards FCFA CFA. Cette mobilisation, en hausse de 169,89 milliards FCFA CFA, correspond à une progression de 18,05%, comparativement à 2021 où elle était de 941,17 milliards de francs CFA.
Selon le « grand argentier », cette session a examiné le bilan des d’activités du premier semestre 2022 et identifié les défis à relever pour l’atteinte des objectifs assignés à son département. Outre cette performance en matière de recouvrement des recettes, le rapport soumis aux administrateurs indique qu’au 30 juin 2022, le ministère a enregistré d'autres rapports, à savoir le rapport global d’évaluation de l'Etude nationale prospective (ENP) « Burkina 2025 » et le rapport diagnostique pour l’élaboration de la stratégie nationale d'intelligence économique du Burkina Faso. Le département de l’Economie a réussi le financement de 57 promoteurs à hauteur de 1,371 milliards F CFA dans le cadre de la mise en œuvre des programmes Burkina start-up, AGRINOVA et JAAL. Il a réalisé 153 infrastructures (boutiques de rue, magasins de stockage, sites maraîchers, aires d'abattage) dans les régions des Cascades, des Hauts-Bassins, du Centre-Sud, du Nord et du Plateau central dans le cadre de la mise en œuvre du PADEL pour un meilleur accompagnement de la décentralisation.
Le contrôle de l’exécution physique de 98 marchés de plus de 20 millions de F CFA, la répression de 180 cas de fraudes et/ou d'usage de faux, etc., sont autant d'acquis enregistrés entre janvier et juin 2022. L’occasion s’y prêtant, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Abel Somé, a également décliné les perspectives pour l’année 2022. Au nombre de celles-ci on peut retenir la réalisation de l’interconnexion des bases de données de toutes les régies de recettes, l’assèchement des sources d'approvisionnement des groupes armés terroristes en ressources de tout genre, le soutien pour le retour volontaire des personnes déplacées internes dans leurs zones d’origine, la rationalisation des dépenses et la transparence dans la reddition des comptes, ainsi que l’informatisation du système des marchés publics et de la comptabilité matière.

Le Conseil des ministres du mercredi 22 septembre 2021 a adopté un décret portant fixation des conditions de la fourniture locale dans le secteur minier. Ayant participé à l’élaboration de l’avant-projet soumis audit Conseil, Yves Zongo, génie mécanicien et par ailleurs président de l’Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers (ABSM), nous explique les tenants et les aboutissants de ce décret.
Selon le ministre des Mines et des Carrières, un mécanisme tripartite qui regroupe les entreprises minières, l’administration et les fournisseurs pour suivre pas à pas ce qui est fait a été mis en place. Les mines, poursuit-il, ont l’obligation de donner leur programme d’achats pour l’année n+1.
Qualifié « d’historique » par le ministre des Mines et des Carrières, ce choix « gagnant-gagnant » constituera par la suite le socle chez les Burkinabè pour être demain prestataires dans les autres pays miniers, nous dit M. Zongo. « Désormais ça va être plus historique quand nous aurons une vision étatique, une stratégie en la matière, parce que les Burkinabè auront compris que c’est un levier important pour le développement du pays », conclut M. Zongo.

RB : Quelle est donc l’idéologie de la nouvelle monnaie l’Eco ?
Chaque année, ce sont des milliers d’entreprises qui voient le jour au Burkina. Mais rares sont celles qui arrivent à survivre dans l'univers hautement concurrentiel du secteur privé. Pour remédier à cette situation, de jeunes experts et entrepreneurs mettent leurs expériences au service des entreprises en difficulté.
L’efficacité des entrepreneurs autodidactes tient à la passion qui les anime dans la conduite de leur entreprise. Certains parmi eux sont issus d’une famille d’entrepreneurs dont ils ont hérité de la grande expérience en matière de gestion. Une connaissance du terrain qui leur donne une longueur d'avance par rapport à ceux qui ont été formés dans des instituts ou des universités. « Ceux qui ont été formés dans les universités ou instituts n’ont pas forcément la maîtrise de l’entrepreneuriat », a-t-il ajouté.










