Revue de l’actualité économique : Que devient l’héritage de la gouvernance Compaoré 8 ans après sa chute ?
31 octobre 2014 - 31 octobre 2022, cela fait huit ans qu’une insurrection populaire a balayé le régime de Blaise Compaoré qui a régné pendant 27 ans. A côté des crimes de sang, commis pendant ces 27 années pour des mobiles de pouvoir et de mainmise financière, il y a évidemment des crimes économiques et financiers. Les successeurs de Blaise n’ont pas fait mieux sur ce dernier volet. Quid de l’héritage de la gouvernance de Compaoré au Burkina ?
Au-delà des crimes de sang tels les assassinats de Sankara et de ses compagnons, de Norbert Zongo, de Dabo Boukari, du juge Nébié, de Justin Zongo, des militaires au sein du Régiment de sécurité présidentiel (RSP) et dans d’autres corps, etc., les crimes économiques ont également marqué d’une tache indélébile le régime de Blaise Compaoré. La mauvaise gouvernance des structures étatiques, le clientélisme, la corruption, le détournement de deniers publics…, la liste est bien longue. Les espoirs du Burkinabè moyen de pouvoir bien se soigner, éduquer convenablement ses enfants, se nourrir, s’habiller et se loger décemment se sont envolés sous les 27 ans de présidence de Blaise Compaoré. Les chiffres sur les crimes économiques de ces 27 ans, s’ils existent, sont difficiles à trouver. Les personnes ou structures incriminées n’ayant pas fait l’objet de poursuites judiciaires, par respect pour la présomption d’innocence, Radars Info Burkina ne fera pas mention de cas de crimes à proprement parler. Mais ils ont fait la pluie et le beau temps pendant la période sous revue au grand dam des hommes dits intègres. Les lanceurs d’alertes n’ont pas manqué de le révéler tout le long de la gouvernance de l’ex-président du Faso.
Le Burkina porte encore les séquelles de la gestion chaotique qui a été réservée à son économie sous cette ère. Pire, la rouille qui a attaqué le système de gouvernance a été si profonde qu’il a paru impossible de l’endiguer. Les successeurs de Compaoré n’ont pas pu s’empêcher de replonger dans le même mode de gouvernance ; crimes économiques et financiers, entraves à la justice, etc. De l’affaire Guiro sous Compaoré, on est arrivé à l’affaire charbon fin après lui. Le pouvoir d’achat du Burkinabè s’est davantage érodé, les emplois ont continué à se faire rares. Les crimes économiques jadis combattus ont continué de plus belle, empêchant la société de rompre avec la situation de pauvreté dans laquelle elle a vécu assez longtemps. Compaoré est parti, le désert continue d’avancer. La quantité de produits d’élevage que produisait le Burkina a continué à chuter, les produits agricoles ont subi le même sort.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, et cette fois-ci eu égard à l’insécurité qui a poussé les Burkinabè dans un avoir ras-le-bol, la commémoration de l’insurrection de 2014 pour la 8e année a trouvé le Burkina Faso dans une autre phase de transition, après une pseudo-insurrection. Les nouveaux tenants du pouvoir semblent avoir compris la racine du mal. Mieux que leurs prédécesseurs, ils semblent détenir la solution au problème et peut-être n’ont pas connu la rouille qui a entamé l’intégrité de ceux qui ont travaillé avec le régime de Compaoré. Ils veulent un partenariat respectueux de la souveraineté du Burkina, réduire le train de vie de l’Etat ainsi que les lourdeurs administratives. Ils veulent aussi repenser l’agriculture et la technologie au Burkina ; bref, l’éléphant annoncé est arrivé bien géant. Reste à voir s’il jouit de toutes ses facultés physiques et mentales pour livrer une guerre sans merci aux problèmes du Burkinabè, qui n’a que trop souffert.
Etienne Lankoandé
Le Burkina Faso est caractérisé par une population majoritairement jeune (plus de 80 % de celle-ci a moins de 36 ans) en 2018. Les différentes études réalisées sur les conditions de vie des ménages révèlent que le chômage est essentiellement urbain. Selon le dernier rapport de suivi des indicateurs de la direction générale de l’Economie et de la Planification, en fin août 2022, on note une baisse des recrutements dans le privé de 56,7% par rapport à la fin août 2021. Selon le même rapport, l’encours de la dette publique s’établit à 6 355,1 milliards de FCFA au 30 juin 2022 contre 6 147,2 milliards de FCFA au 31 mars 2022. Revue de l’actualité économique.
Après une inflation record de 8,1% en juillet 2022, le taux d’inflation a culminé à 8,5% en août 2022 au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), tiré par les produits alimentaires. Au niveau international, Mark Zuckerberg a perdu 79 milliards d’euros, soit plus de la moitié de sa fortune, selon le magazine américain Forbes. En Afrique centrale, la dette des pays membres de la CEMAC envers la France a atteint 1500 milliards de F CFA. Retour sur l’actualité économique de ces derniers jours.


Le Burkina Faso a encore battu le record en matière de flambée des prix dans l’espace UEMOA en juillet 2022. Par ailleurs, au premier semestre de 2022, le pays a fait un bond dans les recouvrements fiscaux, par rapport à 2022, où ils s’établissaient à 1214,91 milliards de F CFA contre 1071,87 milliards en 2021. Quant aux ressources des établissements de crédit de l’UMOA, elles ont connu une haussée de 19,2% au terme de l’année 2021 comparativement à 2020. Retour sur quelques faits de l’actualité économique de ces derniers jours.
Depuis début janvier 2022, le franc CFA a perdu plus de 11% de sa valeur par rapport au dollar, entraîné par l’euro dans chute. La Chine, dans un élan de soutien aux pays africains frappés par la crise, envisage d’annuler la dette de 17 pays africains et même de leur apporter des vivres, parmi lesquels des céréales. Sur le plan financier, Coris bank international s’est classée 3e banque de l’espace UEMOA en 2022, selon Sika Finance. Retour sur l’actualité économique de ces derniers jours.
L’actualité économique de ces derniers jours est marquée par l’augmentation du prix du carburant adoptée par le gouvernement burkinabè ainsi que la fermeture de la caisse de dépôt et de consignation du Burkina et de 86 comptes bancaires de structures publiques qui avaient été ouverts sans autorisation. On note également, sur le plan sous-régional, une inflation record au Burkina Faso qui s’est établie à 17,8% en juin 2022. Retour sur l’actualité économique de ces derniers jours.










