Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, a procรฉdรฉ ce mardi 30 juin 2026 matin ร lโinstallation officielle des membres du Conseil dโorientation de lโInstitut des Peuples Noirs (IPN-Farafina).
Composรฉ dโexperts issus des domaines comme la sociologie, la diplomatie, les finances et la recherche, ce Conseil dโorientation constitue lโorgane stratรฉgique chargรฉ de dรฉfinir les grandes orientations de lโIPN-Farafina.
ยซ En acceptant de siรฉger au sein de cette instance ร vocation nationale, panafricaine et internationale, vous portez une grande responsabilitรฉ devant lโhistoire en marche. Il vous revient dโรฉclairer les choix stratรฉgiques de lโInstitut, dโen garantir la cohรฉrence, de veiller ร la fidรฉlitรฉ de son action ร sa vocation originelle et de contribuer ร faire de lโIPN-Farafina un espace de recherche, de formation, de dialogue et de rayonnement des peuples noirs ยป, a soulignรฉ le Camarade Premier ministre.
Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO a invitรฉ les membres du Conseil ร exercer cette mission avec humilitรฉ, courage, crรฉativitรฉ et un sens รฉlevรฉ du devoir, en posant des actes utiles et concrets. Cette installation du Conseil d'orientation de l'IPN-Farafina marque lโopรฉrationnalisation de cette institution stratรฉgique pour la promotion des valeurs endogรจnes propres aux noirs. ยซ Notre Peuple attend de cette institution des rรฉsultats perceptibles : des recherches utiles, des formations structurantes, des contenus accessibles, des archives valorisรฉes, des partenariats fรฉconds et une contribution active ร lโรฉducation patriotique et panafricaine de la jeunesse ยป, a insistรฉ le Premier ministre.
Le Prรฉsident du Conseil dโorientation de lโIPN-Farafina, le Camarade Claude Aimรฉ TASSEMBEDO, a pris lโengagement, avec lโensemble des membres, de bรขtir une institution solide, crรฉdible et durable, capable de servir le Burkina Faso, lโAfrique et les gรฉnรฉrations futures.
Source : Direction de la communication de la Prรฉsidence du Faso
Moins de quarante-huit heures aprรจs l'annonce historique de la rupture dรฉfinitive des relations diplomatiques par le Burkina Faso, c'est au tour de Malabo de brandir la menace d'une sรฉparation totale avec la France, sur fond de litige immobilier et judiciaire.
L'รฉlรฉment dรฉclencheur de la colรจre de la Guinรฉe รฉquatoriale est la mise en vente aux enchรจres du complexe immobilier de luxe qui appartenait ร Teodoro Nguema Obiang Mangue (dit ยซ Teodorin ยป), actuel vice-prรฉsident du pays et fils du chef de l'รtat, situรฉ sur l'avenue Foch ร Paris. Estimรฉ ร environ 100 millions d'euros, l'immeuble avait รฉtรฉ dรฉfinitivement confisquรฉ par la justice franรงaise ร la suite de sa condamnation pour blanchiment et dรฉtournement de fonds publics.
Si Paris affirme vouloir restituer le produit de cette vente ร la population รฉquato-guinรฉenne, Malabo y voit une provocation inacceptable et une violation flagrante du droit international. Pour les autoritรฉs de Guinรฉe รฉquatoriale, ce bรขtiment n'est pas un simple actif financier saisi, mais le siรจge officiel de sa mission diplomatique en France, protรฉgรฉ ร ce titre par lโimmunitรฉ รฉtatique.
Dans un communiquรฉ, le gouvernement รฉquato-guinรฉen qualifie les actions de la France d'actes ยซ unilatรฉraux et hostiles ยป. Ainsi, Malabo annonce l'arme de la rรฉciprocitรฉ diplomatique, menaรงant d'adopter des mesures de rรฉtorsion radicales si la vente venait ร entraver lโactivitรฉ de sa reprรฉsentation ร Paris.
Il s'agit de :
La saisie immรฉdiate des bรขtiments abritant la mission diplomatique franรงaise en Guinรฉe รฉquatoriale.
L'expulsion de l'ambassadeur et de l'ensemble du corps diplomatique franรงais en poste ร Malabo.
La rupture totale et dรฉfinitive des relations bilatรฉrales avec la Rรฉpublique franรงaise.
ยซ Le gouvernement se rรฉserve le droit dโadopter toutes les mesures souveraines qui sโimposent, y compris la rupture รฉventuelle de nos relations avec la Rรฉpublique franรงaise. ยป, indique le communiquรฉ.
Pour rappel, c'est le 26 juin 2026, que le Burkina Faso a officiellement actรฉ la rupture totale de ses relations diplomatiques avec Paris, ordonnant la fermeture rรฉciproque des ambassades ร Ouagadougou et ร Paris.
Rรฉunis ร Ouagadougou les 29 et 30 juin 2026, les Prรฉsidents des Parlements de la Confรฉdรฉration des รtats du Sahel (AES) ont fermement rรฉagi ร la rรฉcente rรฉsolution du Parlement europรฉen concernant la situation des droits humains au Burkina Faso. Dans une motion de soutien unanime, les parlementaires du Sahel rejettent en bloc les conclusions de Strasbourg et rรฉaffirment la souverainetรฉ de l'espace AES.
Les chefs des parlements de lโAES condamnent la rรฉsolution europรฉenne du 18 juin dernier, estimant qu'elle prรฉsente une ยซ situation erronรฉeยป de la rรฉalitรฉ burkinabรจ. Ils rappellent les principes fondamentaux de non-ingรฉrence et d'รฉgalitรฉ souveraine des รtats inscrits dans la Charte des Nations Unies, soulignant que la premiรจre des libertรฉs reste le droit ร la vie et ร la sรฉcuritรฉ des populations.
L'AES exprime son soutien indรฉfectible aux autoritรฉs et au peuple du Burkina Faso dans leur lutte pour la restauration de l'intรฉgritรฉ territoriale. Un hommage solennel a รฉtรฉ rendu aux Forces de dรฉfense et de sรฉcuritรฉ (FDS), aux Volontaires pour la dรฉfense de la Patrie (VDP) ainsi qu'ร toutes les victimes du terr0risme.
Pour les parlements de l'AES, la lutte contre le terr0risme est un dรฉfi mondial qui nรฉcessite de la solidaritรฉ et du respect mutuel, et non des ยซ approches susceptibles d'affaiblir les รtats engagรฉs sur la ligne de frontยป.
Par ailleurs, ยซ L'AES rรฉaffirme sa dรฉtermination ร construire un espace confรฉdรฉral souverain, sรฉcurisรฉ et stable, ouvert ร une coopรฉration internationale fondรฉe sur le respect mutuel et les intรฉrรชts rรฉciproques. ยป
Le Ministรจre franรงais de l'Europe et des Affaires รฉtrangรจres a rรฉagi officiellement, ce samedi 26 juin 2026, ร la dรฉcision des autoritรฉs burkinabรจ de rompre les relations diplomatiques avec Paris.
Dans un communiquรฉ, la France indique ยซ prendre acte ยป de cette dรฉcision qu'elle qualifie d'unilatรฉrale, tout en exprimant ses vifs regrets face ร une mesure jugรฉe ยซ hostile et sans fondement ยป.
Le gouvernement franรงais affirme que des ยซ mesures de rรฉciprocitรฉ qui sโimposent sont en cours dโexamen ยป en rรฉponse ร la dรฉcision de Ouagadougou.
Dans ce contexte dit ยซ particulier ยป, Paris indique porter une attention particuliรจre ร la sรฉcuritรฉ des personnels de l'รtat prรฉsents au Burkina et de la communautรฉ franรงaise rรฉsidant dans le pays. Par consรฉquent, les autoritรฉs franรงaises appellent leurs ressortissants ร une vigilance renforcรฉe.
Par ailleurs, le quai d'Orsay rรฉitรจre sa ยซ solidaritรฉ avec la population du Burkina Faso ยป et rappelle la densitรฉ des liens historiques qui unissent les deux peuples.
ร compter de ce vendredi 26 juin 2026, le Burkina Faso met fin ร ses relations diplomatiques avec la Rรฉpublique franรงaise. L'annonce a รฉtรฉ faite ร travers un communiquรฉ officiel du gouvernement.
Selon le document, cette dรฉcision fait suite ร une รฉvaluation approfondie de lโรฉtat actuel des relations bilatรฉrales entre les deux pays. En effet, le gouvernement burkinabรจ estime que les conditions indispensables ร la promotion de relations fondรฉes sur le respect mutuel, la confiance rรฉciproque, le principe de non-ingรฉrence dans les affaires intรฉrieures et le respect de la souverainetรฉ nationale ne sont plus rรฉunies.
ยซ Cet รฉtat de fait se traduit, entre autres, par un activisme incessant du rรฉgime en place en France contre les intรฉrรชts du Burkina Faso, des ambitions nรฉocoloniales affichรฉes avec le soutien actif ร des rรฉseaux subversifs et aux terroristes qui endeuillent notre pays et le Sahel, la perfidie et la partialitรฉ des discours et des opinions sur notre pays pour en faire un paria de la communautรฉ internationale ยป, explique le communiquรฉ.
Face ร ces ยซ visรฉes impรฉrialistes de domination ยป et ยซ dโasservissement ยป, les autoritรฉs de la Transition affirment avoir fait ยซ le choix de la responsabilitรฉ et de la souverainetรฉ ยป.
Le Gouvernement tient toutefois ร souligner que cette dรฉcision ne remet nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux qui unissent les peuples burkinabรจ et franรงais. Elle vise exclusivement le cadre institutionnel des relations diplomatiques entre les deux รtats.
Par ailleurs, l'Exรฉcutif rassure lโopinion nationale et internationale de sa volontรฉ et de son engagement ร assurer la protection des ressortissants รฉtrangers, auxquels il rรฉaffirme son hospitalitรฉ, ainsi qu'ร la prรฉservation de leurs intรฉrรชts. Il invite l'ensemble des citoyens ร faire preuve de responsabilitรฉ, de retenue et de civisme vis-ร -vis des ressortissants franรงais et de lโensemble des expatriรฉs vivant sur le sol burkinabรจ, dans le strict respect des lois de la Rรฉpublique.
Le Burkina Faso rรฉaffirme enfin sa dรฉtermination ร poursuivre une politique รฉtrangรจre indรฉpendante, fondรฉe sur la diversification de ses partenariats, le renforcement de la coopรฉration Sud-Sud, le dรฉveloppement de relations รฉquilibrรฉes avec tous les รtats et la promotion de la paix, de la sรฉcuritรฉ et du dรฉveloppement durable.
Le Gouvernement affirme demeurer ouvert au dialogue avec l'ensemble des รtats de la communautรฉ internationale sur la base du respect mutuel, de la rรฉciprocitรฉ, de l'รฉgalitรฉ souveraine et de la dรฉfense des intรฉrรชts lรฉgitimes de chacun. Il se dit engagรฉ ร bรขtir, avec toutes les Nations รฉprises de paix et de justice, un monde libre, plus juste et plus solidaire.
โLe Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouรฉdraogo, a prรฉsidรฉ, ce vendredi 26 juin 2026 ร Ouagadougou, la rรฉunion des ministres en charge des Sports, de la Jeunesse et de lโEmploi de lโAlliance des รtats du Sahel (AES). Cette rencontre, qui fait suite aux travaux des experts, sโinscrit dans la mise en ลuvre de la feuille de route de lโan 2 de lโAES, dont le Burkina Faso assure la prรฉsidence.
โ
โDans son discours dโouverture, le Chef du Gouvernement a saluรฉ la prรฉsence des ministres, des experts et des responsables techniques, y voyant lโexpression dโune conviction commune : faire de lโAES une communautรฉ de destin capable dโapporter des rรฉponses concrรจtes aux attentes des peuples.
โ
โIl a rappelรฉ que lโAlliance des รtats du Sahel repose sur la solidaritรฉ, la souverainetรฉ et la prise en main du destin commun. Selon lui, cette ambition doit se traduire par des actions fortes en faveur de la jeunesse, principale richesse des trois pays.
โ
โยซ Notre jeunesse attend des perspectives claires, des opportunitรฉs rรฉelles et des cadres dโengagement qui lui permettent de contribuer pleinement ร lโรฉdification de la Confรฉdรฉration. Il nous appartient dโy rรฉpondre par des dรฉcisions utiles, coordonnรฉes et suivies dโeffets ยป, a-t-il dรฉclarรฉ.
โ
โLes travaux portent sur quatre projets majeurs : les Jeux de lโAES, le Forum de la Jeunesse et du Volontariat de lโAES, le Salon confรฉdรฉral de lโEmploi de lโAES et le Centre de dรฉveloppement de la Jeunesse et des Sports de lโAES.
โ
โPour le Premier ministre, ces initiatives doivent poser les bases dโune intรฉgration vรฉcue par les populations, portรฉe par la jeunesse et incarnรฉe dans des rรฉalisations visibles. Il a insistรฉ sur la nรฉcessitรฉ de les doter dโune architecture solide, dโun calendrier rรฉaliste et de mรฉcanismes efficaces de mise en ลuvre et de suivi.
โ
โยซ Notre ambition commune doit รชtre de passer des intentions aux rรฉalisations, des annonces aux rรฉsultats et des projets aux opportunitรฉs concrรจtes pour nos populations ยป, a-t-il soulignรฉ.
โ
โLe prรฉsident de la Commission nationale de la Confรฉdรฉration des รtats du Sahel, le camarade Bassolma Baziรฉ, a รฉgalement saluรฉ la dynamique engagรฉe et appelรฉ ร transformer les orientations politiques en actions concrรจtes au bรฉnรฉfice des populations.
โ
โLes ministres en charge de la Jeunesse et des Sports du Niger et du Mali ont saluรฉ lโinitiative du Burkina Faso dโaccueillir cette rencontre ministรฉrielle. Ils ont rรฉaffirmรฉ lโengagement de leurs pays ร renforcer lโintรฉgration, la souverainetรฉ et la cohรฉsion des peuples de lโespace confรฉdรฉral, ร travers la jeunesse, le sport et lโinstruction civique.
โ
โCette rencontre marque une nouvelle รฉtape dans la consolidation de la Confรฉdรฉration des รtats du Sahel, avec lโambition de traduire les engagements communs en rรฉalisations tangibles au profit des peuples de lโespace AES.
Dans une note officielle adressรฉe ร la Dรฉlรฉgation de l'Union europรฉenne ร Ouagadougou, le gouvernement burkinabรจ a vivement rรฉagi ร la rรฉsolution du Parlement europรฉen du 18 juin dernier concernant les libertรฉs fondamentales au Burkina Faso.
Qualifiant ce texte d'ingรฉrence inacceptable et de manลuvre ยซ adossรฉe ร des desseins nรฉocoloniaux ยป, le gouvernement rejette fermement des accusations jugรฉes partiales, rappelle la responsabilitรฉ historique de lโOTAN dans la crise sahรฉlienne et dรฉclare ladite rรฉsolution ยซ nulle et de nul effet ยป.
Tout en opposant les progrรจs engrangรฉs depuis 2022 dans la reconquรชte territoriale aux ยซ chiffres erronรฉs ยป de l'institution europรฉenne, Ouagadougou rรฉaffirme son attachement ร un dialogue respectueux, tout en excluant fermement toute condescendance ou tentative de remise en cause de la souverainetรฉ nationale.
Ci-dessous l'intรฉgralitรฉ de la note verbale
"
Le Ministรจre des Affaires aires รฉtrangรจres du Burkina Faso prรฉsente ses compliments ร la Dรฉlรฉgation de l'Union europรฉenne ร Ouagadougou et a l'honneur de porter ร sa connaissance ce qui suit:
Le Gouvernement du Burkina Faso a pris connaissance avec une vive indignation et une grande dรฉception de la rรฉsolution adoptรฉe par le Parlement europรฉen le 18 juin 2026, intitulรฉe: Persistance de la rรฉpression de l'espace civique et des libertรฉs fondamentales au Burkina Faso ยป.
Le Gouvernement voudrait d'emblรฉe rappeler au parlement europรฉen que cette rรฉsolution manifestement adossรฉe ร des desseins nรฉocoloniaux et inspirรฉe par des rรฉseaux obscurs ร la solde de la France, constitue une ingรฉrence inacceptable dans les affaires intรฉrieures d'un รtat souverain, en contradiction avec les principes consacrรฉs par la Charte des Nations Unies, notamment ceux relatifs ร l'รฉgalitรฉ souveraine des รtats et ร la non-ingรฉrence dans leurs affaires internes.
Le Gouvernement relรจve avec gravitรฉ que certains parlementaires europรฉens persistent ร dรฉvelopper une approche paternaliste des relations internationales, fondรฉe davantage sur des prรฉjugรฉs idรฉologiques que sur une comprรฉhension objective des rรฉalitรฉs du terrain.
Le Gouvernement du Burkina Faso s'รฉtonne particuliรจrement que le Parlement europรฉen ait choisi de s'appuyer sur des chiffres aussi erronรฉs sur la situation nationale, pour adopter une telle rรฉsolution au moment mรชme oรน le peuple burkinabรจ mรจne avec courage, dรฉtermination et dignitรฉ, une lutte existentielle contre le terrorisme et ses sponsors รฉtatiques.
Le Gouvernement rejette avec la plus grande fermetรฉ cette rรฉsolution dont les apprรฉciations partiales, les allรฉgations infondรฉes ainsi que les jugements pรฉremptoires traduisent un refus manifeste de ses initiateurs, de voir les progrรจs engrangรฉs par le Burkina Faso depuis 2022 dans la reconquรชte du territoire national et dans la consolidation de son รฉconomie.
Le Gouvernement du Burkina Faso relรจve par ailleurs avec รฉtonnement que le Parlement europรฉen ait cru devoir s'รฉriger en juge des politiques internes d'un รtat souverain dont il ne maรฎtrise ni les rรฉalitรฉs historiques, ni les contraintes sรฉcuritaires, ni les dรฉfis spรฉcifiques, alors mรชme que de nombreuses crises humanitaires, violations graves des droits humains, phรฉnomรจnes de discrimination, de radicalisation et de restriction des libertรฉs continuent de susciter de profondes prรฉoccupations au sein mรชme de l'espace europรฉen et dans son voisinage immรฉdiat.
Le Gouvernement rappelle que la crise sรฉcuritaire qui affecte aujourd'hui le Burkina Faso et plusieurs pays du Sahel, est la consรฉquence directe de la dรฉstabilisation de la Libye ร la suite de l'intervention militaire irrรฉflรฉchie de l'Organisation du Traitรฉ de l'Atlantique Nord (OTAN) en 2011. Cette intervention, dont les effets dรฉvastateurs continuent dans toute la rรฉgion sahรฉlienne, a favorisรฉ le terrorisme, la prolifรฉration et la circulation des armes de guerre ainsi que l'expansion de rรฉseaux criminels transnationaux qui menacent la paix et la stabilitรฉ de toute l'Afrique de l'Ouest.
Le Gouvernement regrette profondรฉment que le Parlement europรฉen ait choisi d'ignorer cette rรฉalitรฉ historique pourtant largement documentรฉe et reconnue par de nombreux observateurs internationaux.
A l'รฉvidence, ceux-lร mรชmes dont les dรฉcisions ont largement contribuรฉ ร la dรฉgradation de la situation sรฉcuritaire dans le Sahel s'arrogent aujourd'hui le droit de porter des jugements hรขtifs sur les mesures souveraines prises par les รtats de la rรฉgion pour protรฉger leurs populations et prรฉserver leur intรฉgritรฉ territoriale.
Pour la gouverne du parlement europรฉen, le Gouvernement du Burkina Faso rappelle que grรขce aux efforts conjuguรฉs des Forces de Dรฉfense et de Sรฉcuritรฉ, des Volontaires pour la Dรฉfense de la Patrie et de l'ensemble du peuple burkinabรจ, des avancรฉes significatives ont รฉtรฉ enregistrรฉes tant dans la lutte contre le terrorisme et la reconquรชte du territoire, que dans le dรฉveloppement durable.
Le Burkina Faso demeure attachรฉ ร un dialogue franc, respectueux et mutuellement bรฉnรฉfique avec l'Union europรฉenne ainsi qu'avec l'ensemble de ses partenaires. Toutefois, ce dialogue ne saurait prospรฉrer dans un climat marquรฉ par la condescendance, les injonctions, les procรจs d'intention ou les tentatives de remise en cause des choix souverains librement assumรฉs par le peuple burkinabรจ. En tout รฉtat de cause, cette rรฉsolution est nulle et de nul effet.
Le Gouvernement du Burkina Faso rรฉaffirme sa dรฉtermination inรฉbranlable ร poursuivre la mise en ลuvre de ses politiques de reconquรชte territoriale, de refondation de l'รtat et de prรฉservation de ses intรฉrรชts fondamentaux, conformรฉment aux aspirations lรฉgitimes du peuple burkinabรจ.
Le Ministรจre saurait grรฉ ร la Dรฉlรฉgation de l'Union europรฉenne de bien vouloir porter le contenu de la prรฉsente Note Verbale ร la connaissance des institutions compรฉtentes de l'Union europรฉenne.
Le Ministรจre des Affaires รฉtrangรจres du Burkina Faso saisit cette occasion pour renouveler ร la Dรฉlรฉgation de l'Union europรฉenne ร Ouagadougou les assurances de sa considรฉration distinguรฉe.
โLe Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouรฉdraogo, a accordรฉ, ce mardi 09 juin 2026, une audience ร une dรฉlรฉgation de la Fรฉdรฉration interafricaine des assureurs conseils (FIAC), conduite par son Prรฉsident par intรฉrim, Vakaramoko Samakรฉ. La dรฉlรฉgation est venue prรฉsenter au Chef du Gouvernement les enjeux de la 16e Assemblรฉe gรฉnรฉrale annuelle de la Fรฉdรฉration prรฉvue du 10 au 13 juin 2026 ร Ouagadougou.
โ
โPlacรฉe sous le thรจme : ยซ Le rรดle du courtage dโassurance dans lโรฉlargissement de lโaccรจs et lโamรฉlioration du taux de pรฉnรฉtration ยป, cet รฉvรฉnement majeur veut faire du courtier lโacteur clรฉ de
โlโinclusion financiรจre.
โ
โCette rencontre rรฉgionale rรฉunira prรจs de 200 courtiers dโassurance venus des 14 pays membres de la zone CIMA (Confรฉrence interafricaine des marchรฉs d'assurance), de la Guinรฉe Conakry et du Ghana.
โ
โAu sortir de lโaudience, le Prรฉsident par intรฉrim de la FIAC a saluรฉ l'implication personnelle du Premier ministre en acceptant de patronner l'รฉvรฉnement.
โ
โ"Nous lui avons montrรฉ lโimportance de notre mรฉtier. Aujourdโhui, les assureurs conseils participent au dรฉveloppement รฉconomique de nos pays et ร la crรฉation dโemplois. Cette assemblรฉe gรฉnรฉrale marque le dรฉbut du changement qualitatif que nous voulons opรฉrer. Le thรจme sur lโinclusion financiรจre est un nouveau dรฉpart pour lโaccompagnement de nos populations par les assureurs conseils", a-t-il expliquรฉ.
โ
โLe Chef du Gouvernement a pour sa part saluรฉ le choix de la capitale burkinabรจ pour abriter cette 16e รฉdition. Il y voit "une marque de fraternitรฉ" envers notre pays.
โ
โ"Nous avons choisi une trajectoire qui nous vaut beaucoup de diabolisation et de stรฉrรฉotypes nรฉgatifs. Nous restons sereins car le pays avance dans tous les domaines, comme en tรฉmoignent les indicateurs macroรฉconomiques", a dรฉclarรฉ le Premier ministre.
โ
โIl a ensuite insistรฉ sur la pertinence du thรจme, au cลur de lโagenda gouvernemental.
โ
โ"Votre rรดle est important. Aujourdโhui, lโassurance est essentielle dans tous les secteurs. En milieu rural, on parle dรฉsormais dโassurance climatique. Cโest la preuve que les risques sโรฉlargissent et quโil faut un minimum de couverture pour nos populations", a-t-il soulignรฉ.
โ
โRรฉaffirmant la volontรฉ du Gouvernement de faire du courtage d'assurance un outil de rรฉsilience, le Premier ministre a conclu : "Soyez rassurรฉs de notre disponibilitรฉ ร travailler ร vos cรดtรฉs et ร prendre en compte les recommandations issues de vos travaux. Je vous invite ร lโunion et ร rester en phase avec les รฉvolutions de notre temps".
โ
โAvec cette audience, le Gouvernement confirme sa volontรฉ de faire de ce secteur un acteur majeur de la refondation et de la rรฉsilience รฉconomique du Burkina Faso.
Au cours d'une confรฉrence de presse tenue ce mardi 2 juin 2026, l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko, actuel prรฉsident de l'Assemblรฉe nationale du Sรฉnรฉgal, a, sans langue de bois, donnรฉ les raisons de sa sรฉparation avec le prรฉsident Bassirou Diomaye Faye. Face aux mรฉdias sรฉnรฉgalais, le chef du Parlement est revenu en dรฉtail, pendant plus de trente minutes, sur la crise qui secoue actuellement la sphรจre politique nationale.
Nous vous proposons un extrait de son intervention ci-dessous
ยซ Le vendredi 22 mai 2026, le prรฉsident de la Rรฉpublique, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, m'a conviรฉ, en tant que Premier ministre, ร une audience au Palais de la Rรฉpublique. Je m'y suis rendu aux environs de 16 heures.
Nous avons รฉchangรฉ et il a exprimรฉ son souhait de mettre un terme ร notre collaboration, considรฉrant qu'un certain nombre des positions que j'avais prises ces derniers temps l'incommodaient ou posaient problรจme. J'en ai pris acte et je lui ai fait une suggestion. ร plusieurs reprises dรฉjร , j'รฉtais allรฉ le voir pour lui proposer une solution alternative : si le Palais รฉtait trop รฉtroit pour nous deux, j'aurais pu me retirer et retourner ร l'Assemblรฉe nationale, mon mandat de dรฉputรฉ รฉtant intact. Mรชme si, au moment oรน je vous parle, des manลuvres sont en cours pour obtenir du Conseil constitutionnel une dรฉcision qui serait la plus inique que cette institution ait jamais rendue, visant ร revenir sur ce mandat. Ce qui est inacceptable. De 2016 ร aujourd'hui, les mรชmes institutions, les mรชmes organes et les mรชmes leviers ont รฉtรฉ utilisรฉs pour comploter contre ma personne. Partout oรน je me suis engagรฉ en politique, ces leviers ont servi ร me radier de la fonction publique, ร fomenter des dossiers judiciaires contre moi, ร me persรฉcuter, ร m'emprisonner et ร m'empรชcher d'รชtre candidat. Au vu de la configuration actuelle, il est รฉvident que ce sont les mรชmes pratiques qu'ils comptent perpรฉtuer.
ร plusieurs reprises, j'รฉtais donc allรฉ lui proposer cette solution. Elle consistait, de maniรจre concertรฉe, ร ce que je rejoigne l'Assemblรฉe nationale, que nous discutions pour choisir un Premier ministre issu du parti โ majoritaire โ et que nous formions un nouveau gouvernement afin de continuer ร cheminer ensemble. Cela ne m'aurait pas empรชchรฉ, depuis l'Assemblรฉe nationale, de continuer ร l'aider dans ses tรขches.
Je lui ai fait cette proposition ร trois reprises, notamment au sortir des รฉlections lรฉgislatives, dont vous connaissez les rรฉsultats : la liste de PASTEF s'รฉtait hissรฉe en tรชte, avec plus de 80 % des dรฉputรฉs รฉlus. Mais ร chaque fois, il avait rejetรฉ cette option, me disant : "Ta place est ร cรดtรฉ de moi, au sein de l'exรฉcutif, car il y a beaucoup ร faire."
Nous aurions pu rรฉgler cela ร l'amiable, mais il a choisi une autre voie. Il me l'a notifiรฉe, j'en ai pris acte. Toutefois, je lui ai soumis une seule et unique suggestion.
Je lui ai dit : "Monsieur le Prรฉsident de la Rรฉpublique, ce pays ne peut pas se passer d'un gouvernement sรฉrieux. J'ai รฉtรฉ Premier ministre pendant deux ans, je sais ce qu'il en est. La suggestion que je vous fais est de ne pas annoncer cette mesure immรฉdiatement. Donnons-nous 24 ร 48 heures au maximum โ le temps du week-end โ pour discuter ensemble des modalitรฉs pratiques de matรฉrialisation de cette dรฉcision. Autrement, vous y serez obligรฉ." Il souhaitait que j'endosse partiellement cette rupture en affirmant que nous avions dรฉcidรฉ de nous sรฉparer d'un commun accord. J'ai refusรฉ.
Si nous discutons et trouvons des convergences, un accord, je peux le faire. ร dรฉfaut, il vous appartiendra de prendre la responsabilitรฉ d'annoncer que vous m'avez limogรฉ. Il m'a alors rรฉpondu : "Je dois aller rendre visite ร l'archevรชque de Dakar, je reviens vers 18 h ou 19 h, et je vous ferai signe pour que nous puissions dรฉmarrer cette discussion." Qu'ร cela ne tienne, je suis retournรฉ au Petit Palais, ร son รฉcoute.
ร 20 h 35, il m'a envoyรฉ un message pour m'informer qu'il ne pouvait plus tenir la rรฉunion et qu'il comptait annoncer mon limogeage. J'en ai pris acte. Quelques minutes plus tard, le secrรฉtaire gรฉnรฉral de la Prรฉsidence de la Rรฉpublique faisait lecture du dรฉcret.
Cela ne m'a pas posรฉ de problรจme, car c'รฉtait une issue que j'attendais depuis trรจs longtemps. Mais je m'รฉtais fixรฉ une rรจgle : la rupture ne viendrait pas de moi. Elle ne devait pas venir de moi.
Je suis donc rentrรฉ le soir mรชme ร mon domicile. Et nous sommes restรฉs chacun de notre cรดtรฉ pendant au moins trois jours, si je ne m'abuse, jusqu'au lundi 25 mai 2026. ยป
Le Burkina Faso en collaboration et le Systรจme des Nations Unies ont commรฉmorรฉ, ce vendredi 29 mai 2026, la 78e Journรฉe internationale des Casques bleus, placรฉe sous le thรจme ยซ investir dans la paix ยป.
Prรฉsidรฉe par le ministre des Affaires รฉtrangรจres, Karamoko Jean Marie TRAORE et placรฉe sous la co-prรฉsidence du coordonnateur par intรฉrim du Systรจme des Nations Unies, monsieur Maurice AZONNANKPO, cette cรฉrรฉmonie commรฉmorative a รฉtรฉ marquรฉe par des moments de recueillement et dโhommage ร lโendroit des 50 000 hommes et femmes engagรฉs pour garantir la paix et la sรฉcuritรฉ internationales.
Aprรจs un cรฉrรฉmonial de dรฉpรดt de gerbes de fleurs en mรฉmoire des casques bleus tombรฉs sur le champ dโhonneur, le Coordonnateur par intรฉrim Maurice AZONNAKPO a pris la parole pour saluer lโengagement du Burkina Faso aux cรดtรฉs des Nations Unies dans les efforts internationaux de paix et de sรฉcuritรฉ.
Il a surtout rendu un hommage appuyรฉ aux Casques bleus burkinabรจ qui font preuve de professionnalisme et dโengagement exemplaire sur les thรฉรขtres des opรฉrations.
ยซ Le Burkina Faso peut รชtre fier de sa contribution aux opรฉrations de maintien de la paix, avec plus de 20 000 casques bleus burkinabรจ depuis lโentame des missions onusiennes du pays en 1998 ยป, a-t-il affirmรฉ.
Dans son allocution, Maurice AZONNANKPO a รฉgalement livrรฉ le message du Secrรฉtaire gรฉnรฉral des Nations Unies qui est une invite ร lโaction pour faire de la thรฉmatique de cette commรฉmoration une rรฉalitรฉ.
ยซ Investir dans le maintien de la paix, cโest investir dans un avenir plus sรปr ยป a-t-il relevรฉ.
A son tour, le Chef de la diplomatie burkinabรจ, Karamoko Jean Marie TRAORE a รฉgalement rendu un vibrant hommage ร ces hommes et femmes de paix, surtout les casques bleus burkinabรจ qui servent avec abnรฉgation sur les thรฉรขtres des opรฉrations de maintien de la paix conformรฉment aux idรฉaux consacrรฉs par la charte des Nations Unies.
ยซ Cette contribution a permis au Burkina Faso de sโaffirmer comme un acteur crรฉdible et respectรฉ des opรฉrations de maintien de la paix ยป, a-t-il soulignรฉ
Le ministre a รฉgalement saluรฉ le sacrifice des 48 vaillants compatriotes tombรฉs dans lโaccomplissement de leur mission.
Pour lui, ยซ leur sacrifice appartient dรฉsormais au patrimoine moral de notre Nation et ร lโhistoire collective du maintien de la paix des Nations Unies. ยป
A cette cรฉrรฉmonie, le ministre des Affaires รฉtrangรจres a renouvelรฉ lโattachement du Burkina Faso ร la solidaritรฉ internationale et son engagement constant pour le rayonnement du multilatรฉralisme.
Pour Karamoko Jean MarieTRAORE,, cet engagement du peuple burkinabรจ sโinscrit dans la dynamique de la Rรฉvolution Progressiste populaire qui soustend la libre dรฉtermination des peuples, la maitrise souveraine de son destin, fondรฉe sur les rรฉalitรฉs et les prioritรฉs des populations.