Les députés de l’Assemblée Législative de Transition (ALT) ont approuvé, ce vendredi 26 mars 2026, le projet de loi instaurant la « Charte de la Révolution ». Ce nouveau texte redéfinit les règles de la gouvernance actuelle.
L'adoption de cette loi vise, selon le texte à doter le Burkina d'un socle juridique consolidé pour encadrer la période de transition sous le prisme de la « Révolution progressiste populaire ».
Structuré en trois articles, ce texte acte officiellement le passage de la Charte de la Transition (datant d'octobre 2022 et modifiée en mai 2024) à cette nouvelle Charte de la Révolution.
La loi consacre un changement de terminologie symbolique :
Le Gouvernement de Transition devient le Gouvernement du Peuple.
L’Assemblée Législative de Transition (ALT) devient l’Assemblée Législative du Peuple.
La structure de l'organe législatif subit également une mutation. La charte supprime la représentation directe des partis et mouvements politiques au sein de l'assemblée.
Les sièges ainsi libérés seront réaffectés pour tenir compte de la nouvelle organisation territoriale du Burkina Faso, en vue de renforcer la représentativité des régions.
Le vote a fait l'objet d'un consensus total au sein de l'hémicycle : sur les votants, 70 députés ont voté pour, 0 contre et 0 abstention.
La cérémonie d’ouverture de la première édition du Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS) s’est tenue, ce mercredi 25 mars 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Le forum réunit des acteurs politiques, des experts et des partenaires autour d’une réflexion sur des solutions innovantes et durables en faveur d’un système de santé plus résilient face aux crises et moins dépendant des bailleurs extérieurs.
Placée sous le thème « Bâtir un système de financement de la santé efficient et équitable pour une souveraineté sanitaire et la réalisation des objectifs du Plan national de développement 2026-2030 », cette édition 2026 du FONAFIS se veut une plateforme stratégique de réflexion et de décision.
Elle marque une étape importante dans la marche vers une souveraineté sanitaire fondée sur un financement endogène durable.
Faisant le point sur la situation du financement de la santé, le Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Mohamed Janabi, a affirmé qu’« un quart des dépenses de santé dans notre région provient de sources extérieures.
"Or, ces financements diminuent. Ils deviennent également moins prévisibles et plus fragmentés. Une évaluation de l’OMS montre que 27 pays africains sont fortement vulnérables à ces contractions du financement mondial », a-t-il expliqué.
Au nom des partenaires, il a formulé le vœu que ce forum débouche sur des conclusions pertinentes en faveur d’un financement endogène du secteur de la santé au Burkina Faso.
Dans son discours d’ouverture, le Chef du Gouvernement a mis en avant le changement de paradigme engagé par le Burkina Faso dans le domaine sanitaire.
« Pendant des décennies, nous avons tendu la main pour des financements et de l’expertise. Ce temps est à jamais révolu, car la souveraineté sanitaire est au cœur du projet de transformation nationale que nous portons. Nous allons désormais fixer nous-mêmes nos priorités en matière de santé pour nos populations. Nous allons financer, sur nos ressources propres, notre système de santé, et produire localement les médicaments essentiels, les équipements et les consommables dont nous avons besoin. Enfin, nous allons former nos propres cadres de santé, en nombre suffisant, avec les compétences adaptées à nos réalités », a-t-il insisté.
Le Premier ministre a salué la tenue de ce forum, soulignant que la santé mérite une attention particulière.
Ainsi, sous l’impulsion du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le budget alloué au ministère en charge de la Santé a progressé pour atteindre 12 %, malgré un contexte sécuritaire et humanitaire difficile.
Le pays a également engagé plusieurs réformes et entrepris des actions à fort impact, notamment le plan « 1000 x 5 », qui prévoit le recrutement annuel et la formation spécialisée de 1 000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes.
Le Chef du Gouvernement, a par ailleurs, affirmé que la transformation du système de santé se fera avec l’engagement de tous, notamment des partenaires, dont l’accompagnement devra contribuer au renforcement de l’État, à travers un alignement total sur ses priorités.
Il a indiqué que les conclusions de ce forum permettront de poser les jalons d’un système de santé robuste, fondé sur les ressources endogènes du pays, mais également enrichi par les partages d’expériences avec des partenaires d’Afrique et d’ailleurs.
Le Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS) s’inscrit dans la dynamique de réforme profonde du système sanitaire burkinabè.
Il traduit la volonté du Gouvernement de replacer la santé au cœur de la souveraineté nationale, notamment pour mieux protéger les ménages contre les dépenses exorbitantes de santé.
La Commission de Partenariat public-privé (PPP), présidée par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a tenu sa première session ordinaire de l’année 2026, ce lundi 23 mars 2026, dans la salle de réunion de la Primature. Cette session s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre des orientations stratégiques des plus hautes autorités, visant à faire du Partenariat public-privé un levier majeur de financement du développement, sans alourdir la dette publique.
Les travaux de cette première session de l’année 2026 ont porté sur l’examen et l’adoption du rapport de mise en œuvre du programme PPP au 31 décembre 2025 ainsi que sur l’examen et la validation de l’avant-projet du programme PPP pour l’année 2026.
Dans son discours d’ouverture, le Premier Ministre a rappelé que, face à un contexte économique international contraignant, l’État ne peut plus se limiter aux mécanismes classiques de financement public. « Le Partenariat Public-Privé s’impose comme un instrument stratégique incontournable pour combler le déficit en infrastructures et stimuler durablement la croissance économique » a-t-il souligné.
Malgré les avancées enregistrées, le Directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina Faso (BN-GPB), le Pr Hamidou SAWADOGO, a relevé plusieurs contraintes ayant affecté la mise en œuvre de certains projets. Il s’agit notamment de la non-transmission, dans les délais, des offres techniques et financières par certains ministères, des insuffisances dans la gestion des projets PPP par les sectorielles et la non mise en place des cellules PPP dans certains départements ministériels.
Les échanges ont permis de recadrer les pratiques, précisement la sélection rigureuse des projets et des partenaires afin d'atteindre les objectifs. Ils ont également permis de poser les bases opérationnelles du volet investissement du Plan de relance 2026-2028, tout en mettant en lumière les progrès réalisés et les défis à relever. À l’issue des travaux, la Commission a validé un projet de programme PPP d’une trentaine de projets, aligné sur les priorités nationales du Plan RELANCE. Ils concernent, entre autres, les secteurs de l’énergie, des infrastructures routières, de l’habitat, de la santé, de la sécurité, du développement industriel et commercial.
Le Premier ministre a exhorté les départements ministériels à accélérer la mise en œuvre des projets et à renforcer la consolidation des initiatives déjà engagées. « Le temps de la planification doit désormais céder la place à celui de l’action visible et des résultats concrets. » a-t-il déclaré. Le Chef du Gouvernement a invité l’ensemble des parties prenantes à maintenir la dynamique enclenchée, en vue de traduire les engagements en réalisations concrètes au bénéfice des populations.
Le ministre des Affaires étrangères a reçu en audience, dans la soirée du mercredi 11 mars 2026, le Haut Responsable du Bureau des Affaires africaines au Département d’État américain, Monsieur Nick CHECKER. L'émissaire de Washington est venu présenter la nouvelle vision de son pays concernant la coopération avec le Burkina Faso.
Selon lui, après une période d’incompréhension, l’Administration TRUMP s’inscrit désormais dans une dynamique de coopération d'égal à égal avec le Burkina Faso. À travers cette visite, Washington affiche sa volonté de relancer le dialogue et de favoriser le réchauffement des relations bilatérales, dans le strict respect de la souveraineté du « Pays des Hommes intègres ».
« Nous avons eu un échange très constructif au cours duquel nous avons discuté de notre volonté de relancer les relations entre les États-Unis et le Burkina Faso, et de travailler ensemble sur des questions d’intérêt partagé. Il faut tirer les leçons du passé ; il s’agit d’aller de l’avant, de rétablir la confiance et de coopérer sur des sujets qui nous concernent tous », a déclaré Monsieur Nick CHECKER à sa sortie d’audience.
Dans ce nouvel élan dans lequel Washington souhaite s'engager, les axes de coopération incluent la lutte contre le terrorisme avec notamment la levée de la suspension des exportations des équipements de guerre vers le Burkina Faso ainsi que les secteurs de l'économie et du commerce, à travers le renforcement des échanges entre les opérateurs économiques des deux pays.
Le ministre des Affaires étrangères a salué cette nouvelle posture des États-Unis, qui entendent redéfinir leurs relations avec le Burkina Faso au regard des malentendus constatés par le passé.
« Les États-Unis veulent protéger leurs frontières, le Burkina Faso aussi; les États-Unis veulent protéger leurs citoyens, le Burkina Faso veut également assurer la sécurité des siens ; les États-Unis veulent des partenariats gagnant-gagnants, c'est ce que nous prônons aussi; nous avons les mêmes préoccupations », explique le Chef de la diplomatie burkinabè à son hôte.
Pour lui, « il est plus que nécessaire que les États-Unis, ainsi que l'ensemble des partenaires bilatéraux, comprennent et acceptent que nos pays ne sont pas des espaces qui n'attendent que d'être assistés ».
Le ministre TRAORÉ a dit fonder l'espoir que cet engagement des États-Unis à restaurer la confiance ne reste pas au stade des discours, mais qu'il se traduise par des actes concrets.
Outre Ouagadougou, la tournée du Haut Responsable du Bureau des Affaires africaines du Département d’État américain concerne également le Niger et le Mali. Cette mission a pour objectif de rapprocher Washington de la Confédération des États du Sahel (AES).
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mercredi 11 mars 2026 à Ouagadougou, une délégation du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). La délégation était conduite par la Haute Commissaire assistante chargée de la protection, Mme Ruven Menikdiwela. Les échanges ont porté sur les actions menées par le HCR en appui aux efforts du Gouvernement burkinabè.
Le Premier ministre a salué l’engagement du HCR aux côtés du Gouvernement en faveur des populations affectées par la crise humanitaire. Il a toutefois souligné que la vision du Gouvernement est d’aller au-delà de la logique d’assistance pour privilégier des actions de relèvement et d’autonomisation des populations concernées.
« Nous ne nous inscrivons pas dans une logique d’assistance permanente. Notre ambition est d’accompagner les populations vers l’autonomie et la reconstruction de leurs moyens d’existence », a-t-il déclaré.
Le Chef du Gouvernement a, à cette occasion, invité le HCR ainsi que l’ensemble des partenaires humanitaires à s’inscrire dans cette dynamique et à se conformer aux nouvelles réformes engagées pour assainir le secteur de l’humanitaire.
« Nous ne sommes pas dans une politique de tyrannie contre les ONG, mais nous restons fermes sur le principe de transparence dans les activités des partenaires », a-t-il insisté.
À l’issue de l’audience, Mme Ruven Menikdiwela a indiqué que cette rencontre a constitué une occasion importante pour réaffirmer l’engagement du HCR à aligner ses programmes sur les priorités définies par le Gouvernement burkinabè.
Elle a également évoqué sa récente visite dans la ville de Kaya, où elle a pu constater les initiatives économiques portées par des femmes déplacées internes, notamment dans les activités commerciales et la vente de produits à travers des plateformes numériques.
« C’est vraiment impressionnant de voir la détermination et la résilience des personnes que nous avons rencontrées. Elles ont une volonté absolue de reconstruire leur vie là où elles se trouvent », a-t-elle souligné.
Pour l’avenir, le HCR entend poursuivre et renforcer ses programmes au Burkina Faso, avec un accent particulier sur l’autonomie économique, sociale et juridique des personnes déplacées, des réfugiés et des communautés hôtes, afin de favoriser une reconstruction durable des moyens de subsistance.
Les hauts fonctionnaires chargés des trois piliers de la Confédération des Etats du Sahel sont réunis depuis ce mardi 24 février 2026 dans la capitale burkinabè.
Deux jours durant, ces experts du Burkina Faso, du Mali et du Niger vont examiner et finaliser le projet de feuille de route de l’An II de la Confédération AES proposé par le Burkina Faso, qui assure depuis le 23 décembre 2025, la présidence tournante de l’AES.
C’est une réunion préparatoire de la rencontre des ministres chargés des trois piliers de l’AES, qui permettra de passer au peigne fin les différentes actions retenues dans le projet de feuille de route visant dans un premier temps à consolider les acquis de l’An I puis à poursuivre l’œuvre de la construction de l’espace confédéral.
L’ouverture des travaux a été présidée par le Président de la Commission nationale de la Confédération AES et chef de la délégation burkinabè Monsieur Bassolma BAZIE, avec à ses côtés Mme Bayard Dariama GANATIE, cheffe de la délégation nigérienne et l’Ambassadeur Mahamane Hamadou MAIGA, chef de la délégation malienne.
Cette réunion est une opportunité offerte pour enrichir le document qui doit être le fruit d’un consensus sur les choix éclairés des actions prioritaires à mener, reflétant la vision partagée des trois Chefs d’Etat, a relevé la cheffe de la délégation nigérienne.
Pour elle, ce texte devra être une « véritable boussole qui guidera les pas vers un consensus ferme, éclairé et porteur d’avenir pour la Confédération ».
Saluant la qualité du document soumis à leur appréciation, le chef de la délégation malienne a rappelé l’intérêt pour les participants, de réussir cet exercice guidé par la promotion du bien-être des populations de l’espace confédéral.
« L’élaboration de la feuille de route et sa mise en œuvre permettront de maintenir l’élan de solidarité et de tenir haut le flambeau qui illumine le cœur et l’esprit des filles et fils de la Confédération, relevant les défis en matière de paix, de sécurité, de lutte contre le terrorisme, de libre circulation des personnes et des biens et du développement économique endogène » a-t-il indiqué.
Le chef de la délégation burkinabè et Président de la Commission nationale de la Confédération AES Monsieur Bassolma BAZIE a rappelé aux experts, que l’élaboration de ce document appelle au sacrifice, à l’unité, à la concertation et à la solidarité, afin de répondre au mieux aux attentes des peuples de l’espace confédéral.
Il est donc question d’agir dans « l’unité, la cohérence et la complémentarité parce que c’est une feuille de route confédérale et de ce point de vue les équipes des trois pays frères devraient se retrouver pour savoir dans quel sens aller ensemble », a-t-il souligné.
Les conclusions de ces 48 heures de travaux seront soumises le 26 février prochain au cours d’une rencontre à Ouagadougou, à l’appréciation des ministres chargés des trois piliers de la Confédération AES que sont la Défense-sécurité, le Développement et la Diplomatie.
Les députés de l'Assemblée Législative de Transition ont examiné et adopté ce mardi 27 janvier 2026 à l’unanimité des soixante-six (66) votants du jour, le projet de loi autorisant l'adhésion du Burkina Faso à la Convention de Vienne sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires et le projet de loi relatif à la ratification de l'Accord portant création de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC). En adoptant ces deux projets de loi, le parlement autorise le gouvernement burkinabè à ratifier officiellement l'accord de création de l'instrument panafricain de gestion des risques, signé le 23 novembre 2012 à Prétoria par une trentaine de pays africains, et à adhérer à la Convention de Vienne sur les dommages nucléaires, adopté le 21 mai 1963.
En effet, la Convention de Vienne établit un cadre juridique international visant à encadrer la responsabilité civile, en cas de dommages nucléaires et à garantir une protection financière des victimes résultant de l’utilisation pacifique de l’énergie atomique. Dans sa volonté d’assurer son indépendance énergétique, le Burkina Faso envisage le développement d’un programme électronucléaire à moyen terme. À cet effet, des mémorandums d’entente ont été signés avec la société russe ROSATOM, suivis d’un accord de coopération, signé le 19 juin 2025 à Saint-Pétersbourg entre les gouvernements burkinabè et russe.
L’adhésion à la Convention de Vienne permet désormais de clarifier les responsabilités, en cas d’accident nucléaire, de donner compétence exclusive aux juridictions du pays concerné et de garantir la réparation des dommages matériels, corporels, environnementaux et économiques. Ce projet de loi qui comprend deux articles a reçu 6 amendements de la part des députés. Pour le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie TRAORE, « l'adoption de ce projet de loi est l'une des conditions juridiques préalables qui va permettre à l'Etat burkinabè de poursuivre l'opérationnalisation de son programme nucléaire ».
S’agissant de l’Accord portant création de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC), il a notifié que le Burkina Faso a intérêt à la ratifier. Selon lui, cette Mutuelle a déjà accompagné le pays entre 2023 et 2024 à hauteur de deux milliards six cent millions de (2 600 000 000) francs CFA, après une souscription de huit cent millions (800 000 000) FCFA, permettant de venir en aide à plus de trente mille ménages. Le Chef de la diplomatie burkinabè a relevé qu'il s'agit d'un outil d’assurance pour accompagner les pays membres, non seulement dans l'évaluation et la gestion des risques climatiques, mais aussi dans la prise en charge de certaines épidémies. « C’est un instrument qui permet de paramétrer les prises en charge bien avant et qui évite les longues procédures d'évaluation techniques, financières, sociales, budgétaires avant de répondre aux préoccupations des populations, » a-t-il indiqué.
Cette mutuelle permettra, de façon globale, de renforcer l'autonomie du continent en matière de gestion des catastrophes, a soutenu Karamoko Jean Marie TRAORE.
Le ministre des Affaires étrangères, a reçu en audience le lundi 26 janvier 2026, l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Burkina Faso, Dietrich BECKER. Au cours de l’audience, les deux personnalités ont passé en revue des sujets d’actualité relatifs à la coopération entre les deux pays. Selon la direction de communication du ministère des Affaires étrangères, il a été question de la coopération dans le domaine de la culture, avec l’arrivée d’une nouvelle Attachée culturelle, présentée aux responsables du ministère de la culture. Le diplomate a également annoncé, l'arrivée d'une nouvelle directrice pour la structure Goethe Institut qui relève de l’ambassade de la République Fédérale d’Allemagne au Burkina Faso.
À écouter Dietrich BECKER, les capacités opérationnelles de Goethe Institut seront améliorées, pour davantage promouvoir des échanges culturels et artistiques entre les deux pays.
D’autres sujets d’actualité en lien avec le multilatéralisme ont également été abordés lors des échanges. A cet effet, l’Ambassadeur allemand a informé le ministre des Affaires étrangères de la candidature de son pays au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2027-2028.
Les deux hommes ont salué la qualité des relations entre Ouagadougou et Berlin et ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour préserver un bon climat de coopération.
La Ministre de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, Dr Aminata ZERBO/SABANE, a reçu en audience le mercredi 21 janvier 2026, l’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Joann M. LOCKARD.
La diplomate américaine a confié être venue présenter ses vœux de nouvel an à la Ministre, tout en saluant l'excellente qualité de leur collaboration durant l'année écoulée. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑜𝑐𝑐𝑎𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑓𝑒́𝑙𝑖𝑐𝑖𝑡𝑒𝑟 𝑀𝑎𝑑𝑎𝑚𝑒 𝑙𝑎 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑓𝑟𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 𝑐𝑜𝑙𝑙𝑎𝑏𝑜𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 2025 𝑒𝑡 𝑒𝑥𝑝𝑟𝑖𝑚𝑒𝑟 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑜𝑢ℎ𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑠𝑢𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑑𝑦𝑛𝑎𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑛 2026 », a-t-elle précisé. L’Ambassadeur a également rappelé avec satisfaction l'implication d'un consortium d'entreprises américaines dans le sponsoring de certaines activités de la 20e édition de la Semaine du Numérique en 2025, soulignant la volonté de son pays de pérenniser cet appui au secteur technologique burkinabè. Pour l'année 2026, les perspectives de coopération s'annoncent ambitieuses selon elle, notamment en matière de contribution à la dynamique de renforcement des capacités dans le domaine de la technologie de l'information, engagé par le Gouvernement. Joann M. LOCKARD a annoncé le lancement prochain d'un vaste programme de formation destiné à la jeunesse.
« Nous prévoyons de lancer en 2026 une grande initiative de formation sur la digitalisation et l'Intelligence Artificielle (IA). Ces sessions se tiendront dans nos espaces dédiés à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou », a-t-elle affirmé.
Dr Aminata ZERBO/SABANE a accueilli favorablement ces initiatives favorisant le renforcement des liens entre le Burkina Faso et les États-Unis dans la poursuite de la souveraineté numérique.
Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a reçu en audience, ce lundi 26 janvier 2026, le Chef de Délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), M. Yves Arnoldy, accompagné du secrétaire général de la Croix-Rouge burkinabè, M. Lazare w. Zoungrana. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des actions humanitaires menées au Burkina Faso et de la concertation avec les partenaires engagés sur le terrain. Au cours de l’échange, le Chef de la Délégation du CICR a présenté le bilan des interventions conduites au cours de l’année écoulée, en collaboration avec la Croix-Rouge burkinabè. Ces actions ont porté sur l’amélioration de la sécurité économique et de la résilience des populations, le renforcement des capacités des structures sanitaires ainsi que la facilitation de l’accès aux soins de santé dans des localités touchées par la crise sécuritaire. Tout en saluant la qualité de la collaboration avec les ministères sectoriels concernés, le secrétaire général de la Croix-Rouge burkinabè a plaidé pour la prise en compte des spécificités opérationnelles de l’organisation, notamment son rôle d’auxiliaire des pouvoirs publics, dans la mise en œuvre des réformes en cours dans le secteur humanitaire. Le Premier ministre a salué les efforts significatifs déployés par le CICR et la Croix-Rouge burkinabè au profit des populations. Il a insisté sur la nécessité pour tout acteur humanitaire d’opérer en cohérence avec les orientations stratégiques et de souveraineté définies par le Gouvernement. Les réformes engagées, a-t-il souligné, visent à garantir que l’action humanitaire demeure fidèle à sa vocation première et ne serve pas de paravent à des objectifs contraires aux intérêts du Burkina Faso. Dans cette dynamique, le Chef du Gouvernement a invité le CICR et ses partenaires à mettre l’accent sur les actions de relèvement, de reconstruction et d’autonomisation des communautés, plutôt que sur l’assistanat prolongé. Il a également assuré que la dynamique de reconquête du territoire donne des signaux positifs quant à une normalisation progressive de la situation sécuritaire et humanitaire. « Nous jouissons au Burkina Faso d’une écoute attentive et d’une proximité forte avec les communautés. Notre action repose sur l’adaptation constante aux besoins évolutifs des populations, tout en tenant compte des priorités définies par les autorités burkinabè », a déclaré le Chef de la Délégation du CICR. Pour l'année 2026, Yves Arnoldy a indiqué que les actions s’inscriront dans la consolidation des acquis, avec un accent particulier sur l’appui aux personnes les plus vulnérables, la promotion de leur autonomie et le respect de leur dignité.