mardi 21 juillet 2026

703120639 932201179774656 3173886628973929792 n 2À quelques jours de passer officiellement le flambeau, le président sortant de la République du Bénin, Patrice Talon, s’est adressé à ses compatriotes ce jeudi 21 mai 2026 via sa page Facebook. Un message empreint de gratitude, de fierté et d'optimisme pour l'avenir du pays, alors que le président élu, Romuald Wadagni, s'apprête à prêter serment ce dimanche 24 mai 2026.

Après dix ans passés à la tête du pays, Patrice Talon a choisi de délivrer ses derniers mots officiels à la nation béninoise avant la passation de pouvoir. Un message qui dresse le bilan moral d'une décennie de réformes et ouvre la voie à une nouvelle ère sous la direction de son successeur.

Au moment de quitter ses fonctions, le chef de l’État n'a pas caché sa fierté face au chemin parcouru depuis 2016. S'adressant à ses « chers compatriotes », il a salué le courage et la résilience d'un peuple qui a su accepter les sacrifices nécessaires au développement.

« Je voudrais vous remercier de tout cœur et vous dire combien je suis fier de vous pour le chemin exigeant qu’ensemble nous avons osé parcourir ces dix dernières années, pour les défis relevés, les réformes opérées, les chantiers majeurs engagés... », a-t-il écrit.

Reconnaissant que la route « n’a pas toujours été simple à parcourir » et qu’elle fut « parsemée d’embûches », le président sortant se félicite de voir que le Bénin suscite aujourd'hui l'admiration à l'international. Un mérite qu'il attribue collectivement aux Béninois des villes, des campagnes et de la diaspora.

En outre, il exprime son soutien total au président élu, Romuald Wadagni, qui entamera un mandat de sept ans (septennat) dès ce dimanche. À cet effet, le président Talon appelle l'ensemble des forces vives du Bénin à faire bloc derrière le nouveau chef de l'État. Il s'agit d'un appel à l'union sacrée autour du nouveau président, visant à placer le Bénin au-dessus des considérations partisanes et à poursuivre la conquête du bien-être et de la fierté nationale. Il réitère ses vœux de « grande réussite » à celui qui aura la lourde mais « exaltante mission de conduire la marche du pays vers davantage de progrès ».

Ce message d'adieux a également laissé place à l'émotion et à la reconnaissance personnelle. En effet, Patrice Talon a tenu à saluer publiquement le rôle crucial de son épouse, madame Claudine Gbénagnon Kpoviessi Talon. Il a mis en avant son « coaching », son affection et sa patience qui lui ont été d’un grand apport tout au long de ses deux mandats. Les collaborateurs, amis et soutiens de l'ombre n'ont pas non plus été oubliés dans ses remerciements.

En transmettant le témoin à Romuald Wadagni, Patrice Talon quitte la Marina avec le sentiment du devoir accompli et la conviction intime que le Bénin est désormais sur la trajectoire pour devenir une « grande nation ». La cérémonie d'investiture de ce dimanche 24 mai 2026 marquera ainsi un tournant historique pour la démocratie béninoise.

Radarsburkina.net

702280466 1463842082442304 8336614706152163069 n 1Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 18 mai 2026, une délégation de l’Association des ambassadeurs du Burkina Faso à la retraite (ABF). Conduite par son vice-président, Oumar Diawara, la délégation s’est entretenue avec le Chef du Gouvernement sur les missions de la structure et a réaffirmé sa disponibilité à mettre son expertise au service du pays.
‎L’ABF regroupe des ambassadeurs, consuls généraux et ministres plénipotentiaires à la retraite. Elle a pour mission de promouvoir la solidarité entre ses membres et d’apporter son expertise à l’État, notamment dans le domaine diplomatique. À travers cette audience, l’association entend s’inscrire dans la dynamique actuelle de repositionnement de la diplomatie burkinabè, fondée sur la souveraineté nationale, la défense des intérêts du pays et la recherche de partenariats stratégiques.703055735 1463842035775642 9167062111471991019 n 1
‎« Nous avons besoin d’échanger avec nos autorités pour connaître la nouvelle vision stratégique de notre diplomatie. Forts de notre expérience, nous savons que le monde est en train de changer de façon radicale. Ces échanges nous permettent de faire la jonction entre le passé et le présent, avec la prise en compte de la nouvelle vision portée par la souveraineté nationale et le développement inclusif », a affirmé le vice-président de l’ABF, Oumar Diawara, à l’issue de l’audience.
‎Les anciens ambassadeurs ont exprimé leur volonté de soutenir les initiatives du Gouvernement en matière de développement durable, de diplomatie d’influence et de quête d’alliances stratégiques. Selon le vice-président de l’ABF, plusieurs actions ont déjà été menées dans ce sens, notamment une contribution patriotique à l’initiative Faso Mêbo et au Fonds de soutien patriotique.
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‎La délégation a également fait part des réflexions engagées en vue de la création d’un cadre d’échanges regroupant les anciens ambassadeurs des pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette vision a été appréciée et encouragée par le Chef du Gouvernement, qui y voit une initiative en cohérence avec la dynamique diplomatique actuelle des pays de l’AES, engagés à porter une voix commune sur les grandes questions régionales et internationales.
‎« Aujourd’hui, l’AES est une réalité que nous devons prendre en charge avec nos collègues du Mali et du Niger », a déclaré Oumar Diawara.
‎Pour le Premier ministre, l’expérience, la mémoire institutionnelle et la connaissance des enjeux internationaux accumulées par les anciens diplomates constituent un capital précieux pour les États de l’AES. Dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale, leur contribution peut renforcer la réflexion stratégique et accompagner la lutte pour la souveraineté, à travers une meilleure lecture des rapports de force, des alliances et des mutations en cours sur la scène internationale.702603214 1463841979108981 5456230667893294725 n 1
‎Le Chef du Gouvernement a salué la démarche de l’ABF et encouragé ses membres à poursuivre leur engagement en faveur du Burkina Faso. Il a invité l’association à jouer pleinement sa partition dans la transmission des connaissances, le partage d’expérience et la production de réflexions utiles à l’action publique, notamment dans la trajectoire du Manifeste de la Révolution progressiste populaire.
‎Cette rencontre participe à la mobilisation des compétences nationales, en particulier celles des anciens diplomates, dont l’expérience demeure précieuse pour le rayonnement du Burkina Faso et la consolidation d’une diplomatie souveraine, solidaire et adaptée aux exigences du moment.
‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

693463371 1414367444052540 5349122123297284475 n 1L’Assemblée Législative des Peuples a adopté à l’unanimité, ce mardi 12 mai, quatre projets de loi portant ratification de protocoles additionnels au Traité de création de la Confédération des États du Sahel (AES). Ce vote marque une étape décisive dans l’ancrage juridique et opérationnel de l’organisation.

Réunis en séance plénière, les 59 votants du jour ont donné leur quitus pour la ratification des instruments juridiques suivants :

  • Le protocole relatif à la coordination des actions diplomatiques ;

  • Le protocole relatif aux actions de développement ;

  • Le protocole relatif à la défense et à la sécurité ;

  • Le protocole additionnel relatif aux sessions confédérales des parlements.696881521 1414367360719215 130915589175598957 n 1

Renforcer l'ossature juridique de l'AES

Présentés par la Commission des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS), ces protocoles avaient été signés le 23 mai 2025 à Bamako. Leur objectif est de consolider la base légale des trois piliers fondamentaux de la Confédération.

En ratifiant ces textes, conformément à l’article 4 du Traité constitutif, l’hémicycle donne « carte blanche » au gouvernement pour accélérer l’exécution des chantiers communautaires. Selon le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, cette étape permet également aux parlements des trois pays membres d'asseoir juridiquement leurs sessions confédérales.695736538 1414367124052572 755129144478584554 n 1

Des bénéfices concrets pour les populations

La mise en œuvre de ces protocoles vise plusieurs objectifs stratégiques :

  1. Diplomatie : Définir des positions communes sur la scène internationale.

  2. Économie : Faciliter la mobilisation et la gestion concertée des ressources financières et techniques.

  3. Développement : Assurer un suivi harmonisé des projets au bénéfice des populations locales.

Une vision intégrée de la souveraineté

Lors des échanges, le ministre Traoré a répondu aux préoccupations des députés concernant le financement de la lutte antiterroriste et l'intégration des mécanismes traditionnels de règlement des conflits.

« Il existe une approche globale consistant à faire en sorte que tous les départements sectoriels des trois pays se consultent sur les questions majeures jugées pertinentes, afin de mutualiser les efforts au bénéfice des populations », a souligné le chef de la diplomatie burkinabè.694223247 1414367077385910 9127399316383236519 n 1

Il a rappelé que cette dynamique unitaire a déjà permis des avancées majeures, notamment la création de la Force unifiée de l’AES, de la Banque confédérale, ainsi que le lancement de la Radio et de la Télévision AES.

Cette adoption par la Représentation nationale confirme l'engagement du Burkina Faso à faire de l'espace AES un modèle d'intégration politique et socio-économique réussi.

 

Source : DCRP / MAE

689495487 1410733014417699 7984572658249257603 n 1En marge du Sommet Afrique-France, une réunion ministérielle sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU s'est tenue ce lundi 11 mai 2026 à Nairobi. À cette occasion, Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l'Union africaine (#UA), a réaffirmé la position commune du continent, selon un communiqué publié par l'UA.
« L'Afrique ne demande pas une faveur ; elle exige la correction d'une injustice historique », a-t-il martelé.
Il a souligné que le continent ne peut plus être exclu du cercle des membres permanents, compte tenu de son poids démographique, politique et économique croissant.
S'appuyant sur le Consensus d'Ezulwini et la Déclaration de Syrte, Mahmoud Ali Youssouf a rappelé les exigences de l'UA : au moins deux sièges permanents dotés de prérogatives complètes, y compris le droit de veto, tant que celui-ci existe, et cinq sièges non permanents au sein d'un Conseil élargi.688612863 1410733017751032 4148325945611126941 n 1
Saluant le soutien de la France, du Kenya et de la Sierra Leone, le président de la Commission a appelé à transformer le consensus international actuel en actions concrètes.
Pour lui, la légitimité de l'ONU en dépend : « Le Conseil doit refléter les réalités du monde d'aujourd'hui, et non l'ordre géopolitique de 1945. »
En guise d'exemple, il a rappelé que l'intégration de l'UA au G20 prouve que la gouvernance mondiale peut évoluer vers un modèle plus inclusif et représentatif.

Macron 1« Je n’ai jamais considéré l’Afrique francophone comme étant un "pré-carré". C’est d’ailleurs ce que j’ai affirmé dès novembre 2017, lors du discours de Ouagadougou.
Il y a simplement cette volonté de dire que l’Afrique est un tout. Nous sommes les vrais panafricanistes. Nous croyons que l’Afrique est un continent qui a énormément à bâtir. C’est le plus jeune au monde ; il possède donc un dividende démographique extraordinaire. C’est celui qui connaît la plus forte croissance au monde. Il faut donc le regarder totalement différemment.
En effet, c’est un continent que je ne veux plus que la France regarde comme un pré-carré, où les dirigeants d’entreprises auraient, en quelque sorte, tous les droits ou des contrats garantis sous prétexte qu’il s’agit de l’Afrique francophone, et où certains considéraient parfois que la France offrait une forme d’assurance garantie quoi qu'il advienne, en étant là pour faire ou défaire les gouvernements.
C’est fini ! Depuis 2017, cette époque est terminée ! »
C’est ce qu’a déclaré le président français Emmanuel Macron lors du sommet "Africa Forward" à Nairobi, au Kenya. Cet événement, qui se tient les 11 et 12 mai 2026, a pour thème : "Partenariats entre l'Afrique et la France pour l'innovation et la croissance" .

Emmanuel MacronLe président français a défendu ce lundi 11 mai à Nairobi, au Kenya, une nouvelle vision du partenariat entre la France et l’Afrique. Cette approche, fondée sur l’investissement et la souveraineté commune, marque une rupture avec l'aide au développement classique, le président affirmant que Paris n’en a « plus totalement les moyens ».
Intervenant lors de la séquence jeunesse « Africa Forward : Future Makers », organisée en marge du Sommet Afrique-France, Emmanuel Macron s’est adressé aux jeunes entrepreneurs, créateurs et innovateurs du continent. Il a appelé à bâtir un récit africain porté « par les Africaines et les Africains eux-mêmes ».
« L’Afrique n’a pas besoin qu’on lui explique ce qui est bon pour elle », a martelé le chef de l’État français. « Le président [du Kenya] l’a très bien dit : "Nous, on ne veut plus ça, on n’a pas besoin que vous nous aidiez" (…) et ça tombe bien parce que nous, on n’a plus totalement les moyens non plus », a-t-il ajouté.
Estimant que le continent a désormais un besoin vital d'investissements pour accroître sa souveraineté, Emmanuel Macron a réitéré sa volonté : « Nous voulons être partie prenante du futur de l’Afrique (…) avec un partenariat généreux, équilibré et lucide ».
Le président français a également insisté sur la nécessité pour l’Europe et l’Afrique de mener ensemble le combat pour la « #souveraineté_technologique », face à la domination des États-Unis et de la Chine. Ce défi commun concerne notamment l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques et le cloud, les systèmes de paiement et l’énergie.
Emmanuel Macron a dressé un constat : « Beaucoup de solutions sont faites aux États-Unis ou en Chine. Nous sommes souvent des consommateurs ». C’est pourquoi, soutient-il, « nous devons construire notre autonomie stratégique ensemble ».

689480538 1398481268987348 5595550795073152669 n 1L'Autorité nationale de coordination du foncier (ANCF) a initié une session de formation sur la Réorganisation agraire et foncière (RAF) au profit des magistrats de l’ordre administratif, du 4 au 7 mai 2026 à Koudougou. Il s'est agi de permettre aux acteurs de la justice de s'approprier les nouvelles dispositions de la RAF.
La nouvelle loi sur le foncier adoptée le 21 octobre 2025, consacre l’affirmation de la propriété exclusive de l’État sur l’ensemble du domaine foncier au Burkina Faso.
Pour le Secrétaire Technique de l'Autorité nationale de coordination du Foncier, M. Sibiri HÉBIÉ, le magistrat est un acteur clé dans la gestion foncière enclenchée par la Révolution Progressiste Populaire. « Il était de bon ton de venir vers ce personnel très important afin de les capaciter à la compréhension et à l'utilisation des nouveaux termes consacrés et des nouvelles innovations que comporte cette nouvelle législation », a-t-il indiqué.690625311 1398481355654006 7350247526789920694 n 1
Cet atelier a réuni les magistrats des juridictions administratives issus des Tribunaux administratifs, les Cours administratives d’appel et du Conseil d’État. Les modules essentiels ont porté sur l'ossature de la loi, le contentieux de la gestion foncière, les mécanismes d'indemnisation liés à l'expropriation, et les procédures d'exécution des décisions de justice.
Selon le Premier Président du Conseil d'État, Édilbert SOMÉ, les innovations que comporte cette loi ont retenu l'attention des participants. « L'expropriation a fait l'objet d'une nouvelle réglementation qui sort carrément de ce que nous connaissions, pour la rendre plus facile au profit de l'intérêt général. Nous retenons que ce qui doit nous préoccuper, c'est comment l'État peut, effectivement à partir de la terre, assurer la sécurité, le bien-être du peuple burkinabé », a-t-il souligné.689482364 1398481505653991 6259219601836540770 n 1
Pour la présidente de chambre à la Cour administrative d'appel de Ouagadougou, Mme Salimata Carole RAMDÉ, cette formation de l'ANCF était attendue. « Au quotidien nous ne faisons qu'appliquer des textes de loi ; donc cette formation est d'une utilité certaine et c'est le lieu de remercier l'ANCF pour cette rencontre », a soutenu la magistrate.
Source : ‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

684992622 1565283055601068 2705452105124451375 n 1« Au titre du ministère de l'intérieur et de la sécurité, le Conseil a adopté une ordonnance portant dissolution de la commission électorale indépendante (CEI).
La CEI a été mise en place par la loi 2001-634 du 9 octobre 2001 conformément à la constitution du 1er août 2000. Au cours de ces 25 dernières années, la CEI a eu en charge, l'organisation et la supervision des élections nationales et de référendum.
Au terme du dernier cycle électoral, et au regard des réserves relevées à l'endroit de cette institution, ainsi que des critiques dont elle a fait l'objet, le Conseil a décidé de sa dissolution.
Cette dissolution ouvre la voie à l'avènement d'un nouveau mécanisme de gestion des élections à même de rassurer davantage les acteurs politiques et les Ivoiriens et de garantir durablement la tenue des élections apaisées dans notre pays. »
C'est ce qu'a déclaré le Porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, lors du compte rendu du Conseil des ministres de ce mercredi 6 mai 2026.

629209748 122166313358745927 9193137244995821465 n 1« Il y a des moments où l'on parle de démocratie, exigeant que les pays de l’AES y retournent et organisent des élections. Mais de quelle démocratie parlons-nous ?

La question mérite d’être posée car, de 1960 à 2022, le Burkina Faso a été dirigé par des "démocrates" implantés et installés par des gens assis de l’autre côté des océans. Quel en a été l’impact sur le terrain ? Prenons quelques exemples : 62 ans de gouvernance passée face aux 4 ans écoulés sous le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré. Voici ce qui a été accompli en seulement quatre ans :

  • Soutien patriotique : Depuis l’appel lancé au peuple burkinabè en 2022 pour faire face à la crise actuelle, les citoyens ont cotisé 541,2 milliards de FCFA. Ce peuple que l'on dit "martyrisé" a consenti un effort financier sans précédent dans l'histoire de notre pays. De quel peuple martyrisé parle-t-on alors ?
  • Santé et dialyse : Malgré la guerre, une décision historique a été prise. Auparavant, pour recevoir des soins liés à l'insuffisance rénale, il fallait verser une caution de 500 000 FCFA. Le Chef de l’État a annulé cette caution. N’est-ce pas là une défense concrète des droits humains ?
  • Offre de soins de proximité : En période de crise, 15 cliniques mobiles ont été acquises pour couvrir l’ensemble des régions. Les populations n'ont plus besoin de se déplacer vers Ouagadougou ou Bobo-Dioulasso ; chaque région dispose désormais d'une clinique entièrement équipée sur place.
  • Assurance Maladie Universelle : Ce système permet désormais aux populations, y compris celles du secteur informel, de bénéficier d'une prise en charge sanitaire moyennant une cotisation annuelle de 4 000 FCFA. Pourquoi cela n’a-t-il jamais été fait entre 1960 et 2022 ?
  • Accessibilité technique : Le coût des scanners a été réduit de 50 %, passant de 50 000 FCFA à 25 000 FCFA. Une réduction opérée en temps de guerre, ce qui n'avait jamais été réalisé en 62 ans de paix relative.
  • Recrutement médical : Le programme "1000x5" a été lancé pour recruter chaque année 1 000 médecins spécialistes sur une période de 5 ans. Un effort jamais consenti par ceux qui ont implanté leur démocratie ici.
  • Infrastructures et prouesses médicales : Le 29 juillet 2025, nous avons inauguré le plus grand hôpital du pays à Bobo-Dioulasso, en coopération avec la Chine. C'est également en 2025 qu'a été réalisée la première transplantation rénale à l'hôpital de Tengandogo. Auparavant, il fallait s'envoler pour l'Europe pour de tels soins.
  • Bilan des CSPS : Entre 2022 et 2026, 920 Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) ont été construits. Rien que depuis le 21 décembre 2025, 38 nouveaux centres ont vu le jour. Le droit humain, c'est d'abord le droit à la vie et à la santé, n'est-ce pas ?

Sur le plan alimentaire, on ne peut être en bonne santé sans bien se nourrir. Là encore, le contraste est saisissant :

  • Mécanisation et intrants : Rien qu'en 2025, l’État a investi 104 milliards de FCFA dans la mécanisation agricole, contre 77 milliards en 2024. Ces efforts nous ont permis d'atteindre une production de 67 000 tonnes de céréales pour nourrir nos populations.
  • Aménagement des terres : Nous sommes passés de 5 000 hectares de bas-fonds aménagés depuis 1960 à 25 000 hectares en 2025.
  • Soutien aux paysans : En 2025, 58 000 hectares ont été labourés gratuitement pour le compte des agriculteurs.

Enfin, au niveau de la défense et de la souveraineté :

  • Autonomie militaire : En rompant avec les accords coloniaux qui nous imposaient la France pour la formation et l'équipement, nous avons constitué de façon autonome une vingtaine de Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) entièrement équipés, avec un minimum de 500 soldats par unité.
  • Forces de sécurité intérieure : Une dizaine de Groupements d’Unités Mobiles d’Intervention (GUMI) de la police et 10 escadrons de gendarmerie mobile ont été déployés sur le territoire.
  • Espace aérien : De 1960 à 2022, le Burkina ne comptait qu'une seule base aérienne. Aujourd’hui, nous en avons quatre.
  • VDP : Les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) ne sont pas des milices. Moi-même, je suis un VDP. Ce sont des citoyens formés qui, au fur et à mesure, intègrent l'armée ou sont réinsérés dans l'entrepreneuriat (agriculture, soudure, menuiserie).

Voilà la réalité du Burkina Faso aujourd'hui. Il est essentiel que chacun enlève ses œillères pour mieux regarder les faits. »

Bassolma Bazié, Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (AES) / Burkina Faso, lors de son intervention à la réunion de haut niveau sur la nouvelle stratégie du Togo pour le Sahel, le 18 avril 2026 à Lomé.

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678465217 1808456403891834 8462974838797337544 n 1Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, membres de la Confédération des États du Sahel (AES), ont signé ce mercredi 22 avril 2026 un accord portant création d'une compagnie aérienne commune. Cet acte historique est intervenu à l’issue d’une rencontre régionale sur l’aviation civile tenue à Niamey, au Niger.

L’accord a été paraphé par le ministre nigérien chargé de l’Aviation civile, le colonel-major Abdourahamane Amadou, la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, et la secrétaire générale adjointe du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité du Burkina Faso, Mme Kiswendsida Alice Ouédraogo. Cette dernière représentait le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo en marge de la 3e édition des Journées de l’aviation civile de l’AES.676852350 1370352278446924 3501363635740572766 n 1

La rencontre a également débouché sur des recommandations stratégiques, notamment la mutualisation des ressources en matière de maintenance aéronautique, la formation des personnels et les achats groupés. La création d’un bureau commun d’enquête sur les accidents aériens a également été annoncée. Par ailleurs, les participants ont recommandé l’élaboration d’une feuille de route commune pour le développement du secteur dans l’espace confédéral. Soulignant l’importance cruciale du fret aérien, ils ont invité les autorités des États de l’AES à prendre des initiatives concrètes pour en promouvoir le développement.

« L’aviation est bien plus qu’un moyen de transport ; elle incarne notre souveraineté, notre intégration et notre développement », a déclaré le ministre nigérien, qualifiant la naissance de cette compagnie de « pas historique », de « symbole d’unité » et d’« outil de désenclavement ».

Placée sous le thème « L’aviation civile comme facteur d’intégration économique, de résilience et de mobilité au sein de l’AES », cette rencontre a permis de poser quatre piliers fondamentaux : la responsabilité (« Nos décisions deviennent des actes »), l’intégration (« Le ciel est notre premier pont »), la résilience (« L’avion sauve des vies dans les crises ») et la croissance (« L’aviation ouvre nos marchés et attire les investissements »).

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