Le Ministère de la Construction de la Patrie a animé une conférence de presse ce mardi 30 juin 2026. Objectif : présenter deux décrets adoptés le 18 juin dernier, visant à moderniser, simplifier et assainir le secteur de la construction, de l'urbanisme et des transports.
Face aux lourdeurs administratives et aux textes obsolètes, le Gouvernement tape du poing sur la table et passe à la vitesse supérieure.
Ce qu'il faut retenir des deux décrets :
Le délai maximal de traitement des dossiers passe à 15 jours ouvrables (contre des semaines d'attente auparavant) grâce à l'instauration d'un Guichet unique.
Plus besoin de justifier d'un gros chiffre d'affaires pour obtenir un agrément ! Le gouvernement supprime la capacité financière exigée pour booster les jeunes entreprises et les PME locales. Le traitement des agréments passe de 90-120 jours à 30 jours maximum.
Bientôt, le dépôt des dossiers et le suivi se feront entièrement en ligne via une plateforme numérique.
Après une campagne nationale de sensibilisation, l'Office National du Contrôle des Aménagements et des Constructions (ONC-AC) veillera au grain. Prêt d'agrément à des tiers, chantiers sans autorisation, usage de faux, etc., les sanctions iront de l'amende administrative à la démolition des ouvrages non conformes.
Les citoyens, les promoteurs et les entrepreneurs, sont donc invités à se conformer aux nouvelles règles.
Le Ministère de la Construction de la Patrie vient de réformer l'octroi des actes de construire, pour mettre fin aux délais excessifs et à la paperasse inutile.
Au cours d'une conférence de presse tenue ce 30 juin 2026, les premiers responsables du département de la construction ont notifié que les autorisations sont désormais sectorisées à savoir :
Permis de construire pour les nouvelles constructions
Permis de modifier
Permis de restaurer
Et le permis de démolir.
En outre, le ministère a annoncé la création de nouvelles catégories notamment :
L'intégration de la Catégorie D regroupant les stations-services, bornes de recharge électrique, pylônes,
L'intégration de la Catégorie E (promotion immobilière)
Enfin, l'intégration de la catégorie F pour les infrastructures publiques, ONG et institutions internationales.
L'Administration s'impose désormais un délai strict de 15 jours ouvrables maximum pour délivrer le permis, dès lors que le dossier est complet auprès du Guichet unique.
Une plateforme numérique est en cours de finalisation pour permettre aux citoyens de soumettre et suivre leurs demandes directement depuis leur smartphone ou ordinateur.
C’est une bouffée d'oxygène pour les jeunes entrepreneurs et les petites et moyennes entreprises (PME) évoluant dans l’urbanisme, l’habitat et les infrastructures de transport au Burkina Faso.
Lors de sa conférence de presse ce mardi 30 juin 2026, le Ministère de la Construction de la Patrie a détaillé les nouvelles conditions d'obtention des agréments techniques.
Selon les conférenciers, les anciens textes bloquaient le génie local.
Avec les réformes, la capacité financière n’est plus un obstacle pour obtenir un agrément. Le gouvernement mise désormais sur les compétences techniques.
Aussi, les commissions pour les procédures de délivrance passent de 8 à 1 seule.
Les procédures sont centralisées et optimisées pour aller plus vite. Le délai d'attente passe de 3 ou 4 mois à 30 jours ouvrables maximum.
De plus, l'on note la réglementation de 11 agréments. De la promotion immobilière aux géomètres-experts, en passant par les structures de confection de bornes topographiques, tout est encadré.
Toutefois, le ministère prévient : le contrôle sera strict. Le prêt d'agrément à des tiers, l'emploi de personnel non qualifié ou la fraude entraîneront le retrait immédiat de l'agrément et des poursuites judiciaires.
Le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga II a annoncé, dans un communiqué daté du 27 juin, le démantèlement d’un vaste réseau de prostitution, de proxénétisme, de vente de produits illicites et de blanchiment de capitaux. Au total, 22 personnes ont été placées sous mandat de dépôt et un restaurant servant de couverture a été scellé. L’affaire a démarré le 7 juin dernier suite à une alerte du Commissaire de police de l’Arrondissement 5.
Les investigations menées ont mis à nu un mode opératoire cyber-criminel qui se déroulait sur les réseaux sociaux. Selon les précisions du Procureur, les mis en cause utilisaient plus de deux cents (200) groupes WhatsApp pour mener leurs activités. Les administrateurs de ces plateformes numériques jouaient le rôle d'intermédiaires financiers entre des clients et des prestataires pour des relations sexuelles, tout en y écoulant des produits illicites. Pour appâter le public, des images à caractère sexuel étaient régulièrement diffusées dans ces espaces.
Plus surprenant encore, un restaurant de la place servait de vitrine physique à ce réseau. « Les clients du restaurant étaient invités à consommer des mets à hauteur d'un montant permettant d'entrer en contact avec des dames et de jeunes filles pour des relations sexuelles », révèle le communiqué du parquet.
À ce jour, l’enquête a débouché sur l’interpellation de 22 individus. Poursuivis pour prostitution par racolage, proxénétisme, vente de produits illicites et blanchiment de capitaux, ils ont tous été auditionnés selon la procédure de flagrant délit et écroués. Leur procès est attendu pour le mercredi 1er juillet 2026 devant le Tribunal correctionnel.
En parallèle, le restaurant incriminé a été mis sous scellés et plusieurs biens ont été saisis. Le parquet de Ouaga II rappelle que ce n'est pas la première fois que de tels réseaux tombent. Deux opérations similaires, menées auparavant par les commissariats des Arrondissements 5 et 10, s'étaient déjà soldées par des condamnations fermes.
Face à la persistance et à l'ampleur inquiétante de ce phénomène qui touche également des mineurs, le Procureur du Faso prévient : la justice fera désormais preuve de la plus grande fermeté.
Après la diffusion d'une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant des jeunes hommes déguisés en femmes sur son plateau de basketball, l'Université Norbert Zongo (#UNZ) est sortie du silence. À travers un communiqué officiel, l'administration de l'institution a exprimé sa vive désapprobation.
L'affaire, qui suscite de nombreux débats sur la toile, remonte au dimanche 21 juin 2026. Des images montrant de jeunes hommes s'adonnant à une partie de basketball vêtus de robes ont fait le tour des plateformes numériques sous l'appellation « Koudougou robe challenge ». Une initiative provocatrice qui a immédiatement alerté les responsables du temple du savoir.
Dès le mercredi 24 juin 2026, l'administration de l'UNZ informe avoir pris les choses en main. Plusieurs participants et témoins directs de cette activité ont été convoqués et entendus. Selon les premières déclarations recueillies, le projet aurait été mûri au sein d'un groupe WhatsApp réunissant des basketteurs, avant d'être exécuté sur les installations du campus.
Dans un communiqué publié ce lundi 29 juin 2026 pour clarifier sa position, la direction de l'université ne mâche pas ses mots. Elle condamne fermement et exprime sa « vive réprobation » face à ces comportements, qu'elle qualifie de « contraires aux lois en vigueur ». L'institution souligne par ailleurs que cet acte se situe aux antipodes des valeurs endogènes prônées par les plus hautes autorités du Burkina Faso.
Au-delà de la condamnation morale, l'Université Norbert Zongo profite de cet incident pour recadrer les règles de vie collective au sein de l'établissement.
Le service de la communication et de la presse de l'UNZ insiste désormais sur un point non négociable : tout organisateur de manifestations sur le campus a l'obligation stricte d'obtenir une autorisation écrite préalable, conformément aux textes en vigueur.
Grâce à la vigilance de ses unités sur le terrain, la Gendarmerie Nationale a déjoué une tentative de trafic de vingt-trois (23) enfants mineurs destinés à être acheminés vers des sites d’orpaillage en Côte d’Ivoire, au Mali et en Guinée. Une opération qui illustre l’engagement constant des forces de sécurité dans la protection des enfants et la lutte contre la traite des personnes.
Le mardi 23 juin 2026, dans le cadre des contrôles sécuritaires de routine menés sur les axes routiers, les éléments de la Brigade Territoriale de Mogtédo ont procédé à l’interception de vingt-trois (23) enfants mineurs âgés de 12 à 15 ans à bord de minicars de transport en commun.
Les vérifications effectuées sur place ont permis d’établir que ces enfants étaient en partance pour des sites aurifères situés en Côte d’Ivoire, au Mali et en Guinée, où ils devaient être exploités dans des conditions particulièrement préoccupantes.
Les investigations préliminaires menées avec professionnalisme par les enquêteurs ont conduit à l’identification de six (06) individus de nationalité burkinabè suspectés d’être impliqués dans le convoyage des mineurs. Saisi du dossier, le Procureur du Faso a ordonné la présentation des personnes mises en cause devant son parquet afin qu’elles répondent de leurs actes devant la justice.
Dans cette affaire, la réponse apportée démontre l’efficacité de la collaboration entre les différents acteurs engagés dans la protection des personnes vulnérables. En effet, les services de l’Action sociale ont été immédiatement sollicités pour assurer la prise en charge, l’assistance et la protection des enfants concernés.
Cette intervention réussie témoigne de la détermination de la Gendarmerie Nationale à lutter contre les réseaux criminels qui exploitent la vulnérabilité des enfants à des fins économiques. Elle met également en lumière l’importance de la coopération entre les forces de sécurité, les autorités judiciaires, les services sociaux et les populations dans la prévention et la répression de la traite des personnes.
La Gendarmerie Nationale invite les citoyens à demeurer vigilants et à signaler sans délai tout mouvement suspect impliquant des mineurs ou toute situation pouvant s’apparenter à la traite ou au trafic d’êtres humains. Chaque information utile peut contribuer à sauver des vies et à protéger l’avenir de nombreux enfants.
Le Secrétaire Général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (MATM), le Camarade Saïdou SANKARA, a accueilli, dans la soirée du mardi 02 juin 2026, à l’Aéroport international de Ouagadougou, le premier contingent de pèlerins burkinabè de retour des lieux saints de l’islam.
A bord d’un vol de la compagnie Ethiopian Airlines, 342 pèlerins ont atterri à 21 h 56 mn, marquant ainsi le début de l’opération de retour des fidèles musulmans burkinabè ayant accompli le Hadj 2026 en Arabie Saoudite.
Représentant le Ministre d'Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Secrétaire Général, le Camarade Saïdou SANKARA a exprimé sa joie de voir les pèlerins regagner le Burkina Faso sains et saufs. « Nous sommes venus leur souhaiter la bienvenue et partager avec eux ce moment de bonheur. Nous formulons le vœu que les prières et invocations qu’ils ont adressées sur les lieux saints soient exaucées pour eux-mêmes, leurs familles et pour l’ensemble de la Nation », a souligné le Camarade Saïdou SANKARA.
Il a, par ailleurs, salué le bon déroulement du Hadj 2026 et félicité l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation du pèlerinage pour la réussite de cette édition.
Pour sa part, El Hadj Oumarou ZOUNGRANA, membre du Présidium de la Fédération des Associations islamiques du Burkina (FAIB), s’est réjoui des conditions dans lesquelles s’est déroulé le Hadj 22026. Selon lui, aucun incident majeur n’a été enregistré durant le séjour des pèlerins burkinabè en terre saoudienne. Il a salué les efforts conjugués des autorités burkinabè, des organisateurs et des partenaires saoudiens qui ont contribué au succès du pèlerinage.
L’arrivée de ce premier vol ouvre ainsi la phase de retour progressif des 8 143 pèlerins burkinabè ayant accompli le 5e pilier de l’islam sur les terres saintes.
Dans une déclaration datée du 31 mai 2026, le Mouvement Sunnite du Burkina Faso (MSBF) a affirmé suivre de près l'évolution de la situation suite à l'interpellation de son Grand Guide Spirituel, le Dr Muhammad Ishaq Kindo, survenue le 26 mai 2026.
Tout en appelant ses fidèles au calme, à la retenue et au respect des lois de la République, le mouvement dit constater avec regret que des appels à la mobilisation circulent à nouveau sur les réseaux sociaux.
Le mouvement se démarque fermement des propos et agissements de certains activistes en ligne, dénonçant des velléités de récupération et de manipulation de l'affaire. Il réaffirme, par la même occasion, son attachement indéfectible à la paix, à l’unité nationale et au respect des lois du pays.
Le MSBF confie que des discussions sont actuellement menées avec les autorités, en étroite collaboration avec la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), afin d'obtenir la libération du guide religieux ainsi que celle des autres personnes interpellées.
Le mouvement demande expressément à la jeunesse de ne participer à aucune marche ou manifestation non autorisée, et de toujours privilégier les voies légales car dit-il : « La rue n'est pas la solution. L'Islam n'a jamais enseigné les manifestations de rue. Nous devons protéger notre pays. »
Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la déclaration :
« Le Mouvement Sunnite du Burkina Faso (MSBF) suit avec une attention constante, l'évolution de la situation consécutive à l'interpellation de notre Grand Guide Spirituel, Dr. Muhammad Ishaq KINDO, le 26 mai 2026. Depuis cette date, le MSBF n'a cessé d'appeler au calme, à la retenue et au respect des voies légales. Aujourd'hui, nous constatons avec regret que des appels à une nouvelle mobilisation circulent à nouveau. Face à cela, le Bureau National du MSBF, agissant de concert avec la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), tient à rappeler que :
1. Des pourparlers sont en cours : les premiers responsables du MSBF, en coordination avec la FAIB, sont en contact permanent avec les autorités compétentes. Notre démarche commune vise la libération du Dr. Muhammad Ishaq KINDO ainsi que des personnes interpellées, non seulement dans une dynamique de dialogue, mais aussi, dans le respect des lois et règlements en vigueur et des procédures en la matière. 2. La rue n'est pas la solution : toute manifestation non autorisée expose davantage les jeunes à des risques d'interpellation et compromet les démarches en cours. Le Prophète N$ nous enseigne ceci : « La sagesse est la monture du croyant, il la prend ou qu'il la trouve ».
3. Pas de désobéissance aux responsables du MSBF : le MSBF est une structure organisée. Nul ne saurait parler ou agir en son nom en dehors des canaux officiels. Nous désapprouvons toute initiative individuelle ou de groupes de quelques natures que ce soient qui appellent au désordre. L'Islam n'a jamais enseigné les manifestations de rue.
4. Nous devons protéger notre pays : le Burkina Faso traverse une période qui exige de chacun de nous, union et responsabilité. Nous ne devons pas donner prise à ceux qui cherchent à diviser ou à déstabiliser.
5. Le MSBF se démarque des propos et agissements de certains activistes sur les réseaux sociaux qui ont des velléités de récupération et de manipulation de l'affaire Dr. Muhammad Ishaq KINDO.
Nous demandons donc à toute la jeunesse :
• De rester calme, digne et disciplinée.
• De s'abstenir de toute mobilisation, marche ou rassemblement non autorisé.
• De s'en remettre au Bureau National du Mouvement Sunnite et à la FAIB qui rendront compte de l'avancée des démarches.
Le Mouvement sunnite réaffirme sa confiance et son soutien aux autorités de notre pays. Qu'Allah en facilite une issue favorable et rapide, préserve notre pays et guide notre jeunesse vers le bien.
Le Président National El Hadj Oumarou ZOUNGRANA Officier de l'Ordre National »
Le Conseil des ministres a adopté ce vendredi 29 mai 2026, un décret portant #règlementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement.
« Ces frais incluent les frais de dossier, d’inscription, de formation, de laboratoire ou de paillasse, frais de soutenance, et les frais d’établissement du diplôme ainsi que tout autre frais lié à la vie pédagogique et aux services fournis par l’établissement », a indiqué le Ministre de l’Éducation de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, M. Jacques Sosthène DINGARA.
Le décret définit des critères de catégorisation des établissements privés d'enseignement et les frais de scolarité seront arrêtés en fonction desdits critères, a indiqué le Ministre DINGARA.
Il prévoit également un mécanisme régulier de contrôle et de mise à jour annuelle de la liste des établissements.
« Des sanctions sont également prévues pour ceux qui fixeront des frais de scolarité au-delà de ce que l’arrêté permet », a précisé le Ministre.
Le ministre des Serviteurs du Peuple, M. Mathias TRAORÉ, a fait une communication orale lors du Conseil des ministres de ce vendredi 29 mai 2026, relative à la révocation de trois agents publics. Cette mesure intervient dans le cadre de l’opération de contrôle de l’authenticité des diplômes et des titres de capacité ayant servi au recrutement ou à la promotion d'agents au sein de la fonction publique.
Selon le ministre, à la suite des différentes vérifications d'authenticité, des procédures disciplinaires ont été menées à leur terme pour trois agents publics, répartis entre une institution publique et deux ministères :
Au titre de la Présidence du Faso : Mme BANAZARO Lydie Émilie, Matricule 250 272 X, Secrétaire de direction ;
Au titre du Ministère de la Sécurité : M. BAYALA Begawendé Pierre Mesmin, Matricule 109 231, Inspecteur des Eaux et Forêts ;
Au titre du Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme : M. NACAMBO Mamoudou, Matricule 83 973 E, Conseiller en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication.