C’est une bouffée d'oxygène pour les jeunes entrepreneurs et les petites et moyennes entreprises (PME) évoluant dans l’urbanisme, l’habitat et les infrastructures de transport au Burkina Faso.
Lors de sa conférence de presse ce mardi 30 juin 2026, le Ministère de la Construction de la Patrie a détaillé les nouvelles conditions d'obtention des agréments techniques.
Selon les conférenciers, les anciens textes bloquaient le génie local.
Avec les réformes, la capacité financière n’est plus un obstacle pour obtenir un agrément. Le gouvernement mise désormais sur les compétences techniques.
Aussi, les commissions pour les procédures de délivrance passent de 8 à 1 seule.
Les procédures sont centralisées et optimisées pour aller plus vite. Le délai d'attente passe de 3 ou 4 mois à 30 jours ouvrables maximum.
De plus, l'on note la réglementation de 11 agréments. De la promotion immobilière aux géomètres-experts, en passant par les structures de confection de bornes topographiques, tout est encadré.
Toutefois, le ministère prévient : le contrôle sera strict. Le prêt d'agrément à des tiers, l'emploi de personnel non qualifié ou la fraude entraîneront le retrait immédiat de l'agrément et des poursuites judiciaires.
Le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga II a annoncé, dans un communiqué daté du 27 juin, le démantèlement d’un vaste réseau de prostitution, de proxénétisme, de vente de produits illicites et de blanchiment de capitaux. Au total, 22 personnes ont été placées sous mandat de dépôt et un restaurant servant de couverture a été scellé. L’affaire a démarré le 7 juin dernier suite à une alerte du Commissaire de police de l’Arrondissement 5.
Les investigations menées ont mis à nu un mode opératoire cyber-criminel qui se déroulait sur les réseaux sociaux. Selon les précisions du Procureur, les mis en cause utilisaient plus de deux cents (200) groupes WhatsApp pour mener leurs activités. Les administrateurs de ces plateformes numériques jouaient le rôle d'intermédiaires financiers entre des clients et des prestataires pour des relations sexuelles, tout en y écoulant des produits illicites. Pour appâter le public, des images à caractère sexuel étaient régulièrement diffusées dans ces espaces.
Plus surprenant encore, un restaurant de la place servait de vitrine physique à ce réseau. « Les clients du restaurant étaient invités à consommer des mets à hauteur d'un montant permettant d'entrer en contact avec des dames et de jeunes filles pour des relations sexuelles », révèle le communiqué du parquet.
À ce jour, l’enquête a débouché sur l’interpellation de 22 individus. Poursuivis pour prostitution par racolage, proxénétisme, vente de produits illicites et blanchiment de capitaux, ils ont tous été auditionnés selon la procédure de flagrant délit et écroués. Leur procès est attendu pour le mercredi 1er juillet 2026 devant le Tribunal correctionnel.
En parallèle, le restaurant incriminé a été mis sous scellés et plusieurs biens ont été saisis. Le parquet de Ouaga II rappelle que ce n'est pas la première fois que de tels réseaux tombent. Deux opérations similaires, menées auparavant par les commissariats des Arrondissements 5 et 10, s'étaient déjà soldées par des condamnations fermes.
Face à la persistance et à l'ampleur inquiétante de ce phénomène qui touche également des mineurs, le Procureur du Faso prévient : la justice fera désormais preuve de la plus grande fermeté.
Après la diffusion d'une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant des jeunes hommes déguisés en femmes sur son plateau de basketball, l'Université Norbert Zongo (#UNZ) est sortie du silence. À travers un communiqué officiel, l'administration de l'institution a exprimé sa vive désapprobation.
L'affaire, qui suscite de nombreux débats sur la toile, remonte au dimanche 21 juin 2026. Des images montrant de jeunes hommes s'adonnant à une partie de basketball vêtus de robes ont fait le tour des plateformes numériques sous l'appellation « Koudougou robe challenge ». Une initiative provocatrice qui a immédiatement alerté les responsables du temple du savoir.
Dès le mercredi 24 juin 2026, l'administration de l'UNZ informe avoir pris les choses en main. Plusieurs participants et témoins directs de cette activité ont été convoqués et entendus. Selon les premières déclarations recueillies, le projet aurait été mûri au sein d'un groupe WhatsApp réunissant des basketteurs, avant d'être exécuté sur les installations du campus.
Dans un communiqué publié ce lundi 29 juin 2026 pour clarifier sa position, la direction de l'université ne mâche pas ses mots. Elle condamne fermement et exprime sa « vive réprobation » face à ces comportements, qu'elle qualifie de « contraires aux lois en vigueur ». L'institution souligne par ailleurs que cet acte se situe aux antipodes des valeurs endogènes prônées par les plus hautes autorités du Burkina Faso.
Au-delà de la condamnation morale, l'Université Norbert Zongo profite de cet incident pour recadrer les règles de vie collective au sein de l'établissement.
Le service de la communication et de la presse de l'UNZ insiste désormais sur un point non négociable : tout organisateur de manifestations sur le campus a l'obligation stricte d'obtenir une autorisation écrite préalable, conformément aux textes en vigueur.
Grâce à la vigilance de ses unités sur le terrain, la Gendarmerie Nationale a déjoué une tentative de trafic de vingt-trois (23) enfants mineurs destinés à être acheminés vers des sites d’orpaillage en Côte d’Ivoire, au Mali et en Guinée. Une opération qui illustre l’engagement constant des forces de sécurité dans la protection des enfants et la lutte contre la traite des personnes.
Le mardi 23 juin 2026, dans le cadre des contrôles sécuritaires de routine menés sur les axes routiers, les éléments de la Brigade Territoriale de Mogtédo ont procédé à l’interception de vingt-trois (23) enfants mineurs âgés de 12 à 15 ans à bord de minicars de transport en commun.
Les vérifications effectuées sur place ont permis d’établir que ces enfants étaient en partance pour des sites aurifères situés en Côte d’Ivoire, au Mali et en Guinée, où ils devaient être exploités dans des conditions particulièrement préoccupantes.
Les investigations préliminaires menées avec professionnalisme par les enquêteurs ont conduit à l’identification de six (06) individus de nationalité burkinabè suspectés d’être impliqués dans le convoyage des mineurs. Saisi du dossier, le Procureur du Faso a ordonné la présentation des personnes mises en cause devant son parquet afin qu’elles répondent de leurs actes devant la justice.
Dans cette affaire, la réponse apportée démontre l’efficacité de la collaboration entre les différents acteurs engagés dans la protection des personnes vulnérables. En effet, les services de l’Action sociale ont été immédiatement sollicités pour assurer la prise en charge, l’assistance et la protection des enfants concernés.
Cette intervention réussie témoigne de la détermination de la Gendarmerie Nationale à lutter contre les réseaux criminels qui exploitent la vulnérabilité des enfants à des fins économiques. Elle met également en lumière l’importance de la coopération entre les forces de sécurité, les autorités judiciaires, les services sociaux et les populations dans la prévention et la répression de la traite des personnes.
La Gendarmerie Nationale invite les citoyens à demeurer vigilants et à signaler sans délai tout mouvement suspect impliquant des mineurs ou toute situation pouvant s’apparenter à la traite ou au trafic d’êtres humains. Chaque information utile peut contribuer à sauver des vies et à protéger l’avenir de nombreux enfants.
Le Secrétaire Général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (MATM), le Camarade Saïdou SANKARA, a accueilli, dans la soirée du mardi 02 juin 2026, à l’Aéroport international de Ouagadougou, le premier contingent de pèlerins burkinabè de retour des lieux saints de l’islam.
A bord d’un vol de la compagnie Ethiopian Airlines, 342 pèlerins ont atterri à 21 h 56 mn, marquant ainsi le début de l’opération de retour des fidèles musulmans burkinabè ayant accompli le Hadj 2026 en Arabie Saoudite.
Représentant le Ministre d'Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Secrétaire Général, le Camarade Saïdou SANKARA a exprimé sa joie de voir les pèlerins regagner le Burkina Faso sains et saufs. « Nous sommes venus leur souhaiter la bienvenue et partager avec eux ce moment de bonheur. Nous formulons le vœu que les prières et invocations qu’ils ont adressées sur les lieux saints soient exaucées pour eux-mêmes, leurs familles et pour l’ensemble de la Nation », a souligné le Camarade Saïdou SANKARA.
Il a, par ailleurs, salué le bon déroulement du Hadj 2026 et félicité l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation du pèlerinage pour la réussite de cette édition.
Pour sa part, El Hadj Oumarou ZOUNGRANA, membre du Présidium de la Fédération des Associations islamiques du Burkina (FAIB), s’est réjoui des conditions dans lesquelles s’est déroulé le Hadj 22026. Selon lui, aucun incident majeur n’a été enregistré durant le séjour des pèlerins burkinabè en terre saoudienne. Il a salué les efforts conjugués des autorités burkinabè, des organisateurs et des partenaires saoudiens qui ont contribué au succès du pèlerinage.
L’arrivée de ce premier vol ouvre ainsi la phase de retour progressif des 8 143 pèlerins burkinabè ayant accompli le 5e pilier de l’islam sur les terres saintes.
Dans une déclaration datée du 31 mai 2026, le Mouvement Sunnite du Burkina Faso (MSBF) a affirmé suivre de près l'évolution de la situation suite à l'interpellation de son Grand Guide Spirituel, le Dr Muhammad Ishaq Kindo, survenue le 26 mai 2026.
Tout en appelant ses fidèles au calme, à la retenue et au respect des lois de la République, le mouvement dit constater avec regret que des appels à la mobilisation circulent à nouveau sur les réseaux sociaux.
Le mouvement se démarque fermement des propos et agissements de certains activistes en ligne, dénonçant des velléités de récupération et de manipulation de l'affaire. Il réaffirme, par la même occasion, son attachement indéfectible à la paix, à l’unité nationale et au respect des lois du pays.
Le MSBF confie que des discussions sont actuellement menées avec les autorités, en étroite collaboration avec la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), afin d'obtenir la libération du guide religieux ainsi que celle des autres personnes interpellées.
Le mouvement demande expressément à la jeunesse de ne participer à aucune marche ou manifestation non autorisée, et de toujours privilégier les voies légales car dit-il : « La rue n'est pas la solution. L'Islam n'a jamais enseigné les manifestations de rue. Nous devons protéger notre pays. »
Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la déclaration :
« Le Mouvement Sunnite du Burkina Faso (MSBF) suit avec une attention constante, l'évolution de la situation consécutive à l'interpellation de notre Grand Guide Spirituel, Dr. Muhammad Ishaq KINDO, le 26 mai 2026. Depuis cette date, le MSBF n'a cessé d'appeler au calme, à la retenue et au respect des voies légales. Aujourd'hui, nous constatons avec regret que des appels à une nouvelle mobilisation circulent à nouveau. Face à cela, le Bureau National du MSBF, agissant de concert avec la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), tient à rappeler que :
1. Des pourparlers sont en cours : les premiers responsables du MSBF, en coordination avec la FAIB, sont en contact permanent avec les autorités compétentes. Notre démarche commune vise la libération du Dr. Muhammad Ishaq KINDO ainsi que des personnes interpellées, non seulement dans une dynamique de dialogue, mais aussi, dans le respect des lois et règlements en vigueur et des procédures en la matière. 2. La rue n'est pas la solution : toute manifestation non autorisée expose davantage les jeunes à des risques d'interpellation et compromet les démarches en cours. Le Prophète N$ nous enseigne ceci : « La sagesse est la monture du croyant, il la prend ou qu'il la trouve ».
3. Pas de désobéissance aux responsables du MSBF : le MSBF est une structure organisée. Nul ne saurait parler ou agir en son nom en dehors des canaux officiels. Nous désapprouvons toute initiative individuelle ou de groupes de quelques natures que ce soient qui appellent au désordre. L'Islam n'a jamais enseigné les manifestations de rue.
4. Nous devons protéger notre pays : le Burkina Faso traverse une période qui exige de chacun de nous, union et responsabilité. Nous ne devons pas donner prise à ceux qui cherchent à diviser ou à déstabiliser.
5. Le MSBF se démarque des propos et agissements de certains activistes sur les réseaux sociaux qui ont des velléités de récupération et de manipulation de l'affaire Dr. Muhammad Ishaq KINDO.
Nous demandons donc à toute la jeunesse :
• De rester calme, digne et disciplinée.
• De s'abstenir de toute mobilisation, marche ou rassemblement non autorisé.
• De s'en remettre au Bureau National du Mouvement Sunnite et à la FAIB qui rendront compte de l'avancée des démarches.
Le Mouvement sunnite réaffirme sa confiance et son soutien aux autorités de notre pays. Qu'Allah en facilite une issue favorable et rapide, préserve notre pays et guide notre jeunesse vers le bien.
Le Président National El Hadj Oumarou ZOUNGRANA Officier de l'Ordre National »
Le Conseil des ministres a adopté ce vendredi 29 mai 2026, un décret portant #règlementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement.
« Ces frais incluent les frais de dossier, d’inscription, de formation, de laboratoire ou de paillasse, frais de soutenance, et les frais d’établissement du diplôme ainsi que tout autre frais lié à la vie pédagogique et aux services fournis par l’établissement », a indiqué le Ministre de l’Éducation de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, M. Jacques Sosthène DINGARA.
Le décret définit des critères de catégorisation des établissements privés d'enseignement et les frais de scolarité seront arrêtés en fonction desdits critères, a indiqué le Ministre DINGARA.
Il prévoit également un mécanisme régulier de contrôle et de mise à jour annuelle de la liste des établissements.
« Des sanctions sont également prévues pour ceux qui fixeront des frais de scolarité au-delà de ce que l’arrêté permet », a précisé le Ministre.
Le ministre des Serviteurs du Peuple, M. Mathias TRAORÉ, a fait une communication orale lors du Conseil des ministres de ce vendredi 29 mai 2026, relative à la révocation de trois agents publics. Cette mesure intervient dans le cadre de l’opération de contrôle de l’authenticité des diplômes et des titres de capacité ayant servi au recrutement ou à la promotion d'agents au sein de la fonction publique.
Selon le ministre, à la suite des différentes vérifications d'authenticité, des procédures disciplinaires ont été menées à leur terme pour trois agents publics, répartis entre une institution publique et deux ministères :
Au titre de la Présidence du Faso : Mme BANAZARO Lydie Émilie, Matricule 250 272 X, Secrétaire de direction ;
Au titre du Ministère de la Sécurité : M. BAYALA Begawendé Pierre Mesmin, Matricule 109 231, Inspecteur des Eaux et Forêts ;
Au titre du Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme : M. NACAMBO Mamoudou, Matricule 83 973 E, Conseiller en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, le vendredi 22 mai 2026 à Dédougou, à l’inauguration de deux unités de transformation agroalimentaire : la Société Agro-industrielle de Développement de l’Agriculture Familiale de la Boucle du Mouhoun (SODAF-BM-SA) et l’usine Continent Agri-Business Rénovation (CABRE) SARL.
Cette double inauguration s’inscrit dans la dynamique nationale de valorisation des productions locales, de création de richesses et de renforcement de la souveraineté économique.
Spécialisée dans la transformation industrielle du maïs, la SODAF-BM SA est le fruit d’un investissement d’environ 1,6 milliard de francs CFA. Elle dispose d’une capacité annuelle de transformation estimée entre 12 000 et 15 000 tonnes de maïs, pour la production notamment de gritz, de semoule, de farine et de sons destinés à l’alimentation animale. L’unité devrait générer 125 emplois permanents et plus de 1 500 emplois saisonniers.
L’usine CABRE SARL représente, quant à elle, un investissement de plus de 1,230 milliard de francs CFA. Dotée d’équipements modernes, sa capacité annuelle de transformation est estimée à 35 000 tonnes de céréale et 10 000 tonnes de sésame. Sa production concerne notamment les farines, les semoules, les produits destinés à la brasserie, les biscuits et les aliments pour bétail. Elle compte déjà 46 emplois permanents, 68 emplois non permanents et plus de 500 emplois indirects.
À l’issue des visites guidées des installations, le Chef du Gouvernement a salué l’engagement des promoteurs et rappelé l’importance de la transformation industrielle dans la création de valeur ajoutée. « La transformation, c’est le maillon essentiel pour créer de la plus-value », a-t-il déclaré, tout en soulignant que ces initiatives traduisent la volonté du Burkina Faso de produire davantage, transformer localement et consommer burkinabè.
Pour le Premier ministre, l’implantation de ces unités dans la région de Bankui constitue également un signal fort de résilience et de confiance en l’avenir.
" Ces investissements sont la preuve que la région tient debout, que la région renaît et que les fils et les filles du Burkina Faso croient en l'avenir de leur pays », a-t-il affirmé.
Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à accompagner les investisseurs nationaux, à protéger les investissements stratégiques et à favoriser l’écoulement des produits locaux sur le marché national.
Avant la coupure symbolique des rubans, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a salué la contribution du secteur privé à l’industrialisation du Burkina Faso et à la consolidation de la souveraineté économique nationale. Il a relevé que l'aboutissement de ces deux initiatives privées accompagnées par les services publics habilités illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir la transformation locale des matières premières, la création d’emplois et la souveraineté économique.
À travers la mise en service de la SODAF-BM SA et de CABRE SARL, le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans la transformation locale de ses productions agricoles, au service de l’emploi, de la croissance et du développement endogène.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l'extérieur, Karamoko Jean Marie TRAORÉ, entouré de la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Madame Estella Eldine Kabré/Kaboré, a accordé une audience à un collectif de professionnels du cinéma burkinabè, le mardi 19 mai 2026.
Ces derniers sont venus présenter au chef de la diplomatie burkinabè leur nouvel espace de coopération sectorielle dénommé « Confédération du cinéma et de l'audiovisuel de l'AES ».
Il s'agit d'une organisation regroupant les professionnels du 7e art du Mali, du Niger et du Burkina Faso, portée sur les fonts baptismaux au cours d'une assemblée générale constitutive tenue en février 2026 à Bamako, au Mali. Elle se fixe pour ambition de mutualiser les efforts afin de soutenir le développement de l'industrie cinématographique au sein de l'espace confédéral, en mettant un accent particulier sur la production de contenus en adéquation avec les réalités et les aspirations des peuples de l'AES.
« Dans la dynamique de la vision de souveraineté prônée par les dirigeants de nos trois États, la Confédération du cinéma et de l'audiovisuel de l'AES se donne pour mission d’élaborer des mécanismes de financement endogènes pour booster la création, l'exploitation et la distribution des œuvres des cinéastes de l'espace », a indiqué la présidente de l'organisation, Madame Mamounata NIKIÉMA.
Il s'agissait également, pour Mme NIKIÉMA et sa délégation, de solliciter l’accompagnement du département en charge de la diplomatie, tant au niveau de l'administration centrale que des missions diplomatiques et postes consulaires à l’étranger, pour la réussite des missions de cette organisation, dont la présidence est actuellement assurée par le Burkina Faso.
Le ministre des Affaires étrangères a chaleureusement salué cette initiative des acteurs culturels de l'AES. Tout en les félicitant, il les a encouragés à proposer des productions qui valorisent les figures historiques, les grandes réalisations contemporaines et les valeurs partagées des pays membres.
« Le cinéma est un instrument majeur de la diplomatie, car il constitue un excellent canal pour déconstruire les stéréotypes et promouvoir l'image réelle de nos pays. Je salue cet engagement dont le bénéfice n'est pas seulement économique, mais qui contribuera puissamment à décoloniser nos écrans », a soutenu Karamoko Jean Marie TRAORÉ face à ses hôtes.
Le Chef de la diplomatie burkinabè a assuré avoir pris bonne note des doléances exprimées. Il a réaffirmé la totale disponibilité de son département à accompagner la Confédération, notamment à travers la facilitation des contacts avec des partenaires stratégiques et l'ouverture de cadres d'échanges permanents.