Assainissement : L’ONEA veut transformer les boues de vidange en compost pour protéger l’environnement et booster la production agricole
L'Office National de l'Eau et de l’Assainissement (ONEA) est résolument engagé à relever les défis liés à la gestion des boues de vidange qui constituent un enjeu majeur pour la salubrité et la protection de l'environnement.
Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme National d’Assainissement des Eaux Usées et Excréta (PN-AEUE), l’ONEA a commandité une étude pour comprendre la nature des boues d’épuration des stations de traitements et explorer les possibilités de leur réutilisation pour un assainissement efficace, mais aussi pour contribuer à l’amélioration de la production agricole. L’étude menée en partenariat avec l’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso et plusieurs laboratoires de recherche du Burkina Faso, a portée sur la caractérisation et la valorisation des boues de vidange séchées, issues des stations de traitement de Dogona , à Bobo-Dioulasso et celles de Zagtouli, Sourgoubila et Kossodo, à Ouagadougou.
Ce mardi 11 février 2025 à Ouagadougou, les acteurs ont procédé à la restitution des résultats de cette recherche, au cours d’un atelier.
Les résultats des travaux de recherche qui ont débuté en 2019-2020, ont été présentés par Docteur Mamadou Traoré, enseignant-chercheur à l’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso. De cette présentation, il ressort qu’il y a une forte production de boue de vidange dans certaines grandes villes, notamment Bobo-Dioulasso et Ouagadougou , dont la production totale est estimée à 167 millions 82 milles m3 (167 082 000 m3). Mais les efforts fournis par l’ONEA pour traiter ces boues se limitaient au curage des vases de l’assèchement dans les stations. Ces boues séchées curées étaient stockées sans autre forme de transformation, ce qui pouvait constituer un danger pour l’environnement, à savoir les risques de pollution des eaux, d’intoxication à grande échelle et de nuisance. De ce fait, il fallait continuer le processus en transformant les boues de leur état de déchets en matières premières, qui seront ,à leur tour, transformées pour avoir plus de valeur ajoutée. D’où cette étude qui a abouti à la production du compost.

L’enseignant-chercheur révèle qu’avec ces boues de vidanges, l’on est en mesure d’augmenter significativement les rendements, puisque l’un des problèmes de la production agricole au Burkina Faso, est la disponibilité de la fumure organique pour les producteurs. Or à travers cette étude, « nous sommes parvenus à mettre au point, une fumure organique, à base de boues de vidange, qui permet d’augmenter la productivité tout en conservant le sol ». Mieux, cette fumure peut être produite à grande échelle, ce qui n’est pas le cas des autres sources de fumures qui sont produites de façon saisonnière, a-t-il confié.
« En fonction des doses et des formulations, on peut aller à 50% d’augmentation des rendements par rapport aux parcelles qu’on a fertilisées. Aussi, quand on regarde la santé du sol, on s’est rendu compte que le bilan en nutriments au niveau du sol était positif ainsi que la matière organique. On peut enrichir cette fumure à volonté parce qu’on a des substrats locaux comme le Burkina Phosphate dont la vulgarisation pose un problème à cause de sa formule. On a pu l’incorporer aux boues de vidange et on peut augmenter la dose à volonté pour qu’il soit non seulement profitable aux plantes, mais également constitue un stock dans le sol pour la santé de ce dernier », a-t-il expliqué.
Pour le Directeur général de l’ONEA, Flandion Idrissa SOURABIE, cette transformation des boues de vidange en compost permettra non seulement de « faire face à la question d'assainissement » mais aussi d’« améliorer la productivité agricole des sols », ce qui devra , sans nul doute, « contribuer à l'autosuffisance alimentaire et au développement endogène ».
Des dires du DG ONEA, les résultats présentés à cet atelier, feront l’objet d’amendement des partenaires et s’ensuivront la validation de l’étude et la mise en œuvre des boues par les producteurs.
Yaméogo Wendlassida Olivier, directeur de l’exploitation Assainissement de l’ONEA, indique que la valorisation des déchets, contribuera énormément à « améliorer le taux d’assainissement » parce que jusqu’à une date récente, les boues de vidange séchées étaient accumulées dans les stations de traitement. Or dit-il, ces boues en contact avec les eaux de ruissellement, peuvent causer une contamination de l’environnement et affecter la santé des populations. C’est pourquoi, l’assainissement est une chaîne de valeur qu’il faut développer pour protéger l’environnement et la santé humaine.
À l’en croire, les résultats sont déjà satisfaisants. « Les résultats sont énormes et satisfaisants. Nous sommes très satisfaits parce que nous revenons de loin. De 12% du taux d’assainissement en 2015, nous sommes aujourd’hui à 40% », a-t-il souligné, ajoutant que ces chiffres démontrent une « avancée notable », même si beaucoup d’efforts restent à faire.
« Nous allons continuer à promouvoir la recherche afin de pouvoir anticiper sur nos problèmes, construire une sorte d’économie qui va permettre de valoriser les déchets au lieu de les jeter, pour le bien de nos populations notamment dans la production agricole », a-t-il rassuré, ajoutant que ces boues de vidange pourront également servir pour la production du biogaz.
Par ailleurs, Docteur Mamadou Traoré a salué cette initiative de l’ONEA, qui a permis aux chercheurs burkinabè de mettre leur expertise à profit pour résoudre ce problème de gestion des boues de vidange. Il souhaite que les universités du Burkina, soient les centres, pas seulement pour la formation, mais également pour résoudre les problèmes auxquels notre société est confrontée.

Wendlassida Olivier Yaméogo, directeur de l'exploitation assainissement de l'ONEA

Photo de famille des participants à l'atelier avec le DG de l'ONEA
Flora Sanou
Le Secrétaire technique de l’Autorité nationale de coordination du foncier (ANCF), une structure rattachée à la Présidence du Faso a lancé, hier mercredi 15 janvier 2025, une opération de démolition des constructions et autres installations sur l’emprise de la voie de contournement de Ouagadougou.
La sensibilisation a été faite à plusieurs reprises depuis juillet 2023, pour amener les populations à libérer l’emprise de cette voie, a rassuré le Directeur général de l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC) du ministère en charge de l’Habitat, Yacouba SIKO.
Pour le Secrétaire technique de l’ANCF, Sibiri HEBIÉ, il s’agit aussi de mettre de l’ordre dans le secteur du foncier. « On s’est attaqué à des installations commerciales pour le moment. Quand vous faites le tour de la voie de contournement, il y a des parcelles et des maisons à usage d’habitation », a relevé le Secrétaire technique de l’ANCF, qui a déploré la construction de maisons à usage d’habitation attenantes à la voie de contournement qui a une grande mobilité.
Il a rappelé que tous ceux qui ont été impactés par la construction de cette route ont été dédommagés. Environ 9 milliards FCFA ont été mobilisés pour indemniser les personnes affectées par le projet de construction de cette route, selon le Directeur général des infrastructures de transport du ministère des Infrastructures et du Désenclavement, Moumouni ILBOUDO.
Le centre RD de Nestlé à Abidjan, est l’unique de la multinationale en Afrique subsaharienne. Il a un dispositif qui permet d’accélérer la mise en œuvre de projets alimentaires innovants.
Au terme de la première journée d’immersion, Ouedraogo Roseline, parlant au nom du groupe de jeunes entrepreneurs indique que « cette immersion est intense et très pratique. Nous faisons des études de cas portés sur nos propres produits alimentaires. A mesure que nous travaillons, nous découvrons diverses perspectives et apprenons énormément. Cette expérience fera toute la différence dans notre parcours d’entrepreneur.’’

Le 15 juillet dernier, Radars Info Burkina recevait une correspondance de Sougalo Traoré, habitant des Hauts-Bassins et « ami de la nature ». Son courrier était relatif au «
Le ministre de l’Agriculture des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIÉ et le Conseiller spécial du Président du Faso, chargé des questions agricoles, Dr Abdourasmane KONATE, ont procédé au lancement de la récolte du riz des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) de Niéguema, ce vendredi 8 novembre 2024, dans la commune de Bama, région des Hauts-Bassins.
Les VDP assurent la sécurisation de la zone et produisent pour leur alimentation conformément à la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORE.
Le Commandant SOMBIE s’est dit satisfait du niveau d’engagement et de patriotisme des exploitants en général et des VDP en particulier, car, convaincu que cette approche est la voie du développement du Burkina Faso, rapporte son service de communication.
Séance tenante, il a donné des instructions et invité les producteurs à procéder le plus rapidement possible aux récoltes pour faire place à la campagne sèche pour laquelle des actions, telles que la distribution des intrants est d’ores et déjà en cours, fait savoir son service de communication.
La Brigade d'Enquête et de Recherche de l'Ouest (BERO) de la Coordination nationale de lutte contre la fraude, a saisi 1.050 cartouches, soit 10.500 paquets ou encore 210.000 bâtons de cigarettes de marque "SIR".
La Police municipale informe avoir effectué un contrôle le mercredi 06 novembre 2024, dans un bar à Tampouy dans l'arrondissement N°3 de Ouagadougou, suite à une plainte pour nuisances sonores et dépravation des mœurs.
L'encens appelé «woussoulan», parle d'elle-même à la 17e édition du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO). Cette résine aromatique brûlée généralement pour parfumer les maisons, a plusieurs autres vertus. Certains exposants du SIAO nous ont fait quelques confidences sur les différents rôles que peut jouer l'encens, en fonction de sa typologie.
Selon elle, il y a des encens qui sont uniquement utilisés pour parfumer la maison surtout pendant la saison pluvieuse ou la période de fraîcheur.
Il y a aussi de l'encens pour une abondance financière. Avec ce type d'encens, tu ne peux jamais connaître une sécheresse financière. Tu ne vas jamais manquer d'argent », a-t-elle avoué.
Ce jeudi 31 octobre 2024, marque le 10e anniversaire de la Journée nationale des martyrs.
Pour Bamouni Babou Nepon, porte-parole de l’union des familles des martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, dix ans après, l’on retient que le sacrifice des personnes tombées, n’est pas vain.
Joann Oscibi, victime du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015, pour sa part, estime que « cette commémoration permet de se rappeler notre histoire ».
Le Secrétaire général de la Primature, Abdou-Salam Gampéné, a présidé, ce mercredi 30 octobre 2024, à Ouagadougou, l'atelier national de validation de l'avant-projet de loi sur l'alimentation et la nutrition scolaire (APL-ANS) au Burkina Faso, informe la primature du Faso.
« En 2021, l’Initiative Présidentielle ‘’ Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour ‘’ a été lancée pour relier la production locale à l’approvisionnement des cantines scolaires. Cette initiative cherche non seulement à améliorer la sécurité alimentaire des enfants, mais aussi à renforcer les revenus des ménages ruraux. Une étude a révélé la nécessité d’un cadre juridique pour structurer les interventions des différents acteurs dans l’alimentation scolaire », a-t-il expliqué.
Pour la Secrétaire permanente de l’Initiative Présidentielle « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour », Dr Alice Sidibé-Anago, " l'alimentation et la nutrition scolaires sont un domaine très sensible, sur lequel nous pouvons nous appuyer pour assurer un avenir prometteur à nos enfants et développer les ressources humaines de demain".











