Journée mondiale du paludisme : Au Burkina, la mortalité est passée de 28 pour cent mille habitants en 2015 à 20 pour cent mille habitants en 2018
Le paludisme constitue au Burkina Faso un problème majeur de santé publique. En 2018, les formations sanitaires ont dénombré 11 970 321 cas de paludisme simple avec 4294 décès. Cette maladie est la première cause de consultation, d’hospitalisation et de mortalité dans les formations sanitaires. Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes y paient chaque année le plus lourd tribut. Selon l’Enquête sur les indicateurs du paludisme au Burkina Faso (EIPBF 2014), la prévalence parasitaire chez les enfants de moins de 5 ans est de 46%.
Les stratégies de lutte contre le paludisme au Burkina Faso sont mises en œuvre par le ministère de la Santé à travers le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Selon le ministère de la Santé, le Burkina Faso a enregistré une baisse progressive de la mortalité liée au paludisme ces dernières années. Celle-ci est passée de 28 pour cent mille habitants en 2015 à 20 pour cent mille habitants en 2018.
Le ministère de la Santé, en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, multiplie les stratégies de lutte afin de bouter le paludisme hors du pays. Parmi les stratégies de lutte on peut citer la prévention du paludisme chez la femme enceinte par le traitement préventif intermittent (TPI) et la lutte antivectorielle par la promotion de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides.
Pour assurer une couverture universelle des ménages en moustiquaire imprégnée d’insecticides à longue durée d’action (MILDA), le pays réalise depuis 2010 une campagne de distribution gratuite des MILDA tous les trois ans. Chacune des trois premières campagnes a permis d’atteindre une couverture administrative des ménages de plus de 95%. Il y a également la Pulvérisation intra domiciliaire (PID), la Lutte anti-larvaire (LAL), la promotion de l’assainissement du cadre de vie et la gestion de la résistance aux insecticides.
Ensuite, on note la chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) chez les enfants de 3-59 mois. Elle consiste à prévenir le paludisme par l’administration de médicaments aux enfants de 3 mois à 5 ans pendant la période de haute transmission (juillet à octobre). Débutée en 2014 dans 7 districts sanitaires, la CPS couvre à ce jour 70 districts sanitaires sur l’ensemble du territoire national. Cette intervention permet de prévenir environ 75% des cas de paludisme chez les enfants de 3 à 59 mois durant cette période.
Selon le ministère de la Santé, toutes ces stratégies, non exhaustives, ont permis de réduire la létalité du paludisme de 1,2% en 2015 à 0,8% en 2018, et la prévalence parasitaire de 47,7% en 2014 à 16,9% en 2017.
Le Burkina Faso dispose d'un Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (CNRFP) qui est spécialisé dans la recherche scientifique et la formation sur cette pathologie.
Provoqué par des parasites transmis par les piqûres de moustique, le paludisme cause d'abord une forte fièvre, des maux de tête et des courbatures, puis peut évoluer vers une anémie sévère, une détresse respiratoire et atteindre les organes ou le cerveau s'il n'est pas rapidement traité.
Aly Tinto
En plus d’être humoriste, il est aussi « le vagabond de l’assainissement ». En dix ans, il compte rendre le pays des hommes intègres propre. Il vise à cet effet 25 millions de poubelles et 10 millions de lave-mains. Pour y parvenir, il a initié le concept « Un spectacle une ville propre ». Séverin W. Yaméogo, confiant, prédit que demain sera meilleur.
De 2019 à 2020, l’artiste confie avoir injecté près de 11 millions de francs CFA dans son projet. Avec son équipe d’environ 25 personnes, en majorité des étudiants, ils ont réussi à manufacturer 450 poubelles et 150 lave-mains qu’ils ont partagés dans 15 universités, 5 institutions étatiques, plus de 40 pharmacies de la place, 12 restaurants et 12 CSPS, sans oublier les ménages.
Le système immunitaire a pour rôle de défendre l'organisme contre les infections et les maladies. Il est constitué d'organes et de cellules qui travaillent ensemble pour protéger le corps et réagir aux infections causées par les bactéries, virus et champignons. Face à certaines maladies, le système immunitaire peut se trouver fragilisé et incapable d'assurer son rôle de gendarme du corps. Pour le cas du coronavirus, certaines maladies chroniques peuvent affecter le système immunitaire et rendre le malade vulnérable à l'infection.
Toutes ces maladies dépriment l'immunité et exposent le malade à une forme grave du COVID-19 pouvant conduire à la mort.
WB: Le projet consiste en réalité à utiliser le montant qui est de 150 000 000 francs CFA et à le répartir à tous les membres du BBDA. Dans la première approche, les membres étaient au nombre d’environ 5700 et il fallait trouver des critères pour que le montant à allouer à chaque membre soit au moins consistant. Il faut que chaque membre ait une somme lui permettant de faire face à ses charges fixes. Nous avons ainsi procédé à l’élimination des fonctionnaires, des salariés, des structures de production et d'édition, des bénéficiaires du fonds d'aide aux personnes âgées. Et nous nous sommes retrouvés finalement à 4759 membres. Mathématiquement on se retrouve avec 30000 F par personne. Ce FES a été présenté au ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme qui a trouvé l'idée intéressante. Pour respecter la procédure, nous sommes passés devant le Conseil d'administration par conseil extraordinaire et l'idée a été adoptée à l'unanimité. On essaie de mettre les bouchées doubles pour que sa mise en œuvre puisse intervenir au plus tard le 29 avril. Il ne faut pas confondre ce fonds de solidarité à la répartition qui est prévue en fin mai. Le FES n'entachera aucunement la répartition de fin mai.
Le jeudi 23 avril 2020, le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro, a procédé au lancement de l’enseignement à distance. Il s’agit d’enregistrer les cours et de les diffuser sur des chaînes de télévision et des radios. Cette initiative vise à pallier l’arrêt des cours et à permettre aux élèves un apprentissage continu. Quelques enseignants font l’analyse de ce nouveau système.
Pour lui, si les évaluations doivent se faire sur la base de tout le programme de l’année, les élèves ne pourront pas s’en sortir. Pour bien assimiler les cours, les élèves doivent faire des exercices, avoir des explications pour comprendre. Les cours à distance, par rapport à nos réalités et à notre contexte, ne seront pas d’un grand apport pour nos élèves, déclare un professeur de mathématiques d’un lycée privé. La preuve, nous rencontrions des difficultés lorsque nous les enseignions en classe et ce n’est pas à distance que ces difficultés seront résolues renchérit-il. « Pour ma part, cette initiative est juste une plaisanterie. Les cours à distance ne constituent pas une solution ». Pour lui, vu l’évolution de la maladie, la solution serait de continuer dans la sensibilisation des populations et attendre le retour à la normale pour reprendre les cours en classe sinon les cours à distance constituent un gaspillage de finances. Aussi les élèves ne suivent pas ce qui déjà sur Burkina Info, nombreux sont ceux d’entre eux se croient en vacances. « Mon fils en classe de troisième par exemple ne suit même pas les cours à la télévision. Si les conditions ne sont pas réunies, attendons le retour à la normale ». Mais comment les élèves pourront-ils suivre les cours avec les nombreux délestages que connaît le Burkina Faso.
Notre interlocutrice n’est pas la seule à vivre cette situation inconfortable ; une étudiante suivie au service de rhumatologie est dans le même cas. Suivant un traitement à la chloroquine depuis sa deuxième année d’université, ses examens n’ont pas encore révélé le mal dont elle souffre. Elle affirme néanmoins que son traitement réussi à calmer ses douleurs articulaires ainsi que ses malaises. « Actuellement, le plaquenil manque et ça joue beaucoup sur mon état de santé. Il y a des jours où je n’arrive pas à quitter mon lit parce que j’ai mal partout. Je suis allée voir mon médecin pour qu’il me trouve un équivalent ou une solution », nous confie-t-elle. D’après ces deux dames, les médecins ont tenté des négociations avec l’Etat burkinabè afin que les pharmacies continuent à ravitailler les patients sous chloroquine. Des négociations qui ont porté des fruits. De nouvelles ordonnances sont alors délivrées par les médecins spécialistes à leurs patients pour leur permettre d’avoir leurs produits en pharmacie. « Avec cette nouvelle ordonnance que j’ai, je suis allée à la pharmacie mais le produit n’est pas encore disponible. Le pharmacien a pris l’ordonnance pour enregistrer la commande et va me rappeler dès que le produit sera disponible », renchérit notre patiente lupique. En attendant que leurs produits soient sur place, les patients sous chloroquine devront prendre leur mal en patience.
Le porte-parole du gouvernement, lors du point de presse sur le Conseil des ministres du 22 avril, a affirmé que la date du 28 avril annoncée pour la reprise des cours était toujours d'actualité. Il a cependant précisé que la priorité du gouvernement était d'assurer la sécurité sanitaire des élèves et enseignants, d'où la prise de certaines mesures. Mais pour les syndicats de l'éducation, il ne saurait y avoir de reprise des activités sans une satisfaction préalable de certaines de leurs doléances.
Certes, il y a encore la subvention à la presse privée et les lignes de crédits au niveau du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP), mais elles ne semblent pas être des réponses structurantes et durables aux difficultés des médias. En outre, l’on peut noter un retour des velléités de contrôle de l’information et surtout des tensions permanentes dans les médias publics qui sont de nature à compromettre la liberté et l’indépendance des professionnels évoluant dans lesdits médias. Enfin, l’on peut noter que malgré les avancées, l’Affaire Norbert Zongo reste pendante et plusieurs organes de presse font l’objet de harcèlement et d’intimidations à travers des procès dont l’équité et l’impartialité sont plus que douteuses. Au regard de tout cela, je crois que la note et le classement du Burkina sont conformes à la réalité. Nous sommes en net recul. Et j’ai bien peur que ce ne soit le début de la fin de la forte percée du Burkina résultant des réformes opérées sous la Transition. Car, on ne voit rien venir avec ce pouvoir », a regretté M. Ouédraogo.
Pour le journaliste d'investigation Atiana Serge Oulon, cette place est bonne à prendre dans la mesure où le Burkina est dans le top 50 en matière de liberté de presse dans le monde. « Mais à défaut de progresser, le pays devrait garder le cap », a-t-il ajouté.










