Coronavirus : Les maladies chroniques, facteurs de vulnérabilité
Le système immunitaire a pour rôle de défendre l'organisme contre les infections et les maladies. Il est constitué d'organes et de cellules qui travaillent ensemble pour protéger le corps et réagir aux infections causées par les bactéries, virus et champignons. Face à certaines maladies, le système immunitaire peut se trouver fragilisé et incapable d'assurer son rôle de gendarme du corps. Pour le cas du coronavirus, certaines maladies chroniques peuvent affecter le système immunitaire et rendre le malade vulnérable à l'infection.
Les maladies chroniques se définissent comme des affections de longue durée qui évoluent lentement. Lorsqu'elles ne sont pas contrôlées, elles peuvent, dans leur grande majorité, rendre vulnérables au coronavirus. Il s'agit entre autres, selon Ouedan Idogo, médecin, du diabète, de l'hypertension, de l'insuffisance rénale, des insuffisances hépatiques, de l'asthme mal équilibré. Les personnes qui souffrent déjà d'une insuffisance respiratoire chronique, tous les malades qui ont des pathologies cardiaques, les malades cancéreux dont l'immunité est totalement fragilisée, les personnes infectées par le VIH à un stade avancé font également partie des personnes à risque. A ceux-là s'ajoutent les patients qui suivent des traitements qui fragilisent l'immunité notamment les immuno-suppresseurs comme ceux contre le cancer. Il faut noter également la cortico-thérapie ou la prise prolongée des corticoïdes qui fragilise l'immunité.
Toutes ces maladies dépriment l'immunité et exposent le malade à une forme grave du COVID-19 pouvant conduire à la mort.
Les personnes souffrant d'une de ces maladies chroniques étant plus vulnérables, elles doivent être particulièrement vigilantes pendant cette épidémie de coronavirus et adopter certains comportements pour éviter de se faire infecter par le coronavirus? Pour le Dr Idogo, la première chose à faire est de respecter les mesures barrières préconisées par le ministère de la santé comme se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon, porter des masques, éviter les lieux de regroupement ainsi que les déplacements inutiles, etc. Elles doivent également consulter leur médecin traitant pour avoir un meilleur contrôle de la maladie et une régularité dans le suivi.
Armelle Ouédraogo

WB: Le projet consiste en réalité à utiliser le montant qui est de 150 000 000 francs CFA et à le répartir à tous les membres du BBDA. Dans la première approche, les membres étaient au nombre d’environ 5700 et il fallait trouver des critères pour que le montant à allouer à chaque membre soit au moins consistant. Il faut que chaque membre ait une somme lui permettant de faire face à ses charges fixes. Nous avons ainsi procédé à l’élimination des fonctionnaires, des salariés, des structures de production et d'édition, des bénéficiaires du fonds d'aide aux personnes âgées. Et nous nous sommes retrouvés finalement à 4759 membres. Mathématiquement on se retrouve avec 30000 F par personne. Ce FES a été présenté au ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme qui a trouvé l'idée intéressante. Pour respecter la procédure, nous sommes passés devant le Conseil d'administration par conseil extraordinaire et l'idée a été adoptée à l'unanimité. On essaie de mettre les bouchées doubles pour que sa mise en œuvre puisse intervenir au plus tard le 29 avril. Il ne faut pas confondre ce fonds de solidarité à la répartition qui est prévue en fin mai. Le FES n'entachera aucunement la répartition de fin mai.
Le jeudi 23 avril 2020, le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro, a procédé au lancement de l’enseignement à distance. Il s’agit d’enregistrer les cours et de les diffuser sur des chaînes de télévision et des radios. Cette initiative vise à pallier l’arrêt des cours et à permettre aux élèves un apprentissage continu. Quelques enseignants font l’analyse de ce nouveau système.
Pour lui, si les évaluations doivent se faire sur la base de tout le programme de l’année, les élèves ne pourront pas s’en sortir. Pour bien assimiler les cours, les élèves doivent faire des exercices, avoir des explications pour comprendre. Les cours à distance, par rapport à nos réalités et à notre contexte, ne seront pas d’un grand apport pour nos élèves, déclare un professeur de mathématiques d’un lycée privé. La preuve, nous rencontrions des difficultés lorsque nous les enseignions en classe et ce n’est pas à distance que ces difficultés seront résolues renchérit-il. « Pour ma part, cette initiative est juste une plaisanterie. Les cours à distance ne constituent pas une solution ». Pour lui, vu l’évolution de la maladie, la solution serait de continuer dans la sensibilisation des populations et attendre le retour à la normale pour reprendre les cours en classe sinon les cours à distance constituent un gaspillage de finances. Aussi les élèves ne suivent pas ce qui déjà sur Burkina Info, nombreux sont ceux d’entre eux se croient en vacances. « Mon fils en classe de troisième par exemple ne suit même pas les cours à la télévision. Si les conditions ne sont pas réunies, attendons le retour à la normale ». Mais comment les élèves pourront-ils suivre les cours avec les nombreux délestages que connaît le Burkina Faso.
Notre interlocutrice n’est pas la seule à vivre cette situation inconfortable ; une étudiante suivie au service de rhumatologie est dans le même cas. Suivant un traitement à la chloroquine depuis sa deuxième année d’université, ses examens n’ont pas encore révélé le mal dont elle souffre. Elle affirme néanmoins que son traitement réussi à calmer ses douleurs articulaires ainsi que ses malaises. « Actuellement, le plaquenil manque et ça joue beaucoup sur mon état de santé. Il y a des jours où je n’arrive pas à quitter mon lit parce que j’ai mal partout. Je suis allée voir mon médecin pour qu’il me trouve un équivalent ou une solution », nous confie-t-elle. D’après ces deux dames, les médecins ont tenté des négociations avec l’Etat burkinabè afin que les pharmacies continuent à ravitailler les patients sous chloroquine. Des négociations qui ont porté des fruits. De nouvelles ordonnances sont alors délivrées par les médecins spécialistes à leurs patients pour leur permettre d’avoir leurs produits en pharmacie. « Avec cette nouvelle ordonnance que j’ai, je suis allée à la pharmacie mais le produit n’est pas encore disponible. Le pharmacien a pris l’ordonnance pour enregistrer la commande et va me rappeler dès que le produit sera disponible », renchérit notre patiente lupique. En attendant que leurs produits soient sur place, les patients sous chloroquine devront prendre leur mal en patience.
Le porte-parole du gouvernement, lors du point de presse sur le Conseil des ministres du 22 avril, a affirmé que la date du 28 avril annoncée pour la reprise des cours était toujours d'actualité. Il a cependant précisé que la priorité du gouvernement était d'assurer la sécurité sanitaire des élèves et enseignants, d'où la prise de certaines mesures. Mais pour les syndicats de l'éducation, il ne saurait y avoir de reprise des activités sans une satisfaction préalable de certaines de leurs doléances.
Certes, il y a encore la subvention à la presse privée et les lignes de crédits au niveau du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP), mais elles ne semblent pas être des réponses structurantes et durables aux difficultés des médias. En outre, l’on peut noter un retour des velléités de contrôle de l’information et surtout des tensions permanentes dans les médias publics qui sont de nature à compromettre la liberté et l’indépendance des professionnels évoluant dans lesdits médias. Enfin, l’on peut noter que malgré les avancées, l’Affaire Norbert Zongo reste pendante et plusieurs organes de presse font l’objet de harcèlement et d’intimidations à travers des procès dont l’équité et l’impartialité sont plus que douteuses. Au regard de tout cela, je crois que la note et le classement du Burkina sont conformes à la réalité. Nous sommes en net recul. Et j’ai bien peur que ce ne soit le début de la fin de la forte percée du Burkina résultant des réformes opérées sous la Transition. Car, on ne voit rien venir avec ce pouvoir », a regretté M. Ouédraogo.
Pour le journaliste d'investigation Atiana Serge Oulon, cette place est bonne à prendre dans la mesure où le Burkina est dans le top 50 en matière de liberté de presse dans le monde. « Mais à défaut de progresser, le pays devrait garder le cap », a-t-il ajouté.










