Santé de la femme : Zoom sur les nodules mammaires
Les nodules mammaires sont des masses ou boules se trouvant dans les seins. Ils sont perceptibles au toucher, relativement fréquents et en général bénins. Cependant, ils peuvent être également des signes précurseurs du cancer du sein, d’où l’importance de consulter un médecin, lorsqu’on constate leur présence, afin que soit établi un diagnostic clair pour une prise en charge adéquate.
Les nodules mammaires peuvent être douloureux ou non. Ils peuvent s’accompagner d’écoulement au niveau du mamelon ou de modifications de la peau. Ils sont causés par des lésions bénignes ou malignes. Au nombre des lésions bénignes, on peut citer l’adénofibrome, qui est la plus fréquente chez les jeunes femmes, les mastopathie fibrokystiques et les kystes, que l’on rencontre chez les femmes de 35-45 ans, les tissus cicatriciels qui sont généralement comme des nodules suite à des blessures ou à des traumatismes au niveau du sein et les infections, notamment l’abcès du sein. Les facteurs de risque sont, selon Safyatou Ilboudo/Sawadogo, gynécologue obstétricienne, l’âge (les femmes jeunes sont plus à risque de faire des tumeurs bénignes), les variations hormonales avec l’œstrogène, la grossesse ainsi que certains traitements d’œstrogènes.
Les nodules peuvent être découverts lors d’une autopalpation du sein et confirmés grâce à un examen clinique par un médecin. « Lorsqu’on a une boule dans le sein et qu’on va en consultation, le médecin va faire un interrogatoire pour rechercher les facteurs de risque. Ensuite, il va faire un examen clinique pour caractériser le nodule, ainsi que des examens complémentaires, notamment la mammographie et l’échographie pour donner une orientation diagnostique. Enfin, il va réaliser une histologie pour donner le diagnostic de certitude », précise la gynécologue. Pour ce qui est de la prise en charge, le Dr Safyatou Ilboudo insiste sur le fait que les nodules bénins ne doivent pas être opérés, sauf s’ils sont douloureux, gênants et non stables. Le traitement est généralement médicamenteux (progestatif, antibiotique), accompagné d'une surveillance.
Afin de prévenir l’apparition des nodules, il est recommandé aux femmes d’adopter un mode de vie sain, de consommer beaucoup de fruits et légumes, de pratiquer une activité physique régulière et d’éviter le tabagisme ainsi que l’alcoolisme. La prévention passe aussi par « l’autopalpation des seins chez les femmes jeunes, une consultation annuelle chez un médecin gynécologue ou un professionnel de santé une fois par an chez les femmes de plus de 25 ans et la mammographie tous les 2 ans pour les femmes de plus de 50 ans. Pour celles qui ont des antécédents de cancers familiaux du sein, la mammographie doit être faite à partir de 40 ans », ajoute la professionnelle de santé.
Armelle Ouédraogo
L’Eglise catholique a repris les célébrations eucharistiques ce jeudi 21 mai 2020, qui coïncide avec la fête de l’Ascension. Dans le contexte actuel de crise sanitaire, la paroisse universitaire Saint-Albert le Grand de la Rotonde a pris des mesures pour éviter la propagation du virus. C’est le constat que la rédaction de Radars Info Burkina a pu faire sur place.
Anatole Tiéndrébéogo, curé de la paroisse universitaire Saint-Albert le Grand de la Rotonde, a prié pour que le seigneur délivre toute l’humanité de la pandémie du Covid-19. « Aujourd’hui 21 mai, c’est la fête de l’Ascension, une célébration que nous faisons après la fête de Pâques pour marquer la montée du Christ ressuscité au ciel. Nous prions pour que Jésus, le ressuscité, continue de nous animer de son Esprit Saint pour que nous vivions de ses convictions et de ses valeurs », a-t-il dit.
Cette solennité de l’église est fêtée dans un contexte marqué par le coronavirus. Selon le curé, elle revêt un sens spirituel. Car nous devons, a-t-il prêché, nous rappeler que nous ne sommes pas faits pour vivre uniquement sur la terre. « C’est une invitation à tous les chrétiens à vivre cette vie en préparant celle de demain », a conseillé le père. Il s’est dit heureux de retrouver ses fidèles. « Mes fidèles m’ont manqué », a-t-il lancé.
Le Premier ministre Christophe Dabiré a exposé directement aux députés la situation de la Nation le mardi 19 mai 2020. Les points sur lesquels il s’est penché sont, entre autres, la pandémie de coronavirus, la situation sécuritaire, le front social et les réalisations d’infrastructures routières. Radars Info Burkina a tendu son micro à quelques citoyens de la ville de Ouagadougou pour recueillir leurs appréciations.
« Je m’attendais à ce qu’il se penche sur le chômage des jeunes. Le Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ), aujourd’hui nous ne savons pas à quel moment on le lance ni à quel moment ça prend fin. En ce qui concerne la crise humanitaire on se sait pas à quand le retour des déplacés internes à leur lieu de résidence d’origine », affirme Issa Tiemtoré.
«Pour moi, le bilan n’est pas satisfaisant. Sur la question du front social, il n’y a aucun gouvernement au monde qui peut se battre contre les syndicats et sortir victorieux. La meilleure solution est de tenir compte des partenaires sociaux et de résoudre le problème. Autrement, ils vont entraîner le pays dans une crise profonde.
Les fidèles musulmans s’affairent à préparer la fête de Ramadan, prévue pour ce week-end. Chaque année d’habitude à cette période, hommes, femmes et enfants se ruent dans les ateliers de couture pour se faire confectionner des tenues pour la fête. Certains préfèrent acheter les vêtements prêt-à-porter pour éviter les faux rendez-vous ou les défauts de couture. La rédaction de Radars Info Burkina a fait le tour de quelques ateliers de couture et de boutiques de vente de vêtements prêt-à-porter pour s’enquérir de l’engouement pour la préparation de l’Aïd el fitr. Constat.
Sandrine, une couturière, déclare la même chose que son prédécesseur : « Les adultes n’ont pas confectionné de tenues chez moi cette année. La plupart des parents ont privilégié leurs enfants. J’arrive à honorer mes rendez-vous, comme je n’ai pas beaucoup à faire ». Dans les boutiques de vente de vêtements prêt-à-porter, l’affluence n’est pas non plus au rendez-vous ; elles sont vides. Un vendeur de robes voilées communément appelées « Soutra » et portées par les musulmanes nous confie que la fermeture des marchés a ralenti son commerce. « Je ne suis pas certain que le Covid-19 existe au Burkina. L’année passée à ce moment, j’avais déjà une recette d’un million de francs CFA. Mais cette année, je n’ai même pas eu pour le moment la somme de deux cent mille francs CFA ». Il renchérit que sur dix clients, ceux qui achètent ne dépassent pas deux personnes. « La fermeture des marchés a beaucoup joué sur mon commerce et il va me falloir au moins dix ans pour combler ce manque à gagner», dit-il.
Les oreillons sont une maladie infectieuse et très contagieuse qui touche tout le monde mais particulièrement les enfants. Ils se manifestent par un gonflement des glandes productrices de salive (glandes parotides), situées près des oreilles. Cette maladie est généralement bénigne, c’est-à-dire qu’elle ne présente pas de formes graves, mais il importe de relever qu’elle peut avoir des complications. Le Dr Ouedan Idogo, médecin généraliste à la clinique « Source de vie » nous éclaire à ce propos dans les lignes qui suivent.
A cela s’ajoutent les légumineuses et viandes rouges, qui fournissent des protéines et des quantités significatives de fer. « Ce minéral a la propriété de favoriser l’absorption de l’oxygène, qui est distribué dans le sang. Ainsi, il passera ensuite au cerveau. De cette manière, on peut éviter des problèmes tels que le manque d’attention, de concentration, l’asthénie printanière et la fatigue générale ».
C’est la saison des mangues actuellement au Burkina Faso. Radars Info Burkina a contacté Paul Ouédraogo, président de l’Association interprofessionnelle de la filière mangue du Burkina (APROMAB), pour se faire une idée de la production de la campagne 2020 de ce fruit.
A l’en croire, un facteur suffit à expliquer la baisse de production : « Le changement climatique ! La floraison est bien entamée. La nouaison, c’est-à-dire les petits fruits également. Mais il y a eu une forte chaleur entre janvier et avril. En plus, il n’y a pas eu la pluie de mangue en février/mars cette année », a fait savoir le président de l’APROMAB.
Un avion-cargo de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines a convoyé à deux reprises des tonnes de mangue de Bobo-Dioulasso en destination de l'Europe. « Cette opération cargo est une préoccupation de longue date de l’APROMAB qui s’est concrétisée grâce à l’action du maillon commercialisation, aux autorités régionales, au ministère du Commerce et aux autorités nationales, que nous remercions vivement. Les bénéficiaires sont les exportateurs nationaux bien entendu et ceux du Mali et de la Côte d’Ivoire que nous avons associés. Encore merci aux différents acteurs qui ont permis le succès de l’opération », s’est-il réjoui.
Les bars et maquis ont officiellement repris leurs activités le vendredi 15 mai dernier. Les clients, depuis le 25 mars, n’avaient pas le droit de consommer leurs boissons ou leurs repas sur place. Il fallait les emporter. Mais au regard de la régression du Covid-19, les autorités ont allégé certaines mesures et permis la reprise des activités des bars et maquis de la capitale. La rédaction de Radars Info Burkina est allée faire le constat.
La distanciation sociale d’un mètre n’est pas non plus respectée. Un client nous dit qu’il est difficile de respecter la distanciation sociale et le port de cache-nez. « Moi par exemple je suis venu avec mon ami et je sais qu’il n’a pas la maladie. Donc je peux m’asseoir près de lui sans crainte. Et le plus souvent, les individus vont au maquis avec leurs amis, donc on ne peut pas respecter la distanciation d’un mètre ». Il renchérit que les mesures ne peuvent être respectées que dans le cas où les individus ne se connaissent pas. « Ce n’est pas au maquis que le problème se situe. Pour aller boire, les personnes se remorquent et peuvent se contaminer aussi ». Un autre client déclare que dès qu’il arrive dans un débit de boissons, il se lave les mains et essaie de désinfecter les chaises avec du gel hydroalcoolique. Dans la majeure partie des bars et maquis, le respect des mesures barrières n’est pas au rendez-vous. Si certains se réjouissent de la reprise de la fréquentation des débits de boissons, nombreux sont ceux qui espèrent la levée du couvre-feu ou un réaménagement de ses horaires.
Isidor Bouda et Fabrice Guéné ont développé une plateforme d’apprentissage en ligne, à but social, basée sur le programme d’enseignement national. L’objectif, à en croire l’un des concepteurs du projet, est de permettre aux élèves de garder un bon niveau en attendant la réouverture des classes. Plus tard, ils comptent labéliser leur plateforme.
A défaut, les cours reçus au format papier pourront être numérisés et mis en ligne. A la question de savoir si cela n’occupe pas tout son temps, Isidor Bouda a répondu que tout est une question d’organisation. Pour lui, pour entreprendre il faut consentir certains sacrifices pour réussir. La mise en ligne des cours a été possible grâce à l’adhésion de plusieurs enseignants qui ont, de façon volontaire et bénévole, accepté de se joindre au projet, foi de M. Bouda. Ils nous ont fourni des cours pour qu’on puisse les mettre en ligne. « Il y a aussi des inspecteurs qui nous appuient en vérifiant si les cours qui nous ont été fournis sont de bonne qualité », a-t-il déclaré.
Jean Luc Bambara est le chef de l’entreprise culturelle qui s’est chargée de l’exécution du marché de construction de la statue géante du Capitaine Thomas Sankara, dévoilée le dimanche 17 mai 2020 à Ouagadougou. Après cet acte, l’artiste a accepté de répondre aux questions de la rédaction de Radars Info Burkina. Un entretien que nous vous proposons en intégralité.










