Jeûne musulman dans le contexte du coronavirus : Un ramadan dans des conditions particulières
Le mois du jeûne musulman, débuté le vendredi 27 avril, tombe cette année sur une période où sévit la pandémie de coronavirus. Cette situation, c’est le moins qu’on puisse dire, perturbe le déroulement du ramadan. Beaucoup de fidèles musulmans sont mécontents parce qu’ils ne peuvent pas avoir accès aux mosquées pour les séances de prière. Quels sont les interdits, les consignes et les recommandations pour les fidèles musulmans dans ce contexte de coronavirus ? El hadj Mahamoudou Korogo, chargé de communication du bureau exécutif de la communauté musulmane et directeur de la radio Al-FADJR, nous donne des réponses dans cet article.
Les fidèles musulmans du monde entier et en particulier ceux du Burina Faso vivent leur mois de jeûne cette année dans des conditions particulières. La raison ? Ils ne peuvent plus se regrouper pour rompre leur jeûne, ni se rassembler dans les mosquées pour prier, contexte sanitaire oblige. Selon El Hadj Mahamoudou Korogo, chargé de communication du bureau exécutif de la communauté musulmane et directeur de la radio Al-FADJR, à chaque période de jeûne du ramadan, les prières du soir se font généralement à la mosquée.
« Pour la prière de 19h, les fidèles musulmans se retrouvaient à la mosquée les années passées mais cette année, la donne a changé », fait-il remarquer.
La santé est une priorité. C’est pourquoi les fidèles musulmans essaient tant bien que mal de respecter les consignes d’hygiène et les mesures prises par le gouvernement. El Hadj Korogo ajoute qu’il y a quatre ou cinq vendredis où il n’y a pas eu de prière mais que cela ne constitue pas un péché. « Le premier jour du mois de jeûne a coïncidé avec un vendredi, mais il n’y a pas eu de prière», a-t-il dit. Rien n’a changé, le programme du jeûne reste le même et les fidèles sont invités à rester chez eux pour les prières du soir. Dans les familles qui ont des personnes qui savent guider les prières, elles peuvent prier en famille. Les fidèles musulmans doivent obligatoirement effectuer les quatre prières de la journée mais la prière du soir est facultative au regard de la situation. Le mois de jeûne du ramadan est un mois rempli de valeurs. « C’est une période de sanctification, de partage où il faut se rapprocher du Tout-Puissant. Tout le corps jeûne durant cette période : les yeux, la bouche, les oreilles, les mains et les pieds », dit-il. C’est un mois de pardon durant lequel il faut chercher les bénédictions de nos proches et où chaque individu doit abandonner ses mauvaises habitudes au profit d’un bon comportement. Les personnes malades, les femmes en règles et les voyageurs sont autorisés à rompre le jeûne à condition de rattraper ces jours après le mois de ramadan. Les femmes enceintes et les femmes qui allaitent sont libres de jeûner ou pas mais pour le reste des fidèles musulmans, jeûner est un devoir. Les fidèles musulmans sont invités à multiplier les efforts pour le respect des mesures et à multiplier le temps de prière pour l’éradication de la pandémie de coronavirus.
Elza Nongana (Stagiaire)

Cette année, le jeûne musulman s’effectue dans un contexte difficile caractérisé par une crise sanitaire sans précédent. Selon l’imam, toutes les fois où un regroupement de musulmans sera susceptible d’entraîner une propagation du virus et d’exposer des personnes à la maladie, l’islam recommande de faire attention. Le jeûne doit se faire dans des conditions de préservation de la vie humaine parce que, à l’en croire, le principe général de l’islam est que la nécessité lève l’interdit. Chaque fois qu’il y a nécessité de préserver sa vie et celle d’autrui, l’interdit ou le devoir religieux est suspendu. Du reste, l’imam Tiendrébéogo ne manque pas de donner des conseils aux fidèles musulmans pour réussir leur jeûne malgré les difficiles conditions. « Dans toute situation, il y a une sagesse derrière. Ce contexte particulier va faire le tri des musulmans suivistes et de ceux excellents », a-t-il relevé. Il invite ses coreligionnaires à être jaloux de leur relation avec Dieu au point que quelles que soit les conditions dans lesquelles ils s’adresseront à Lui, ils ne marchandent pas leur proximité. En plus, il les appelle à ne pas être des suivistes. En effet, pour lui cette situation est un test pour la foi, pour le degré d’attachement divin. « A la sortie de cette crise sanitaire, chacun de nous pourra se poser les bonnes questions sur son rapport à Dieu », a ajouté l’imam du Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) pour clore son propos.
D’habitude au mois d’avril, la demande en eau de boisson est tellement forte que les usines d’ensachage d’eau se frottent les mains. Mais cette année, la donne a changé en raison de la pandémie de coronavirus. Comment ces unités d’ensachage s’adaptent-elles à cette situation peu reluisante ? Quelles précautions prennent-elles pour endiguer la propagation du virus à couronne ? Eléments de réponse.
Par exemple, tous ses employés sont tenus de porter un masque de protection lorsqu’ils arrivent, pendant de même qu’après le travail. Un lave-mains est mis à leur disposition à l’entrée. Les employés portent des chaussures désinfectées, des chapeaux ou des foulards avant d’entrer en contact avec les machines et les sachets d’eau. « Nous avons acheté des masques de protection à nos livreurs et ils sont tenus de les porter lors des livraisons », précise par ailleurs M. Bakieka.
Le paludisme constitue au Burkina Faso un problème majeur de santé publique. En 2018, les formations sanitaires ont dénombré 11 970 321 cas de paludisme simple avec 4294 décès. Cette maladie est la première cause de consultation, d’hospitalisation et de mortalité dans les formations sanitaires. Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes y paient chaque année le plus lourd tribut. Selon l’Enquête sur les indicateurs du paludisme au Burkina Faso (EIPBF 2014), la prévalence parasitaire chez les enfants de moins de 5 ans est de 46%.
Pour assurer une couverture universelle des ménages en moustiquaire imprégnée d’insecticides à longue durée d’action (MILDA), le pays réalise depuis 2010 une campagne de distribution gratuite des MILDA tous les trois ans. Chacune des trois premières campagnes a permis d’atteindre une couverture administrative des ménages de plus de 95%. Il y a également la Pulvérisation intra domiciliaire (PID), la Lutte anti-larvaire (LAL), la promotion de l’assainissement du cadre de vie et la gestion de la résistance aux insecticides.
En plus d’être humoriste, il est aussi « le vagabond de l’assainissement ». En dix ans, il compte rendre le pays des hommes intègres propre. Il vise à cet effet 25 millions de poubelles et 10 millions de lave-mains. Pour y parvenir, il a initié le concept « Un spectacle une ville propre ». Séverin W. Yaméogo, confiant, prédit que demain sera meilleur.
De 2019 à 2020, l’artiste confie avoir injecté près de 11 millions de francs CFA dans son projet. Avec son équipe d’environ 25 personnes, en majorité des étudiants, ils ont réussi à manufacturer 450 poubelles et 150 lave-mains qu’ils ont partagés dans 15 universités, 5 institutions étatiques, plus de 40 pharmacies de la place, 12 restaurants et 12 CSPS, sans oublier les ménages.
Le système immunitaire a pour rôle de défendre l'organisme contre les infections et les maladies. Il est constitué d'organes et de cellules qui travaillent ensemble pour protéger le corps et réagir aux infections causées par les bactéries, virus et champignons. Face à certaines maladies, le système immunitaire peut se trouver fragilisé et incapable d'assurer son rôle de gendarme du corps. Pour le cas du coronavirus, certaines maladies chroniques peuvent affecter le système immunitaire et rendre le malade vulnérable à l'infection.
Toutes ces maladies dépriment l'immunité et exposent le malade à une forme grave du COVID-19 pouvant conduire à la mort.
WB: Le projet consiste en réalité à utiliser le montant qui est de 150 000 000 francs CFA et à le répartir à tous les membres du BBDA. Dans la première approche, les membres étaient au nombre d’environ 5700 et il fallait trouver des critères pour que le montant à allouer à chaque membre soit au moins consistant. Il faut que chaque membre ait une somme lui permettant de faire face à ses charges fixes. Nous avons ainsi procédé à l’élimination des fonctionnaires, des salariés, des structures de production et d'édition, des bénéficiaires du fonds d'aide aux personnes âgées. Et nous nous sommes retrouvés finalement à 4759 membres. Mathématiquement on se retrouve avec 30000 F par personne. Ce FES a été présenté au ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme qui a trouvé l'idée intéressante. Pour respecter la procédure, nous sommes passés devant le Conseil d'administration par conseil extraordinaire et l'idée a été adoptée à l'unanimité. On essaie de mettre les bouchées doubles pour que sa mise en œuvre puisse intervenir au plus tard le 29 avril. Il ne faut pas confondre ce fonds de solidarité à la répartition qui est prévue en fin mai. Le FES n'entachera aucunement la répartition de fin mai.
Le jeudi 23 avril 2020, le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro, a procédé au lancement de l’enseignement à distance. Il s’agit d’enregistrer les cours et de les diffuser sur des chaînes de télévision et des radios. Cette initiative vise à pallier l’arrêt des cours et à permettre aux élèves un apprentissage continu. Quelques enseignants font l’analyse de ce nouveau système.
Pour lui, si les évaluations doivent se faire sur la base de tout le programme de l’année, les élèves ne pourront pas s’en sortir. Pour bien assimiler les cours, les élèves doivent faire des exercices, avoir des explications pour comprendre. Les cours à distance, par rapport à nos réalités et à notre contexte, ne seront pas d’un grand apport pour nos élèves, déclare un professeur de mathématiques d’un lycée privé. La preuve, nous rencontrions des difficultés lorsque nous les enseignions en classe et ce n’est pas à distance que ces difficultés seront résolues renchérit-il. « Pour ma part, cette initiative est juste une plaisanterie. Les cours à distance ne constituent pas une solution ». Pour lui, vu l’évolution de la maladie, la solution serait de continuer dans la sensibilisation des populations et attendre le retour à la normale pour reprendre les cours en classe sinon les cours à distance constituent un gaspillage de finances. Aussi les élèves ne suivent pas ce qui déjà sur Burkina Info, nombreux sont ceux d’entre eux se croient en vacances. « Mon fils en classe de troisième par exemple ne suit même pas les cours à la télévision. Si les conditions ne sont pas réunies, attendons le retour à la normale ». Mais comment les élèves pourront-ils suivre les cours avec les nombreux délestages que connaît le Burkina Faso.
Notre interlocutrice n’est pas la seule à vivre cette situation inconfortable ; une étudiante suivie au service de rhumatologie est dans le même cas. Suivant un traitement à la chloroquine depuis sa deuxième année d’université, ses examens n’ont pas encore révélé le mal dont elle souffre. Elle affirme néanmoins que son traitement réussi à calmer ses douleurs articulaires ainsi que ses malaises. « Actuellement, le plaquenil manque et ça joue beaucoup sur mon état de santé. Il y a des jours où je n’arrive pas à quitter mon lit parce que j’ai mal partout. Je suis allée voir mon médecin pour qu’il me trouve un équivalent ou une solution », nous confie-t-elle. D’après ces deux dames, les médecins ont tenté des négociations avec l’Etat burkinabè afin que les pharmacies continuent à ravitailler les patients sous chloroquine. Des négociations qui ont porté des fruits. De nouvelles ordonnances sont alors délivrées par les médecins spécialistes à leurs patients pour leur permettre d’avoir leurs produits en pharmacie. « Avec cette nouvelle ordonnance que j’ai, je suis allée à la pharmacie mais le produit n’est pas encore disponible. Le pharmacien a pris l’ordonnance pour enregistrer la commande et va me rappeler dès que le produit sera disponible », renchérit notre patiente lupique. En attendant que leurs produits soient sur place, les patients sous chloroquine devront prendre leur mal en patience.
Le porte-parole du gouvernement, lors du point de presse sur le Conseil des ministres du 22 avril, a affirmé que la date du 28 avril annoncée pour la reprise des cours était toujours d'actualité. Il a cependant précisé que la priorité du gouvernement était d'assurer la sécurité sanitaire des élèves et enseignants, d'où la prise de certaines mesures. Mais pour les syndicats de l'éducation, il ne saurait y avoir de reprise des activités sans une satisfaction préalable de certaines de leurs doléances.










