jeudi 30 avril 2026

lettreouvuasDans une lettre ouverte en date du 7 mai 2024 adressée au président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, l’Unité d’Action Syndicale « élève une vive protestation contre l’interdiction abusive et discriminatoire de la marche du 1er mai 2024 ». Selon l’UAS, les arguments avancés par le PDS « manquent totalement de pertinence » car, elle « n’est pas concernée par la suspension des activités des OSC et partis politiques annoncée par le communiqué du MPSR2 ».

Elle dénonce également des irrégularités dans la gestion de sa correspondance par le PDS :

🛑la volonté d'interdire la marche a conduit à édicter de nouvelles règles qui n'existent pas dans la loi , portant liberté de réunion et de manifestation sur la voie publique ;

🛑la réропsе de la délégation spéciale a d'abord été annoncée par le ministère chargé de la Fonction publique et du Travail alors qu’elle devait se fonder uniquement sur les dispositions réglementaires ;

🛑 la réponse est intervenue en dehors des heures de service et même un jour non ouvrable.

Lire la lettre ouverte de l’UAS

Le 26 avril 2024, conformément à la loi 22/97/II/AN du 21 octobre 1997 portant liberté de réunion et de manifestation sur la voie publique, l’UAS vous a adressé une lettre d'information par laquelle elle portait à votre connaissance l’organisation d'une marche-meeting le 1 mai 2024.

A noter que la correspondance a été envoyée une première fois parce que vos services ont posé de nouvelles exigences à savoir les copies des pièces d'identité de nos organisateurs et un timbre de 300.

Le comité d'organisation a renvoyé la correspondance en se conformant aux nouvelles exigences et elle a été réceptionnée.
Jusqu'au 30 avril 2024, en l'absence de réaction de la mairie, le comité d'organisation s'est donné la peine d'approcher vos services pour avoir la suite de la correspondance. Il lui a été répondu que la réponse était sur votre table pour signature.

Jusqu'à 16H, heure de descente officielle, nous n'avons pas reçu ladite réponse.

Curieusement, vers 19h, le Président de mois a reçu un appel de Monsieur Mohamed SAVADOGO, directeur de cabinet du ministre d'Etat, ministre de la Fonction Publique du Travail et de la Protection sociale l’informant que l’UAS devait recevoir une note de la délégation spéciale interdisant la marche.

Par conséquent, le gouvernement se proposait de venir à la Bourse de Travail pour réceptionner la plate -forme revendicative !
Un peu plus tard, vers 20H, un membre du comité d'organisation a reçu un appel d'un agent de la mairie l’informant qu'il détenait une correspondance destinée à IUAS.

Cette correspondance datée du 30 avril 2024 est ainsi parvenue à la Bourse du Travail le 1er mai 2024 à 7H30.

Par la présente l’UAS élève une vive protestation contre l’interdiction abusive et discriminatoire de la marche du 1 mai 2224.
Les arguments avancés par la délégation spéciale se réfèrent au communiqué N3 du MPSR 2 du 30 septembre 2022 suspendant les activités des partis politiques et des OSC et la situation sécuritaire. Ces arguments manquent totalement de pertinence

En effet :

- 🛑Vous faites une confusion grave en assimilant les organisations syndicales à des organisations de la Sociétés Civile (OSC). Nous vous renvoyons à la loi 064 portant liberté d'association pour vous instruire. C'est dire que l’UAS n’est pas concernée par la suspension des activités des OSC et des partis politiques annoncée par le communiqué du MPSR2.

🛑A preuve, depuis le coup d'Etat du MPSR1, elle a toujours mené ses activités dans le cadre des lois et règlements. Par exemple, l’UAS a organisé une marche an direction du ministère en charge du Trail le 1 mai 2023 alors que ce communiqué existait déjà. Il vous souviendra que la Plate-forme revendicative de ce 1 mai 2023 avait été réceptionnée par une délégation gouvernementale conduite par le Premier ministre Me Apollinaire Joachim KYELEM de Tambèla ;

- 🛑Le communiqué n°3 du MPSR2 signé le 30 septembre 2022 au moment où la constitution était suspendue devient caduque avec le rétablissement de celle-ci at l’adoption de la charte de la transition qui garantissent les libertés individuelles et collectives y compris la liberté de manifester Tout en visant le communiqué N°3 du MPSR 2 et la situation sécuritaire, vous concluez en ces termes :
« … Je ne peux pas accéder à votre requête ».

🛑Sauf votre respect, nous n'avions formulé aucune requête à votre endroit. Nous avons simplement fait ce que la loi exige en pareille circonstance, l’envoi d'une lettre d'information sur l'organisation d’une marche (et non une demande d'autorisation de marche). Vous devez vous conformer à l’esprit et à la lettre de la loi qui considère que les organisateurs de manifestations n'adressent pas aux autorités une demande d'autorisation mais une lettre d’information dans un délai de trois jours devant permettre à celles-ci de prendre toutes dispositions utiles pour un bon déroulement de la manifestation.

- 🛑Régulièrement des organisations de la société civile, notamment celles qui sont nées pour soutenir la transition, en supposant même qu'elles soient toutes légalement reconnues, organisent régulièrement dans le même contexte sécuritaire, des manifestations sur la voie publique avec occupation de l'espace public. Ainsi, dans le même contexte sécuritaire, des organisations soutenant la transition ont organisé une manifestation le 3 mai 2024 devant l’ambassade des USA qui a bénéficié d'un encadrement des forces de sécurité.

Monsieur le Président de la délégation spéciale,

🛑Votre fonction de président d'une délégation spéciale vous impose de donner l’exemple en matière de respect des textes et leur application impartiale.

🛑Or de nombreuses irrégularités entachent votre gestion de notre correspondance.

🛑 D’abord, la volonté d'interdire la marche, a conduit à édicter de nouvelles règles qui n'existent pas dans la loi 22/97/II/AN du 21 octobre 1997, portant liberté de réunion et de manifestation sur la voie publique.

🛑Ensuite, la réponse est intervenue en dehors des heures de service et même un jour non ouvrable.

🛑Enfin, la réроnsе de la délégation spéciale a d'abord été annoncée par le ministère en charge de la Fonction publique et du Travail alors qu’elle devrait se fonder uniquement sur les dispositions règlementaires.

🛑Dans l’histoire des marches organisées par l’UAS il n’y a pas un seul exemple de débordement et de trouble à l'ordre public. C’est un aspect à prendre en compte.

🛑Par-dessus tout, l’UAS vous invite à vous départir des considérations et méthodes partisanes et à inscrire vos prises de position et actions dans le cadre de l'Etat de droit en les fondant uniquement sur les textes ».


Radarsburkina.net

traoreaadiLe Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a reçu en audience, dans la matinée du mardi 7 mai 2024, une délégation de l’Institut africain pour le développement de la diaspora (ADDI). A cette délégation, le chef de l’État a réaffirmé la résistance et la résilience du Burkina à la guerre qui lui est imposée.

 

Il a également appelé à l’union des peuples africains pour fédérer les forces face aux impérialistes.

« Aujourd’hui notre combat, c’est de pouvoir nous unir parce que unis, nous sommes forts. Divisés, on est faible. Ils (impérialistes) ont toujours travaillé à nous diviser. Je vous exhorte à passer le message pour que l’Afrique puisse s’unir.

Nous, nous avons la chance ou la malchance de vivre la guerre depuis quelques années. Et à un moment donné il fallait dire que c’est assez. Nous en avons marre.

Nous avons pris nos responsabilités et nous nous rendons compte aujourd’hui plus que jamais que nous avons eu raison de prendre nos responsabilités, parce que ces armées qui étaient installées ici n’ont jamais pu en aucun moment surveiller notre territoire avec tous les moyens qu’ils avaient, pour voir les terroristes qui venaient nous tuer et repartir.

Lorsque nous leur avons demandé de partir, aujourd’hui nous avons pu acquérir un bon nombre de moyens, qui nous permet de faire notre guerre et d’éloigner la menace ; de l’endiguer, je dirai.

Nous avons pu équiper nos forces et reconstituer nos armées. Ça ne leur plaît pas. Forcément, ils vont créer d’autres schémas. Mais nous sommes là et nous tiendrons grâce à vous qui êtes loin et qui nous soutenons.

 Nous tiendrons toujours débout parce que l’Africain, c’est la résilience. Nous avons assez souffert. La première chose que vous pourrez faire pour l’Afrique, c’est de passer le message positif.

 Assez de pillage, assez de morts. Il est temps qu’on s’unisse et qu’on travaille. Nous ne demandons qu’à vivre, à vivre dignement, à vivre libres.

Passez le message pour éveiller les consciences.

Certains gouvernants essaient d’endormir leur peuple toujours. Ils continuent de piller leur peuple au profit de l’Occident.

Il faut que ça cesse ! Qui mieux que vous pour passer ce message aux différents peuples ! L’Afrique doit se réveiller, les jeunes doivent se réveiller et ne plus permettre que la même politique continue. Ce n’est pas possible ».

Extrait du discours du président Ibrahim Traoré face à l’ADDI.

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accordsfondsdurgenceLe Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, le 30 avril 2024, la signature d’un accord de prêt avec les autorités maliennes en vue d'apporter 120 millions de dollars de fonds d'urgence.

 

En effet, une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Mme Wenjie Chen, s’est rendue à Bamako du 21 au 26 avril 2024.

C'est à l'issue de cette visite que Mme Chen a annoncé que "l’équipe du FMI et les autorités maliennes sont parvenues à un accord portant sur un prêt au titre du guichet « chocs exogènes » de la facilité de crédit rapide du FMI".

Ainsi, "sous réserve d’approbation par l’équipe dirigeante du FMI et le Conseil d’Administration du FMI, le Mali recevra environ 120 millions de dollars (0,6 % du PIB)", a-t-elle précisé.

"Les principaux risques (pour l'économie malienne) incluent les coupures de courant, les défis en termes de sécurité, la stabilité financière, un besoin grandissant de financements publics, la volatilité des prix des matières premières au niveau mondial, le resserrement des conditions financières mondiales et le réchauffement climatique", a indiqué la cheffe de mission du FMI au Mali Wenjie Chen.

Par ailleurs, "l’absence persistante de soutien budgétaire extérieur, combinée à des conditions de financement plus strictes dans l’ensemble de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a augmenté les coûts d’emprunt et créé une contraction des financements".

Ainsi, "les ressources mobilisées par le Mali sur le marché financier régional ont été inférieures aux attentes en 2023".

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fetedutravail2024A l’occasion de la commémoration de la Journée internationale du travail, célébrée chaque 1er mai, le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale a fait le bilan des actions du gouvernement de la transition.

 

Selon le ministre Bassolma Bazié, le 1ᵉʳ mai, au-delà de son caractère apparemment festif, reste dans le fond une journée de souvenirs, d’honneur, de bilan et de renouvellement de l’engagement du Travailleur à poursuivre la défense de sa liberté et de sa dignité dans le travail.

Cette journée, loin d’être une simple occasion de souvenirs, doit être une opportunité offerte à l’ensemble des acteurs du monde du travail, de mener les réflexions nécessaires pour poursuivre le renforcement de la promotion du bien-être au travail, indique Bassolma Bazié.

De sa conviction, le Burkina connait une crise de recolonisation contre laquelle le Peuple mène une guerre de libération et de souveraineté.

Cette crise sécuritaire a ébranlé le tissu économique et engendré de nombreuses situations désastreuses, notamment les déplacements des laborieuses populations qui, fuyant les attaques des groupes terroristes armés, ont tout quitté pour sauver leurs vies.

« L’ampleur de cette situation dramatique s’est rapidement imposée du fait que les pratiques néocolonialistes ont détruit à l’avance tout pilier de l’Etat surtout à travers les Programmes d’Ajustement Structurel (PAS).

À cet effet, les ressorts économiques, sécuritaires et socio-culturels ont été tous saccagés à travers des orientations politiciennes suicidaires, déclare le ministre d’Etat, ajoutant qu’il est un devoir pour lui de réitérer ses félicitations au peuple burkinabè pour sa haute résilience et son esprit de sacrifice.

Bilan des actions du gouvernement

  • Au plan politique : le départ des Forces étrangères d’occupation du Burkina Faso, revendication existante depuis les années des indépendances formelles (1960), grande victoire d’étape pour la souveraineté nationale ; l’engagement des grandes Réformes constitutionnelles ; le vote de la loi sur le renforcement de la neutralité politique et de la méritocratie dans l’Administration publique (pendante depuis 1999) ; etc.
  • Au plan sécuritaire : le recrutement, la formation et la dotation d’au moins 52 000 Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), 16 000 militaires, 3 000 Gendarmes, 1 000 Policiers, 3 000 Agents des Eaux et Forêts, la mise en place de vingt-cinq (25) Bataillons d’Intervention Rapide (BIR), une dizaine de Groupements des Unités Mobiles d’Intervention (GUMI), trois (03) Bataillons d’Interventions Aéroportés (BIA), six (06) Légions de Gendarmerie, six (06) Régions militaires, l’équipement des forces de défense et de sécurité en matériels de pointes, la réouverture de plusieurs écoles (plus de 1 295 structures éducatives rouvertes) et centres sanitaires fermés depuis des années, le retour de milliers de Personnes Déplacées Internes dans leur localité, etc.
  • Au plan économique : le démarrage de la construction d’un complexe textile dénommé IRO-TEXBURKINA à Sourgou dans la région du Centre-Ouest, la réalisation d’une usine de transformation de la tomate, d’un complexe industriel Textile des forces armées du Burkina Faso (TEXFORCES-BF) dans la région des Hauts-Bassins, d’une usine de traitement du minerai, de Brasserie du Faso (BRAFASO) dans la région du Centre, le lancement de plusieurs travaux de bitumage pour le désenclavement, la relecture du Code minier pour augmenter les parts de l’Etat, le lancement de l’offensive agro-sylvo-pastorale et halieutique, etc. A cela s’ajoute l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC) pour le financement des entreprises communautaires par Actionnariat Populaire, l’élaboration d’un guide de sécurisation des sites d’exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE), etc.
  • Au plan social : le règlement du dossier (pendant depuis 1990) des 548 Personnels des ex-garderies populaires ; le règlement du dossier (pendant depuis 2019) de 517 agents de la commune de Ouagadougou ; la prise des décrets sur les permanents syndicaux ; le check-off et la retenue pour fait de grève (tous pendants depuis août 2000) ; le remboursement des salaires abusivement coupés ; l’organisation des examens professionnels de la santé et de l’éducation bloqués depuis 2019 ; la prise des six décrets d’opérationnalisation du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) ; la diminution des frais de dialyse, de scanner et de l’IRM ; la relecture de la loi sur le foncier ramenant la surface foncière accordée à tout au plus 5 ha. En outre, nous pouvons ajouter l’opération « casier vide » dans la gestion des actes de carrière dans les ministères à gros effectifs, notamment au Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MENAPLN), l’adoption de vingt-six (26) textes d’application des lois portant régime de sécurité sociale dans le public et le privé, l’adoption d’un décret fixant le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) à 45 000 F CFA le mois, etc.
  • Au plan culturel : le retour à nos sources et valeurs authentiques par l’instauration de la journée du 15 mai comme Journée de nos Coutumes et Traditions, grande victoire pour la reconstruction, la sauvegarde et la promotion de notre identité culturelle, source de production d’Hommes de dignité, d’intégrité, d’honneur et de parole.
  • Au plan de la gouvernance : la suppression de certaines institutions en vue d’une réorganisation, l’internalisation des plateformes e-concours de la fonction publique pour renforcer la transparence, l’égalité de chance et un recrutement sain des Ressources humaines de l’Etat, la diversification des partenaires, la réouverture des tribunaux de grande instance de Dori et de Kongoussi, etc.

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cnlfarticlePlus de 1 000 véhicules, faisant l’objet de fausses déclarations douanières dont certaines datent de 10 ans, ont été appréhendés et mis en fourrière par la coordination nationale de lutte contre la fraude. L’annonce a été faite, ce mardi 30 avril 2024, au cours d’une conférence de presse.

 

Un manque à gagner de plus d’un milliard, il s’agit de tout type de véhicules, notamment de véhicules de transport en commun, de véhicules de travaux publics, de véhicules personnels, etc.

En effet, c’est dans le cadre de ses missions que la Coordination nationale de lutte contre la fraude a décidé de porter un regard sur les plaques d’immatriculations dans cette phase de transition de plaques d’immatriculations blanches à celles jaunes au Burkina.

À l’issue des investigations que la coordination a menées, des réquisitions ont été envoyées au ministère des Transports demandant les immatriculations d’une certaine période par région.

« Les documents qui nous ont été soumis, nous avons fait des confrontations avec le document qui existe dans la base de données de l’administration douanière. Nous avons trouvé qu’il y avait un fossé. Quant au ministère des Transports, on nous donne des informations d’une déclaration qui a immatriculé un véhicule et que nous rentrons dans la base de données de la douane, nous nous rendons compte qu’au lieu que ça soit un véhicule, c’est une déclaration qui traite carrément de l’engrais, du sel et autres », a expliqué le coordonnateur.

C’est-à-dire, qu’après les importations auprès des services douaniers, « il se trouve des usagers qui, sur la base de manipulations infographiques, parviennent à modifier des déclarations de sel, engrais, huile alimentaire, herbicides, marchandises diverses, etc. »

Ainsi, l’objectif de cette manipulation est de « faire correspondre les caractéristiques des véhicules en leur possession sur les déclarations afin de faire croire qu’il s’agit d’une opération régulière de dédouanement. Avec ce nouveau document falsifié, ils arrivent à s’octroyer une immatriculation qui est certes légale puisque délivré par le ministère des Transports, mais malheureusement ces véhicules n’ont pas fait l’objet de dédouanement, c’est-à-dire les recettes n’ont pas été payées dans les caisses de l’Etat et le ministère des Transports n’a pas su que ce sont des véhicules qui n’ont pas été dédouanés parce qu’il n’a pas les moyens de vérifier cela », a précisé le coordonnateur.

A l’en croire, le préjudice causé à l’Etat est estimé en moyenne, à plus d’un milliard de francs CFA, pour l’instant car l’enquête suit toujours son cours.

Des dires du coordonnateur, tous les propriétaires des véhicules saisis « vont devoir régulariser leur situation. En sus, des amendes leur seront appliquées au profit de la nation entière ».

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licenciementdiallomDans une déclaration publiée ce lundi 29 avril 2024, la coordination Nationale des Enseignants-chercheurs et des Chercheurs (CENEC) exige l'annulation immédiate du "licenciement arbitraire" de leur collègue Moussa Diallo, enseignant-chercheur au Centre universitaire de Manga (CUM), par ailleurs secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B).

 

Selon elle, Moussa Diallo "continuait d'assumer ses obligations d'enseignant, et ce même après son enlèvement avorté".

"Il s'est juste"mis en sécurité après avoir échappé à cette tentative d'enlèvement qui n'a jamais été condamnée à ce jour par aucune autorité", indique la déclaration, ajoutant que Moussa Diallo "a corrigé et transmis au CUM les copies de ses étudiants et a proposé un sujet de rattrapage qui a été administré à ses étudiants le 25 mars 2024 de 15h à 17h".

"Comment peut-on demander à un enseignant victime de tentative d'enlèvement de rejoindre son poste si ce n'est pour l'enlever ? Quelle garantie le pouvoir a-t-il donnée pour permettre au camarade de rejoindre son poste sans risque d'enlèvement ?", interroge la coordination.

Ainsi, elle "tient le gouvernement, en particulier le ministre d'État, ministre de la Fonction Publique, Bassolma BAZIE, et le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI), le Pr Adjima THIOMBIANO, pour responsables de l'intégrité physique du camarade Moussa DIALLO".

La CENEC "rappelle si nécessaire que les bourreaux et leurs complices répondront de leurs actes dans ce pays. Au moment venu, personne ne pourra nier ses responsabilités, comme on l'a vu au cours de procès emblématiques comme celui sur l'assassinat de DABO Boukary".

Par ailleurs, elle demande aux enseignants-chercheurs, aux chercheurs et à tous les démocrates de se mobiliser et de se tenir prêts pour répondre aux mots d'ordre que l'évolution de la situation commanderait, car "notre syndicat ne s'est jamais couché devant la tyrannie et il ne le fera jamais".

Il se dressera activement aux côtés de notre peuple pour faire barrage à l'instauration de tout pouvoir despotique dans notre pays", lance la coordination Nationale des Enseignants-chercheurs et des Chercheurs (CENEC).

Ci-dessous un extrait de la déclaration

Halte à la traque du SG de la CGTB par le pouvoir du MPSR2!

(...)

🛑Le 20 février 2024, un communiqué du Professeur Issa Abdou MOUMOULA, président de l'Université Norbert Zongo (UNZ) (dont relève le CUM), le sommait de rejoindre son poste dont il serait irrégulièrement absent depuis le 8 décembre 2023, sous peine qu'une procédure administrative soit engagée à son encontre.

🛑Pourtant le camarade continuait d'assumer ses obligations d'enseignant et ce même après son enlèvement avorté. Il a ainsi corrigé et transmis au CUM les copies de ses étudiants et il a proposé un sujet de rattrapage qui a été administré à ses étudiants le 25 mars 2024 de 15h à 17h.

🛑Après ce communiqué, la CNEC a déposé une demande d'audience auprès de messieurs le président de l'UNZ et le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI), le Pr Adjima THOMBIANO, respectivement le 04 et le 15 mars 2024 pour discuter des menaces qui pésent sur notre collègue et camarade. A ce jour, ces deux demandes sont restées sans suite malgré plusieurs relances.

🛑Le 25 avril 2024, nous apprenions le licenciement arbitraire du camarade Moussa DIALLO en conseil des ministres en même temps que les licenciements de deux autres enseignants-chercheurs de l'Université Thomas Sankara (Aminata Boapoundi TOE/TOGUYENI et Relwendė Apollinaire NIKIEMA).

🛑Mais, à l'évidence, ces deux derniers licenciements servent juste de saupoudrage pour camoufler la traque lancée contre notre SG et tenter de duper l'opinion publique. A titre d'illustration, Aminata Boapoundi TOE/TOGUYENI est en disponibilité depuis au moins deux ans (comme l'a indiqué le conseil des ministres) et vit au Canada avec sa famille. Elle avait même par la suite déposé sa démission de son poste d'enseignant-chercheur de l'université Thomas Sankara. Peut-on mettre sur le même pied ce cas avec celui du Dr Moussa DIALLO qui s'est mis en sécurité après avoir échappé à une tentative d'enlèvement qui n'a jamais été condamnée à ce jour par aucune autorité ?

🛑Cette décision inique montre encore une fois de plus que le MPSR2 est coutumier de mensonges, de mauvaise foi manifeste et de perfidie. Comment peut-on demander à un enseignant victime de tentative d'enlèvements de rejoindre son poste si ce n'est pour l'enlever?

Quelle garantie, le pouvoir a-t-il donnée pour permettre au camarade de rejoindre son poste sans risque d'enlèvement? Si un fait quelconque est reproché au camarade, aucune autorité ne l'a exprimé officiellement à ce jour.

🛑Cette répression qui s'abat sur notre camarade n'est pas un cas isolé. En effet depuis l'avènement du MPSR2, les enlèvements de citoyens par des hommes encagoulés, en tenues des forces de défense et de sécurité (FDS) ou en civil se sont banalisés dans notre pays, au mépris total de la loi et en violation flagrante des libertés et droits consacrés par notre Constitution que le capitaine Ibrahim TRAORE s'est juré de respecter et de faire respecter. On peut citer entre autres les cas de Anselme KAMBOU, Lamine OUATTARA, Maitre Guy Hervé KAM, Bassirou BADJO, Rasmane ZINABA, etc. et ce malgré des décisions de justice qui sont allégrement foulées aux pieds et avec mépris par les puissants du moment.

🛑Ces attaques répétées contre la liberté politique et en particulier les libertés démocratiques et syndicales participent de cette volonté farouche de décapiter une centrale syndicale combative comme la CGTB et répond au désir du pouvoir de faire taire toute voix capable de critiquer sa gouvernance et en particulier l'exploitation à outrance imposée à nos populations en général et aux travailleurs en particulier, devenus la vache à lait du MPSR2.

🛑Face à cette situation, la Coordination Nationale des Enseignants-chercheurs et des Chercheurs (CNEC):

🛑S'insurge contre les attaques répétées contre les libertés démocratiques et syndicales par le pouvoir du MPSR2;

🛑Apporte son soutien sans réserve au camarade Moussa DIALLO et exige l'annulation immédiate de son licenciement arbitraire;

🛑Tient le gouvernement, en particulier le ministre d'État, ministre de la Fonction Publique Bassolma BAZIE et le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI), le Pr Adjima THOMBIANO, pour responsables de l'intégrité physique du camarade Moussa DIALLO.

🛑 Elle rappelle si nécessaire que les bourreaux et leurs complices répondront de leurs actes dans ce pays. Au moment venu, personne ne pourra nier ses responsabilités comme on l'a vu au cours de procès emblématiques comme celui sur l'assassinat de DABO Boukary;

🛑Lance un appel à l'ensemble des enseignants-chercheurs et chercheurs et à tous les démocrates à défendre leurs organisations de lutte et leurs responsables et à organiser la solidarité autour de toutes les victimes de l'arbitraire du régime du MPSR2;

🛑Demande aux enseignants-chercheurs, aux chercheurs et à tous les démocrates de se mobiliser et se tenir prêts pour répondre aux mots d'ordre que l'évolution de la situation commanderait.

🛑Notre syndicat ne s'est jamais couché devant la tyrannie et il ne le fera jamais. Il se dressera activement aux côtés de notre peuple pour faire barrage à l'instauration de tout pouvoir despotique dans notre pays.

🛑Non aux enlèvements et aux persécutions! Non aux violations des décisions de justice et au déni de justice!

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dondouanepdiLe jeudi 25 avril 2024 à Bobo-Dioulasso, l’administration douanière a offert un lot de moyens roulants, du carburant, des moustiquaires et des effets d’habillement aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Personnes déplacées internes (PDI), informe l’Agence d’information du Burkina.

 

D’une valeur de plus de 22 millions F CFA, ce sont trente motocyclettes, un lot de moustiquaires, 5050 litres d’essence et 860 litres de gasoil à l’armée, 5 motocyclettes à la police municipale, 5 motocyclettes à la direction régionale de la police nationale, ainsi qu'un lot d’effets d’habillement à la direction régionale chargée de l’action humanitaire au profit des PDI.

Selon le directeur général des douanes, Adama Ilboudo, ce geste répond à la nécessité pour ses services de dynamiser la collaboration des autres corps qui contribuent à l’atteinte des objectifs de la protection de l’économie et de la santé publique.

Pour le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Mariama Konaté, cet élan de solidarité des Douanes en faveur des autres corps militaire et paramilitaire vient renforcer les capacités opérationnelles des FDS dans la lutte contre le terrorisme.

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bbbayalarencofL'Association des consommateurs du Burkina (ACB), le Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), et le Vigi Consommateurs (VG), dans un communiqué datant du 28 avril 2024, rappellent que cela fait un peu plus d’un mois, que "dure la vague orageuse" de coupures d’électricité.

Selon eux, cette crise énergétique, la plus longue et la plus éprouvante du pays paralyse les secteurs d’activités et l’économie nationale.

Cela constitue une "violation flagrante des droits fondamentaux des consommateurs", qui ne" saurait être tolérée".

Ainsi, ces associations de défense des consommateurs, demandent à la SONABEL de rétablir la situation à la normale au plus vite et sans délai.

Elles, l’invite à mobiliser les économies enregistrées, ces dernières années, pour renouveler ses installations électriques industrielles, à réhabiliter les barrages endommagés, à renforcer les centrales solaires photovoltaïques avec les batteries de dernière génération, capables de stocker l’énergie une partie ou toute la nuit.

Par ailleurs, elles exhortent le gouvernement à procéder à des audits sur la SONABEL et les autres sociétés d’Etat en peine.

Lire l'intégralité du communiqué ci-dessous 👇👇👇

Voilà déjà un peu plus d’un mois, 26 mars 2024, que dure la vague orageuse de coupure d’électricité. Ouagadougou, la capitale et toutes les villes de l’intérieur du pays vivent au rythme des coupures de courant qui durent trois (3) jours ou un (1) jour et en moyenne quatorze (14) heures par jour.

Cette crise énergétique, la plus longue et la plus éprouvante du pays, désarticule nos habitudes quotidiennes et paralyse les secteurs d’activités et l’économie nationale.

La violation flagrante des droits fondamentaux des consommateurs à des services de qualité et continus, à la sécurité, à l’information, au choix, à la satisfaction et à la réparation ne saurait être tolérée.

Ce d’autant plus que le Secrétaire général de la Société Nationale d’Electricité du Burkina Faso (SONABEL), fort d’une expérience de plus de 70 ans, nous avait rassuré que la société n’avait pas prévu de délestage cette année ; qu’au contraire, l’offre aussi était suffisante pour couvrir la demande qui a augmenté par rapport à l’année précédente.

Les explications du Directeur Général de la SONABEL, associant ces coupures à un rationnement drastique au Ghana, secoué par une panne technique, ne saurait tenir un mois après, car le Ghana a résolu ladite panne et repris son cours normal de desserte.

Le consommateur burkinabè qui paye ces factures à bonne date ne saurait le comprendre. Il ne saurait le comprendre, car la SONABEL aurait pu réaliser des économies substantielles avec le prix d’achat du KWH de l’interconnexion, facturé à 70 F CFA et le coût de production de l’énergie solaire, estimé à 40 F CFA, alors quele coût de production de l’énergie thermique est de 122 F CFA.

Le consommateur est bien curieux de connaitre la valeur de la facture de ce mois d’Avril, taxée sur l’indice de 133 F CFA, le KWH.

En attendant, la Plateforme des Associations de Défense des Droits de l’Homme (PADDH) invite la SONABEL à RETABLIR la situation à la normale, au plus vite et sans délai.

Elle l’invite à mobiliser les économies enregistrées, ces dernières années, pour renouveler ses installations électriques industrielles, à réhabiliter les barrages

endommagés, à renforcer les centrales solaires photovoltaïques avec les batteries de dernière génération, capables de stocker l’énergie une partie ou toute la nuit.

Aussi, la PADDH appelle le gouvernement de la Transition, engagé dans la lutte contre la corruption, à diligenter les audits de la SONABEL et des autres sociétés d’Etat en peine.

Elle l’invite à situer les responsabilités des dirigeants actuels et précédents dans

cette crise, révélatrice de « choix stratégiques alimentaires » aux antipodes des intérêts des consommateurs.

La PADDH exhorte le gouvernement à rompre le silence, car cette crise énergétique, aux apparences anodines, peut se transformer en une crise sociale, avec des relents politiques, aux conséquences dommageables pour le consommateur qui, depuis quelques années, est déjà confronté à une spirale inflationniste, à la baisse de son pouvoir d’achat et à la double crise sécuritaire et humanitaire.

La PADDH, se réservant le droit d’explorer toutes les voies de recours et d’actions, appelle à prendre, avec responsabilité, la mesure de la situation, pour abréger les souffrances interminables et insupportables des populations.

Radarsburkina.net

gogopaga uneCréée le 13 février 2021 en tant qu'association, Go Paga devient une Fondation pour mieux servir les causes justes, être à côté des plus vulnérables et dessiner l’avenir avec plus de sérénité. Le lancement officiel a eu lieu dans la soirée de ce jeudi 25 avril 2024 à Ouagadougou.

 

Selon, Fadima Kambou, présidente de la Fondation Go Paga, la mutation de l’association en fondation s’inscrit dans l’optique d’ouvrir les programmes à toute personne victime de tragédie au Burkina Faso.

Les objectifs de la fondation sont, entre autres, l’appui à l'insertion socio-économique des femmes déplacées internes, les veuves et orphelins des FDS, VDP tombés au front, l’assistance et le renforcement de la résilience des familles et survivants de tragédies, l’engagement pour une bonne corrélation entre les populations affectées par le fléau sécuritaire.

Après trois ans de phase pilote avec les militaires, les paramilitaires et certaines familles civiles, la désormais fondation Go Paga entend en cette année 2024, accompagner les autorités à prendre en charge les familles de ceux qui sont victimes du terrorisme que notre pays rencontre, car « il y a un fort besoin ». « Nous n’allons pas seules. Nous allons nous rapprocher des autorités et on est déjà en rapport avec le ministère de l’Action humanitaire pour mettre en synergie nos actions. Les autorités prennent des décisions et nous devons venir en aide en suivant leur feuille de route », a-t-elle indiqué.

Au dire de Fadima Kambou, la première action de la Fondation sera la construction d'une crèche pour les filles mères à l'université Norbert-Zongo de Koudougou. « On entend le cri de cœur des étudiantes mères qui ne savent pas comment garder leur enfant. Donc à la rentrée prochaine, nous allons essayer d’offrir une crèche aux jeunes filles mères de l’université Norbert-Zongo de Koudougou » a-t-elle déclaré.

fadimakambouAussi, « nous allons mettre en place des structures pour pouvoir accueillir les orphelins civils ou autres pour qu’ils puissent se réinventer, pour qu’ils puissent penser l’avenir autrement dans les camps des déplacés internes », a-t-elle ajouté.

Le Colonel-Major Ernest Kisbedo, chargé de mission du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens combattants, a salué l’initiative de la fondation pour ses efforts en soutenant le gouvernement pour la prise en charge des orphelins, les veuves et les blessés de guerre.

bidassemajor« Nous espérons que vous n’allez pas oublier nos FDS et que vous allez continuer à œuvrer à leur profit », a-t-il déclaré tout en souhaitant à la nouvelle fondation un « bon vent pour la nouvelle aventure ».

Valérie Sanou, conseillère technique de la ministre de la Solidarité et de l'Action humanitaire, a soutenu que la fondation Go Paga est le témoignage d’une détermination noble pour mieux servir autrui, en lui donnant espoir et sourire.

Au nom de la ministre de la Solidarité, Valérie Sanou a lancé un message à l’endroit de tous les Burkinabè : « s'engager au service des autres nous permet de contribuer collectivement au développement harmonieux de nos sociétés tout en constituant une source d’enrichissement humain pour chacun. Ensemble, engageons-nous à ne laisser personne de côté », a-t-elle exhorté.

La Fondation Go Paga va intervenir dans toutes les 13 régions du Burkina, selon l’accessibilité aux zones. Mais pour le projet pilote, l’accent sera mis sur la région du Centre.

publicgopagaNotons que durant ses trois années d’existences, Go Paga a pu mettre à la disposition de l’armée, environ 15 sites, notamment des centres de formations pour les veuves et orphelins, des centres pour les blessés de guerre, des crèches. Ces centres ne sont pas au compte de la fondation mais appartiennent à l’armée. Plus de 1000 enfants ont été scolarisés, un millier de carte d’assurance maladie délivrée et 500 veuves accompagnées à travers des formations.

Selon le témoignage d’une bénéficiaire, Andréa Koudri, Go Paga, à travers son initiative soutenue par le gouvernement, leur a donné « une nouvelle vie ».

 A l’issue de cette cérémonie de lancement, le PDG de Coris Bank, Idrissa Nassa, représenté par le président de la fondation Coris, Emmanuel Sawadogo, a offert une subvention de 100 millions de FCFA.

Fatima Kambou donne rendez-vous en octobre pour faire le premier bilan de la fondation Go Paga.

Cette cérémonie a été couronnée par des prestations d'artistes dont Don Sharp de Batoro et le chœur polyphonique de Ouagadougou.

Flora Sanou

ibauxagriculteursFace aux forces vives de la région des Cascades le 23 avril dernier, le Capitaine Ibrahim Traoré, a exprimé la volonté du gouvernement à faire sortir le Burkina de la dépendance alimentaire. Pour lui, on ne doit plus voir les Burkinabè comme des mendiants qui tendent toujours la main pour demander de quoi se nourrir. De sa conviction la région des cascades est un grenier qui peut nourrir tous les Burkinabè. De ce fait, il a invité les agriculteurs à préparer leurs champs, parce que dans deux semaines, un programme sera lancé pour les soutenir au maximum, pour les accompagner qu’il puisse produire suffisamment.

 

Lire ci-dessous le message du Capitaine Ibrahim Traoré.

 

« On vous a enseigné que nos sols sont pauvres. On cultive juste pour survivre et le reste nous importons contre nos richesses que nous avons ici.

Est-ce vraiment le cas ? Je ne pense pas.

 C'est un esprit de colonisation qui nous avait amené à être dans cette situation.

Il est temps que nous nous décolonisons.

Et ça commence par les mentalités. Je compte sur chaque autorité pour pouvoir décoloniser les mentalités. (…)

La région des cascades est une région modèle. Ici, c’est le grenier, ça peut nourrir tout le Burkina, dans toutes les spéculations.

On doit se mettre au travail pour que notre rêve soit une réalité.

Il faut que vous ayez confiance en vous, que vous ayez confiance en la patrie. Nos ancêtres se sont battus pour nous réserver ce que nous appelons aujourd'hui le Burkina Faso il n'y a pas de raison que nous ne puissions pas nous battre pour léguer un Burkina meilleur à nos enfants. (...).

Nous nous préparons, nous sommes prêts, nous défendrons nos terres jusqu'au sacrifice suprême.

Ce que Thomas Sankara disait : quand le peuple se met debout, l'impérialisme tremble. Ça tout son sens aujourd'hui. Face à l'insécurité le peuple s'est mis débout. Face à l'insécurité alimentaire vous êtes debout. Face à cette mentalité d’esclavage, d’impérialisme, vous êtes plus que jamais débout. Le bout du tunnel n'est pas loin. Nous savons très bien que nous allons réussir.

Nous souhaitons que tous les jeunes se mobilise parce que dans deux semaines s'il plaît à Dieu nous lancerons un programme qui doit soutenir au maximum nos agriculteurs, pour les accompagner du mieux que nous pouvons, pour que nous puissions produire.

 Ça sera de façon concrète. Nous avons réuni un certain nombre de choses. Vous devrez comprendre que nous sommes engagés coûte que coûte à ne plus tendre la main. On ne doit plus nous voir comme des mendiants.

 Ce n'est plus au Burkina Faso qu'on viendra donner des miettes parce qu'on a faim. C'est nous qui devons désormais donner ce que nous n'avons pas fini de consommer. C'est nous qui devons faire des dons (...)

J’invite donc les gens à changer de mentalité. Croyez en vous. C’est possible. Il y a beaucoup de défis. Il y a beaucoup de choses à réaliser. (…)

Cette année, préparez vos champs, nous allons vous accompagner comme il faut ! »

Radarsburkina.net

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