mercredi 21 janvier 2026

2024 11 14 à 07.38.32 d06bcc56La porte de 2023 s'est refermée pour laisser place à 2024. L'heure est aux présentations de vœux pour cette nouvelle année. Radars Info Burkina a recueilli quelques souhaits de Burkinabè.

Les vœux diffèrent d'un citoyen à l'autre. Mais certains souhaits semblent communs à tous les Burkinabè. Il s'agit de la paix et de la sécurité. Ce sont, en réalité, des prières que porte chaque Burkinabè dans son cœur.

Tahirou Traoré, coordonnateur national de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous au Burkina Faso (CNEPT-BF), souhaite la reconquête de l'intégralité du territoire national.

"Je souhaite une année de paix et de sécurité à l'ensemble du peuple burkinabè. Que l'année 2024 soit celle de la reconquête de l'intégralité de notre territoire", a-t-il déclaré.

Pour Abdoul Karim Sedogo, commerçant à Ouagadougou, le retour de la paix au Burkina est la plus grande prière que l'on puisse formuler en cette nouvelle année.

"Tout ce que je demande pour cette année, c'est la paix au Burkina Faso parce que avec la paix, je sais que tout est possible. Les conditions dans lesquelles nous vivons actuellement, en tant que commerçants, sont très difficiles. Nous savons que s'il y avait la paix, tout irait mieux pour nous. La paix est un comportement, disait l'ancien président ivoirien Félix Houphouët Boigny. Je souhaite donc de tout cœur la paix pour notre pays", a-t-il affirmé.

annvl 2Selon Ophélie Rouamba, étudiante en droit, "tout Burkinabè patriote ne devrait avoir comme vœu, en cette période de crise sécuritaire, que le retour de la paix".

" Mon cri du cœur est que d'ici la fin de l'année 2024, on ne parle plus de terrorisme au présent au Burkina, mais que ce soit une affaire classée et qu'on parle plutôt des projets de développement de notre pays. Que la cohésion sociale règne entre les Burkinabè", a souhaité l’étudiante.

Et Pascal Ouédraogo de dire : "Que 2024 soit une année de bénédictions et de prospérité pour tout le monde. Nous espérons que cette nouvelle année apportera la sécurité et l'harmonie dans notre pays. Qu’elle soit synonyme d'amélioration par rapport aux précédentes".

Flora Sanou

françoisextrad uneLa France a annulé, le 13 décembre 2023, le décret ministériel de 2020 qui autorisait l’extradition de François Compaoré, frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré, vers le Burkina Faso où il est mis en cause dans le dossier Norbert Zongo et ses compagnons, assassinés le 13 décembre 1998. Suite à cette révocation, une équipe de Radars Info Burkina a rencontré un conseil de la famille Zongo en la personne de Me Prosper FARAMA. Interview

 

Radars Info Burkina : En tant que conseil de la Famille Zongo, comment accueillez-vous cette nouvelle ?

Me Prosper FARAMA : Avec beaucoup de déception, c’est sûr. Mais pas trop surpris, parce qu’au regard de l’évolution du dossier au niveau de la Cour européenne des droits de l’Homme, surtout l’évolution des relations politico-diplomatiques entre le Burkina et la France, il faut dire que plus ou moins, on avait craint cette issue. Même si nous avions espéré que la France userait de son droit de recours afin de saisir la grande chambre pour un recours contre la décision ; malheureusement, ce ne fut pas le cas. Ce que la famille Zongo espérait, ce que nous espérions, ce que je pense que la plupart des Burkinabè espéraient, c’est un procès contradictoire dans lequel toutes les parties sont entendues, où toutes les versions sont connues et où chacun puisse se faire enfin une idée définitive de ce qui a pu se passer ce malheureux 13 décembre en 98.

Radars Info Burkina : Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette décision, d'après vous ?

Me Prosper FARAMA : Déjà d’un point de vue juridique, c’est la suite logique de la décision rendue par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). En matière de recours au niveau de la CEDH, lorsque la Cour rend une décision, les États qui sont partis à la charte de la Cour sont obligés de s’y conformer alors que la Cour dit qu’elle annule l’extradition de François Compaoré vers le Burkina. Donc en toute logique, sur le plan de la légalité pure, si la France veut se conformer à cette légalité, elle a le droit d’annuler l’extradition.

françoisextrad2Radars Info Burkina : Y a-t-il encore une chance de voir François Compaoré comparaître à la barre pour répondre des faits qui lui sont reprochés ?

Me Prosper FARAMA : Pour être honnête, je suis très sceptique quant à cette éventualité. À mon avis, il faut être réaliste et voir les choses en face. Les chances de voir aujourd’hui François Compaoré comparaître sont minces sur le plan d’une extradition, sauf s’il le fait volontairement. Franchement je n’y crois plus trop, mais qui sait ? Peut-être une surprise agréable peut toujours intervenir.

 Radars Info Burkina: L’Etat burkinabè peut-il entamer de nouvelles démarches pour demander à la France d’extrader François Compaoré ?

Me Prosper FARAMA : Ce n’est pas une question d’entamer des démarches. C’est l’État français qui se trouve aujourd’hui devant la décision de la Cour européenne des droits de l’Homme, obligé de la respecter et qui ne peut pas extrader. Mais d’autres États qui n’ont pas été condamnés par la CEDH peuvent bien extrader François Compaoré. Donc théoriquement on peut imaginer que François Compaoré soit interpellé s’il est en déplacement dans un autre pays par ledit pays, en exécution du mandat d’arrêt international, et extradé. Mais je ne pense pas qu’il offrira cette opportunité d’être extradé.

Radars Info Burkina : Le décret d’abrogation de l’extradition de François Compaoré a été signé par la Première ministre française le 13 décembre, date à laquelle Norbert Zongo et ses compagnons ont été assassinés, qu’est-ce que cela pourrait signifier pour vous ?

Me Prosper FARAMA : Pour nous, c’est vraiment une symbolique très amère que ce soit le jour de la commémoration de cet ignoble assassinat que ce décret est signé pour confirmer la non-extradition de François Compaoré. C’est désolant pour nous. Peut-être que ça signifie pour l’État français que désormais cette affaire est définitivement close.

Radars Info Burkina : Quel est le ressenti de la famille Zongo ?

Me Prosper FARAMA : En tant que parent, j’imagine ce qu’on peut ressentir dans une telle situation. J’imagine qu’elle est dévastée par une telle décision !

Propos recueillis par Flora SANOU

drkafandoyves uneLa fraude demeure une préoccupation majeure au Burkina Faso et constitue un poison pour l’économie nationale. Afin d’endiguer le phénomène sur les plans fiscal, douanier et environnemental, le gouvernement burkinabè a mis en place la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF). Dans une interview accordée à Radars Info Burkina, le Dr Yves Kafando, patron de ladite structure, dresse un bilan des opérations de l’année 2023. Entre opérations de démantèlement, importantes saisies et sensibilisation, le coordonnateur insiste sur l’importance de la collaboration citoyenne pour protéger les ressources du pays contre les méfaits de la fraude. Lisez plutôt.

 

Radars Info Burkina : L’année 2023 tire à sa fin, quel bilan faites-vous de vos opérations ?

Dr Yves Kafando : 2023 a été une année marquée par plusieurs opérations de fraude qui ont été observées dans de nombreux secteurs d’activités : commercial, industriel, etc. Parlant du bilan, nous pouvons dire qu’il est satisfaisant, d’autant plus que nous avons pu nous approcher de façon considérable des objectifs qui nous ont été assignés conformément à notre lettre de mission. En guise d’exemples, nous avons pu contrôler la réglementation de plus de 500 entreprises, tous secteurs d’activités confondus, et plus de 300 sorties de terrain ont été réalisées afin de contrôler la régularité de la détention des titres des marchandises sur le territoire national. Par ailleurs, les opérations menées ont permis d’intercepter plus de 244 tonnes de marchandises frauduleuses d’une valeur totale estimée à plus de 8 milliards de francs CFA

Radars Info Burkina : Quel est l’impact de la fraude sur l’économie du pays ?

Dr Yves Kafando : Son impact est extrêmement dommageable pour un pays comme le Burkina Faso qui, au regard de la crise sécuritaire, a besoin de suffisamment de ressources pour lutter contre le terrorisme et restaurer l’intégrité de son territoire. La fraude, qu’elle soit douanière, fiscale, environnementale ou économique, est un frein au développement. Notre Etat ne pourra pas faire face aux multiples besoins et préoccupations des populations si ses sources de financement sont entravées par ce fléau. C’est dire que la fraude est une gangrène pour l’économie d’un pays ; elle fausse les règles de la concurrence et asphyxie le développement socio-économique du pays, car il peinera à trouver des ressources pour relever ses défis majeurs. C’est pourquoi la CNLF entend jouer pleinement sa partition contre la fraude et les fraudeurs.

xxcoord 2Radars Info Burkina : Qu’est-ce que vos opérations ont pu rapporter à l’État en 2023 ?

 Dr Yves Kafando : Cette année, les actions de la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) permettront à la Direction générale des impôts de recouvrer des droits de plus de 7,5 milliards de F CFA et à la Direction générale des douanes de recouvrer plus de 800 millions F CFA, ce qui fait au total plus de 8 milliards de francs pour le budget de l’Etat.

Radars Info Burkina : Quels seront vos objectifs pour l'année 2024 ?

 

Dr Yves Kafando : C’est de faire en sorte que ceux qui s’adonnent à l’activité de fraude se rendent compte qu’ils n’ont rien à y gagner et que, pire, ils ont tout à perdre. Nous allons donc intensifier nos actions, multiplier nos approches de traque de ce fléau, tout en renforçant notre collaboration avec les structures partenaires de lutte. Dans cette dynamique, nous faisons une large place à la collaboration avec les populations, qui constituent l’alpha et l’oméga de ce combat contre la fraude.

Radars Info Burkina : Quel est votre message à la population burkinabè ?

Dr Yves Kafando : Notre message, c’est qu’elle sache que la lutte contre la fraude est l’affaire de tous et non uniquement celle de la Coordination nationale de lutte contre la fraude. C’est pourquoi, d’ailleurs, nous sollicitons son accompagnement constant. Lutter contre ce fléau, c’est aussi notre manière d’être des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) afin que l’économie de notre pays se porte mieux. Le Burkina Faso a un potentiel énorme. Pour tirer le pays vers le haut, il suffit que nous nous mettions tous au travail.

Propos recueillis par Flora Sanou

ddarb uneComme à l’accoutumée, la direction nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Ouagadougou a organisé cette année un arbre de Noël au profit des enfants du personnel. L’activité s’est déroulée ce samedi 23 décembre 2023.

Nul n’ignore le contexte d’insécurité qui caractérise notre pays depuis quelques années. Pour y faire face, l’unité, la solidarité, la promotion de la paix et la cohésion sont, entre autres, les valeurs prônées au quotidien. Les enfants du personnel de la BCEAO, à l’occasion de leur arbre de Noël, ont, dans un esprit de solidarité, formulé des prières pour leurs camarades vivant dans les zones à fort défi sécuritaire qui n’ont pas la chance d’avoir un arbre de Noël. 

C’est d'une voix étreinte par l'émotion que la représentante des tout-petits, Oriane Kaboré, s’est adressée aux familles et enfants qui traversent des épreuves du fait de l’insécurité. « En ces temps difficiles où tant de familles et d’enfants près de nous traversent des épreuves, il nous tient à cœur de leur exprimer notre solidarité. Nous nous engageons à maintenir l’unité qui caractérise l'institution et à témoigner de l'harmonie, de l'amour et du partage qui font la force de la famille BCEAO », a-t-elle assuré.

ddarb 2Pour ces enfants, c'est dans l’union que résident la force et la capacité à avancer ensemble vers un meilleur avenir. Ainsi, à l’orée de l’année 2024, ils ont formulé des vœux d’union véritable et de solidarité à tous les Burkinabè, pour une vie paisible.

Dans cet ordre d’idées, ils ont pris un engagement fort pour assurer la relève. « Pour notre pays, le Burkina Faso, et toutes les personnes qui y vivent, nous espérons la paix. Nous promettons de profiter de toutes les opportunités qui se présentent à nous pour être une génération future solide », se sont-ils engagés.

« Que Dieu protège les enfants qui sont dans les zones d’insécurité et qui ne peuvent pas avoir d’arbre de Noël. Que ces derniers sachent que nous sommes solidaires d’eux. Nous prions que Dieu nous garde tous, qu’il veille sur notre pays et donne à nos FDS et à nos VDP le courage et la force de ramener la paix », a souhaité la porte-parole des enfants.

Le directeur national de la BCEAO, Armand Badiel, séduit par l’esprit de maturité des enfants, les a invités à cultiver davantage la solidarité, l’amour, la cohésion et la paix dans leur environnement.

Selon lui, au regard du difficile contexte du pays, « nous avons besoin d'offrir aux enfants un cadre pour qu'ils ne ressentent pas le poids que nous, les aînés, nous portons. Nous devons créer les conditions pour qu'ils s'épanouissent ».

Par ailleurs, il a souhaité que la paix et la stabilité reviennent dans notre pays, et « c’est un souhait qui doit être porté par tout Burkinabè patriote », a-t-il soutenu.

Pour prouver leur amour et leur joie de rencontrer pour la première fois le directeur national de la BCEAO, les enfants lui ont offert un cadeau spécial, à savoir une chemise Faso dan fani, une manière pour eux d'encourager la consommation de ce que « nous produisons dans notre pays ».

ddarb 3

Ce geste a été fortement apprécié par le patron national de l’institution, qui a remercié les tout-petits pour leur marque d’attention. Les enfants ont dit leur joie d’avoir passé de merveilleux moments.

Les parents ne sont pas restés indifférents à ce temps de communion et d’ambiance passé avec leur progéniture. Mme Forgo/Barro Hamal Fatimata, agent de la banque centrale depuis 17 ans, confie par exemple être ravie que les enfants se soient bien amusés tout en ayant une pensée pour leurs camarades vivant dans les zones d’insécurité. « En tant que parents, nous sommes contents et nous félicitons le service GRH pour l’organisation de cette activité », a-t-elle affirmé. Et d’ajouter qu’elle est confiante que les enfants qui sont dans les zones à fort défi sécuritaire pourront bien fêter la Nativité l’année prochaine, car la « guerre va finir d’ici peu ».

La responsable des Ressources humaines de la direction nationale de la BCEAO, Mme Christelle Sanou, pour sa part, estime que l’organisation de cet événement est un pari réussi. « Chaque année, nous mettons les petits plats dans les grands pour le bonheur de nos enfants afin qu’ils soient davantage épanouis. C’est une activité sociale qui tient à cœur aux autorités de la BCEAO. C’est donc une satisfaction, voire un bonheur pour nous que l’arbre de Noël, édition 2023, se soit bien tenu », s’est réjouie Mme Sanou.

Discours, compétitions de danse et jeu-concours ont été les temps forts de cette fête des enfants. Cet arbre de Noël a également été coloré par des prestations d’artistes comme Elty, Miss Tanya, Dj Domi et Aïcha Trembler. Ce sont près de 500 enfants qui, tout joyeux, ont reçu des cadeaux du père Noël.

À noter que la BCEAO organise, en plus de l'arbre de Noël, une colonie de vacances tous les deux ans en faveur des enfants de son personnel.

Flora Sanou

xxsecu uneConstruire un environnement sécurisé pour garantir la quiétude des populations est l’une des grandes missions du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité. C’est ainsi que ce 22 décembre à Ouagadougou, à l’orée des fêtes de fin d’année 2023 marquées par un contexte d’insécurité sur le plan national, le MADTS a animé une conférence de presse pour donner des consignes de sécurité.

Selon le ministre délégué chargé de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, « nous sommes en période de fin d’année et nous savons que généralement, les populations baissent la garde. Nous souhaitons que toutes les populations burkinabè fêtent dans la quiétude, d’où la nécessité pour nous d’activer la coordination des forces dans toutes les grandes villes du Burkina Faso ». C’est donc l’occasion pour nous de leur rappeler les consignes de sécurisation de la ville et de les inviter à respecter ces mesures dans le cadre du renforcement de la sécurisation des villes, a-t-il indiqué.

A l’en croire, le dispositif sécuritaire qui sera mis en place à Ouagadougou sera le même sur l’ensemble du territoire national pour renforcer la sécurité dans toutes les villes.

xxsecu2« J’invite les populations civiles à respecter strictement les consignes de sécurité données par les forces de défense et de sécurité. Quand on vous dit qu’une voie est barrée pour des raisons de sécurité ou qu’on vous dit qu’à une certaine heure il y a des zones à éviter, ou quand on vous fait des injonctions de vous arrêter, vous devez respecter ces consignes. Si des agents laissent leurs familles et sortent patrouiller afin de renforcer le dispositif, c’est pour que les populations puissent fêter dans la quiétude », a affirmé le ministre délégué à la Sécurité, Mahamadou Sana.

Toujours selon lui, « on ne peut pas être efficace en termes de sécurisation, surtout dans un contexte sécuritaire sans demander la contribution des populations ». C’est pourquoi, dit-il, « nous invitons la population à redoubler d’efforts en termes de vigilance, d’alerte et de collaboration avec les forces ».

Et de lancer cet avertissement : « Toute complicité avec les forces du mal ne sera pas tolérée. Que toutes les personnes qui abritent des individus ou des objets suspects le fassent savoir car sinon, si on le découvre lors des investigations, ces gens seront traités comme des complices ».

xxsecu3Pour le renforcement de la sécurité des villes, une coordination complète de toutes les forces (police municipale, police nationale, gendarmerie nationale, eaux et forêts, garde de sécurité pénitentiaire, sapeurs-pompiers, etc.) a été mise en place le 15 décembre dernier. Ainsi, selon Le lieutenant-colonel Léonid Rakiswendé Diabri, commandant de la troisième légion de gendarmerie, par ailleurs coordonnateur de la coordination des forces de défense et de sécurité, les populations peuvent avoir affaire, par exemple, à la police municipale ou à l’armée de terre ou même à la garde de sécurité pénitentiaire lors des contrôles ou des patrouilles. De ce fait, il leur est demandé de se soumettre aux injonctions, a-t-il indiqué.

Comme consignes de sécurité à l’occasion des fêtes de fin d’année, le lieutenant-colonel Diabri recommande, entre autres, d’éviter de fuir lors des interpellations ou contrôles et d’éviter d’essayer de se soustraire aux forces de l’ordre pour ne pas être pris pour un suspect.

« Il faut se soumettre aux injonctions des agents de sécurité, respecter le Code de la route, éviter de communiquer en circulation, porter toujours un casque, mettre sa ceinture de sécurité, éviter de conduire en état d'ébriété, de faire de la vitesse, avoir toujours ses pièces d'identité sur soi, éviter de manipuler de fortes sommes d'argent en public, de garder de fortes sommes d'argent à la maison, les grands rassemblements et les zones criminogènes, éviter de laisser des objets de valeur dans les véhicules et de rentrer tardivement », a exhorté l’officier supérieur de gendarmerie Diabri.

Radarsburkina.net

aatimbrenumLa plateforme e-timbre a été lancée le 20 novembre dernier par le ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective. Après près d’un mois d’utilisation, comment ce timbre fiscal numérique est-il apprécié des citoyens ? Une équipe de Radars Info Burkina a recueilli quelques avis ce lundi 18 décembre 2023, à Ouagadougou.

Au lendemain du lancement de la plateforme du timbre fiscal numérique, nombreux sont les citoyens qui s’en réjouissaient parce qu’ils estimaient que c’était un ouf de soulagement. Ils espéraient que cela permettrait d’éviter la surenchère sur le marché. Aujourd’hui, le langage semble avoir changé au regard des réalités sur le terrain.

Selon Gaël Zoungrana, le e-timbre n'est pas économique. « Maintenant, pour le même besoin de timbre de 200 F, il faut d’abord avoir des mégas pour la connexion. 250 FCFA pour acquérir environ 40 mégas, une petite estimation pour couvrir la procédure d’achat sur le site. Ensuite, il faut prier pour que le site soit fonctionnel. De plus, il faut faire un dépôt minimum de 500 F sur son Mobile money, puisqu’il est impossible de faire un dépôt de 200 FCFA. Donc pour un besoin de 200 F, il faut une dépense estimée à 500 FCFA, voire plus », a fait remarquer M. Zoungrana.

Un autre citoyen, qui a requis l’anonymat, estime que le e-timbre est un recul, ajoutant que la « charrue a été mise avant les bœufs. Le système est mal pensé ». « Je viens de faire mon achat d’e-timbre plus de trois fois via Orange money avec succès, sans pouvoir recevoir les timbres achetés en ligne », s’est-il plaint.

Pour lui, il faudrait revoir la procédure pour rendre l'utilisation plus simple au regard du temps que cela nécessite. « Quand vous regardez la procédure, c’est que la légalisation d'un document qui prenait 3 minutes par exemple avec le timbre fiscal physique peut maintenant prendre près de 30 minutes », a-t-il indiqué. Il propose donc la création d’une application comme le e-concours pour faciliter la procédure.

En revanche, Fadila Guiguimdé témoigne de l’efficacité du système. « Je l'ai déjà utilisé et ça marche bien. Ce qui est un peu fastidieux, c'est la vérification de chaque timbre par les agents, surtout quand il s’agit de plusieurs documents », a-t-elle précisé.

Pour sa part, Stella Ouédraogo souhaite que le gouvernement dote les différents commissariats des moyens de contrôle pour soulager les populations.

D’après ce que nous avons pu constater, le timbre fiscal numérique imprimé coûte 300 FCFA ou 350 FCFA chez certains revendeurs et 400 FCFA chez d’autres. La raison invoquée par l’un d’eux, c’est qu’à l’achat sur la plateforme, il faut débourser 220 FCFA pour un timbre. À cela s’ajoutent les frais d’impression, a-t-il expliqué.

Flora Sanou

aarestau uneDans la ville de Ouagadougou, il n’est pas rare de trouver des restaurants sur les voies non bitumées, surtout celles au trafic élevé, et cela en dépit du nuage de poussière qui s’en dégage. La restauration de rue est une pratique assez fréquente chez les habitants de la capitale burkinabè. En cette période d'harmattan où vent et poussière s'imposent, comment les restaurateurs aux abords des voies non bitumées s'y prennent? Existe-t-il des mesures d'accompagnement pour réduire un tant soit peu la poussière en attendant un probable bitumage ?  Une équipe de Radars Info Burkina  a fait le constat à Nagrin, secteur 30, dans l'arrondissement 7 de la ville de Ouagadougou.

 

Ce sont plus d’une dizaine de restaurants communément appelés « restaurants par terre ou restaurants bon marchés », de « dèguèdrome », et de kiosque que l'on  trouve sur la grande voie qui passe devant le Centre de santé et de la promotion sociale (CSPS) de Nagrin.

En effet, de ce que nous avons constaté, face à la poussière, chaque vendeur tente de couvrir son repas.

Contenue dans un sachet plastique transparent, puis déposée dans un récipient fermé, le tout couvert par une nappe sur une table, c'est ainsi que Madame Ilboudo Fatimata, vendeuse de haricots, communément appelé (Benga en langue nationale mooré) protège sa nourriture pour attendre les éventuels clients sur cette voie où la poussière brouille parfois la vue.

À l'en croire, l'état de la voie empiète sur son business. « À cause de la poussière, les clients se font rares. Je n'arrive pas à vendre la quantité que je prépare », a-t-elle déploré tout en souhaitant un bitumage du tronçon pour le bonheur de tous les habitants de Nagrin.

aarestau 2À quelques mètres de dame Ouédraogo se trouve le kiosque de madame Isabelle Zoundi. Elle relève les mêmes difficultés. « À cause de la poussière les clients refusent de s'asseoir pour manger. Donc je m'arrange à prévoir des kits. Cela me permet d'éviter les méventes », a-t-elle indiqué.

Mais étant donné qu'il est difficile d'éviter la poussière, la probabilité d'en consommer à travers les repas achetés sur cette voie est grande.

aarestau 3Quand bien même les consommateurs seraient conscients du risque sanitaire qu’ils encourent, ils avouent ne pas avoir le choix, en raison du prix accessible des repas vendus.

Selon Arthur Ouédraogo, un client que nous avons trouvé avec un plat de haricots, c'est par contrainte qu'il consomme. « Au regard de la poussière qui se dégage, on mange malgré nous. La poussière nous fatigue beaucoup. La nourriture est exposée tout le temps sous la poussière. Dès fois, on n'a pas le choix quand on a faim», a déclaré M. Ouédraogo.

Pour réduire la souffrance des usagers, une séance d'arrosage du tronçon du CSPS  est faite de façon journalière (1 ou 2 fois ), nous a confié certains usagers, précisant que c'est comme une goutte d'eau dans la mer car la voie est beaucoup empruntée.

Malgré les efforts, la question de l’hygiène  demeure un problème et cela pourrait impacter négativement la santé des consommateurs. Les restaurants doivent davantage renforcer les mesures de protection.

Flora Sanou

obsvatoire uneDe nos jours, les réseaux sociaux servent de canaux de communication pour faire passer une information. Cependant, ces plateformes sont de plus en plus utilisées comme vecteurs de désinformation et de diffusion de discours de haine. Ainsi, dans un pays en crise comme le Burkina, lutter contre la désinformation et les discours haineux ne pourrait-il pas contribuer à lutter contre l’insécurité et favoriser la cohésion sociale ? C’est en réponse à cette question que l’Observatoire citoyen des réseaux sociaux (OCRS) a vu le jour. Dans une interview accordée à Radars Info Burkina, Cyrille GUEL, président d’Educommik, responsable de cet outil de veille, nous en dit plus.

 

Radars Info Burkina : Qu’est-ce qui a motivé la mise en place de l’Observatoire citoyen des réseaux sociaux (OCRS) ?

Cyrille GUEL : Les médias sociaux font partie intégrante du quotidien des Burkinabè et ont un impact non négligeable sur le débat public et sur la formation de l’opinion publique concernant surtout des questions importantes pour la société.

S’il est vrai que les réseaux sociaux numériques ont donné aux citoyens d'énormes possibilités de communiquer, d'apprendre, de s’informer, de s'engager et de se connecter, en même temps qu’ils ont permis à la société burkinabè d’engranger d’énormes acquis, force est de reconnaître néanmoins qu’ils sont de plus en plus utilisés comme vecteurs de désinformation, de diffusion de discours de haine, de théories du complot et d'autres contenus potentiellement préjudiciables à la démocratie, aux droits de l'homme et à la cohésion sociale comme c’est le cas actuellement au Burkina Faso et dans certains autres pays du Sahel où la désinformation numérique est devenue une caractéristique de plus en plus courante du paysage politique.

Au Burkina Faso particulièrement, depuis 2020, les réseaux sociaux numériques sont devenus une source de fragmentation du tissu social, eu égard à la recrudescence de contenus de plus en plus dangereux qui y sont publiés. En témoignent les affaires dites « appel à incendier le palais du Moogho Naaba » ainsi que les appels à assassinat et menaces proférées, souvent même à visage découvert (par vidéo), sur les réseaux sociaux par des individus, entre autres. Face à cette situation, une veille renforcée des réseaux sociaux numériques s’avère plus qu’indispensable. C’est pourquoi notre organisation, EducommuniK, dans sa stratégie consistant à engager efficacement les citoyens, particulièrement les jeunes dans un processus de changement social positif, a décidé d’apporter sa contribution par la mise en place d’un Observatoire citoyen des réseaux sociaux (OCRS).

Radars Info Burkina : Quel est l’objectif visé à travers la mise en place de cet outil ?

Cyrille GUEL : La mise en place de l’Observatoire citoyen des réseaux sociaux répond à une volonté de contribuer à assainir un tant soit peu l’espace numérique au Burkina Faso par le suivi et l’analyse des tendances de l’opinion publique issues des médias sociaux numériques en vue de développer des actions correctives pertinentes.obsvatoire 2

Radars Info Burkina : Comment fonctionne l’Observatoire ?

Cyrille GUEL : Il est constitué, pour le moment, d’une équipe de 10 jeunes détectives (80% de femmes) équipés de Smartphones pour parcourir quotidiennement les plateformes de réseaux sociaux les plus utilisés au Burkina Faso (Facebook, Instagram, TikTok et les groupes populaires sur WhatsApp) afin de suivre, détecter et répertorier tout contenu de désinformation et d'incitation à la haine et à la violence susceptible de constituer un préjudice hors ligne. Les détectives juniors font un rapport quasi quotidien à l’équipe administrative d’EducommuniK qui, à son tour, après analyse et vérification approfondie, signale les contenus jugés préjudiciables à son partenaire de confiance META ou saisit, si nécessaire, les autorités compétentes (le bureau du procureur du Faso, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité) pour traitement et mesures à prendre.

Sur la base des cas de désinformation et de discours de haine avérés, l’organisation mène des actions correctives pertinentes en ligne et hors ligne pour un changement de mentalités et de comportement des citoyens.

A la lumière des rapports journaliers des détectives juniors, l’équipe administrative produit tous les 2 mois un bulletin faisant le point des cas de désinformation répertoriés et des discours de haine distillés. Ce travail est fait avec le concours d’une cellule d’analyse constituée de représentants d’organisations de la société civile partenaires et de personnes-ressources.

Radars Info Burkina : Les réseaux sociaux sont un vaste espace ; pensez-vous vraiment pouvoir lutter efficacement contre la désinformation et les discours de haine qui y sont diffusés avec cet outil ?

Cyrille GUEL : La désinformation et le discours de haine sont des phénomènes qui ont toujours existé et qui continueront à exister tant que l’être humain existera. Avec l’avènement des réseaux sociaux numériques, ces phénomènes ont pris de l’ampleur. A notre niveau, nous nous sommes donné pour mission d’utiliser l’Education aux médias et à l’information (EMI) pour contribuer à réduire énormément l’impact de ces phénomènes sur les populations, particulièrement sur les jeunes. Pour ce faire, nous développons des initiatives innovantes visant à renforcer les connaissances et les compétences susceptibles d’aider les individus, particulièrement les jeunes. La mise en place de l’Observatoire participe de cette lutte et nous espérons qu’ensemble, avec tous les autres acteurs de la société, nous parviendrons à un résultat acceptable.

Radars Info Burkina : Quelles sont vos attentes ? 

Cyrille GUEL : Quand on met en place un produit, la première attente est de voir que ce produit est vraiment utile à ceux pour qui on l’a fait. Cela dit, notre plus grande attente est de voir l’OCRS figurer parmi les dispositifs de veille citoyenne les plus efficaces au Burkina Faso et même au-delà. Savoir que le public s’est approprié l’Observatoire et que cet outil contribue véritablement à un changement positif de comportement sur les réseaux sociaux numériques et, partant, dans la vie réelle, tel est notre souhait.

Propos recueillis par Flora Sanou

aadgttm uneLa Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a tenu ce mardi 12 décembre 2023, à Ouagadougou,  une conférence de presse. Objectif : donner l'information juste sur la fermeture de certaines auto-écoles dans la commune de Ouagadougou.

 

Selon le patron de la DGTTM, le colonel Kanou Coulibaly, c'est sur instruction du ministre burkinabè des Transports que l’institution qu’il dirige a entrepris de fermer les auto-écoles ouvertes sans autorisation préalable.

L'opération, qui s'est déroulée du 7 novembre au 4 décembre 2023, a permis la fermeture de 118 auto-écoles dans la commune de Ouagadougou, essentiellement des annexes, a-t-il précisé.

Cette opération se poursuivra dans les régions de l’intérieur du pays dans les prochains jours, en collaboration avec les directeurs régionaux des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité. À cet effet, un travail préalable est en cours pour identifier les auto-écoles qui fonctionnent sans autorisation, a confié le colonel Coulibaly, qui a indiqué que l’objectif principal de cette opération, c’est d’amener les promoteurs d’auto-écoles à se conformer à la réglementation en vue de fournir des prestations de qualité aux citoyens dans le cadre de l’enseignement pour l’obtention du permis de conduire des véhicules terrestres à moteur.

À en croire le premier responsable de la Direction générale des transports terrestres et maritimes, cette opération qu’on pourrait qualifier de salubrité publique a déjà porté ses fruits, car 32 demandes d’ouverture d’auto-écoles ont été enregistrées à ce jour, lesquelles permettront de régulariser la situation des auto-écoles fermées.

Une inquiétude sur le sort réservé aux permis de conduire issus de ces annexes d’auto-écoles et sur comment les identifier a été soulevée.

aadgttm 2À ce sujet, le DG Kanou Coulibaly a fait observer que les demandes des candidats envoyées par les promoteurs à la DGTTM le sont toujours sous le couvert des sièges, donc il est difficile de savoir si elles proviennent d’annexes d’auto-écoles qui sont en porte-à-faux avec la réglementation nationale.

"Les apprenants des annexes viennent à la DGTTM sous le couvert des sièges et l'évaluation se fait sur la base des codes dont disposent les différents sièges des auto-écoles", a-t-il expliqué.

S'agissant des sanctions qu’encourent les promoteurs qui persisteront dans l’illégalité, le tenant du crachoir a martelé qu’elles consisteront au retrait des autorisations des sièges dont sont détenteurs lesdits promoteurs, ainsi qu’en la fermeture du siège et de toutes les annexes de ces auto-écoles en situation irrégulière. S’ensuivra leur mise sous surveillance, a indiqué le colonel Coulibaly. Cela, conformément à l'article 36 du décret 589 de 2016 qui dispose que "toute opération ponctuelle ou l'exploitation d'une annexe ou d'une succursale d'auto-école, non autorisée par l'administration des transports, est strictement interdite sous peine de poursuites judiciaires et de retrait temporaire ou définitif de la licence d'exploitation. En outre, le matériel ayant servi à la pratique illégale de l'enseignement peut être confisqué par l'autorité compétente".

Par ailleurs, des mesures seront prises pour lutter contre les fraudes au niveau des auto-écoles, notamment par la mise en place d'un système qui réduit ces pratiques. Ce système consistera à séparer le moniteur du candidat. Le jour de l'examen, le candidat fera uniquement face à une machine. Il en sera de même pour la conduite. Ainsi, le jour de l’examen, le candidat sera seul avec l'examinateur dans le véhicule.

Flora Sanou

 

Lire en encadré les conditions d'obtention d'une autorisation d’ouverture

Encadré

Il ressort des explications du directeur de la Circulation routière et de la Normalisation, Baowendmanégré Zoungrana,  que l'ouverture des auto-écoles est autorisée aux personnes physiques et morales de l'espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). aadgttm 3Pour avoir l'autorisation, il faut :

 - Justifier d'une capacité professionnelle : pour les personnes morales, il faut payer une quittance de 200 000 FCFA. Elle est de 100 000 FCFA pour les personnes physiques ;

- Avoir trois moniteurs disposant du certificat d'aptitude à la conduite des automobiles,   un directeur technique pour les personnes morales ;

- Être âgé d'au moins 21 ans ;

- Avoir des locaux et des véhicules répondant aux normes, etc.

Les conditions d’ouverture des annexes d’auto-école sont les mêmes que celles des sièges.

F. S.

acoordi uneUne importante quantité de produits composés de tabac et de boissons frelatées a été présentée à la presse et incinérée ce vendredi 8 décembre 2023 par la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) à Tanghin Dassouri, à la sortie ouest de Ouagadougou.

 

Dans l’exercice de sa mission régalienne consistant à traquer la fraude fiscale ainsi que celles économique, douanière et environnementale, la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a saisi 278 000 paquets de cigarette, soit 5 560 000 bâtons. Une marchandise dont la valeur totale est estimée à 222 400 000 FCFA. À cela s'ajoutent des boissons frelatées communément appelées "kirou kirou", contenues dans 67 bidons de 25 litres.

Sir King Size, Bond Syreet, Walden, Platinum, Mile, Yes, Bon international, Excellence, Team, Fency, Gold Seal, Craven, Oris Double Apple, Oris Chocolate, Liberté Blondes, Marlboro, Gold et Time, voilà, entre autres, les marques de cigarettes qui figuraient parmi ces 278 000 paquets incinérés par la CNLF.

acoordi 2Selon le coordonnateur national de cette structure, le Dr Yves Kafando, cette opération d'incinération publique se veut un message civique et patriotique envoyé à tous les Burkinabè. "C'est une action de salubrité, d'hygiène publiques. Ces produits saisis et incinérés ne sont pas homologués ; leur vente n’est pas autorisée. Ils ne répondent pas à toutes les conditions d'étiquetage et autres qui permettent leur commercialisation sur notre territoire ", a-t-il expliqué.

De plus, pour lui, c'est une action qui permet d'éviter de compromettre le fonds de soutien patriotique d'une valeur de 83 millions 400 mille FCFA, allusion faite aux taxes imposées sur la cigarette par les autorités de la Transition.

acoordi3À en croire le Dr Kafando, ces produits consumés par les flammes proviennent aussi bien de pays frontaliers du Burkina que d'origine inconnue.

"Les contrevenants écoperont de sanctions pécuniaires, notamment du paiement des amendes  et des pénalités prévues en la matière", a-t-il indiqué.

En outre, Yves Kafando a insisté sur le fait que les contrebandiers ont intérêt à renoncer à la fraude parce que la coordination restera toujours vent debout  contre toute activité tendant à saper l'économie nationale.

"Nous allons les traquer là où ils se trouvent, ce avec l'accompagnement de toute la population qui veille au grain", a-t-il martelé.

Par ailleurs, à en croire le coordonnateur Yves Kafando, la CNLF compte mobiliser les acteurs de l'économie nationale afin qu'ils contribuent pleinement au fonds de soutien patriotique et cet engagement est une ferme volonté de sa structure de répondre à l'appel du président de la Transition en matière de lutte contre le terrorisme. Car  "ne pas y répondre serait un crime contre son propre pays", a-t-il terminé.

Flora Sanou

  1. Les Plus Récents
  2. Les Plus Populaires
  1. Articles vedettes