Culture/Musique : Des amis félicitent Bil Aka Kora
Doublement consacré, le roi de la musique Djongo est rentré de son récent séjour américain avec dans ses valises les clés de New York et un trophée. Bil Aka Kora a présenté ses deux distinctions honorifiques à des amis d'université, des proches et des professionnels des médias qui suivent sa carrière depuis de nombreuses années.
Les autorités américaines ont reconnu en cet artiste burkinabè un citoyen du monde, un ambassadeur de la musique, mais surtout un homme dont les actions incarnent les valeurs universelles de la fraternité. Cette distinction fait de lui un citoyen à part entière de cette ville américaine. Si ce n'est pas la première fois que l'artiste foule le sol des États-Unis, cette sortie revêt un caractère particulier. Elle couronne son engagement indéfectible, son dévouement au social et sa maestria artistique.
La Fondation Georgie Badiel est la parfaite illustration de l’altruisme du chanteur. Bil Aka Kora a plusieurs fois utilisé sa voix pour aider cette fondation à mobiliser des fonds en vue d'offrir de l'eau potable aux populations du Burkina Faso. À ce propos, il a donné un concert mémorable à New York le vendredi 29 septembre 2023 à la salle SECOND à Manhattan.
La Fondation Georgie Badiel, qui a lancé depuis quelques années un projet dénommé The Water Ball, organise une soirée qui réunit les partenaires et amis de la structure pour les remercier de leur soutien dans la réalisation de ses différents projets.
En signe de reconnaissance, la Fondation, dirigée par une ancienne Miss Burkina, lui a décerné un trophée.
Pour l'ancien ministre burkinabè de la Communication Remis Fulgance Dandjinou, "Bil est l'un des meilleurs ambassadeurs de ce que notre pays peut offrir en termes de diversité musicale et de contribution à la musique du monde en général…"
Ismaël Ouédraogo, Directeur général de Burkina Info, dans le même ordre d’idées, souligne que Bil Aka Kora "doit utiliser cette reconnaissance pour continuer à mieux promouvoir son pays, le Burkina Faso."
Le célèbre présentateur et animateur Ben Ahmed Ouédraogo, dit Big Ben, estime pour sa part que "Bil Aka Kora n'est pas un chanteur ordinaire. C'est un orfèvre."
Hamidou Idogo, journaliste et frère de l'artiste Bil Aka Kora, est convaincu que l'étoile du chanteur brillera de mille feux, encore et toujours.
Enfin, le journaliste Richard Tiéné souligne qu’en contribuant à former de jeunes talents, Bil Aka Kora confirme son statut d'artiste bienveillant, récoltant aujourd'hui les lauriers mérités.
Depuis 2015, ce sont 301 085 âmes qui ont pu avoir accès à de l’eau potable au Burkina Faso grâce à la Fondation Georgie Badiel.
Le nouveau citoyen de New York, Bil Aka Kora, prépare déjà le terrain pour une année à venir tout aussi extraordinaire, où il laissera une empreinte indélébile dans cette ville trépidante.
www.radarsburkina.net





Les Organisations professionnelles des médias (OPM) ont tenu une conférence de presse ce jeudi 5 octobre 2023 pour dénoncer ce qu’elles qualifient de caractère dangereux des dispositions contenues dans le projet de loi portant modification de la loi organique sur le Conseil supérieur de la communication (CSC) adopté en Conseil des ministres le mercredi 4 octobre 2023.
Pour les OPM, « il est clair que la décision du gouvernement a un niveau de dangerosité élevé. Cette décision est de légaliser ce que lui était reproché. En réalité, c’est corriger ses fautes tout en continuant à avoir la mainmise sur le contenu des médias. Est-ce ce qu’il faut aux populations du Burkina Faso ? La pluralité du contenu des médias n’est pas à négocier », ont-elles martelé.
Déjà renvoyée le 18 septembre 2023, l'audience de l'affaire dite “charbon fin”, opposant la société IAMGOLD Essakane SA et l'Etat Burkinabè, a repris ce mardi 3 octobre 2023 au Tribunal de grande instance Ouaga I, avant d'être renvoyée de nouveau au jeudi 5 octobre 2023 pour non-comparution des témoins et de certains prévenus et en raison de l'absence de preuves de notification des actes de citation.
Dans plusieurs quartiers de la ville de Ouagadougou, après avoir fait le tour de nombreux supermarchés et boutiques, nous avons constaté dans les rayons de la plupart une quasi-absence du sucre de la Société nouvelle Société sucrière de la Comoé (SN Sosuco). Quelles en sont les raisons ? Non sans avoir effectué une incursion dans les locaux de la SN Sosuco pour mieux comprendre les raisons de cette pénurie, nous avons rencontré quelques commerçants mais aussi des consommateurs.
« La société a-t-elle arrêté d’en produire ? » s’est-elle interrogée.
Le gouvernement encourage et prône la consommation des produits locaux mais comment les Burkinabè peuvent-ils consommer les produits « made in Burkina » si ceux-ci ne sont pas en permanence disponibles sur le marché ?

En effet, selon René Legma, démarcheur à Ouagadougou, pour la location des maisons « c'est 100% du loyer que le locataire doit payer au démarcheur. Le bailleur quant à lui, donne selon son bon vouloir ». Pourquoi le paiement de 100% du loyer par le locataire ? « C’est parce qu’on estime lui avoir rendu service. Avant c'était 50% mais comme dans tout travail on cherche de l’amélioration c'est pourquoi les frais de commission sont passés à 100% ».
Développer le partenariat économique entre la Guinée et le Burkina Faso pour une meilleure intégration, améliorer le climat des affaires. C’est dans ce cadre que des chefs d’entreprises burkinabè, parmi lesquels figurent des représentants de Road Energie, et guinéens se sont réunis à Conakry pour discuter et explorer les opportunités d’investissements en Guinée.
« Je crois fermement que l’avenir de l’Afrique réside dans notre unité, notre solidarité et notre détermination à relever les défis qui se dressent devant nous. Le panafricanisme est plus qu’une idée ; c’est un appel à l’action et nous sommes prêts aujourd’hui à y répondre », a-t-il soutenu.
De plus, Elola Céline a fait des suggestions aux responsables des médias et aux journalistes. Ainsi, elle demande aux responsables des médias de faire un plaidoyer auprès du ministère chargé de l’Action humanitaire pour lever les lourdeurs administratives, faciliter le respect de la liberté d’expression, assurer la formation continue des journalistes au traitement de l’information en situation de crise humanitaire, et favoriser la production d’articles d’initiative. En ce qui concerne les journalistes, elle leur propose de s’intéresser davantage au traitement de l’information sur les PDI en donnant la priorité aux articles d’initiative et aux articles d’opinion, de respecter davantage le pluralisme et l’équilibre de l’information ainsi que la dignité des PDI dans les reportages.
Pour Issouf Tapsoba, par contre, il faut proposer un système de lotissement complètement différent de ceux appliqués jusque-là, car « toutes ces lois ne vont pas permettre aux citoyens lambda d'avoir un logement décent… Elles risquent de promouvoir plutôt les non-lotis, qui sont en train de pousser un peu partout ».
De plus en plus, le commerce semble devenir une pratique de presque tous les citoyens burkinabè. Sur les réseaux sociaux, pour les ventes en ligne, dans les villes, les boutiques de vente poussent un peu partout, les mini-marchés se créent çà et là. Salariés du public ou du privé, étudiants, ils sont nombreux à vendre quelque chose à Ouagadougou et dans plusieurs autres villes du Burkina. Le commerce est-il devenu la mode pour les Ouagavillois ou plus généralement pour les Burkinabè ? Une équipe de Radars Burkina a échangé avec quelques citoyens à ce propos.
Selon Yacouba Kaboré, étudiant entrepreneur dans la vente de compléments alimentaires, c’est le commerce qui fait le monde aujourd’hui au regard des réalités qui s’imposent. Donc, il estime que c’est normal pour un fonctionnaire de pratiquer cette activité connexe, car « ce n’est pas facile de joindre les deux bouts avec le salaire. De nos jours, tout a augmenté alors qu’il n’y a pas mal de responsabilités à gérer ».
Nafisiatou Kaboré, secrétaire dans une structure privée de la place, abonde dans le même sens que Mme Tapsoba. « Le salaire seul ne peut pas couvrir mes besoins donc je vends les boucles d’oreilles et d’autres accessoires pour compenser », a-t-elle indiqué.










