Crise humanitaire au Burkina : Peter Maurer, président du CICR, en visite à Kaya pour s’imprégner des problèmes humanitaires du Centre-Nord
La spirale de la violence dans les pays du Sahel a provoqué une crise humanitaire sans précédent. A la date du 8 août 2020, le Burkina Faso enregistre 1 013 234 personnes déplacées internes. Pour une assistance de ces personnes, des organisations humanitaires viennent en appui à l’Etat burkinabè. C’est le cas du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui vient en aide aux personnes touchées par les conflits armés et agit pour le respect du droit international humanitaire. Peter Maurer, président du CICR, après le Niger, est venu au pays des hommes intègres le 12 septembre 2020. Le lendemain dimanche, il s'est rendu dans la région du Centre-Nord, qui accueille 416 136 déplacés internes, dont 102 494 à Kaya.
Au cours de son déplacement à Kaya le dimanche 13 septembre, Peter Maurer était accompagné de Dominik Stillhart, directeur des Opérations du CICR, de Patrick Youssef, directeur régional pour l'Afrique au CICR, et de Laurent Saugy, chef de la délégation CICR Burkina. Dans un premier temps, la délégation s’est rendue au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du secteur 6 de Kaya, dont 80% des personnes consultées sont des personnes déplacées internes (PDI). Le CICR soutient ce centre de santé qui offre des soins gratuits aux déplacés. Les principales activités du projet d’appui au CSPS du secteur 6 de Kaya sont la réhabilitation des infrastructures et l’équipement du CSPS, l’approvisionnement régulier en médicaments, le renforcement des capacités du personnel de santé et l’appui par des formations. Ce sont 34 agents de santé qui y offrent des soins en permanence à la maternité et au dispensaire.
Peter Maurer a été chaleureusement accueilli par les autorités municipales, coutumières et sanitaires de cete ville réputée pour ses brochettes au « koura koura » ainsi que par des représentants des PDI.
«Les séances de formation organisées par le CICR nous ont permis d’acquérir beaucoup de compétences. Nous avons reçu une formation sur les principes éthiques de fourniture de soins de santé en situation de conflit armé, une formation sur la prévention et la prise en charge de la COVID-19, une formation qui permet aux agents de santé d’être aptes et aguerris pour prendre en charge les enfants malnutris et une autre sur la prévention et le contrôle des infections», a déclaré Issa Sawadogo, major du CSPS, entouré pour l’occasion de ses collègues.
En consultation curative, de janvier à août 2020, 38 756 personnes ont été consultées, soit une fréquentation dudit CSPS de plus de 161 personnes par jour. En matière d’accouchements, le personnel sanitaire a assisté 1304 femmes en août 2020. « C’est l’occasion pour moi de louer la bravoure, la ténacité et l’engagement des sages-femmes, qui se battent nuit et jour pour assister ces femmes. Nous avons au moins 5 accouchements par jour dans ce centre», a ajouté Issa Sawadogo.
S'agissant de la prise en charge des enfants victimes de malnutrition, le CSPS a assisté 849 enfants en 2019, et 509 enfants de janvier à août 2019. « Le CICR nous a permis de faire des campagnes de rattrapage dans les quartiers du secteur 6 pour la vaccination des enfants. Ces stratégies nous ont permis de vacciner plus de 1700 enfants en trois passages. En plus de cela, nous avons assisté 200 femmes en consultations prénatales dans les différents villages », a précisé le major du CSPS.
Le président du CICR a procédé par la suite à la visite des locaux de cette formation sanitaire pour s’imprégner des conditions de travail des infirmiers et sages-femmes. Au niveau du dispensaire, très exigu, la salle d’attente était bondée de patients de tous âges. Inoussa Sawadogo, jeune garçon, a fui Foubé, son village, pour se réfugier à Kaya, où il vit depuis 6 mois avec sa famille. Il a amené son nourrisson en consultation, car celui-ci a de la fièvre la nuit venue.
A la maternité, certaines salles sont en pleine réfection et des infrastructures sont également en train d’être réalisées. Dans la cour du CSPS, une nouvelle ambulance tricycle est garée sous un arbre. C’est un don du CICR au CSPS. Depuis son arrivée, elle a permis d'évacuer plus de 50 personnes au Centre hospitalier régional (CHR) de Kaya.
La délégation du CICR a visité également la salle multidimensionnelle qui sert de vaccination, de sensibilisation et d’éveil. Au niveau de la salle de mise en observation, Aïssata Rouamba, une sexagénaire, est assise sur un lit. Elle a fui son village avec tous les membres de sa famille pour trouver refuge à Kaya. « Je remercie le CICR, car grâce à lui nous recevons les soins gratuitement. Nous félicitons aussi les agents de santé pour les soins reçus», a-t-elle lancé.
Peter Maurer s’est retiré par la suite dans une salle pour s’entretenir avec des agents de santé déplacés qui ont été réaffectés au district sanitaire de Kaya.
Boukari Ouédraogo, maire de la commune de Kaya, a remercié le président du CICR pour les actions humanitaires dans sa localité. Selon lui, le secteur 6 accueille plus d’1/3 des déplacés de la commune. « Votre appui en matériel et en réfection et formation au CSPS est le bienvenu ».
L’édile a profité de l’occasion pour solliciter l’extension de la salle de consultations et la construction d’un laboratoire pour pouvoir transformer le CSPS en un Centre médical.
« Je suis venu à Kaya pour prendre connaissance des problèmes humanitaires de la région du Centre-Nord, surtout des impacts des déplacements des personnes ces dernières années, précisément les pressions sanitaires au niveau des centres de santé, et pour voir comment le CICR et d’autres partenaires, avec les autorités de la région, ont pu réagir à ces pressions et comment maintenir ces soins de santé. J’étais très impressionné ce matin de voir ce qui a été accompli et ce qui reste à faire dans cette région », a affirmé le président du CICR.
Selon, lui, vu le nombre de consultations auquel le centre est confronté, le CICR va encore devoir augmenter considérablement les capacités de réponse du CSPS. Avant de prendre congé, Peter Maurer a reçu un cadeau des agents de santé.
La délégation du CICR s'est ensuite rendue sous un soleil ardent dans le village de Bisnoogo-Peuhl, dans la commune de Boussouma. Un forage y a été réalisé par le CICR pour le grand bonheur des déplacés ainsi que des populations autochtones.
Au village de Bisnoogo-Peuhl, qui enregistre 946 déplacés internes, un nombre supérieur à l'effectif total des populations hôtes, la population est sortie nombreuse témoigner sa gratitude au président du CICR.
Aly Tinto

« Nous sommes à la 10e édition de cette activité. Nous avons formé des enfants qui, présentement, jouent en première division au basket ; d’autres jouent dans des clubs en Europe, notamment en 3e division. Ils en sont satisfaits et nous appellent fréquemment pour nous témoigner leur gratitude », a déclaré Wambi Sawadogo.
Pour les éditions à venir, Wambi Sawadogo souhaite avoir davantage de sponsors pour l’accompagner et, l’occasion s’y prêtant, il en a profité pour remercier ceux et celles qui ont contribué à la réussite de l’édition 2020 de ce camp. Et la conviction de M. Sawadogo est que le basket a de l’avenir au Burkina Faso. Il nous a d’ailleurs confié, réjoui : « Nous avons des professionnels qui font la fierté du Burkina en Côte d’Ivoire. En Europe également, principalement en France, nous avons de bons basketteurs. Présentement, nous avons au moins 15 professionnels qui évoluent à l’international. »
Et Moussa Koné de regretter cette situation qui provoquera une baisse de la production. Il a également déploré que les eaux aient emporté beaucoup d’animaux dans la Boucle du Mouhoun.
Nous sommes à quelques jours de la rentrée scolaire 2020-2021 au Burkina Faso. Au cours de l’année scolaire 2019-2020, les classes intermédiaires n’ont pas pu achever leurs programmes à cause de la pandémie de COVID-19. Radars Info Burkina a tendu son micro au ministre de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, le Pr Stanislas Ouaro, pour s’enquérir des préparatifs de la rentrée qui se profile à l'horizon, cela d'autant plus que la pandémie n'est pas encore totalement derrière nous.
Selon le Pr Stanislas Ouaro, tout devrait bien se passer pour cette reprise avec l’accompagnement des partenaires sociaux, des parents d’élèves et de l’ensemble des acteurs du système éducatif.
« J’ai l’ambition de devenir plus tard journaliste, car ce métier me passionne. La rencontre avec Ismaël Ouédraogo a été un moment exceptionnel. Je ne pensais vraiment pas pouvoir le rencontrer de sitôt. Je remercie les personnes qui ont rendu possible cette visite et je rends grâce à Dieu », s’est réjoui le jeune homme.
L’occasion s’y prêtant, le Pr Stanislas Ouaro a prodigué ces conseils au nouvel impétrant : « On devient excellent quand on aime ce qu’on fait. Quand on aime ce qu’on fait, cela n’est plus une corvée ou une souffrance pour soi ». 
Nous quittons les lieux, direction le quartier Patte-d’oie, où est situé le jardin 2000. Cet espace, à la différence des deux autres que nous avons précédemment visités, présente un nouveau visage après une longue période de fermeture. Il est bien aménagé et la décoration est au rendez-vous. Des clients occupent des chaises sous des arbres ou des hangars. Un des gérants nous confie que ce jardin est de nouveau fonctionnel depuis mars 2020. Pour des raisons de disponibilité, la tenancière des lieux n’a pu échanger avec nous.
Pour comprendre pourquoi la plupart de ces jardins publics sont délabrés, nous avons approché la mairie de Ouagadougou. Selon sa direction de la Communication, la mairie travaille actuellement sur un audit des jardins publics. De nouveaux cahiers des charges seront définis et par la suite il sera lancé un nouvel appel d’offres.
Faire de Ouagadougou ainsi que des autres villes du Burkina Faso des cités salubres, tel est l’objectif de l’initiative « Opération ville propre » (OVP), une association écocitoyenne portée par de jeunes étudiants. Le dimanche 30 août 2020, c’est fut le tour de la commune de Saaba d’accueillir les membres de l’OVP pour une journée de salubrité, de reboisement et de sensibilisation. Radars Info Burkina a assisté à cette activité écologique.
Pour faciliter la tâche au bureau central et permettre à l’OVP de s’étendre partout, des cellules ont été mises en place. « Actuellement, il existe des cellules dans 7 quartiers qui sont : Karpaala, Zone 1, Saaba, Kamboinsin, Patte-d’oie, Tampouy et Somgandé. Une section est présente également à Bobo-Dioulasso. Pour le moment, nous ne disposons pas du matériel adéquat pour mener les activités de salubrité. Ce qu’on a l’habitude de faire, c’est solliciter le matériel dans les mairies des localités concernées. Malheureusement, la mairie de Saaba n’avait pas de matériel. Heureusement que dans le quartier une association qui évolue dans le même domaine nous a tendu la main », a expliqué Hussène Traoré.

Dans toute élection, il y a un gagnant et un perdant. Et comme cela s’était fait en 2015, il serait bien que celui qui va perdre aille féliciter le vainqueur et que ce dernier respecte le perdant. Nous allons leur dire également d’éviter l’ethnicisme et le régionalisme dans les discours. Au niveau de la société civile, nous allons veiller à ce que notre tissu social ne soit pas mis à mal par des discours régionalistes et ethnicistes de politiciens », a-t-il indiqué.
Au Mali, l’artiste Sidiki Diabaté a soutenu IBK. La loi n’interdit pas à un artiste d’être militant d’un parti politique. Donc quand on est artiste et militant dans un pari politique il n’y a pas de gêne à composer une chanson pour galvaniser, pour motiver. Mais naturellement, on ne doit pas y faire l’apologie de la violence en tenant des propos qui incitent à la haine », a-t-il développé.

« 80% des structures qui offrent des services de E-commerce le font par les réseaux sociaux. C’est à ce niveau que les problèmes se posent. Nous avons des situations où des personnes reproduisent des pages de certaines structures sur les réseaux sociaux. Des clients font donc des commandes de produits, mais ils ne seront jamais livrés. D’autres personnes créent des pages fictives de vente en ligne d’articles avec des offres alléchantes et beaucoup d’internautes tombent malheureusement dans leur piège. Sur notre page Facebook, des gens grugés nous exposent des situations de ce genre dont ils ont été victimes. Nous les invitions alors à venir dans notre service pour mieux formaliser leur plainte », a-t-il détaillé.










