« Adams pain bro » : Un modèle d’entrepreneuriat pour la jeunesse burkinabè
Adama Tapsoba, communément appelé « Adams pain bro », vend du pain fourré aux brochettes à quelques encablures du lycée technique Aboubacar Sangoulé Lamizana (ex-LTO). Cette activité commerciale, il l’a commencée il y a 13 ans quand il a été obligé d’arrêter ses études faute de moyens financiers. Aujourd’hui, l’affaire de M. Tapsoba est florissante et il emploie un grand nombre de jeunes. Radars Info Burkina est allé à sa rencontre.
Connu sous le nom d’ « Adams pain bro », Adama Tapsoba est originaire de Zorgho, une ville située à une centaine de kilomètres de Ouagadougou. Selon ses dires, il a dû interrompre ses études au secondaire par manque de moyens. « J’ai dû arrêter l’école en classe de 5e. Mon souhait était de fréquenter dans un établissement d’enseignement technique mais mes parents n’avaient pas les moyens de m’y inscrire. J’ai donc décidé d’arrêter les études pour me consacrer à autre chose », nous a-t-il confié. « J’ai opté de me lancer dans la vente de pain fourré aux brochettes pour voir ce que cela donnerait vu que j’avais déjà une petite expérience en matière de vente de viande», a déclaré notre interlocuteur qui a précisé qu’avant cela, il aidait de temps à autre son père, boucher, à vendre sa viande.
« Réaliser mon projet n’a pas été chose aisée d’autant plus que n’ai bénéficié d’aucune aide financière. A un moment donné, j’ai même été tenté d’y renoncer », nous a raconté Adama Tapsoba, qui n’a cependant pas baissé les bras. « Ce sont d’anciens camarades de classe qui m’ont aidé à avoir la place au lycée technique de Ouagadougou (NDLR : Actuel lycée technique Aboubacar Sangoulé Lamizana). J’ai commencé à vendre petit à petit, les gens ont commencé à parler de mes brochettes et c’est de cette façon que tout est parti », dit-il. A l’en croire, la touche particulière qu’il a apportée à la préparation de ses sandwiches aux brochettes y est pour beaucoup dans sa notoriété. « J’ai essayé de faire différemment que les autres vendeurs en ajoutant par exemple de la mayonnaise, du ketchup, des légumes… et les gens apprécient cela. La preuve en est que chaque jour, j’ai de nouveaux clients », a-t-il ajouté.
Se référant à son parcours, M. Tapsoba exhorte les jeunes à toujours se battre pour s’en sortir, quelles que soient les difficultés auxquelles ils sont confrontés.
Moctar Sané, l’un des fidèles clients d’Adama Tapsoba depuis maintenant 3 ans, trouve que ses brochettes sont les meilleures. « Ses brochettes sont très succulentes. En plus, il est pointilleux sur l’hygiène et accueille toujours chaleureusement ses clients. Sans compter que son parcours personnel inspire et force l’admiration », affirme M. Sané.
Abraham Rouamba, employé d’Adama Tapsoba depuis 3 ans, trouve que son employeur est un homme sympathique. « Adams est un bon patron. Il nous aide dans la vente et évite de nous admonester. Quand il le fait, c’est qu’on a vraiment exagéré », déclare-t-il. Son souhait est que l’activité de son patron prospère davantage.
Vivement que le parcours d’ « Adams pain bro » inspire les jeunes afin qu’ils aient le courage d’entreprendre pour accéder à l’indépendance financière.
Stéphanie W. Lallogo

Selon l’adjudant-chef major Abdoulaye Sawadogo, les forfaits les plus récents de ces malfaiteurs remontent à environ 3 semaines. « Le 24 et le 30 décembre 2020 à Yako, 2 boutiques de vente d'articles divers, une pharmacie et ses clients ont subi la terreur de la bande et plus de 3 millions de francs ainsi que des téléphones portables ont été emportés », a-t-il relaté. Quelques jours plus tard, précisément le 5 janvier 2021, les malfrats ont ciblé cette fois-ci le village de Nagreongo où ils ont braqué une boutique, emportant la coquette somme de huit millions de F CFA qu’ils se sont partagée. « Cet argent leur a permis de s’acheter une moto scooter, des appareils de musique et d’autres objets de valeur », a précisé le pandore.
Le 12 janvier dans la même commune rurale, le groupe a perpétré une attaque à main armée dans une autre boutique d’où il s’est enfui avec un million cinq cent mille francs CFA. Au cours de l’interpellation du gang, un de ses membres, âgé de 25 ans, a réussi à prendre la fuite. La perquisition effectuée a permis de saisir des mains de ceux appréhendés la somme d’un million trois cent mille F CFA. « Au cours de l'interrogatoire, ils ont tous reconnu avoir commis de multiples agressions à main armée dans les localités ci-après : Ouagadougou, Ziniaré, Nagreongo, Saaba, Laye et Yako », a ajouté l’adjudant-chef major Sawadogo.
Des faits relatés par le sous-officier de gendarmerie, il ressort que ces délinquants qui comparaîtront bientôt devant le juge écumaient 3 régions : le Centre, le Plateau central et le Nord. Une centaine de victimes a été répertoriée et près de quatorze millions de francs CFA ont été emportés par la bande au cours de ses différents braquages. Les populations, particulièrement les gérants de points de transfert d'argent, de boutiques et d’alimentations, ont été exhortés à la vigilance et à dénoncer tout cas suspect aux numéros suivants : le 1010 (le centre national de veille et d'alerte), le 16 (la gendarmerie nationale) ou le 17 (la police nationale).
Suite à la reconduction du Premier ministre Christophe Dabiré, un nouveau gouvernement a été constitué. Stanislas Ouaro y figure en tant que ministre de l’Education nationale comme c’était déjà le cas dans la précédente équipe gouvernementale. Radars Info Burkina s’est entretenu avec des acteurs du système éducatif burkinabè pour savoir ce qu'ils pensent de ce maintien du Pr Ouaro.
Les attentes vis-à-vis du ministre sont nombreuses, selon notre interlocuteur, qui nous a affirmé : « Concernant nos attentes, il s'agit de continuer à travailler à l’amélioration de l’offre éducative, à réduire le nombre d’écoles sous paillottes, à la réouverture des écoles qui ont été fermées à cause du défi sécuritaire...C’est sur ces plans que nous souhaitons que le ministre Ouaro fasse plus d’efforts afin que les choses se normalisent.»
De surcroît, on leur a dit qu’ils ne sont pas reconnus en tant qu’enseignants. Il faut que tout cela soit revu. En outre, nous n’avons pas de bonnes relations avec les enseignants qui sont passés par l’ENS parce qu’ils estiment que les enseignants du privé ne sont pas de bons enseignants», a-t-il souligné.
« Si un jeune a des problèmes sexuels, il serait préférable pour lui d’aller en consultation plutôt que de chercher à prendre des aphrodisiaques dont il ignore le plus souvent la composition. Cette consultation va permettre de connaître la cause de cette faiblesse et de la soigner en fonction des cas », a-t-elle conseillé. A son avis, certains aphrodisiaques créent plus de problèmes de santé qu’ils n’en résolvent. « Quand des hommes prennent des excitants qui contiennent des toxines, à la longue ils finissent par avoir des problèmes de santé», a-t-elle ajouté.
Selon elle, la combinaison de la viande grasse et de la boisson fraîche engendrerait la putréfaction. Prenant le cas de la viande de porc associée à la bière fraîche, Essana Kanko explique que cette association malheureusement constatée à longueur de journée dans les maquis et restaurants est nuisible à la santé. Conséquence : les cellules du corps connaissent un vieillissement prématuré. « La viande grasse de porc, consommée avec de la bière fraîche, est une combinaison dangereuse pour l’organisme », a-t-elle indiqué. La santé sexuelle, selon la naturothérapeute, doit être bien expliquée car elle tient une place importante dans les couples. « Au lieu de prendre des médicaments qui pourraient nuire à votre santé, il est préférable de consommer certains fruits, ce qui est plus sain pour l'organisme », a conseillé Essana Kanko.
Les fêtes de fin d’année sont une période où la plupart des citoyens burkinabè dépensent énormément dans le but de se faire plaisir et de faire plaisir à leur entourage. Ainsi plusieurs dépenses sont faites, que ce soit pour la nourriture, la coiffure ou les vêtements. Radar Info Burkina s’est intéressé à la question pour savoir comment les citoyens burkinabè vivent la période post-fêtes.
Contrairement aux trois précédents intervenants, Malicka Ouédraogo nous confie qu’elle a des difficultés financières suite aux multiples dépenses qu’elle a faites pendant les fêtes. « Actuellement, ce n’est vraiment pas facile pour moi. J’ai du mal à joindre les deux bouts en attendant la fin du mois », nous a confié notre interlocutrice qui nous explique qu’elle a beaucoup dépensé pour se rendre belle durant les fêtes. « J’ai beaucoup dépensé, surtout pour l’achat de vêtements, de chaussures et aussi pour ma coiffure qui a coûté très cher parce que rien que pour les mèches, j’ai dépensé 90 000 F CFA », a déclaré notre interlocutrice, qui espère toutefois pouvoir tenir jusqu’à la fin du mois.
Le mini échangeur situé sur la route nationale 4 à proximité du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo, dont les travaux ont débuté en novembre 2015, a enfin été ouvert à la circulation le vendredi 15 janvier 2021. Ce chantier qui devait s’achever en 18 mois va permettre de fluidifier le trafic, de réduire les délais de circulation des usagers et les accidents de la circulation. L’ouverture officielle de cette infrastructure routière censée offrir un meilleur accès aux différents services situés dans la zone d’impact du projet s’est faite en présence du ministre des Infrastructures, Éric Bougouma, et du maire de la capitale, Pierre Armand Roland Béouindé. Mais la qualité de la voie laisse à désirer, selon des usagers qui disent avoir patienté inutilement.
Vu l’ambiance quelques heures après son ouverture à la circulation, l’on pourrait, de prime abord, dire que pour les usagers de cette route, c’est la fin d’un calvaire qui dure depuis plus de 5 ans. Sauf que la qualité des travaux effectués laisse songeur. « Après plus de 5 ans d’attente et de calvaire, on n’est pas satisfait de la qualité de la voie. C’est un travail bâclé. Et l’entreprise attributaire du marché, en plus du retard accusé, se permet d’ouvrir l’infrastructure routière à la circulation sans même avoir terminé les travaux. Avec ça, on nous fait croire que le pays est bien gouverné. Que sera cette voie dans 2 ans ? » s’est inquiété Tiraogo Tiendrebéogo, qui dit prendre ladite voie tous les jours. Selon lui, cette route est très importante pour le trafic dans la capitale burkinabè, donc elle devrait être bien terminée ; hélas !
Aux abords de cette voie, les commerçants témoins de l’exécution des travaux depuis des années disent constater avec beaucoup d’amertume que le grand canal à côté du mini échangeur n’a pas été pris en compte par l’entreprise en charge de l’exécution des travaux. Arouna Tapsoba dit craindre donc que ce canal qui draine une quantité importante des eaux de pluie cause d’énormes dégâts en saison pluvieuse. « C’est ce caniveau-ci qui est le problème ; si l’eau coule abondamment là-bas, il ne pourra rien contenir et va s’affaisser », a-t-il indiqué.
Désormais, l’entreprise Super Déco, spécialisée dans les finitions de bâtiments, se lance officiellement dans le bâtiment et les travaux publics. Elle avait au départ pour domaines d’intervention la peinture, le plafonnage, la menuiserie, la climatisation, etc. Abdoul Madjid Sandwidi, jeune étudiant, et ses collaborateurs ont présenté ce samedi le nouveau projet Super Déco plus BTP, qui ambitionne de gérer tout le processus de construction en amont et en aval.
Ce défi, il compte le relever avec son équipe et ses partenaires financiers. « Nous avons essayé d’ajouter d’autres services, de créer quelque chose de gigantesque qui va au-delà de la peinture, du plafonnage ; en un mot des travaux de finition. La décision a alors été prise de gérer les gros œuvres en plus de ce que nous faisions déjà », a-t-il soutenu.
Agé de seulement 26 ans, le promoteur de Super Déco veut démontrer que les jeunes peuvent parfaitement se prendre en charge sans dépendre de leurs parents. Pour nous en convaincre il a affirmé : « En 2018, on a fait un chiffre d’affaires de 7 millions de francs et en 2019, on était à 15 millions. » Un chiffre d’affaires qu’il doit à l’engagement des différents acteurs qui ont participé aux travaux, lesquels ont reçu des attestations.
La profession de coach en développement personnel est en pleine expansion au Burkina Faso, surtout dans la capitale. A travers des conférences et des formations, nombreux sont ceux qui dépensent des sommes importantes pour se former dans l’espoir de réussir avec brio leur vie. Si pour certains citoyens les hommes ont besoin d’un motivateur afin d’atteindre leurs objectifs et améliorer leurs compétences individuelles, pour d’autres, le véritable coach de vie est soi-même. Des réponses divergentes qui posent la question de l’appréciation faite du coaching, surtout en développement personnel.
Au bord de la voie où il est en train de réguler la circulation en plein midi, notre premier interlocuteur accepte de se prononcer sur le sujet. Pour Raphaël Ilboudo, les êtres humains sont dotés de toutes les capacités nécessaires pour réussir la vie qu’ils souhaitent mener. « Dans la vie, on n’a point besoin d’une autre personne pour devenir quelqu’un demain, c’est à chacun de se mettre en mouvement et Dieu va l’aider dans la voie qu’il aura choisie », a-t-il précisé. A son avis, les conseils prodigués par les autres ne sont que des propositions, donc pas question de s’y fier car, dit-il, « si tu comptes sur quelqu’un, tu ne vas jamais rien réaliser ».
Renchérissant sur la question, Issaka Bara soutient qu’on n’a même pas besoin de coach dans la vie. Ce dernier estime que face à n'importe quelle difficulté, les conseils des parents et des proches amis seront toujours d’un grand apport et on n’a guère besoin de dépenser de l’argent pour se faire conseiller par des coachs ou même suivre des modules de formation inadaptés à notre réalité quotidienne.
Il ne saurait en aucun cas remplacer les efforts personnels. « Il faut que la personne puisse prendre l’initiative personnelle de mener une bonne vie et le coach en développement personnel l’accompagne. Autrement, des centaines, voire des millions, de cours ne lui seraient d’aucune utilité », a-t-il précisé.
Les sirops vitamine sont de plus en plus utilisés à Ouagadougou, surtout par les filles qui souhaitent prendre du poids et avoir des rondeurs. Apetamin est l’un de ces sirops beaucoup utilisés. Il favorise le sommeil et stimule grandement l’appétit. Cependant, l’usage de ce produit n’a-t-il pas des conséquences sanitaires sur le long terme ? Radars Info Burkina s’est intéressé à la question.
Quant à Carol Youl, étudiante en droit privé, elle pense qu’utiliser les sirops vitamine juste pour avoir des formes peut avoir des conséquences. « Je préfère rester comme je suis pour ne pas avoir de problèmes plus tard », a-t-elle soutenu. Pour elle, on ne doit pas porter de jugement sur ces filles qui décident d’utiliser ces produits parce qu’elles disent le faire dans le but de se sentir bien dans leur peau, « Je connais des filles qui les ont utilisés et qui ont eu gain de cause», a-t-elle fait savoir.
Selon une nutritionniste, les compléments alimentaires ont de graves conséquences dans le long terme. « Il y a des aliments à consommer si l’on veut grossir et il y en a aussi lorsque nous désirons perdre du poids », a-t-elle indiqué. A son avis, chacun doit s’aimer comme il est, et bien se nourrir pour être en bonne santé « Lorsque des filles utilisent ce genre de sirop, elles voient le résultat actuel mais pas les conséquences que cela peut avoir à l’avenir », a-t-elle poursuivi.











