Littérature : « Le contrôle international des droits humains : l’expérience du Burkina Faso »
En ratifiant la quasi-totalité des conventions relatives à la promotion et à la protection des droits humains, le Burkina Faso s’est engagé à créer les conditions propices à l’émergence et à l’effectivité desdits droits. Il a aussi souscrit à l’obligation de soumettre périodiquement des rapports aux instances internationales pour rendre compte des mesures prises à cet effet. Quels sont les mécanismes et les différentes étapes prévus ? Dans quel contexte et avec quelles contraintes ? Les réponses à ces questions se trouvent dans « Le contrôle international des droits humains : l’expérience du Burkina Faso », un ouvrage corédigé par Prudence Julie Nigna et Julie Rose Ouédraogo.
« Le contrôle international des droits humains : l’expérience du Burkina Faso » est un livre qui se veut une mosaïque d’informations, d’histoires et d’analyses sur le paysage juridique du Burkina Faso dans le domaine des droits humains. Selon Prudence Julie Nigna, l’une des auteures de cet ouvrage, il a le mérite de clarifier, pour le citoyen averti ou non et pourtant concerné au premier chef, ce que sont réellement les droits humains et les efforts que le Burkina Faso fait afin de se conformer aux normes internationales.
« L’épine dorsale de cet ouvrage est l’examen périodique universel et les organes de traités. Ce sont des mécanismes qui ont été mis en place sur le système international pour contrôler la mise en œuvre des droits humains dans chaque pays. Et nous avons voulu, dans cet ouvrage, capitaliser l’expérience du Burkina Faso en la matière, qui n’est pas négligeable », a affirmé celle qui fut ministre des Droits humains et de la Promotion civique de son pays.
Avec cette première publication, restent posées des questions essentielles que ne manquent d’ailleurs pas de soulever les deux auteures. Ce sont les suivantes : La nature de nos régimes politiques favorise-t-elle l’effectivité des droits humains ? Peut-on garantir ces droits dans notre contexte socio-économique et culturel ? De l’avis de Julie Rose Ouédraogo, coauteure, ce livre est plein de renseignements et d’enseignements qui appellent la réflexion du lecteur tant sur sa pleine capacité à appréhender le concept même des droits de l’Homme qu’à les manifester. « Dans ce livre, nous avons fait quelques recommandations, notamment la mise en place des moyens adéquats au profit du ministère des Droits humains pour l’élaboration des rapports, lesquels permettront de faire l’état des lieux des acquis engrangés et de dégager des perspectives. Quand vous lisez le livre, vous vous rendez compte qu’il y a des failles dans tout le processus d’élaboration desdits rapports, donc notre recommandation est qu’on trouve une seule instance qui pourra faire cette élaboration », a-t-elle souligné.
Les auteures rappellent par ailleurs que malgré les efforts consentis par le gouvernement et surtout la société civile, l’effectivité des droits humains demeure une quête permanente de tous les acteurs. Selon elles, en ville comme en campagne, des Burkinabè souffrent jour et nuit pour accéder aux services sociaux de base tels que la santé, l’eau potable, l’éducation, l’emploi, l’alimentation et le logement. Cela est inacceptable comme situation et interpelle la conscience citoyenne, ont-elles fait remarquer.
Le système judiciaire burkinabè a hérité du modèle colonial ; il comporte très peu d’originalité par rapport au modèle français dont il tire sa principale source d’inspiration. Les mécanismes de suivi de la mise en œuvre des instruments juridiques internationaux ratifiés par les Etats permettent de mesurer pour chaque Etat le degré de mise en œuvre des droits humains consacrés par ces textes.
En ratifiant les conventions, le Burkina Faso s’oblige à se soumettre, d’une part, à la production de rapports sur la situation des droits humains relatifs à chaque instrument juridique international et, d’autre part, à mettre en œuvre les recommandations issues de ces organes de suivi des conventions ou des traités. Certains traités ou conventions ont prévu la création d’organes chargés de suivre leur mise en œuvre par les Etats. Ces textes se situent à un double niveau : international et régional.
Les auteures de « Le contrôle international des droits humains : l’expérience du Burkina Faso » sont toutes deux des magistrates et conseillères à la Cour d’appel de Ouagadougou depuis 2003.
Bruno Bayala
Des véhicules particuliers burkinabè munis d’une autorisation des autorités burkinabè seraient interdits de circuler sur le territoire ivoirien. À l’inverse, ceux de la Côte d’Ivoire munis d’une autorisation entrent et circulent au Faso sans aucune contrainte. Une décision des autorités ivoiriennes qui remonte à plusieurs années. La raison en serait que la Côte d’Ivoire ne veut pas recevoir de véhicules vieux de plus de 5 ans sur son territoire.
Selon des témoignages recueillis par Radars Info Burkina, certains citoyens burkinabè ne disposant d’aucune autorisation (par exemple un laissez-passer) du ministère des Affaires étrangères tentent de corrompre les forces de sécurité afin d’avoir accès au territoire ivoirien. Une pratique qui donne l’impression que les véhicules burkinabè sont interdits d’entrer et de circuler dans ce pays voisin. « Quand ils (NDLR : Ces citoyens burkinabè) arrivent à la frontière, ils négocient pour passer, car n’ayant pas d’autorisation des autorités burkinabè. La corruption étant une réalité au niveau de nos frontières, ils sont ensuite refoulés plus loin. Sinon les artistes ivoiriens par exemple circulent librement au Burkina, car munis d’autorisations en bonne et due forme », a témoigné un passager.
Jusqu’à ce jour, les frontières terrestres sont fermées en raison de la pandémie de COVID-19. Malgré cela, des compagnies de transport circulent avec des voyageurs au niveau des frontières. Un acte interdit qui crée des désagréments avec comme corollaire des risques. De sources bien informées, les trafics au niveau des frontières ont donné naissance à un type de business où des motocyclistes risquent la vie des passagers en traversant illégalement lesdites frontières.
Comme chaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale des droits de la femme le 8-Mars. Une journée qui permet aux femmes d’être davantage mises en lumière et de revenir sur les sujets les concernant. Radars Info Burkina a fait un zoom sur une battante qui, en plus d’être étudiante, responsable d’agence d’hôtesses et mannequin, est crêpière.
Dans l’espoir de toujours accroître sa clientèle, Samira Ouangraoua rêve d’être leader dans la vente des crêpes, non seulement au Burkina Faso mais plus généralement en Afrique. Elle invite à cet effet les Burkinabè d’ici et d’ailleurs à l’aider à réaliser son rêve.
« Thomas Sankara a eu une politique audacieuse et tranchante visant à libérer les femmes burkinabè du joug de la pauvreté économique, de l’asservissement domestique et de l’exclusion sociale et politique. On a tous une pierre à poser sur cette terre », a-t-elle affirmé.
« Sankara plaçait toujours la femme au même niveau que l’homme dans tous les domaines. Nous, les femmes, allons animer le mémorial à travers les différentes expositions. Du 5 au 28 mars 2021 sur le site du mémorial Thomas Sankara, les femmes exposeront des produits d'art, d'artisanat, de coiffure, de mode, etc. Il y aura également des projections, des débats et des tables rondes sur la vision qu’avait le capitaine Sankara pour la femme », a-t-elle ajouté.
La malnutrition est un problème qui nous interpelle tous autant que nous sommes. Toutefois l’on pourrait se demander comment s’est opéré le choix des artistes qui composent le collectif « Agir maintenant », au regard de la diversité musicale de ces derniers. Voici la réponse du directeur artistique à ce propos : « On ne dira pas que le choix s’est opéré sur la base des affinités. Pour ce projet, j’ai reçu un cahier des charges de la part du RESONUT. Il a ensuite pris le soin de traduire ses besoins en termes de parité homme et femme et de langues selon un objectif bien défini. » Il précise également « qu’après vient le volet artistique, je veux bien collaborer avec des artistes qui ne me donneront pas de faux rendez-vous ou qui se plaisent aux jeux de star mania, toute chose qui ne m’arrangerait pas. »
Et la présidente du conseil d’administration de conclure que le RESONUT étant conscient des réalités du Burkina, il entend toucher le maximum de personnes. « Nous espérons que cette chanson amènera beaucoup de gens à un changement de comportement en matière de nutrition dans les ménages. Pour le RESONUT, la musique est une arme dont il faut se servir pour mieux combattre la malnutrition sous toutes ses formes », a-t-elle affirmé.
Le décret n°2012-1111 du 31/12/2012 pris en Conseil des ministres fixe les normes de conception et de construction des ralentisseurs routiers de vitesse. Il précise les différents types de ralentisseurs ainsi que les modalités de construction. En dépit de cela, on constate que l’érection des ralentisseurs hors normes prend des proportions inquiétantes sur certaines routes du Burkina. Et ils sont malheureusement à l’origine de fréquents accidents.
« Quand la construction des ralentisseurs est dangereuse et susceptible d’occasionner des accidents, la mairie vient avec la police municipale et procède à la construction de ceux-ci. Malheureusement, dès que ceux-ci ont le dos tourné, ces mêmes personnes reviennent la nuit pour reconstruire avec les insuffisances », a-t-il indiqué. Ibrahim Toé a rappelé que lui et son équipe ont plusieurs fois interpellé des constructeurs de ralentisseurs qui ne respectent pas un minimum de normes sur des voies non bitumées.
Ils sont de plus en plus nombreux à présenter des sessions d’informations et à animer des émissions en langues nationales (mooré, dioula et fulfuldé, etc.). Un exercice qui, il faut bien l'admettre, n’est pas toujours facile. Toutefois, ces animateurs et/ou présentateurs ont du mérite, car ils arrivent à expliquer les faits en des termes faciles et compréhensibles.
Nos langues nationales permettent, à l’en croire, d’expliquer en des termes simples l’idée initiale. « La meilleure façon de donner l’information en langue mooré est d’expliquer les faits aux auditeurs et téléspectateurs. La traduction littérale trahit souvent le sens de ce qui est dit d’essentiel. Pour mieux réussir cet exercice, il faut donc savoir lire et bien comprendre la langue dans laquelle les faits sont racontés », a-t-il affirmé. Le journaliste présentateur et animateur d’émission estime tout de même qu’il y a l’expérience vécue qui permet aussi de toujours tirer son épingle du jeu.
Il faut, en pareil cas, trouver une explication approximative afin de faire comprendre l’information aux auditeurs et d'éviter de tomber dans la désinformation. « Il faut au préalable savoir lire, écrire et comprendre notre langue officielle qu'est le français si on veut pouvoir donner l’information juste en langue dioula. Autrement, on risque de tituber sur des phrases et de donner des informations qui ne sont pas justes », a-t-elle expliqué.
A Tougan, chef-lieu du Sourou, région de la Boucle du Mouhoun, l’assainissement responsable est aujourd’hui une réalité grâce aux efforts conjugués de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et du gouvernement du Burkina Faso.
« Cette mousson a occasionné des orages et des pluies à Bobo-Dioulasso, Banfora et Niangoloko. Le Nord, le Centre et l’Est était sous la prédominance des vents d’harmattan et le temps y était brumeux. C’est le recul de la mousson ces derniers jours qui a eu pour conséquence la descente de la poussière en provenance du désert », a expliqué Alfred Dango de l’Agence nationale de météorologie.
Fort heureusement, ce changement ne durera que quelques jours. Toutefois, le météorologue conseille aux populations de prendre des mesures de protection afin d’éviter les maladies cardio-vasculaires. Ces mesures consistent notamment au port d’un masque pour éviter d’inhaler la poussière en suspension, car cela « peut créer des maladies cardio-vasculaires. Il faut, en outre, éviter les déplacements non nécessaires et réduire sa vitesse en circulation ». Et de conclure en assurant qu’une nette amélioration de la situation sera constatée dans les semaines à venir.










