Médecins Sans Frontières (MSF) a procédé à une présentation de ses activités et au diagnostic des besoins médicaux sur les zones touchées par les violences. C’était ce jeudi 8 avril 2021 à Ouagadougou en présence d’Abdel-Aziz O. Mohamed, chef de mission de MSF au Burkina Faso, du Dr David Munganga, coordonnateur médical, et de Léonie Sawadogo, chargée de communication de cette structure.
Pour Abdel-Aziz Mohamed, chef de mission de MSF au Burkina, sa structure est une association privée à vocation internationale ; indépendante, l’association œuvre dans le besoin humanitaire d’urgence partout où besoin est, en portant secours aux populations en détresse, aux victimes de catastrophes naturelles ou humaines.
Pour le cas précis du Burkina Faso, l’organisation internationale y est intervenue pour la première fois en 1995 dans le Sahel pour apporter une réponse humanitaire à l’afflux de réfugiés avant d’étendre ses actions à d’autres régions comme le Centre, le Sahel, le Nord, les Hauts-Bassins, la Boucle du Mouhoun, l’Est et le Centre-Nord, dans un contexte de guerre, de catastrophes naturelles, de conflits et d’épidémies. Abdel-Aziz Mohamed explique que l’absence de MSF dans les autres parties du pays se justifie par la présence d’ONG dans ces zones, mais qu’elle se focalise sur les zones en besoin, touchées par des crises, maladies et pandémies.Les populations les plus vulnérables sont la priorité de MSF qui a pour objectif majeur de sauver des vies. « Le fait de ramener un mourant à la vie est le plus grand bien pour nous », nous confie le chef de mission.
Depuis 1995, MSF participe activement à la lutte contre les épidémies dont plusieurs d’entre elles ont fait l’objet de forte mobilisation des équipes du MSF, la méningite, la rougeole, la dengue et la Covid-19. De janvier à décembre 2020, MSF totalise d’importants résultats chiffrés ainsi qu’il suit : 478 221 consultations effectuées, 53 863 consultations en santé communautaire, 205 915 patients de moins de 5 ans, 233 695 consultations prénatales effectuées, 4 235 accouchements, 109 761 enfants vaccinés contre la rougeole, 300 interventions chirurgicales réalisées, 133 934 000 litres d’eau distribués.
Œuvrant en toute neutralité et impartialité, MSF revendique, au nom de l’éthique médicale universelle et du droit à l’assistance, la liberté pleine et entière de l’exercice de ses fonctions. L’obstacle majeur rencontré sur le terrain par MSF est l’insécurité des zones couvertes.
« La garantie de la sécurité se résume à la qualité de l’offre faite aux patients », soutient Abdel-Aziz Mohamed. « MSF dépend des dons privés et n’accepte aucun financement de la part d’acteurs directement impliqués dans un conflit », a conclu le chef de mission de cette organisation internationale au Burkina.
Amnesty international a procédé ce mercredi 7 avril 2021 au lancement de son rapport mondial annuel 2020 au cours d’une conférence de presse à l'institut français de Ouagadougou. En ce qui concerne la situation des droits de l’homme au Burkina Faso, l’organisation internationale estime que les groupes armés se sont livrés à une violation des droits humains à travers des homicides et des enlèvements. Les forces de sécurité (FDS Ndlr) auraient, quant à elles, procédé à des exécutions extrajudiciaires et commis des actes de torture. Cette rencontre était animée par Yves Boukari Traoré, directeur d'Amnesty International, Fatimata Ouédraogo, coordinatrice jeunes et genre, et Moussa Ouédraogo, coordonnateur éducation aux droits humains.
Selon Amnesty international, des affrontements entre groupes armés ont éclaté régulièrement et la population civile a subi des attaques, souvent sous-tendues par des considérations ethniques et susceptibles de s’apparenter à des crimes de guerre. Depuis le début de l’année, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) maintenait un blocus de la ville de Djibo, dans la province du Soum (région du Sahel), restreignant l’accès à ladite localité et la circulation des personnes sur 37 kilomètres.
Le rapport d’Amnesty international indique qu’en mars, les koglweogo, un groupe armé d’« autodéfense », ont effectué des raids sur 3 villages du département de Barga (région du Nord), tuant au moins 43 habitantes et détruisant des bâtiments. Le même mois, au moins 10 civils qui se trouvaient à la mosquée dans le village de Cissé (région du Sahel) ont été emmenés et tués par des hommes armés non identifiés, selon les médias. En mai et en août, au moins 45 personnes ont trouvé la mort lorsque des assaillants non identifiés ont ouvert le feu sur des marchés à bétail dans la ville de Kompienbiga et le village de Namoungou (région de l’Est). En juillet, le maire de Pensa et 10 autres personnes ont été tués ; entre les villes de Barsalogho et de Pensa (région du Centre-Nord), leur convoi est tombé dans une embuscade tendue, semble-t-il, par des membres du GSIM. Un mois plus tard, Souhaib Cissé, leader de la communauté musulmane de la province du Soum, a été enlevé par des hommes armés alors qu’il rentrait chez lui, à Djibo. Son corps a été retrouvé quatre jours plus tard à la périphérie de la ville. Le droit à l’éducation était fortement restreint du fait des attaques armées perpétrées par le GSIM et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) contre des établissements primaires et secondaires. Des élèves, des étudiantes et des enseignantes étaient fréquemment menacés de violences. Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales a indiqué que 222 professionnelles de l’éducation avaient été « victimes d’attaques terroristes » entre janvier et avril. Selon l’UNICEF, environ 3 000 établissements scolaires étaient fermés en avril pour des raisons de sécurité.
L’organisation internationale n’a pas passé sous silence les exécutions dites extrajudiciaires perpétrées par le Groupement des forces antiterroristes (GFAT). En effet, le 9 avril, à Djibo, 31 personnes ont été arrêtées et exécutées par des membres dudit groupement lors d’une opération. Bien que les autorités aient annoncé l’ouverture d’une enquête sur ces homicides, qui pourraient constituer des crimes de guerre, aucune autre information n’avait été rendue publique à ce sujet, précise le rapport.
D’autres tortures et mauvais traitements ont été infligés par les forces de l’ordre. Le 11 mai, des gendarmes, accompagnés de « volontaires », ont arrêté au moins 25 personnes dans un marché de la ville de Kpentchangou (région de l’Est) et les ont placées en détention. Le lendemain matin, 12 d’entre elles ont été retrouvées mortes dans leurs cellules au poste de gendarmerie de Tanwalbougou. La gendarmerie a nié toute responsabilité dans ces décès. Cependant, selon les survivants, libérés en juin, ces 12 hommes sont morts après avoir été sévèrement battus par des gendarmes. Les autorités ont affirmé qu’elles diligenteraient une enquête, mais aucune information à ce sujet n’avait été communiquée publiquement à la fin de l’année.
Amnesty international, citant le HCR, indique que les violences fondées sur le genre, y compris les viols, les mariages précoces ou forcés ainsi que la prostitution et les autres formes d’exploitation et d’atteintes sexuelles, se sont multipliées en raison du conflit. Il était difficile pour les victimes d’obtenir de l’aide car les services prodiguant des soins de santé sexuelle et reproductive étaient souvent perturbés par le conflit, voire inexistants. De plus en août, selon le HCR, on dénombrait un million de personnes déplacées à l’intérieur du pays en raison du conflit. Les camps pour personnes déplacées ou réfugiées étaient la cible d’attaques lancées par les différentes parties au conflit. En mai, des militaires ont roué de coups 32 personnes réfugiées dans le camp de Mentao (région du Sahel). Cela faisait suite à une attaque contre l’armée le jour même, qui avait causé la mort d’un soldat, et dont les auteurs se seraient réfugiés dans le camp. Selon Amnesty international, le HCR a appelé les autorités à enquêter sur ces faits et celles-ci ont répondu que des hommes armés se trouvaient dans le camp. En octobre, 25 personnes déplacées ont été tuées dans une embuscade tendue par un groupe armé près de la ville de Pissila (région du Centre-Nord). Les survivants ont indiqué que les assaillants avaient exécuté les hommes après les avoir séparés des femmes et des enfants, qui avaient ensuite été relâchés.
Amnesty international souligne par ailleurs une atteinte aux droits à la vérité, à la justice et à des réparations au cours de cette période. Selon elle, en février, le commandant des koglweogo dans la province du Namentenga (région du Centre-Nord), Boureima Nadbanka, a obtenu du tribunal de grande instance de Kaya une remise en liberté provisoire. Cet homme avait été arrêté en décembre 2019 dans le cadre d’une enquête sur les homicides illégaux de 50 personnes et les disparitions forcées de 66 autres. Les faits s’étaient déroulés dans le village de Yirgou (province du Sanmatenga) en janvier 2019. La procédure engagée à l’encontre de Boureima Nadbanka n’avait pas connu de développement significatif à la fin de l’année.
Amnesty international pense aussi que le droit à la liberté d’expression et de réunion a aussi pris un coup dur en 2020. En janvier, une voiture appartenant à Yacouba Ladji Bama, journaliste d’investigation et rédacteur en chef du Courrier confidentiel, a été incendiée devant le domicile de ce dernier. Selon des syndicats de journalistes, cette attaque avait pour objet de le dissuader de continuer à dévoiler des affaires de fraude et de corruption. Le même mois, le conseil municipal de Ouagadougou a interdit arbitrairement un sit-in devant le palais de justice, organisé par le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC). Le CISC dénonçait le fait que les autorités ne rendent pas justice s’agissant des 50 personnes tuées par les koglweogo à Yirgou en janvier 2019. En août, les autorités ont empêché des partisans du président destitué Blaise Compaoré de manifester, leur refusant l’accès à la maison du Peuple, à Ouagadougou, où devait se tenir leur rassemblement, sans aucune justification officielle.
Le rapport annuel 2020 d’Amnesty international en ce qui concerne le Burkina Faso précise en outre qu’il y a eu atteinte au droit à la santé des travailleuses et des travailleurs. Ainsi, souligne-t-il, en mars le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) s’est dit préoccupé par l’impréparation du pays face à la pandémie de COVID-19 et a appelé les pouvoirs publics à protéger davantage les professionnels de la santé en première ligne. Le SYNTSHA a régulièrement dénoncé le manque d’investissements dans les infrastructures et le non-respect par l’État de l’accord de 2017 visant à améliorer les conditions de travail du personnel soignant.
Coiffure ancestrale qui a traversé les époques de l’Égypte antique au mouvement rastafari de Jamaïque, c’est un style que l’on remarque aussi bien dans la rue que sur tapis rouge. Symbole culturel, les dreads, aussi appelées «rasta», ont été adoptées par la culture populaire occidentale, notamment dans les années 70, lorsque la musique reggae s’est popularisée. Aujourd’hui au Burkina Faso, entre autres pays, chacun est libre de s’approprier ce choix capillaire pour des raisons d’esthétique ou culturelles mais son entretien fait débat. Radars Info Burkina a tendu son micro à un « rasta ». Lisez plutôt son avis sur le sujet.
Artiste musicien ayant à son actif un album de 6 titres intitulé « premiers pas », King Faya, Herbert Damis Kouassi à l’état civil, adepte des dreadlocks, nous raconte que c'est inspiré par des chanteurs reggae comme Bob Marley, Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly qu’il a opté pour cette coiffure. « Le fait d’aimer les artistes reggae a forcément influé sur mon style musical et ma coupe de cheveux», relate-t-il avant d’ajouter : « Me raser la tête me rend malade ». King Faya, qui a opté pour ce style capillaire en 2006, précise que les dreadlocks se forment lorsque les cheveux ne sont ni brossés ni peignés, mais que cela nécessite patience et entretien pour d’abord surmonter les critiques de l’entourage et ensuite rendre propre sa coupe. « J’ai dû quitter ma famille pour pouvoir m’épanouir à travers ma coupe et ma chanson car les parents avaient des préjugés négatifs sur ce style », poursuit-il avant de conclure que ceux-ci ont fini par l’accepter ainsi. Ces longs cheveux requièrent entretien et attention sous peine de s’attirer toute sorte de critiques.
Selon King Faya, l’entretien de ces cheveux pour les garder touffus, longs, propres et inodores a des exigences : « Tout part de la propreté. Tu peux ne pas porter de dreads mais avoir un cuir chevelu sale parce que toi-même tu ne t’entretiens pas. » Les cheveux font partie intégrante de l’homme et de ce fait si on prend soin de son corps, il n’y a pas de raison qu’on n’en fasse pas de même pour ses cheveux, selon notre interlocuteur du jour. D’après lui, entretenir ses dreads n’est ni compliqué ni coûteux. « Il faut juste les laver régulièrement et y appliquer du shampoing au moins deux fois par semaine à la maison ou dans un salon de coiffure, ce qui ne coûte pas plus de 500 F. L’admiration naît de la propreté. Beaucoup me demandent ce que j’ai pris pour faire pousser mes cheveux ainsi ; tout est naturel », souffle-t-il avant de conclure par un appel aux jeunes qui désirent s’approprier ce style de coiffure à l’entretenir et faire honneur aux précurseurs même si, toujours selon lui, il y a une différence entre « rasta » et chanteur reggae.
Confrontés aux dures réalités de la vie estudiantine, certains jeunes n’hésitent pas à créer ou à chercher des débouchés pour pouvoir subvenir à leurs besoins. La photographie, métier sous-coté au Burkina, s’avère être l’un de ces débouchés pour de nombreux jeunes soucieux de prendre en main leur avenir. Parmi eux il y a Albert Sébégo. Il nous raconte son quotidien.
Etudiant depuis 2016 à l’Unité de formation et de recherche en Lettres, arts et communication (UFR/LAC), Albert Sébégo nous confie être venu à la photographie par le biais d’un de ses amis propriétaire d’un studio photo en province. «J’allais au petit studio photos de mon ami et je le regardais travailler. J’en profitais pour apprendre ce métier et c’est ainsi que j’ai commencé à l’exercer à mon tour», nous explique le jeune homme. Issue d’une famille pauvre, Albert Sébégo, dès son arrivée à Ouagadougou, débute comme photographe aux alentours de l’université Joseph Ki-Zerbo afin de pouvoir joindre les deux bouts. Commence alors une nouvelle aventure pour ce jeune étudiant obligé d’allier études et travail. « C’était dur au début car je passais mes matinées à chercher de la clientèle et le soir je suivais les cours », nous confie-t-il. Très vite, M. Sébégo arrive à se faire un nom grâce à la qualité de ses prises de vues. Il attirait ainsi un nombre importants de clients parmi lesquels des étudiants, des commerçants et des fonctionnaires. Selon notre interlocuteur, le souci majeur dans ce métier, c’est la digitalisation qui a contribué à faire baisser son chiffre d’affaires. « Avant avec les dépôts physiques des dossiers, on avait vraiment le marché, une vingtaine de photos par jour mais depuis que tout se fait en ligne, c’est compliqué pour nous », déplore-t-il avant d’inviter le ministère de l’Economie numérique à les intégrer dans le processus pour ne pas tuer ce métier.
Ayant pour ambition d’ouvrir un grand studio et un laboratoire pour produire plus de clichés, Sébégo déplore le fait que la photographie soit peu reconnue à l’échelle nationale et invite les autorités à remédier à cette situation en professionnalisant ce métier à travers, par exemple, des écoles de formation et des espaces dédiés à la photographie.
« La photographie est un métier noble qui nourrit son homme. Tout jeune qui souhaite s’y lancer est le bienvenu mais ce n’est pas un métier qui rend riche du jour au lendemain. Il faut savoir être patient », a conclu l’étudiant photographe.
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce jeudi 1er avril 2021, la Faîtière Unique des Transporteurs Routiers du Burkina (FUTR-B) de la Région du Centre convie les transporteurs de clinker (minerai) à une Assemblée générale le samedi 3 avril 2021 à 10h 00 dans les locaux de Monsieur NAYAOGUE Alassane, responsable régional du Centre, Tél : 70 20 24 50.
Le communiqué précise que les locaux de Monsieur NAYAOGUE sont situés au secteur 23, à l'arrondissement 5, côté Est du cimetière de Dagnoën (cimetière Thomas Sankara) vers la maison de la Femme. Toujours selon ledit communiqué, l'ordre du jour portera sur deux points, à savoir :
1- Difficultés rencontrées dans l'exercice de la profession ;
2- Questions diverses.
« Vu l'importance de l'ordre du jour, la présence de tous est vivement souhaitée », conclut le communiqué.
« Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra » Jn 11-25
Le chef coutumier de Loumbila ;
Le chef coutumier de Nomgana ;
La grande Famille ILBOUDO à Nomgana, Ouagadougou, Ziniaré, Koudougou, Banfora, en Côte d’Ivoire, Allemagne et aux Etats-Unis ; Ses frères et sœurs :
ILBOUDO Mahamoudou à Ouagadougou ;
Ses frères et sœurs : Youga Alizèta, Hadja Mariam, Noufou, Boureima, El hadj Amado, Issa, Moussa, Idrissa, Amidou ;
La veuve ILBOUDO née ZONGO Virginie à Ouagadougou ;
Ses enfants :
Baouwendsome Joël, Kiswendsida Josiane
Ses petits-enfants :
Pengdwendé Grace, Relwendé Jean Jacques, Guetawendé Jean Marc Les familles alliées :
ZONGO à Daguilma, KOURAOGO à Koupéla, OUEDRAOGO à Ziniaré, COMPAORE et NANA à Kaïbo/Manga, Ouagadougou et Bangrin, OUEDRAOGO à Nomgana et Sawana, TAPSOBA à Bangrin, DERRA à Koanda Yarcé et à Ouagadougou et Koudougou
ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur frère, oncle, époux, père, grand-père et arrière-grand-père : ILBOUDO Taryam Paul, précédemment maire de la commune de Loumbila, représentant émérite de SOLIDAR-Suisse/ OSEO. Dècès survenu le mercredi 31 mars 2021 à 9h14 à l’hôpital Yalgado-Ouédraogo.
Ils vous informent par ailleurs que les obsèques se dérouleront suivant le programme ci-dessous :
PROGRAMME DES OBSEQUES
Lundi 05/ 04 /2021
18h30
Levée du corps à la morgue de l’hôpital Yalgado-Ouédraogo
21h00
Veillée de prière au domicile du défunt situé au quartier Wemtinga
Mardi 06 / 04 /2021
7h00
Levée du corps au domicile du défunt pour l’ église Saint-Camille
8h00 – 9h30
Messe et absoutes à l’ église Saint-Camille
9h30 – 10h00
Départ pour la mairie de Loumbila
10h00 – 12h00
Cérémonie d’hommage de la commune à l’illustre disparu à la mairie de Loumbila
Le 16 décembre 2020, la Ligue des consommateurs du Burkina Faso (LCB) procédait à Ouagadougou à l’incinération d’une demi-tonne de poulets du fait de l’origine et des caractéristiques douteuses de cette marchandise. Dans ces colonnes de Radars Info Burkina, Dasmané Traoré, président de cette organisation de défense des droits des consommateurs, tire une fois encore la sonnette d’alarme à quelques jours de la fête de Pâques et du jeûne musulman.
« Les poulets avariés inondent aujourd'hui le marché burkinabè. » C’est le constat fait par Dasmané Traoré, président de la LCB. A quelques jours de la fête de Pâques et du début du jeûne musulman, il est certain que ces poulets importés vont davantage envahir le marché. Et si ce type de produits inonde le marché, c'est parce qu’il y a une demande ; s'il y a une demande, c'est parce qu’on ignore les dangers liés à la consommation de ces gallinacés. « Il nous revient donc de prendre notre courage à deux mains pour éviter d'en consommer si nous ne voulons pas avoir plus tard des problèmes de santé chroniques », a martelé notre interlocuteur. Dans son intervention, Dasmané Traoré a fait mention de poulets en provenance de la Russie qui ont été saisis. Et d’ajouter que le circuit emprunté par ces produits n’est pas de nature à rassurer le consommateur burkinabè.
« Les emballages de poulet traversent les continents pour arriver dans les ports en Afrique de l'Ouest. C’est de là qu’ils sont acheminés dans notre pays. Cela signifie, premièrement, que ces poulets ne sont pas consommés là où ils sont produits. Deuxièmement, on transporte ces poulets de ces pays-là jusqu'ici pour les vendre à 1700 francs ou 2000 francs CFA l’unité. C’est la preuve que quelque part, ce ne sont pas de bons produits. Sinon comment comprendre que malgré ce long trajet avec ce que cela implique comme coût, ces carcasses de poulets puissent être vendues à un prix aussi bas ?» a interrogé M. Traoré.
Le président de la Ligue des consommateurs invite donc les populations à prendre leurs précautions pour une consommation beaucoup plus responsable en évitant d'acheter des poulets qui ne sont pas de bonne qualité.
« Évitons d’acheter des poulets congelés parce que cela peut aussi entraîner une sorte de déstabilisation de notre production locale, ce qui est de nature à appauvrir les producteurs du pays qui sont sur le terrain », a-t-il conseillé.
« Si d'aventure vous apercevez des quantités énormes de produits de ce type, prière d’en avertir les autorités à travers la brigade mobile ou l'ABNORM ou encore la Ligue des consommateurs qui se fera le plaisir de saisir à son tour qui de droit afin que lesdits produits, qui sont dangereux, soient mis hors du circuit de consommation », a-t-il conclu.
Installées aux alentours du grand marché de Ouagadougou, les vendeuses de fruits et légumes tentent tant bien que mal de tirer leur épingle du jeu malgré un contexte socio-économique difficile. Parmi elles, les commerçantes de fraises que nous avons rencontrées. Elles nous parlent des difficultés d’écoulement de leur produit.
Rihanata Ouédraogo est une vendeuse de fraises qui ne cache pas sa passion pour son métier. Installée sous son hangar, elle expose ses fruits aux passants. Cette femme s’approvisionne chaque matin à la fraiseraie du barrage de Boulmiougou, à l’entrée ouest de la capitale Ouagadougou. Sa clientèle, nous dira-t-elle, est essentiellement composée de Burkinabè.
Le problème majeur que rencontrent ces vendeuses lors de l’écoulement est la conservation. « Nous sommes obligées de tout vendre aujourd’hui parce que la conservation est très difficile en temps de chaleur. On ne peut pas conserver les fraises jusqu’au lendemain, à moins d’avoir par exemple un frigo. Si nous étions en période de froid, cela aurait été facile mais actuellement ce n’est pas le cas», explique Rihanata Ouédraogo.
Selon la vendeuse, ce sont en moyenne 30 kilos de fraises par jour qui sont écoulés si la clientèle afflue. « Quand le marché est un peu lent, nous passons dans les domiciles ou dans les bureaux des servicespour proposer notre marchandise», raconte-t-elle.
L’une des vendeuses que nous avons rencontrée n’a pas encore reçu sa provision quotidienne. Le livreur, qui devait venir de Boulmiougou, n’était pas encore arrivé. A Ouagadougou, le prix du kilogramme de fraises oscille entre 1 500 et 2 000 francs CFA. Pour une plus grande rentabilité, cette vendeuse préfère souvent abandonner pour un temps la vente des autres fruits afin d’épuiser son stock de fraises du jour. La chaleur est le principal obstacle dans ce type de commerce. « Nous sommes souvent obligées de partager le stock restant avec certaines personnes pour amoindrir les pertes », renchérit-elle
A quelques pas de là, une autre vendeuse installée à proximité d’un supermarché déplore la mévente de ses fraises. « Depuis ce matin, aucun client ne s’est intéressé à nos fraises. Le marché est dur. Notre clientèle s’est réduite avec l’épidémie et la fermeture des frontières. Nos principaux clients sont nos compatriotes », nous confie-t-elle.
Ancien joueur de l’Association sportive des fonctionnaires de Bobo (ASFB) et de l’ASFA Yennenga, international burkinabè dans les années 90, Assimi Zerbo a vu sa maison ravagée par le feu alors qu’il suivait le championnat au stade entre l’Union sportive des forces armées (USFA) et l’AS SONABEL.
Alerté par son frère sur le drame, c’est sur les lieux qu’Assimi Zerbo constate les faits : plafond, chaises, tables, etc., sont partis en fumée, dévorés par les flammes. « Seuls le placard et quelques documents bien conservés ont été épargnés », nous raconte-t-il. Fort heureusement, il n’y a eu aucune perte en vie humaine. Alertés par l’épaisse fumée qui se dégageait de la maison, les voisins ont été les premiers à s'attaquer au feu dans le souci de limiter les dégâts avant l’arrivée des pompiers. C’était le 27 février dernier et l’incendie serait parti de la manipulation d’allumettes par le garçonnet de M. Zerbo. Fort heureusement, le môme s’en est sorti sans blessures. « Il a essayé de circonscrire l’incendie mais comme le feu gagnait du terrain, il a dû courir chercher du secours », relate Assimi Zerbo.
Un communiqué des anciens footballeurs du Burkina appelle à la solidarité des personnes de bonne volonté. Une collette de fonds spontanée et volontaire au bénéfice de la famille Zerbo a été initiée. Elle prendra fin le 9 avril 2021. Les dons en espèces peuvent être envoyés au compte Orange money 00226 55 33 34 51 (numéro personnel du concerné). Pour la diaspora, un transfert RIA, Western Union au nom d’Assimi Zerbo Ouagadougou/Burkina Faso peut être fait.
De plus en plus d’accidents de la route sont dus à l’inattention des usagers. Pour mieux comprendre ce phénomène, Radars Info Burkina a tendu son micro à Arouna Bandaogo, moniteur à Prestige Auto-Ecole. Lisez plutôt !
Selon Arouna Bandaogo, la sécurité routière incombe à tous les citoyens. Il note cependant que tous n’observent pas les règles en la matière. « Le manque de concentration des usagers de la route dans la circulation est lié à beaucoup de facteurs », explique-t-il. « On peut citer les soucis, le fait de communiquer au téléphone,la multiplicité des panneaux de publicité, la conversation avec les chauffeurs de véhicules, etc. », précise-t-il.
Tous ces types de comportents, à en croire Arouna Bandaogo, sont à l’origine de nombreux accidents.
La ville de Ouagadougou est marquée ces dernières années par de grands chantiers de réfection de routes. Que faire pendant cette période d’exécution de grands travaux ? « Lorsque de grands travaux sont en cours d’exécution sur une chaussée, il y a une signalisation appropriée avec des panneaux de couleur jaune. Le premier réflexe qu'on doit avoir en pareille circonstance, c'est de ralentir », conseille le moniteur. « Généralement, il y a des panneaux de limitation de la vitesse à 30 km/h et il peut arriver que ces derniers soient cachés, mais lorsque vous circulez avec prudence, vous avez plus de chances d’éviter les accidents », a-t-il conclu.