Facturation de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) : « C’est parce qu’il y a l’ONEA qu’il y a de l’eau (…). Il faut que les clients nous aident à maîtriser nos charges », Frédéric François Kaboré, directeur général de l’ONEA
Le Président du conseil d’administration (PCA) de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), Allassoum Sori, ainsi que le directeur général de ladite société, Frédéric François Kaboré, ont conjointement tenu un point de presse ce jeudi 29 avril 2021 à Ouagadougou pour échanger sur les activités de la nationale de l’eau et particulièrement sur des sujets comme la facturation et la continuité de la fourniture d’eau.
En ce qui concerne la facturation, l’ONEA est passé de 185 000 abonnés en 2010 à 510 000 en 2020, soit une croissance de 275% en 10 années, ce qui est considérable et nécessite des aménagements pour répondre aux besoins en eau des populations. « L’ONEA est une société stratégique de service public et il doit trouver des alternatives efficaces pour que l’évolution du nombre d’abonnés n’entraîne pas de façon systématique une croissance des charges de l’entreprise, encadrées dans le contrat plan Etat-ONEA », a déclaré le PCA de cette société d’Etat, Allassoum Sori. C’est ainsi que le passage du relevé mensuel au relevé bimestriel a été lancé en mars 2020, ce qui n’a pas manqué de bouleverser des habitudes jusque-là bien ancrées. Toujours selon le PCA de la nationale de l’eau, au nombre des raisons qui ont présidé à ce changement il y a, entre autres, l’augmentation du nombre d’abonnés et le souci de l’entreprise de maîtriser ses charges.
La nouvelle formule de facturation n’est pas tout à fait différente de l’ancienne, à l’en croire. « C’est toujours une facturation bimestrielle, c’est-à-dire que les agents vont passer tous les deux mois relever les index. Ce qui va changer, c’est que le cumul des deux mois de consommation sera divisé par deux », explique le PCA qui ajoute : « La tarification de 2014 adoptée par le gouvernement est toujours en vigueur, la tranche sociale n’a pas été touchée. C’est le mode de relevé du compteur qui change ». C’est ainsi que l’application des recommandations de l’atelier tenu à Koudougou les 14 et 15 avril 2021, dont les principales conclusions ont été adoptées en Conseil des ministres le mercredi 28 avril 2021, permettra de répondre aux différentes plaintes des clients. « Le client sait à l’avance ce qu’il va payer le mois en cours et le mois à venir grâce aux doubles factures. Et il a un mois pour solder sa consommation », a précisé le directeur de l’ONEA à propos des avantages du nouveau système pour le client.
Pour ce qui est du deuxième point abordé, à savoir la continuité du service d’eau potable, il faut dire que des difficultés ont été constatées ces dernières semaines à Ouagadougou en matière de fourniture de certains quartiers en eau potable. « Ces ruptures sont dues à la casse de la conduite principale de grand diamètre qui relie la bâche du château d’eau route de Pô à la bâche du château d’eau de Nagrin et aussi au manque d’énergie dans les stations de Paspanga qui ont directement touché la fourniture d’eau potable à Ouagadougou », a expliqué Allassoum Sori. Selon le directeur général de l’ONEA, les plaintes enregistrées sont normales ; toutefois, elles ne relèvent pas de la facturation mais plutôt des largesses dues à des fuites d’eau entraînant une surconsommation. « L’ONEA fonctionne pour le client. C’est parce qu’il y a l’ONEA qu’il y a de l’eau (…). Il faut que les clients nous aident à maîtriser nos charges », a-t-il rappelé avant de conclure en exhortant les clients, en cas de plainte, à se rendre dans les différentes agences de l’ONEA.
Sié Mathias Kam (stagiaire)
Le 20 avril dernier, la paroisse Saint-Pierre de Gounghin a procédé à l’incinération de gadgets spirituels traditionnels qualifiés de « fétiches ». Un acte qui ne restera pas sans conséquences, d’où le point de presse tenu ce jeudi 29 avril 2021 par un collectif d’organisations de la société civile composé du Haut conseil des dozos du Burkina Faso, représenté par Bia Koussé, l’association culturelle Kombi culture, dirigée par l’artiste conteur KPG Faso Kudumdé, Miirya, Maya Blon et Deux heures pour nous et deux heures pour Kamita de Serge Bayala.
Pour le représentant de Deux heures pour nous, deux heures pour Kamita au sein de ce collectif d’organisations de la société civile, Serge Bayala, cet acte nous rappelle des comportements rétrogrades d’une époque révolue, notamment de la période coloniale. « Cela a choqué et meurtri plus d’un citoyen burkinabè et au-delà », s’est-il indigné. « Rien que dans le courant de l’année 2020, au moins trois cas d’intolérance religieuse, avec pour unique cible la foi traditionnelle, ont été constatés avec comme point culminant la colère de la communauté gan, confrontée à une église protestante dans le Sud-Ouest », a dit le tenant du crachoir pour étayer ses propos.
Le mardi 27 avril 2021, s’est tenue au Haut conseil national du dialogue social (HCDS) une rencontre entre les membres dudit conseil et le ministre de l’Education nationale. A cette rencontre, il s’est agi de présenter la démarche à suivre pour la tenue des assises nationales sur l’éducation, d'une part, et de plaider pour l’accompagnement du Haut conseil tout au long du processus en cours dans le secteur de l’éducation nationale, d'autre part.
« Nous prenons l'engagement d'accompagner, sous n'importe quelle forme, le ministère de l'Education nationale afin qu'au sortir des assises nationales sur l'éducation, on ait une école performante », a dit le président Jean-Marc Palm.
Installés aux abords des bâtiments publics, ces marchands qui ont trouvé leur « filon » ne cachent pas leur satisfaction. Noufou Traoré, vendeur ambulant, nous a déclaré : « Grâce à la COVID-19 nos articles s’achètent très bien, surtout les cache-nez. En tout cas les choses ont un peu changé pour nous.»
« Au début, on n’était pas nombreux à proposer ces marchandises, donc les choses allaient bien. Mais aujourd’hui le marché est un peu mou », se plaint Alexandre Bayala. Même son de cloche chez Aminata Simporé, vendeuse de gel hydro alcoolique non loin du marché central. Selon elle, l’achat du gel a ralenti parce que beaucoup de gens savent en fabriquer. Elle exprime malgré tout satisfaction : « En tout cas, je ne me plains pas. Tout ce que Dieu fait est bon ».
Abdallah Ouédraogo est médecin généraliste. Son visage peut paraître familier à un grand nombre de Burkinabè qui apprécient ses services médicaux. Outre sa profession de médecin, il fait aussi de la musique, ce qui le rend encore plus célèbre. Ce métier d’artiste, il le pratique depuis peu, précisément 2020, pourtant, la si jeune carrière artistique du toubib est fort prometteuse.
Persévérant, ambitieux et grand rêveur, Dr Abdallah Ouédraogo ne cache pas son désir de réaliser de grandes œuvres à travers la musique, qu’il utilise comme moyen de communication pour édifier la population en matière de santé. A l’entendre, la musique est un puissant outil de sensibilisation. « C’est ma médecine », souligne-t-il.
Dans une correspondance parvenue à la rédaction de Radars Info Burkina le 23 avril, les agents de santé chargés de la riposte à la COVID-19 en poste à l’aéroport international de Ouagadougou «dénoncent une gestion malsaine, chaotique, réclament les arriérés de paie et exigent que la lumière soit faite sur la gestion des fonds».
Suite à une mobilisation d’une délégation des agents le 14 avril dernier, le directeur régional de la Santé a déclaré que tout était prêt pour le paiement des deux mois d’arriérés en attendant les signatures de trois ministres : ceux de la Santé, de l’Enseignement supérieur et de l’innovation et celui de l’Economie et des Finances. Les agents ont été aussi rassurés sur le montant des arriérés de deux mois à hauteur de 7 500 F/jour.
Le métier d'influenceur web est de plus en plus en vogue en Afrique de façon générale et particulièrement au Burkina. Qu'est-ce qu'un influenceur web ? Comment le devient-on ? Quelles sont les opportunités qu'il offre en termes d'emplois ? Yékiremi Abdias Farma est web entrepreneur, consultant en communication digitale, cofondateur de FasoDigital.com. Il nous donne des précisions sur le sujet.
Les réseaux sociaux constituent-ils une alternative au problème d’emploi des jeunes au Burkina Faso? Abdias Farma répond à cette question par l'affirmative. "Nous sommes dans un monde où on ne peut pas exclure l'influence du web. Les réseaux sociaux permettent aujourd'hui à des milliers de jeunes, surtout des jeunes entrepreneurs, de promouvoir leurs activités sur les plateformes digitales. Ils apparaissent comme une alternative pour permettre à tous les promoteurs, aux porteurs de projets et qui n'ont pas les moyens de communiquer à travers les médias traditionnels où la communication est beaucoup plus coûteuse, à les utiliser comme une alternative", a-t-il affirmé. Pour lui, les réseaux sociaux permettent aux jeunes de créer de la richesse en valorisant ce qu'ils ont comme potentiel. "Quand on prend des métiers comme le web influenceur, le community manager, le webmaster, ce sont des métiers qui ont connu une réelle explosion grâce à l'avènement des réseaux sociaux et ils contribuent à diminuer le nombre de jeunes chômeurs au Burkina Faso", a-t-il précisé.
Mais, assure-t-elle, ces mineurs ont été urgemment pris en charge et leur retour en famille se fera avec « un accompagnement en fonction des besoins de chaque enfant ».
A en croire notre interlocuteur, cette activité, il la pratique de façon bénévole depuis plusieurs années. Et de préciser que jusqu’à présent, il n’a bénéficié d’aucun appui des autorités. « Je vis essentiellement des dons de certaines bonnes volontés», nous a-t-il affirmé.
Débuté le 13 avril dernier, le mois de ramadan est une période de grande consommation de denrées alimentaires. Ce moment coïncide avec une flambée des prix des produits de première nécessité. C’est un phénomène récurrent qui mérite des éclaircissements. C’est pourquoi Radars Info Burkina a tendu son micro au président de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) pour en savoir davantage sur le sujet.
L’augmentation récente des prix du carburant n’est pas la cause principale de la hausse des prix des denrées, mais s’explique par l’absence de l’Etat en matière de plafonnement des prix sur l’étendue du territoire national, affirme le président de la LCB. « Cette augmentation peut être liée au contexte international, vu que la majeure partie des produits que nous consommons viennent de l’extérieur, mais qu’à cela ne tienne, on doit veiller à ce que les augmentations ne soient pas tous azimuts et si augmentations il y a, que celles-ci soient plafonnées », martèle notre interlocuteur.










