Paix et cohésion sociale : Une cérémonie pour reconnaître le mérite des artisans de la paix au Burkina
En prélude à la soirée de distinction des Ambassadeurs de paix awards (APA) organisée par le Mouvement pour la culture de la paix et l'amour de la patrie (MPAP), le comité d'organisation, avec à sa tête le président de cette organisation, a tenu un point de presse le mardi 31 août 2021 à Ouagadougou. Etaient au menu des échanges avec les hommes de médias, les critères de sélection des lauréats, les différents prix et le déroulé de la soirée.
Le Burkina Faso est en guerre contre le terrorisme et c’est un truisme de le rappeler. Depuis 2016 en effet, notre pays est la cible d’attaques meurtrières qui ne cessent d’endeuiller des familles. C’est pour encourager les actions menées par certaines personnes physiques et morales en faveur de la recherche et de la promotion de la paix et du vivre-ensemble sur tout le territoire national que le Mouvement pour la culture de la paix et l'amour de la patrie (MPAP) a décidé de reconnaître et de célébrer leur mérite. Selon le président de cette association, Samuel Kalkoumdo, cette démarche s’inscrit dans la matérialisation des 48h du MPAP pour promouvoir la paix. Ces personnes de paix sont appelées « ambassadeurs ». « Ainsi, les Ambassadeurs de paix awards (APA) ont été portés sur les fonts baptismaux », explique le coordonnateur du MPAP, Mahamady Ouattara.
Concernant les critères de distinction, le Mouvement se base sur les actions concrètes posées par les fils et filles du Burkina en faveur de la paix. « Les APA distinguent des hommes et des femmes qui au cours de l’année ou depuis l’existence du MPAP ont posé des actes concrets en faveur de la paix, de la cohésion sociale, de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble là où il y avait des conflits et ce, dans toutes les régions du pays », a précisé Samuel Kalkoumdo. Et celui-ci d’ajouter que « plusieurs dossiers ont été étudiés pour prendre en compte un ensemble de critères afin d’éviter les ratés ». A cet effet, un jury a été mis en place. « Le jury est composé de sages de notre société et est présidé par l’imam Talouta Dioni de Fada », nous a confié M. Kalkoumdo. Seront décernés à cette occasion plusieurs trophées APA. Ce sont : un trophée APA à chacune des trois composantes engagées dans la lutte contre le terrorisme, un autre trophée APA pour l’engagement de la jeunesse, un autre pour magnifier l’engagement des OSC, et enfin un trophée APA de l’année, décerné à une personne pour son engagement patriotique dans la lutte contre l’insécurité et pour la promotion du vivre-ensemble.
« Le trophée est représenté par deux mains. On y voit également une colombe, qui symbolise l’espoir de renouer avec la paix. Les mains représentent des Burkinabè, quels que soient leur ethnie, leur religion ou leur bord politique, qui se saluent. C’est une image qui traduit notre engagement à reconquérir l’intégrité de tout notre territoire, l’engagement que nous avons auprès des FDS, des VDP et des familles de ceux qui sont tombés en combattant pour notre patrie », a expliqué dans le détail Kalkoumdo Samuel. « La cérémonie des APA vise à faire renaître l’engagement patriotique », a poursuivi ce dernier.
Toutes les régions seront représentées à ces 48h de promotion de la paix, lesquelles sont placées sous le haut patronage de Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo, empereur des Mossé, ainsi que le parainage conjoint d’el hadj Oumarou Zoungrana, président de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), de Son Eminence le cardinal Phillipe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, et du pasteur Henry Yé, président de la Fédération des églises et missions évangéliques du Burkina (FEME). Le thème retenu pour cette première édition des APA est : « Quelle contribution pour la prise en charge des familles des FDS et des VDP tombés sur le champ d’honneur ? » « À travers ce thème, le MPAP veut avoir une pensée profonde pour tous ceux qui combattent pour le retour définitif de la paix, ceux qui luttent pour la défense et la sécurité de la patrie », a justifié son coordonnateur, Mahamady Ouattara. Dîner de gala, discours, remise de trophées, prestations d’artistes, remise de chèques et de vivres et appel à contribution seront au programme de la soirée. Elle est prévue pour le vendredi 3 septembre 2021 sur le site du Siao, à Ouagadougou.
Sié Mathias Kam
Les chauffeurs de taxis de Ouagadougou, organisés autour de l’Association des jeunes conducteurs de taxis (AJCT), se sentent oubliés par la mairie de la ville. Ils réclament à cette dernière des aires pour stationner leurs véhicules. Moumouni Ouédraogo, le président de cette structure, se dit même prêt à intenter un procès à la municipalité pour faire valoir leurs droits.
C’est pourquoi les chauffeurs de taxis ont adressé plusieurs lettres à la direction de la mairie, demandant à être écoutés et à avoir gain de cause ; mais silence radio, nous dit M. Ouédraogo. Il accuse même la mairie d’avoir utilisé l’espace réservé au stationnement des taxis à d’autres fins. « Avant, on n’avait pas moins de 4 à 5 gares au centre-ville. Mais à l'heure où je vous parle, il n’y a rien. La mairie a utilisé ça à d'autres fins. Parce qu’il y a des parkings de motos et des kiosques partout. Tout a été occupé dans un but commercial », martèle-t-il. Des propositions, il y en a sur la table. Ces conductions de taxis ont préconisés, le cas échéant, que la poire soit divisée en deux. En d’autres termes, que l’espace qui leur était réservé soit divisé en deux parties : une pour les motos et une autre pour les taxis. « Un parking peut prendre au minimum 30 taxis. Donc 30 chauffeurs, cela suppose 30 familles à gérer. Pourtant, le parqueur, c'est une seule personne et il gère une seule famille. Est-ce qu'on peut comparer ces deux réalités ? » se demande M. Ouédraogo.
Si en démocratie c’est le choix de la majorité qui l’emporte, cette association ne s’avoue pas vaincue et compte jouer son va-tout. Selon Moumouni Ouédraogo, l’AJCT compte aller en justice pour faire reconnaître ses droits, se faire restituer ce qui lui revient de droit. « On ira en justice pour que l'affaire soit jugée », dit-il. M. Ouédraogo ajoute par ailleurs que « si la justice dit qu'on doit continuer à payer les frais de stationnement, on va le faire mais nous aussi on va augmenter le prix de transport des personnes pour pouvoir en déduire les frais de stationnement et les taxes ». Mais, précise l’association, son objectif n’est pas d’en arriver là, au vu des conditions actuelles des populations qui sont déjà confrontées à la vie chère. A en croire, le président de l’AJCT, les autres revendications sont prises en compte dans le stationnement. S’ils ont un espace où parquer leurs automobiles, alors les frais de stationnement de 20 000 FCFA/AN sont légaux. Pour ce qui est des taxes, les chauffeurs de taxis espèrent trouver une solution à l’amiable. « Tout ce qu'on demande, c'est que la mairie trouve un lieu où nous pourrons stationner », a terminé Moumouni Ouédraogo.
Prendre la parole en public n’est pas toujours chose aisée. Il arrive parfois qu’à cause du stress ressenti à la vue du public, on n’arrive pas à s’exprimer correctement. Pour remédier à cette situation, on peut avoir recours, par exemple, à des formateurs en art oratoire en vue d’apprendre les techniques de prise de parole en public. Radars Info Burkina est allé à la rencontre d’un jeune entrepreneur exerçant à temps partiel en tant que maître de cérémonie et présentateur de l’émission « Les débats oratoires », il est aussi comédien de théâtre.
A l’en croire, la prise de parole nécessite donc un certain nombre d’acquis. En termes plus simples, l’orateur doit être à même d’habiller son message et d’adapter sa posture pour pouvoir s’adresser au public avec élégance tout en étant décontracté. Tout le monde peut bien parler en public ; il suffit de savoir s’y prendre. 


« A chaque femme ses réalités, qu’elle se couche sur le côté droit ou sur le côté gauche, l’essentiel est qu’elle ne crée pas un problème pour la vie l’enfant qu’elle porte et qu’elle se sente à l’aise », explique-t-il.
Selon M. Samathé, une femme enceinte peut souffrir d’un mal quelconque, ce qui l’empêche de prendre les positions voulues. Il n’y a pas de position fixe pour une femme enceinte ; toutefois, certains maux nécessitent des positions spécifiques. « Les reflux gastriques par exemple sont des signes d’ulcère. Pour une femme qui souffre de reflux gastriques, la position latérale est la meilleure», confie le maïeuticien.
Moussa, célibataire sans enfant, la trentaine passée, a comparu au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou ce 24 août pour faux en écriture et vente illicite de parcelle. Son complice présumé, Alassane, était aussi à la barre pour répondre des mêmes faits.
Si Moussa a reconnu les faits, Alassane, lui, a affirmé à la barre qu’il ne savait pas que c’était un coup tordu et qu’il a juste voulu aider un ami à vendre son terrain. « Sur les 5 000 000 de FCFA, je n’ai reçu que 100 000 FCFA », a-t-il soutenu.
Dernier bijou sorti de sa tanière, l’œuvre ‘’Mon livre de contes africains’’ est un recueil de contes de l’écrivaine et conteuse burkinabè Mariam Ouédraogo/Sebego. La dédicace de cette œuvre est intervenue le jeudi 13 août dernier à Ouagadougou, en présence de plusieurs autorités politiques et coutumières. Ce livre parcourt les contes burkinabè et africains au grand bonheur des amoureux de la culture.
Pour Mme Sebego alias ‘’Solemda’’, ce recueil de contes est adapté aux enfants, aux adolescents et aux adultes. « Beaucoup de parents n’arrivent plus à dire des contes à leurs enfants, ils ont tout oublié. Il faut que les parents revisitent les contes pour pouvoir les raconter aux enfants et petits-enfants », affirme-t-elle. Elle caresse le rêve de faire renaître de leurs cendres les contes africains, solution pour préserver le patrimoine immatériel de nos pays. « On dit que le conte relève de la culture. Aujourd’hui, c’est le parent pauvre de cette culture. Les mots sont durs mais c’est la réalité et c’est dommage », confie-t-elle. Un recueil que doit se procurer la population pour « ressusciter et valoriser la culture africaine ». Ce genre est d’une grande importance sociale. Les proverbes sont bien souvent la source d’un conte. « Que le conte ait une place importante dans les programmes officiels», tel est le souhait de Mme Sebego. Les enfants déscolarisés ne sont pas écartés mais, dit-elle, il faut penser à un autre cadre pour ces enfants.
De nombreux ménages consomment des aliments de leur propre production. Les légumes sont les aliments les plus fréquemment consommés ; suivent les fruits. La plupart des ménages disposent d’un jardin potager. Le système de jardin potager permet de produire, même en saison sèche. Nadège Séguéda, citadine de Ouagadougou, s’adonne à cette pratique.
Ce mode de production a une fonction de filet de sécurité pendant la saison maigre », déclare Nadège Séguéda, qui ajoute que « les avantages de cette activité, c'est la consommation bio car les aliments de ce potager ont d’énormes valeurs nutritives bonnes pour le corps humain ».












