La 9e éditiondes journées nationales de concertation État-Organisations non gouvernementales, associations de développement et fondations s'est tenue les 16 et 17 septembre 2021 àOuagadougou. Objectif : contribuer au renforcement des synergies d'actions et à la recherche de stratégies adaptées pour l'accès des jeunes àdes emplois décents. La clôture des travaux a été présidée par le chef du gouvernement, Christophe Marie Dabiré.
C'est sur le thème “ Problématique du chômage et de l'insertion socioprofessionnelle des jeunes au Burkina Faso : quelles stratégies et synergies d'actions entre l'État et les ONG/AD pour l'accès des jeunes à des emplois décents ?” que se sont déroulés les échanges. Il s’est agi, au cours de cette rencontre, de faire le point des politiques publiques nationales mises en oeuvre, d’entrevoir les perspectives en matière de lutte contre le chômage et de promotion de l'entrepreneuriat des jeunes ; de partager les expériences des ONG /AD et fondations en matière de lutte contre le chômage et de promotion d'emplois des jeunes ; de faire l'état des lieux de la collaboration État-ONG/AD et fondations en matière de promotion d'emplois et, enfin, de définir les axes de renforcement des synergies d'actions entre l'État et ses partenaires afin de réduire le chômage et de promouvoir l'auto-emploi des jeunes au Burkina Faso.
Après les échanges à huis clos avec le Premier ministre, la représentante des ONG/AD et fondations, Mavalou Christelle Kalhoulé, a confié que les acteurs du développement souhaitent être impliqués davantage dans la mise en oeuvre des recommandations afin de relever les nouveaux défis d'envergure nationale et, in fine, de contribuer à l’érection d’une nation forte où personne n'est laissé de côté. Le chef du gouvernement s'est félicité de la tenue de cette session d’autant plus qu’elle va contribuer à la réalisation du programme présidentiel. “ONG comme État, nous avons besoin de travailler de façon concertée et dans une logique de complémentarité pour réaliser les ambitions, particulièrement en matière de réduction du chômage, de formations adaptées et de création d'emplois pour les jeunes et les femmes”, a-t-il déclaré.
Un nouveau-né vient de voir le jour au sein de la société civile burkinabè. Le Cadre d’action pour la patrie (CAP), puisque c’est de ce mouvement associatif qu’il s’agit, a officiellement lancé ses activités le vendredi 17 septembre 2021 à Ouagadougou. Il a pour objectifs, entre autres, la promotion de la paix et d’un développement harmonieux du Burkina et entend jouer sa partition dans la lutte contre le terrorisme tout en contribuant au débat public dans notre pays.
« Le Cadre d’action pour la patrie (CAP) va réunir la jeunesse burkinabè pour des actions citoyennes », a déclaré en guise d’introduction le président de ce nouveau mouvement. Face à la recrudescence des attaques terroristes, l’union sacrée de tous les Burkinabè est primordiale. Chaque Burkinabè doit apporter sa contribution pour la défense de la liberté, cette liberté que nous ont léguée nos grands-parents et parents. C’est dans cette logique que s’inscrit le CAP. Selon son président, Péma Néya, cette structure a en ligne de mire la contribution citoyenne ainsi que la promotion de l’unité et de la solidarité entre Burkinabè dans une diversité d’idées et d’actions républicaines. « C’est pourquoi le CAP exhorte les différents acteurs politiques burkinabè, quels que soient leurs bords politiques, à mettre de côté leurs calculs politiques, à parler le même langage et à conjuguer leurs efforts, au nom de l’intérêt supérieur, afin que la paix et la sécurité reviennent dans notre pays et pour montrer au reste du monde de quoi est capable un peuple uni », a plaidé Péma Néya.
Au Burkina, le constat qu’on fait est qu’il y a une pléthore d’associations et de mouvements. L’opinion du président du CAP à ce propos est que la beauté de la démocratie, c’est justement parce qu’elle consacre la pluralité des opinions et reconnaît à chaque citoyen la liberté de s’exprimer mais aussi le devoir d’assumer ses opinions. « Nous allons mener des débats sur la gouvernance de notre pays, nous prononcer. Nous allons participer à la sensibilisation sur un certain nombre d’actions pour le bien de notre cher Faso», a affirmé M. Néya. Il a ajouté : « Il n’y a jamais un mouvement de trop si les jeunes décident de se mettre ensemble et de participer au débat public ».
Ce lancement des activités du CAP a été marqué par une conférence qui a eu pour thème : « La jeunesse burkinabè face au défi de l’engagement politique pour une participation active à la défense de la patrie et au développement harmonieux du Burkina Faso ». Le conférencier a soutenu que la jeunesse a un rôle prépondérant à jouer dans la lutte contre le terroriste. « Il nous faut prendre conscience qu’on n’a qu’un pays qui est le Burkina Faso, donc encourageons nos hommes qui sont au front ; il nous faut aussi avoir le courage de nous investir comme certains jeunes le font à travers des actions », a déclaré Bernard Bougma.
« C’est sur le terrain que vous verrez notre singularité », a conclu Péma Néya.
De nos jours, les réseaux sociaux sont devenus incontournables dans la vie de la population. En ville comme en campagne, bon nombre de personnes, particulièrement les jeunes, ont recours auxdits réseaux, soit pour échanger avec leurs amis ou parents, soit pour se divertir. Au Burkina Faso, les réseaux sociaux les plus utilisés sont Facebook, WhatsApp, YouTube, Telegram et SnapChat, le premier cité arrivant en tête. Aujourd’hui, l’utilisation de Facebook s’est accrue grâce à certains réseaux de téléphonie mobile qui ont rendu son accès gratuit, selon Yabo Lankoandé. Cet expert en informatique qui a bien voulu se prêter aux questions de Radars Info Burkina,prévient toutefois que l'utilisation sans retenue des réseaux sociaux par certains internautes exposent ces derniers à des risques.
Pour Yabo Lankoandé, avant de parler de protection, il faut savoir contre qui vous voulez vous protéger. Car si c’est contre les concepteurs des réseaux sociaux, c’est peine perdue car cela est impossible. « Tu ne peux pas vouloir protéger tes données contre quelqu’un qui les garde », fait-il remarquer. On entend par « données personnelles » les informations qui concernent une personne et permettent de l’identifier, c’est-à-dire l’élément de base de la vie privée de l'individu.
D’après cet expert en informatique, ce qui est raisonnable, c’est de protéger ses données personnelles des autres utilisateurs mais là aussi, on ne peut en réalité qu’en restreindre l’accès. Par exemple, décidez de : qui peut être votre ami, qui peut voir votre numéro de téléphone, qui peut vous identifier, etc. Et cela se fait dans la limite des possibilités offertes par chaque réseau social, car les possibilités offertes varient d’un réseau à un autre. « Il n’y a pas de règles d’or mais ce que je peux vous recommander, c’est de ne jamais conserver les paramètres par défaut lorsque vous intégrez ou installez un réseau social. La majorité des internautes se contentent d’installer Facebook, WhatsApp, sans se renseigner préalablement sur ces applications et commencent à les utiliser. Or en règle générale, les configurations par défaut vous exposent plus. Par exemple quand vous installez WhatsApp, par défaut tout le monde peut voir votre photo de profil, voir à quelle heure vous étiez en ligne, vous ajouter dans n’importe quel groupe sans votre consentement, etc., alors que vous avez la possibilité de modifier tout cela dans vos paramètres. Si vous ne le faites, vous voyez donc que vous êtes plus exposé ! Et il en est ainsi sur tous les réseaux sociaux », a-t-il affirmé. Ce qui recommandable lorque vous finissez d’installer une application, c'est d'aller dans les paramètres et de voir les possibilités que l’appli vous offre afin de limiter la divulgation de vos informations personnelles. L'expert informaticien continue en précisant que les données personnelles peuvent être protégées vis-à-vis des autres utilisateurs et non vis-à-vis du concepteur ! « Je suis également du domaine de la conception d’applications web et mobiles. J’ai eu à travailler sur des applications similaires d’envergure nationale et à ce propos, je puis vous dire que vos données ne sont pas protégées comme vous le pensez. On vous fait croire que vos données le sont mais pour dire vrai, les entreprises possèdent des données que vous-même n’avez pas. Autrement dit, elles vous connaissent mieux que vous-même, d’autant plus qu’elles étudient les discussions, les publications au quotidien des internautes, connaissent les gens avec qui ceux-ci sont amis, tout cela pour se faire une idée de la personnalité des utilisateurs. Si par exemple je vous demande tout de suite de me citer les 100 dernières vidéos que vous avez « liké » sur Facebook, vous ne pourrez pas le faire, car votre cerveau n’a pas retenu tous ces détails. Facebook non plus ne vous donne pas directement cette possibilité ! Pourtant, vous pouvez me croire que ce réseau social a accès à des informations comme celle-ci et, sur cette base, fait des analyses pour connaître par exemple vos goûts et autres. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres que j’ai pris afin que vous compreniez que contrairement à ce qu’on vous sert comme discours tendant à vous rassurer, vos données ne sont pas si protégées que vous le pensez. Sans oublier qu’aucun système n’est infaillible. En effet, il est arrivé de nombreuses fois que des réseaux sociaux soient piratés et que les données de leurs utilisateurs soient volées», a longuement expliquement l’expert en informatique.
Abdoul, un jeune homme âgé de 18 ans, a comparu au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou aujourd’hui 14 septembre 2021. Il était à la barre pour répondre des faits de tentative de vol d’une télé et d’une bouteille de gaz. L’accusé se serait introduit par effraction dans le domicile d’une dame, Sonia, pour dérober des biens.
Les faits remontent à mai 2021. Abdoul, célibataire sans enfant, 18 ans, se serait introduit par effraction dans le domicile de dame Sonia, en faisant sauter le verrou de la porte, pour en soustraire des biens, notamment une télé et une bouteille de gaz.
A la barre, l’accusé a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il explique cependant qu’il s’est introduit dans le domicile de la bonne dame juste pour se soulager. Il affirme que c’est quand il passait qu’il aurait remarqué que la porte de dame Sonia n’était pas fermée. Il s’est donc introduit dans la maison, où il a aperçu deux téléphones portables, mais a décidé d’emporter le poste téléviseur. Vu qu’il ne pouvait pas passer inaperçu avec le poste téléviseur, il jeta son dévolu sur la bouteille de gaz. Mais il confie devant le tribunal être ressorti sans avoir rien pris. C’est à sa sortie du domicile de la dame que des jeunes du quartier l’auraient aperçu et l’auraient appréhendé après une course-poursuite. « Si vous n’avez rien dérobé ni forcé la porte de la maison de la dame, pourquoi ces jeunes vont ont-il pourchassé ? » demande le tribunal au prévenu. Et celui-ci de persister : « Je n’ai pas défoncé la porte. C’est en passant que j’ai vu que celle-ci était ouverte, donc je suis entré ».
« Donc quand une porte est ouverte, cela vous donne le droit d’entrer ? » ne peut s'empêcher de lui demander de nouveau le tribunal. Le prévenu répond qu’il avait faim. « J’avais faim et je suis allé voir ma mère au marché pour qu’elle me donne de l’argent pour que j’achète à manger, mais elle m’a dit qu’elle n’avait rien. Je me promenais pour chercher du travail et j’ai voulu me soulager, donc je suis entré dans la cour et une fois à l’intérieur, j’ai vu que la porte était ouverte et je suis entré », affirme-t-il à la barre.
« Donc si on vous comprend, c’est sans aucune raison que ces jeunes-là vous ont pourchassé et vous ont arrêté ? » relance le procureur. « Je suis entré dans cette cour juste pour me soulager », répond Abdoul.
Dans son réquisitoire, le procureur a affirmé que si les jeunes ont pourchassé et capturé le prévenu, c’est parce qu’ils ont été alertés par le bruit de la porte quand celui-ci tentait de forcer le verrou. Il a demandé que le prévenu soit gardé dans les liens de la détention et déclaré coupable. Et qu’en répression, il soit condamné à 24 mois de prison, dont 12 ferme, et à une amende de 250 000 FCFA avec sursis.
Le sieur Abdoul a été reconnu coupable par le TGI de Ouaga, lequel l’a condamné à 6 mois de prison et à 300 000 FCFA d’amende, le tout ferme. Il dispose, conformément à la loi, de 15 jours pour faire appel du verdict.
L’ONEA informe ses abonnés de la ville de Ouagadougou que suite à une intervention planifiée pour le nettoyage des installations alimentant les châteaux d'eau de Cissin et Hamdalaye dans la journée du jeudi 16 septembre 2021, certains quartiers connaîtront des baisses de pression, voire une coupure de la fourniture en eau.
Ces perturbations vont concerner surtout les quartiers suivants : Larlé, Ouidi, Tampouy, Nonsin, Gounghin, Kologh-naba, Paglaayiri, Samandin, Patte-d'oie et Tampouy.
La situation se rétablira progressivement au cours de la nuit du jeudi 16 septembre 2021.
Chers clients, l’ONEA sait compter sur votre compréhension et votre accompagnement citoyen.
Kassoum, 27 ans, est apprenti-chauffeur. Il a comparu au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou ce jour 7 septembre 2021 pour avoir tenté d’échanger frauduleusement sa bicyclette contre une motocyclette dans un parking de la place. Le prévenu était également accusé du vol de 13 téléphones portables.
Le 24 juin dernier, Kassoum est interpellé par la police. La raison ? Il aurait tenté d’échanger de manière frauduleuse sa bicyclette contre une motocyclette dans un parking de la capitale. A l’aide d’un faux ticket de parking, Kassoum aurait convaincu le « parqueur » que la motocyclette lui appartenait. Malheureusement pour lui, à sa sortie du parking, il est accosté par le propriétaire de l’engin, qui a aussitôt alerté la police.
Le 2e chef d’inculpation dont doit répondre le jeune homme est celui du vol de 13 téléphones portables, lesquels ont été trouvés sur lui le jour de son arrestation. A la barre, l’accusé a reconnu les faits qui lui sont reprochés concernant la tentative de vol de motocyclette. Cependant, il n’a reconnu que partiellement le vol des 13 téléphones portables. Selon lui, il aurait seulement volé 2 téléphones portables lors d’un mariage. Quand aux 11 autres appareils, il prétend qu’ils lui appartiennent. Pour sa défense, l’accusé a affirmé être un réparateur de téléphones portables et c’est dans l’exercice de son métier qu’il aurait acquis ces téléphones auprès de clients qui n’avaient pas de quoi payer les frais de réparation.
Le procureur, dans son réquisitoire, a relevé l’incohérence des propos de Kassoum. En effet, alors que ce dernier aurait admis devant la police avoir volé 2 téléphones, prétendant que les autres lui appartiennent, devant le procureur, il a affirmé avoir dérobé 4 téléphones et devant le tribunal, il a dit en avoir soutiré 2.
Quoi qu’il en soit, le procureur a conclu qu’il y avait bel et bien eu vol de téléphones, ajoutant que l’accusé n’avait pas non plus le droit de s’octroyer les téléphones de ses clients sans leur accord. C’est pourquoi il a requis que Kassoum soit reconnu coupable des deux chefs d’accusation qui pèsent sur lui et condamné à une peine d’emprisonnement de 12 mois et à 600 000 FCFA d’amende, le tout ferme.
Suivant le procureur dans ses réquisitions, le tribunal a effectivement reconnu Kassoum coupable de tentative de vol d’une motocyclette et du vol de téléphones portables. Il l’a, par conséquent, condamné à une peine d’emprisonnement de 18 mois et à 500 000 FCFA d’amende ferme.
Conformément à la loi, Kassoum dispose de 15 jours pour faire appel de ce verdict.
APA : La confrérie des Dozos du Burkina lauréate du prix de l’engagement patriotique pour la promotion du vivre-ensemble et la paix au Burkina Faso
A cette 1re édition des Ambassadeurs de paix awards (APA), c’est la confrérie des Dozos sans frontières qui a été désignée lauréate du prix APA du patriotisme. Selon le coordonnateur de ladite confrérie, Yacouba Drabo, cette récompense est à mettre en réalité à l’actif de tous les Burkinabè pour leur engagement dans cette lutte sans merci contre les forces du mal car, a-t-il rappelé, la guerre contre le terrorisme requiert l’engagement de tous les citoyens. En ce qui concerne l’engagement des Dozos au front, Yacouba Drabo a déclaré : « Il n’est pas forcément question pour les Dozos de prendre les armes. Nous sommes des hommes de terrain mais dans ce genre de lutte, le service de renseignement est un élément primordial. Donc le rôle des Dozos, c’est aussi de renseigner les autorités nationales sur toute personne suspecte qui séjourne dans un village ou qui y passe. Il est très important de sensibiliser la population pour qu’elle collabore avec les forces sur le terrain, en termes de renseignements ».
La 1re édition des Ambassadeurs de paix awards (APA), un événement organisé par le Mouvement pour la culture de la paix et l'amour de la patrie (MPAP) afin de célébrer le mérite des fils et filles du Burkina qui oeuvrent en faveur de la paix et du vivre-ensemble, a connu son apothéose le vendredi 3 septembre 2021. C’est Casimir Segueda, gouverneur de la région du Centre-Nord, qui a reçu le trophée Ambassadeur de paix awards (APA) de l'année. Cette distinction vise à le récompenser pour son engagement patriotique au profit de la paix et de la cohésion sociale dans cette partie du pays particulièrement éprouvée par les attaques terroristes.
Les Ambassadeurs de paix awards (APA), selon le président du Mouvement pour la culture de la paix et l'amour de la patrie (MPAP), sont des hommes et des femmes de paix. « Ce sont ceux-làqui, au cours de l’année ou depuis l’existence du MPAP, ont posé des actes concrets en faveur de la paix, de la cohésion sociale, de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble là où il y avait des conflits et ce, dans toutes les régions du pays », a précisé Samuel Kalkoundo. Cette cérémonie de distinction est une sorte de reconnaissance de leurs actions, a-t-il ajouté. Pour ce faire, un appel a été lancé à l’ensemble des 13 coordinations MPAP représentées dans chacune des régions du pays, pour faire des propositions sur la base de critères préalablement établis. « Ces critères sont essentiellement les actes, les actions en faveur de la réconciliation nationale entre groupes ou au sein de la société pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble », a énuméré M. Kalkoundo. Ce sont au total plusieurs trophées APA qui ont été décernés aux lauréats : un trophée APA à chacune des trois composantes engagées dans la lutte contre le terrorisme ; un trophée APA patriotique décerné à Yacouba Drabo, coordonnateur national de la confrérie des Dozos sans frontières ; un autre trophée APA pour l’engagement de la jeunesse, décerné à Moumouni Diala, président du Conseil national de la jeunesse ; ainsi qu’un trophée APA de l’année, décerné à Casimir Segueda, gouverneur de la région du Centre-Nord.
Tous ces trophées récompensent ces différents lauréats pour leur engagement patriotique dans la lutte contre l’insécurité et pour la promotion du vivre-ensemble dans notre pays. M. Kalkoundo précise que « c’est unjury de sages de notre société, présidé par l’imam Talouta Dioni de Fada », qui a eu la lourde charge d’éplucher les dossiers pour choisir les meilleurs.
Prix APA du patriotisme, la confrérie des Dozos, représentée par son coordonnateur, a salué cette initiative du MPAP (Lire à ce propos l'encadré au https://www.radarsburkina.net/index.php/fr/societe/2766-encadre). Selon Yacouba Drabo, ce trophée ne veut pas dire que les Dozos font mieux que les autres, c’est pour juste dire que nous devons faire encore plus. « La paix, ce n’est pas un mot ; c’est un comportement », a-t-il dit, paraphrasant le président Félix Houphouët-Boigny. Il a ajouté : « Il faut faire comprendre aux uns et aux autres que le combat n’est pas seulement celui des FDS. Le gouvernement seul ne peut s’en sortir. Chacun doit prendre conscience, donner le meilleur de lui-même, sa contribution et soutenir les actions menées si nous voulons gagner cette guerre », a martelé Yacouba Drabo. Celui-ci lance un appel à tous les fils et toutes les filles de la nation à accompagner les actions des FDS et des VDP sur le terrain. « Tout le monde ne peut pas aller au front mais il est important de renseigner les FDS, la police de proximité ason importance. Nous sommes tous des Burkinabè, on ne va pas fuir pour laisser le Burkina Faso. On ne va pas abandonner notre armée. Levons-nous maintenant ! » a-t-il lancé.
Au cours de cette cérémonie, une quarantaine de personnes ont été distinguées à travers des attestations de reconnaissance et autres. 10 familles de FDS et 10 familles de VDP ont reçu chacune un sac de riz. Un appel à la mobilisation a été lancé pour continuer cet élan de solidarité au-delà de nos frontières. « En les récompensant, nous voulons susciter l’amour pour la patrie, lancer un élan et un réveil patriotique pour pouvoir aboutir à un Burkina Faso apaisé, sécurisé dans toutes ses régions et aussi galvaniser les troupes au front », a expliqué le président du MPAP.
Toutes les régions ont été représentées à cette soirée de promotion de la paix, laquelle a été placée sous le haut patronage de Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo, empereur des Mossé, représenté par le Saman-Naaba, ainsi que le parrainage conjoint d’el hadj Oumarou Zoungrana, président de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), de Son Eminence le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, et du pasteur Henry Yé, président de la Fédération des églises et missions évangéliques du Burkina (FEME), qui ont tous livré un message de paix et un appel à la mobilisation. Le thème retenu pour cette 1re édition des APA est : « Quelle contribution pour la prise en charge des familles des FDS et des VDP tombés sur le champ d’honneur ? »
« Ce que nous demandons, c’est de continuer à avancer. Si nous reculons, il n’y aura même plus de lieu pour reculer pour qu’il y ait les déplacés internes ; nous ne pouvons donc qu’avancer. Avançons pour la victoire. Et quoi qu’il arrive, les familles des victimes ne resteront jamais orphelines, la population et le gouvernement les soutiendront» a terminé M. Kalkoundo.
Rigobert, 40 ans, marié et père de deux enfants, a comparu au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou ce 3 septembre. Le prévenu était à la barre pour détournement d’une mineure et abus sexuel sur cette dernière.
Courant juillet 2021, Rigobert, natif de la ville de Bobo-Dioulasso, aurait détourné Vanessa à l’insu des parents de cette dernière et l’aurait emmenée dans une maison louée par ses soins dans un quartier de Ouagadougou afin de l’y héberger. Déjà en couple et père de deux enfants, le quadragénaire aurait décidé de se mettre avec la petite Vanessa, seulement âgée de 14 ans.
A la barre, l’accusé reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Cependant, il prétend qu’il croyait que la fille avait 17 ans et non 14. « A votre âge vous ne savez pas distinguer une fille qui a 17 ans d’une autre qui est beaucoup moins âgée ? » lui a demandé le procureur. Et l’accusé de persister qu’il pensait que la jouvencelle avait 17 ans. « Comment on procède lorsqu’on veut épouser une femme ? » lui demande le parquet. « On fait une demande à la famille », répond Rigobert. « Pourquoi n’avoir alors pas fait cette demande ? » lui rétorque le juge. Cette fois, l’accusé reste sans réponse. « Avez-vous eu des rapports sexuels avec la fille ? » demande le parquet. « Oui, j’ai couché avec elle », reconnaît Rigobert.
Dans son réquisitoire, le procureur, tout en déplorant l’absence de la victime dans la salle d’audience, a fait remarquer que le but premier de Rigobert était de coucher avec Vanessa et non de l’épouser, comme il l’a prétendu pour sa défense. Selon l’homme de droit, « la fille est une gamine qui n’a pas le discernement nécessaire pour dire clairement non aux manigances de cet homme ». Il ajoute que quand on veut se marier à une femme, on suit les démarches en la matière pour obtenir préalablement l’autorisation des parents de cette dernière. Et que si Rigobert ne l’a pas fait, c’est qu’il savait que les parents de la fille allaient être catégoriquement opposés à sa demande. Mieux ils allaient prendre des précautions pour protéger leur enfant. Le procureur a donc demandé que Rigobert soit reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et condamné à une peine d’emprisonnement de 15 mois, dont 12 ferme, et à une amende de 100 000 FCFA.
A la suite du procureur, le tribunal a reconnu Rigobert coupable des faits de détournement de mineure et d’abus sexuel qui lui étaient reprochés et l'a condamné à une peine de prison de 12 mois et à 500 000 FCFA d’amende.
Conformément à la loi, Rigobert dispose de 15 jours pour faire appel de ce verdict.
L'annonce de la fermeture du plus grand lycée du Burkina Faso crée des mécontents. Parmi ces derniers, le personnel dudit lycée. Il a tenu une conférence de presse le jeudi 2 septembre 2021 à Ouagadougou. Durant les échanges avec les hommes de médias, les animateurs de la conférence de presse ont posé leur « veto » à cette décision du gouvernement de fermer le lycée Philippe Zinda Kaboré pour l'année scolaire 2021-2022.
La crise scolaire qui secoue le Burkina Faso est loin d’être finie. Des enseignants du lycée Philippe Zinda Kaboré ont dénoncé la fermeture de leur lieu de travail. Pour eux, le saccage des tables-bancs et la non-fonctionnalité du lycée ne sauraient être des raisons valables pour qu’on ferme leur établissement. Selon le délégué du personnel, les raisons invoquées pour justifier cette décision du gouvernement sont « risibles ». «C'est insulter l'intelligence des citoyens que de dire que les élèves seront soulagés alors que certains d'entre eux ont la possibilité de s'inscrire encore dans des lycées mitoyens du Zinda Kaboré tels que le lycée Nelson Mandela, le lycée municipal de Paspanga et le lycée Bogodogo », a déclaré Karim Toussakoe. Les plaignants du jour disent « non » à cette fermeture et exhortent le gouvernement à reconsidérer sa décision. Les conférenciers, majoritairement des professeurs, n’ont pas manqué d’accuser leur proviseur. Ils reprochent à Alexis Kyelem, le chef de l'établissement, d’être non seulement à la solde du ministre Ouaro, mais aussi la cause du problème. « Le ministre agit sur la base des rapports que lui donne le proviseur. Cela veut donc dire qu’il (Ndlr : le proviseur Kyelem) ne fait pas de bons rapports au ministre », clame Karim Toussakoe. Et de poursuivre qu’« il est le principal dispositif dans la répression des élèves ». Ces derniers reprochent au proviseur une « gestion militaire » de l'établissement, prenant à lui seul les décisions. « C’est la raison pour laquelle il n’a pas été soutenu par tout le personnel durant les évènements qu’a connus le lycée », disent-ils. A en croire les conférenciers du jour, leur sortie médiatique n’est nullement justifiée par leur peur d’être mutés hors de Ouagadougou ; c’est une question d’éducation et cela implique toute la Nation. «On a des preuves que tous les éléments sont là. Si on a pris du temps avant de faire cette conférence, c’est qu’on devait mettre du temps pour avoir des éléments clairs avant de faire une déclaration », a affirmé le personnel pour justifier son silence depuis la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré, le 24 mai dernier. « Si rien n’est fait dans les jours à venir, nous allons lancer un appel à la mobilisation », ont-ils prévenu.