samedi 23 octobre 2021

Renchérissement de la vie : La ligue des consommateurs du Burkina monte au créneau

ccons uneLa hausse généralisée et continuelle des prix des denrées alimentaires et la cherté du matériel scolaire dans un contexte de reprise des cours ont été les sujets majeurs évoqués par la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) ce mardi 28 septembre à Ouagadougou au cours d'un point de presse. Cette structure dénonce le manque de fermeté des autorités.

« La vie est de plus en plus chère au Burkina ». C’est en tout cas le constat fait par la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) et cela, depuis fin 2020. Dasmané Traoré, président de la LCB, pointe du doigt le laxisme du gouvernement burkinabè, car malgré les nombreuses interpellations, force est de reconnaître que la situation n’a guère changé. « La preuve en est que le prix moyen de l'huile, qui était de 850 F le litre en fin 2020, est passé à 1300 F CFA en 2021, soit une hausse de 34,61%. Quant au prix moyen du sac de maïs de 100 kg, il a connu une hausse de 17 000 à 22 000 F CFA, soit une hausse de 22,72% sur la même période. Le prix de recharge de la bouteille de gaz de 6 kg, lui, est de 2500 F CFA dans certaines localités alors que le prix officiel est de 2220 F CFA », affirme-t-il. ccons 2La LCB déplore la prise tardive des décisions, surtout à un moment où ces produits de consommation sont difficiles à trouver sur le marché. « On note une absence ou une insuffisance de communication et de sensibilisation pour une meilleure mise en œuvre des mesures prises par le ministère du Commerce », précise M. Traoré. Selon lui, cette absence de répression conduit les commerçants à « augmenter les prix du jour au lendemain». Face à une telle situation, la LCB propose la convocation de la commission tripartite (Gouvernement-Secteur Privé-OSC) pour échanger sur la situation afin de trouver des solutions concertées et innovantes.

ccons 3Cette situation de vie chère s’accentue avec la rentrée scolaire et académique au Burkina Faso. Et la LCB dénonce un tapage publicitaire des établissements d’enseignement et de formation dans les médias avec des pubs parfois mensongères ; le coût très élevé des frais de scolarité, surtout dans les établissements privés : cas de la maternelle et des universités privées ; l’obligation de paiement des frais de cotisations des APE, qui varient d’une école à l’autre sans raison apparente et dont l’utilisation n’est pas toujours justifiée. A ce sujet justement, la LCB demande « la suppression pure et simple des frais APE, devenus la chasse gardée de certains responsables d’établissement au détriment des élèves eux-mêmes ».

La LCB a saisi cette occasion pour saluer le récent démantèlement d’un réseau de trafic de carburant et encourager tous les acteurs engagés dans cette action afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. « La LCB tient à rassurer les consommateurs qu’elle suit attentivement le dénouement de cette affaire », a confirmé Dasmané Traoré. Il appelle les consommateurs à la vigilance et à la dénonciation toutes les fois où elle constatera des manquements.

Sié Mathias Kam

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