Mode et résilience : « Les cache-nez m'ont sauvé », François 1er, styliste modéliste burkinabè
La crise sanitaire consécutive au COVID-19, loin d'être un tremplin pour l'économie de beaucoup de pays, a néanmoins offert l'occasion à certains acteurs d'avoir une bouffée d'oxygène. Sont de ceux-là le styliste modéliste burkinabè François 1er, pour qui la production de cache-nez dans ces circonstances a permis à son entreprise de respirer. Radars Info l'a rencontré à l'occasion de la soirée podium organisée dans le cadre des préparatifs du prochain Salon international du textile africain (SITA), prévue en octobre prochain à Djibouti. Il nous en dit plus.
« Quand la crise COVID-19 est apparue, honnêtement je n'y croyais pas », affirme François 1er. Selon son propre témoignage, l'idée des cache-nez lui est venue du présentateur Salif Sanfo qui est à la fois un de ses amis et un de ses meilleurs clients. C'est ce dernier qui a tapé du poing sur la table pour dire de saisir l'occasion pour produire des cache-nez en Faso Dan Fani. François 1er a donc commencé avec des cache-nez en coton bio ayant un design particulier et la mayonnaise a pris. « Mon cache-nez a voyagé un peu partout dans le monde ; au début, c’étaient 200 000 cache-nez », se réjouit-il. « S'il n'y avait pas eu ce concept de cache-nez, je ne sais pas comment j'allais m'y prendre, comment l'industrie elle-même allait survivre parce qu'en Europe tout était fermé », a-t-il déclaré.
« Les cache-nez m'ont sauvé. Cela m'a permis aussi de répondre à un besoin immédiat parce que s'il n'y avait pas ce type d'initiative on allait importer les cache-nez de l'étranger », soutient-il. Notons que le styliste François 1er à également bénéficié de la commande de cache-nez lancée à l'époque par l'Etat burkinabè dont il était le principal fournisseur.
« Cette initiative a bénéficié aux acteurs de toute la chaîne de valeur que sont les cotonculteurs, les tisserands, les teinturiers et les couturiers. Ils ont tous gagné de l'argent. Honnêtement, cela nous a permis de respirer », a-t-il lancé.
François 1er a également apprécié l'initiative des soirées podium organisé par le SITA pour mettre en valeur les créations des stylistes burkinabè. « Cela fait 13 ans que je me bats pour imposer cette marque, cette éthique contemporaine aujourd'hui. C'est un honneur pour moi parce que avec cette initiative du SITA l'on sent que les gens ont adhéré à ce projet », s'est-il réjoui. Il salué les efforts du commissaire général du SITA, Abdoulaye Mossé, qui se bat pour faire connaître le textile africain à l'international.
Bessy François Séni
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