Mode/Faso Danfani : Le créateur OB Style à l’honneur au SITA
Le Salon international du textile africain (SITA) a organisé le samedi 17 juillet 2021 une soirée podium à son siège à Ouagadougou. A cette occasion, le créateur de mode OB Style a été mis en lumière pour son travail de valorisation du textile "made in Burkina". Cette soirée était parainnée par le ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières, le Dr Béchir Ismaël Ouédraogo.
Après François 1er et Prince Dessuti, le SITA a frappé fort en allant dénicher dans la belle cité de Sya OB Style ou Boubacar Ouédraogo à l’état civil. Ce talentueux créateur dont la carrière a débuté en 1994 est l’un des porte-flambeaux de la mode burkinabè. Au cours de cette soirée podium, le public a été gratifié d’un défilé de mode qui lui a permis de découvrir le génie créatif de ce natif de la capitale économique du Burkina.
L’homme qui a pour marque de fabrique dans ses créations le Faso Danfani a, une fois de plus, émerveillé le public par ses collections artistiques pour hommes et femmes.
Le SITA, créé en 2009, s’inscrit dans un processus de valorisation des créateurs de mode. “Pourquoi attendre d'aller jusqu’à Djibouti pour valoriser le textile d’autres pays en oubliant le nôtre ? Cette soirée est vraiment la bienvenue pour le textile et les acteurs du textile au Burkina Faso’’, a précisé le commissaire général du SITA, Abdoulaye Mossé, à l’ouverture du défilé.
Présent à cette soirée, le parrain de l’événement, Béchir Ismaël Ouédraogo, ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières et par ailleurs président des jeunes du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), s'est réjoui de cette initiative nationale de valorisation du textile et a promis d’en faire le plaidoyer auprès de qui de droit. ‘’La meilleure façon d'accompagner ces millions de Burkinabè qui travaillent dans le textile, c'est d'encourager ce genre d'initiative. C'est aussi la seule manière de faire en sorte que notre économie soit productive'', a lancé Béchir Ismaël Ouédraogo. Et d'ajouter : ‘’Accompagner ces initiatives, c'est nous accompagner nous-mêmes, car c'est accompagner la production et l'emploi. Cela permet aux Burkinabè de vivre de façon décente. Je prends l'engagement de faire le plaidoyer de cet événement auprès de qui de droit pour booster le textile''.
A en croire le ministre Ismaël Ouédraogo, cette initiative permettra au Burkina de conserver des devises qu'il perd en important des vêtements et contribuera non seulement à créer des emplois mais aussi à faire vivre toute la chaîne qui travaille le coton.
Cette soirée qui est la 3e du genre s’est achevée en beauté ; en témoigne le sourire qui se lisait sur les visages. Et ce n'est certainement pas OB Style qui dira le contraire, lui qui a dit être honoré par cette initiative inédite. C’est par une exposition-vente des tenues d’OB Style qu'a pris fin l’événement.
Sié Mathias Kam (stagiaire)

Les conférenciers se sont prononcés sur le projet de réalisation du « Grand Ouaga ». Selon Marc Gansoré, citant la déclaration liminaire, le « Grand Ouaga », c'est 3 450 km2, soit un rayon de 25 km. Quel avenir pour les exploitations familiales et maraîchères périurbaines, étant donné que près de 80% des terres agricoles deviendront des terrains urbains dans un proche avenir ?
Pour venir à bout de ces difficultés qui minent le secteur foncier, la CPF recommande la réalisation d'un audit foncier rural, suivie du rétablissement dans leurs droits des ruraux floués par les accapareurs de terres ; la mise en œuvre de l'article 218 du Code général des collectivités territoriales qui dispose que la commune rurale comprend un espace d'habitation, un espace de production et un espace de conservation ; la cessation de la confusion et du chaos qui règnent dans le domaine du foncier rural, notamment l’accaparement des terres par les agences immobilières, qui est contraire à la loi 034-2009 ; la mise en place d’opérations spéciales subventionnées de délivrance d'APFR au profit des populations rurales ; la mise en œuvre d’un programme national de sécurisation foncière des exploitations familiales avec délivrance d'APFR collectives ; l’amendement de la loi 034-2009 portant régime foncier rural pour y introduire des mécanismes de régulation des transactions foncières plus rigides, notamment en ce qui concerne les ventes ; la mise en place dans les meilleurs délais d’un fonds national pour la sécurisation foncière en milieu rural et, enfin, la préservation du patrimoine foncier pour les générations futures.
Sous la houlette du Pr Jean Célestin Ki, les présidents des jurys ont délibéré. Les premiers cris de joie se font entendre. « Alléluia ! On s’en fout de la mention » ; « Merci, Seigneur », scandaient à pleins poumons des admis au 1er tour. Après des cris bien nourris, la première des choses que font certains d’entre eux, c’est de passer un coup de file à leur famille pour l’informer de la bonne nouvelle.
Mais comme c’est aussi en général le cas lors de la proclamation des résultats d’un examen, à côté des effusions de joie, c’est la tristesse et la déception chez les candidats recalés. Pleurant à chaudes larmes, certains se retirent, accompagnés d’amis qui essaient de les consoler et de leur remonter le moral. « C’est enfin la libération ; pour la suite je ne sais pas, mais en tout cas je vais passer d’excellentes vacances », nous dit Boukary Kaboré, fraîchement admis au Bac A4. Même son de cloche chez Ilboudo Martin qui affirme, jovial : « Je suis simplement content ; je vais dormir tranquille ! »
Mais au-delà de la danse, Olivier Gansaoré dit vouloir montrer que l’art participe au développement durable. « Ces détenus ont un vide en eux et la danse vient en quelques sorte comme un rempart pour eux », dit-il. Et de préciser : « Je suis venu à la MACO dans un cadre très spécial pour montrer au détenu, qui est considéré comme le raté de la famille, le marginalisé, que par la danse, il peut être un exemple de la société et pour sa famille. Qu’il puisse inspirer d’autres ».
« Acceptez votre peine pour vous améliorer. Nous vous attendons dans la société avec enthousiasme pour que cet apprentissage vous soit utile une fois que vous serez dehors et que vous puissiez vivre de votre art », a-t-il martelé.
Le président sortant compte à son prochain mandat aller au-delà des actes déjà posés en réorientant toutes les politiques publiques dans la création de l’emploi, en orientant les partenaires vers la création de l’emploi pour prévenir la radicalisation, les conflits et permettre à la jeunesse de s’épanouir.
Utiliser le digital pour venir à bout du tabagisme, c’est le défi que s’est lancé l’Organisation mondiale de la Santé-Burkina (OMS-Burkina) à travers la mise en place d’un outil dénommé « M-sevrage Tabac », afin d’aider les fumeurs à arrêter. Pour en savoir davantage, Radars Info Burkina a tendu son micro à Moumouni Ouédraogo, chef dudit projet et consultant pour OMS-Burkina.
La mise en œuvre de ce programme a été guidée par le développement croissant du digital. C’est facile d’atteindre plus de personnes à travers le téléphone. Cela a aussi l’avantage d’autonomiser les individus. « Vous êtes obligé d’aller voir un médecin et un soignant pour vous faire consulter et parfois les gens ne veulent pas se déplacer », explique Moumouni Ouédraogo.
L’artiste slameur burkinabè Nael Melerd, Nathanaël Minoungou à l’état civil, a vu l’un de ses textes constituer le sujet de commentaire composé du Bac D, session 2021, dont les épreuves écrites ont débuté le jeudi 8 juillet sur toute l’étendue du territoire national. Joint au téléphone par Radars Info, l’artiste slameur a affirmé être ravi d’une telle reconnaissance.
Le slameur raconte que la rédaction de ce texte est intervenue à un moment sombre de l’histoire du Burkina, particulièrement en proie à cette époque-là aux attaques terroristes et à la pandémie de COVID-19. Toujours selon lui, c’est la peur qui s'était emparée de lui et de ses compatriotes qui l’a amené à prendre sa plume en vue de redonner espoir aux populations. « J’ai écrit ce texte pour galvaniser mes compatriotes et leur dire qu'ils ne doivent pas se tromper d’ennemi », dit-il.
Crise sécuritaire, insuffisance des intrants agricoles, hausse du prix des produits de grande consommation, tels sont les maux qui minent l’agriculture burkinabè ces dernières années. Pour mieux cerner ces phénomènes, Radars Info Burkina a tendu son micro à Christophe Ouédraogo, chargé à la formation au bureau national du Syndicat national des travailleurs de l’agriculture (SYNATRAG). Il nous parle des réalités du monde paysan mais propose aussi des solutions pour sortir le secteur de l’ornière.
S’agissant des semences améliorées, c’est 6 000 tonnes qui sont disponibles, ce qui ne représente que 9% des besoins. « Vous comprenez qu’avec cela on ne puisse pas sortir de l’ornière ! On ne développera pas l’agriculture de ce pays avec ce type d’appui », poursuit-il.
Wilfried, dans sa déclaration à la police, a cependant reconnu les faits qui lui étaient reprochés. « Il m’a dit qu’il allait m’offrir un téléphone portable après la prière », confie-t-il dans sa déposition devant le procureur. Mais chose étrange, devant le tribunal, il nie les faits et prétend qu’il ne savait pas que le sachet en question contenait des téléphones portables. Pire, il affirme ignorer où habite celui qui le lui aurait remis, arguant qu’ils étaient juste des amis dans la rue.
Les enquêteurs, répartis dans les différents pays du continent, ont reconnu le mérite et le travail de Simon Nacoulma. « Ce prix est une lumière dans ce champ obscur que traverse notre pays. C’est la preuve que le Burkina est un pays qui gagne, un pays fort, un pays d’intellectuels et d’expertise avec des gens qui ont un savoir-faire », souligne le lauréat du PADEV. « Il y avait plus de 800 candidats répartis sur tout le continent africain. Les critères retenus étaient sûrement l’abnégation, le travail et l’accompagnement des plus démunis depuis maintenant 19 ans », a précisé le responsable de l’Association ICCV/Nazemsé. « Ce prix est une sorte de retour sur mes investissements depuis maintenant une trentaine d’années dans le social », s’est-il réjoui.










