Entretien des toilettes publiques à Ouagadougou : Un autre cas d’incivisme de la population
Il existe peu de toilettes publiques dans la ville de Ouagadougou. C’est ce constat qui a conduit Adama Raymond Kabré à poser les jalons d’une ville saine avec la commodité. Débuté depuis le depuis janvier 2021, le projet d’installation de toilettes modernes et publiques bat son plein. Déjà plusieurs sites répertoriés ont bénéficié de cet appuie, mais le véritable problème qui se pose est l’entretien de ces toilettes.
Beaucoup de Burkinabè passent une grande partie de leur journée loin de leur domicile. Ils sont confrontés au manque de toilettes publiques pour satisfaire leurs besoins naturels. Grâce à Adama Raymond Kabré à travers son projet d’installation de toilettes publiques, la population pourra satisfaire plus aisément un besoin fondamental. Selon ce dernier, ces toilettes publiques seront implantées près des espaces publics ou des lieux d’activité humaine intense. Elles seront de ce fait utiles et indispensables aux personnes travaillant ou aux passants. « Ce projet va permettre de renforcer la disponibilité des toilettes à coûts amoindris dans les espaces urbains ou le besoin se fait sentir et qui seront identifiés en collaboration avec les communes », confie Adama Raymond Kabré. L’une des particularités de ces toilettes publiques est le respect des critères précis pour les rendre accessibles aux personnes handicapées. « Ces toilettes ont des surfaces plus importantes pour permettre aux personnes à mobilité réduite d’effectuer des déplacements (rotation et positionnement) au sein de l’habitacle », précise-t-il. Avec 50 FCFA, les usagers auront accès aux toilettes.
Selon Abdoulaye Sawadogo, contrôleur technique du projet, cette somme permettra d’engager des gestionnaires afin d’entretenir les lieux et de créer de l’emploi pour la jeunesse. « L'objectif étant de promouvoir la commodité de l'emploi de la jeunesse, chaque site aura un gérant et une agence d'hygiène pour le nettoyage. De plus, après le passage de chaque utilisateur, un nettoyage sera fait pour maintenir les lieux propres », ajoute l’initiateur du projet, Adama Raymond Kabré. Toutefois, des jeunes évitent de les utiliser à cause de l’insalubrité. Des travaux de chercheurs, comme ceux de l’urbaniste Clara Greed, ont montré que les femmes sont celles qui ont le plus besoin de ce mobilier urbain, et que ce sont aussi elles qui y ont le moins accès.
« Lorsque des toilettes ne sont pas disponibles, les femmes et les filles limitent souvent leur consommation de boissons ou d'aliments pour retarder leur besoin d'aller aux toilettes, ce qui contribuer à augmenter divers risque pour leur santé et nuit à leur qualité de vie », affirme M. Kabré. « Elles attentent que la nuit tombe pour se soulager à l'air libre, ce qui peut être dangereux pour leur santé », déplore-t-il. Pour lui, l'utilisation des toilettes pour les filles est primordiale, parce qu’avoir accès à un endroit pour ses besoins est un droit. Adama Raymond Kabré reste confiant quant à la bonne utilisation de ces toilettes, mais demande plus de sensibilisation des usagers à la nécessité de tenir ces lieux constamment propres. Afin de pouvoir mener à bien ce projet, il demande le soutien de la mairie de Ouagadoudou, notamment dans la facilitation des autorisations d’installation et attend de l’Etat un accompagnement technique, notamment des formations du personnel chargé de l'entretien des lieux en matière d’assainissement.
Sié Mathias Kam
Ils étaient essentiellement des jeunes, parmi lesquels des étudiants, ainsi que des autorités municipales à sortir dans la matinée du dimanche 3 octobre 2021 pour une marche silencieuse en hommage à Ina Mounia Drabo, une étudiante assassinée lors d'un braquage, et aux autres victimes de l’insécurité dans cet arrondissement. Les marcheurs ont arpenté les artères du quartier Rimkiéta où le drame a eu lieu le dimanche 26 septembre dernier : les uns pour soutenir la famille endeuillée, les autres pour demander plus de sécurité dans le quartier.
Tous ont demandé le renforcement de la sécurité dans cette partie de la capitale. Pour Boureima Drabo, oncle de la défunte, la marche est un encouragement et un signal fort envoyé aux autorités afin qu'elles sachent qu'il y a un sérieux problème d’insécurité dans le quartier.
Les habitants se sentent abandonnés et ils en veulent pour preuve leur quotidien qui n'est guère reluisant. “L’arrondissement 8 souffre du manque d’aménagement des voiries et d’éclairage public. De plus, les services de sécurité y manquent de façon criarde. Le commissariat de police a été construit mais n’est pas encore fonctionnel”, a-t-elle déploré. Et de souligner qu’il faudrait une union sacrée des habitants du quartier. <<Cette situation d’insécurité que nous traversons commande l’unité de tous autour des préoccupations pressantes des populations de l’arrondissement. C’est pourquoi l’acte d’aujourd’hui doit être le départ d’une série d’initiatives citoyennes qui permettront aux habitants de porter leurs préoccupations aux autorités compétentes. Ces activités doivent se faire dans une unité d’action des associations des résidents pour le bien-être de tous>>, a-t-elle déclaré.
Fermé depuis mai 2021 suite à de violentes manifestations d’élèves qui avait occasionné le saccage de certains bureaux et l’incendie du véhicule du proviseur d’alors, le Lycée Philippe Zinda Kaboré (LPZK) le restera au cours de cette année scolaire. Ainsi en ont décidé en tout cas les premiers responsables du ministère de l’Education nationale.
La fermeture du Lycée affecte également les commerçants qui sont installés tout autour. Pour Léon Thieno, le commerce est déjà pénalisé par cette fermeture. Selon lui, les années passées, à pareil moment il faisait déjà de bonnes affaires mais cette année, ce n'est guère le cas.
Ce vendredi 1er octobre marque le début de l’année scolaire 2021-2022 au Burkina Faso. L’Union nationale des étudiants du Faso (UNEF), dans une déclaration, souhaite « une bonne rentrée académique » à tous les étudiants des universités et instituts privés d’enseignement supérieur du Burkina. Yamba Marcel Kaboré, président de cette structure estudiantine, note des avancées dans la prise en compte de leurs revendications, mais dit attendre plus de mesures d’accompagnement de la part des autorités en charge de l’enseignement supérieur.
Concernant la construction d’infrastructures universitaires, Kaboré rappelle qu’entre « hier et aujourd’hui, il y a une différence car de nos jours dans presque toutes les régions, il y a des universités, ce qui est à saluer. Autrefois Ouagadougou était le seul centre universitaire mais les autorités nationales ont travaillé à remédier à cette situation ». L’UNEF pointe néanmoins du doigt l’initiative « un étudiant, un ordinateur », qu’elle qualifie « d’échec » car, poursuit son président, les étudiants sont contraints de patienter plus de 8 mois avant de pouvoir entrer en possession de leur ordi. « Nous demandons à nos autorités de respecter le délai qu’elles donnent, car attendre plus de 8 mois pour un délai initial de 3 mois, c’est trop », a-t-il plaidé.
Le président de l’UNEF souhaite en outre qu’un feu tricolore soit implanté à l’entrée est de l’université Joseph Ki-Zerbo, « car c’est la principale porte d’entrée et de sortie des étudiants ». Thomas Siliga, étudiant en 3e année de Sciences de la vie et de la Terre, précise que l’unique revendication des étudiants, « c’est de voir les années académiques se normaliser ». « Cette année, il n’y a pas eu de recrutement à l’UFR/SVT. L’objectif de cette mesure, c’est de normaliser les choses et elle est à saluer. Peu à peu, les choses vont rentrer dans l’ordre », lance-t-il, optimiste.
L’ONEA informe ses abonnés de la ville de Ouagadougou que suite à des interventions techniques sur ses installations de production à Ziga, certains quartiers de la ville connaîtront des baisses de pression, voire une interruption de la fourniture d'eau.
La période des rentrées scolaire et universitaire est en général un moment où les fournitures scolaires ainsi que les moyens de déplacement comme les vélos et motos s'achètent bien. Cependant, comme Radars Info Burkina a pu en faire le constat cette année dans quelques lieux de vente de bicyclettes, l'engouement est loin d’être aussi grand que les années précédentes. D'un côté, les clients se plaignent de la hausse des prix et de l'autre, les commerçants pointent un doigt accusateur sur la crise sanitaire.
Ibrahim Goumbani est étudiant. Il vient juste d'acheter un vélo. Selon lui, les vélos qu'on pouvait avoir à 45 000 F CFA sont actuellement vendus à 50 000 ou 55 000 F CFA.
L’opinion d’Inoussa Compaoré est que la hausse des prix est due à la crise sanitaire. Les coûts du transport ayant augmenté, eux, les commerçants, n'avaient d'autre choix que de répercuter ce renchérissement sur le prix des articles qu’ils vendent, se justifie-t-il.
Au Tribunal de grande instance de Ouaga I, 4 prévenus étaient à la barre le mardi 18 septembre 2021 pour répondre des faits de vol et de complicité de vol. Parmi eux figurait Alassane, condamné à 12 mois de prison et à une amende de 500 000 F CFA.
Le prévenu ayant révélé à la barre que des vigiles de l’entreprise ‘’visitée’’ l’avait laissé filer à l'anglaise une première fois en contrepartie de la somme de 20 000 F, le parquet a fait comparaître également Bouba, Ali et Belko pour complicité de vol et refus de dénoncer un voleur. Ces 3 personnes ont reconnu les faits de complicité à elles reprochés.
La LCB déplore la prise tardive des décisions, surtout à un moment où ces produits de consommation sont difficiles à trouver sur le marché. « On note une absence ou une insuffisance de communication et de sensibilisation pour une meilleure mise en œuvre des mesures prises par le ministère du Commerce », précise M. Traoré. Selon lui, cette absence de répression conduit les commerçants à « augmenter les prix du jour au lendemain». Face à une telle situation, la LCB propose la convocation de la commission tripartite (Gouvernement-Secteur Privé-OSC) pour échanger sur la situation afin de trouver des solutions concertées et innovantes.
Cette situation de vie chère s’accentue avec la rentrée scolaire et académique au Burkina Faso. Et la LCB dénonce un tapage publicitaire des établissements d’enseignement et de formation dans les médias avec des pubs parfois mensongères ; le coût très élevé des frais de scolarité, surtout dans les établissements privés : cas de la maternelle et des universités privées ; l’obligation de paiement des frais de cotisations des APE, qui varient d’une école à l’autre sans raison apparente et dont l’utilisation n’est pas toujours justifiée. A ce sujet justement, la LCB demande « la suppression pure et simple des frais APE, devenus la chasse gardée de certains responsables d’établissement au détriment des élèves eux-mêmes ».
Effectuée depuis le 15 septembre dernier, la rentrée administrative s’est faite dans un climat de tension. L’administration de nombre d’établissements de la capitale a connu un remue-ménage avec le redéploiement des élèves du lycée Philippe Zinda Kaboré, fermé, mais aussi le mécontentement, voire l’opposition de certains enseignants à cette mesure. Radars Info Burkina a promené son micro dans quelques établissements pour s’enquérir des grands défis à relever au cours de cette nouvelle année scolaire.
Il fait tout de même remarquer qu’en matière d’infrastructures, le lycée Nelson Mandela souffre. « Un lycée qui n’a pas de portail, imaginez un peu à l’intérieur ! L’association des anciens élèves s’est manifestée pour nous venir en aide et nous attendons. L’Etat veut, mais il se trouve qu’il est sur tous les fronts et c’est difficile », a-t-il poursuivi. Il demande aux bonnes volontés de venir en aide à cet autre grand lycée de Ouagadougou.
Et ces citoyens-là préfèrent aller se faire établir de nouveaux documents plutôt que de payer la contravention.
Concernant les cas de vols, les dossiers sont transférés à la police judiciaire qui, elle, fera les enquêtes pour retrouver l'objet perdu. Le chef du service Légalisations du commisariat central de Ouagadougou précise que le certificat de déclaration de perte ou de vol ne peut en aucun cas remplacer les pièces perdues. Pour les usagers qui se plaignent souvent de l’indisponibilité de la fiche de déclaration, le commissaire Boni affirme que la police est dans une dynamique d’informatisation de ses services. En attendant, il exhorte les bonnes volontés qui le peuvent à aider le commissariat central avec des photocopieuses à ne pas hésiter à leur donner un coup de main, car l'unique qui est à leur disposition n'est plus fonctionnelle.










