Ministère de la Culture : Ce que des acteurs culturels retiennent d’Abdoul Karim Sango et attendent d’Elise Ilboudo
Le ministère de la Culture est désormais dirigé par Elise Ilboudo en remplacement d’Abdoul Karim Sango, son prédécesseur. La non-reconduction de ce dernier est diversement appréciée par les acteurs culturels. Radars Info Burkina a recueilli les avis de quelques-uns d'entre eux.
Après plusieurs mois à la tête du ministère de la Culture, Abdoul Karim Sango a été remplacé à ce poste par Elise Ilboudo à l’occasion de la constitution du récent gouvernement Dabiré II. Et le moins qu'on puisse dire est que le départ de ce professeur de droit est apprécié de diverses manières dans le milieu culturel burkinabè. Par exemple, de l'avis de l’artiste musicien Almamy KJ, l’ex-ministre Sango, dans l'exercice de ses fonctions, n’a pas pu répondre aux attentes des artistes burkinabè. « Nous avons demandé que le BBDA ait un logiciel unique de comptabilisation et souhaité qu’il y ait davantage de transparence en matière de sélection des activités organisées par l’Etat telles que la SNC, le FESPACO et le SIAO. Nous avons aussi demandé qu'il y ait de la transparence dans la gestion du fonds de promotion culturelle du BBDA. Malheureusement, rien de tout cela n’a été fait », a-t-il déploré.
Selon lui, les acteurs culturels ne sont pas soutenus équitablement et beaucoup reste à faire au ministère de la Culture. Et notre interlocuteur d’ajouter : « Ce sont les acteurs culturels qui ont plus de 15 ou 20 ans de carrière qui sont toujours soutenus. Pour ce qui est de la COVID-19, il n’y a que 150 millions de francs CFA qui ont été utilisés au profit des artistes musiciens, des cinéastes, des plasticiens et des écrivains. »
Mais Almamy KJ affirme qu’à ce jour, aucun bilan clair de la gestion de cette allocation financière n’a été fait : « Il y a vraiment un problème au ministère de la Culture et ce, avec la complicité de l’ex-ministre Sango, parce que les milliards qui ont été alloués aux créateurs par le chef de l’Etat sont passés par ledit ministère. Nous avons demandé un minimum d’un million de FCFA de cachet pour les activités organisées par l’Etat et un minimum de 300 mille FCFA pour ce qui est des play-back, mais notre requête qui n’a jamais été satisfaite.»
A son avis, leur ministère de tutelle devrait travailler à améliorer les conditions de vie des différents acteurs culturels. « De toute façon, les ministres s’en vont mais les syndicats demeurent. Le plus important pour nous, c’est l’amélioration des conditions de vie des acteurs culturels », a-t-il conclu.
Contrairement à Almamy KJ, Papus Zongo, manager d'artistes, dit apprécier le travail accompli par l’ancien ministre Abdoul Karim Sango. A l'en croire, ce dernier se caractérisait par son franc-parler. « Je suis de ceux qui pensent que l’ex-ministre de la Culture était correct ; c'est un homme qui ne mâche pas ses mots et il a voulu apporter sa contribution au développement de la culture burkinabè », a-t-il souligné. Toutefois, il dit espérer que la toute nouvelle ministre de la Culture, Elise Ilboudo, continuera sur cette lancée pour le développement de la culture burkinabè. « Nous espérons que la nouvelle ministre poursuivra ce qui n’a pas pu être achevé par son prédécesseur et qu’elle prendra le temps de connaître son ministère et les problèmes liés au secteur de la Culture », a dit en guise de conclusion Papus Zongo.
Quoi qu’il en soit, les acteurs culturels espèrent tous un changement au sein de leur département afin de voir rayonner la culture burkinabè sur la scène internationale. Et une chose est certaine : la nouvelle ministre sera jugée à la l'aune de ses actions.
Stéphanie W. Lallogo

Une situation qui, à en croire Alassane Baro, secrétaire général du HCT-BF, impacte négativement l'économie burkinabè, avec comme conséquences le blocage du fret à la frontière pendant deux semaines, la détérioration des marchandises durant le stationnement, des conflits entre les acteurs du transport burkinabè et ceux togolais, la fermeture des locaux du CBC à plusieurs reprises, la correspondance qualifiée de malveillante des autorités du port du Togo au directeur du CBC, l'interdiction aux véhicules burkinabè d'accéder aux territoires, entre autres.

« Je pense que c’est à cause de l’argent sinon je ne sais pas ce qu’ils feront avec ces pièces, c’est surement pour les revendre » ajoute t-il. Pour permettre à la population de Yagma d’avoir à nouveau accès à l’eau potable, un constat sera fait dans les jours à venir pour trouver solution à la situation. « Nous comptons sur les médias afin qu’ils nous aident à exhorter la population dans l’entretien de ces biens communs », a-t-il demandé.
Il ajoute que lui et ses camarades ont demandé à maintes reprises à rencontrer le ministre Kaboré pour échanger sur l'installation de la direction des Investigations et du Contrôle qui, selon eux, s'est éloignée de sa véritable mission. Même sur la non-application du décret portant réglementation du commerce entre grossistes, demi-grossistes et détaillants qui favorise les expatriés au détriment des nationaux, le ministre est resté inaccessible, martèle Moussa Ilboudo.
« Nous avons demandé à le rencontrer pour l’informer de la situation, mais il a voulu procéder à des intimidations, disant que nous devons obligatoirement l’écouter et obéir ; nous ne sommes pas d’accord. Nous voulons un ministre qui nous écoutera et nous comprendra», a-t-il poursuivi.
Les grandes familles TIENIN, TIENE à Ouagadougou, Pouni, Bobo-Dioulasso, Koudougou et en Côte d’Ivoire ;
Nous sommes au début d’une nouvelle année. Radars Info Burkina a tendu son micro à des citoyens de la ville de Ouagadougou pour recueillir leurs vœux du Nouvel An.
Madeleine et Awa, elles, formulent des vœux de paix et de bonheur en cette année nouvelle.
A l’approche des fêtes de fin d’année, les femmes et les jeunes filles se bousculent très souvent dans les salons de beauté pour se rendre sublimes. Cependant, avec la recrudescence du coronavirus les mesures barrières sont-elles respectées dans ses lieux publics ? Radars Info Burkina a fait le tour de certains salons de beauté et voici son constat.
Mme Zongo, elle, nous a confié : « Depuis l’apparition de la COVID-19 au pays, j’ai perdu beaucoup de clientes, mais certaines continuent à venir se faire tresser ici. D’autres par contre préfèrent que j'aille chez elles pour les tresser. Je n’ai même plus de temps pour moi depuis le 20 décembre si bien que j’ai dû recruter deux filles de plus qui travaillent avec moi sous contrat. J’ai équipé mon salon de lave-mains, mais cela n’est pas suffisant. Nous demandons seulement à Dieu de nous protéger», dit-elle.
En ce qui concerne Dame Sanou, elle dit qu’elle sait que les coiffeuses qu’elles sont courent le risque de contracter la maladie, mais elle précise qu’elle n’a pas vraiment le choix, d’autant plus qu’elle ne vit que de ce métier. « Je suis mère de 2 enfants et mon mari est décédé il y a 4 ans. J’espère faire le maximum de recettes pendant les fêtes afin de pouvoir m’occuper de mes enfants. Ici au marché, rares sont les personnes qui respectent les mesures barrières. Voyez vous-même comment les lave-mains sont poussiéreux ! Personne ne les utilise ni n'y met de l’eau. Nous demandons à Allah de nous protéger de cette maladie. De notre côté aussi, nous ferons davantage attention », a assuré la coiffeuse.
Il est également important de favoriser la digestion en aidant l’organisme à éliminer le surplus qu’on consomme. Pour cela, on peut prendre un petit bout de gingembre afin de faciliter la digestion et éviter de ce fait un mal de ventre après ingestion.
Il faudra également éviter les mélanges alcool-boissons sucrées. Toutes les boissons alcoolysées contiennent énormément de sucre en plus de l’alcool.
Le lundi 20 janvier 2020, 36 civils ont été tués après avoir essuyé les tirs d'un groupe terroriste armé au marché de Nagraogo, dans la province du Sanmatenga, région du Centre-Nord. Un deuil national de 48 h est décrété.
Les premiers cas de maladie à coronavirus au Burkina ont été confirmés le 9 mars 2020. A la date du 30 décembre 2020, le Burkina comptait 84 décès et 6 632 cas confirmés.
C’est à cet effet que depuis le 8 décembre 2020, la police municipale a changé son mode opératoire afin de s’adapter aux exigences de régulation des voies publiques autour des marchés durant les fêtes de fin d’année.
Au niveau des marchés, la police municipale a détaché une équipe qui s’occupe de la sécurité. « Il faut retenir que dans la ville de Ouagadougou, les attroupements marchands dont la police municipale assure la sécurité sont au nombre de 14 et ce sont essentiellement les marchés qui sont construits par la commune de Ouagadougou », précise-t-il.










