Ressources minières au Burkina : « J’appelle à la construction d’une coalition patriotique pour l’appropriation nationale du secteur minier », Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo
En marge de la 15e édition de ses Journées nationales du refus de la corruption (JNRC), tenues sur le thème « Transparence et recevabilité dans la gestion des ressources minières au Burkina Faso », le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a organisé ce mercredi 9 décembre à Ouagadougou un panel d’experts sur ledit thème. La communication du Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, directeur exécutif de l’institut Free Afrik, a porté sur le sous-thème « Ressources minières : Que gagne le Burkina ? Que perd le Burkina ? » Selon cet économiste-chercheur, le Burkina Faso profite très peu du métal jaune alors qu’il paie un lourd tribut à l’exploitation artisanale et industrielle de l’or aujourd’hui.
« A la faveur de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, il y a eu dans notre pays des réformes fondamentales dont nous jouissions des bénéfices qui ne sont pas encore aussi amples mais qui vont l’être je l’espère », a d’abord relevé le Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo. Il s’agit du Code minier de 2015 qui permet au Burkina d’avoir une fiscalité de 27,5% désormais sur le bénéfice des sociétés industrielles. Un Code minier qui permet de prélever désormais 1% du chiffre d’affaires de toutes les sociétés minières (17 mines industrielles à ce jour) pour servir le financement de l’investissement local à travers le Fonds minier de développent local.
En outre, il y a la loi anti-corruption qui est « la meilleure en Afrique ». « Il faut saluer le mérite du REN-LAC qui, depuis, permet d’éveiller les consciences contre la corruption dans notre pays et de renfoncer l’arsenal juridique à travers cette loi qui est son œuvre majeure», a-t-il souligné.
Pour lui, le secteur des ressources minières peut être décisif pour notre trajectoire économique dans le bon sens comme dans le mauvais. Le bénéfice national tiré de cet secteur qui est en essor depuis au moins 12 ans est extrêmement faible.
Pour ce qui est de la création de richesse que peut engendrer l’exploitation d’une ressource minière, dans notre pays nous avons une situation dans laquelle la valeur ajoutée tirée de ce secteur était de l’ordre de de 6 % en 2018. « La croissance économique de notre pays n’a pas changé depuis que nous exploitons les mines. Cela veut dire que si les mines ont pris de l’essor, c’est peut-être et possiblement au détriment d’autres secteurs. L’essentiel des biens et services achetés par les sociétés minières n’est pas acheté, n’est pas fabriqué, n’est pas commandé au tissu économique national et en conséquence la valeur ajoutée est faible », a expliqué l’économiste-chercheur.
Au niveau des emplois, les sociétés industrielles minières créent des emplois (autour de 16 000) au Burkina aujourd’hui. « L’effet sur des emplois décents est très faible », a-t-il dit.
En ce qui concerne les recettes fiscales, elles sont tirées au 6e du secteur minier. Les mines rapportent moins aux recettes de l’Etat que la TVA. « Parce que nous avons une fiscalité régressive. Notre fiscalité favorise les autres à notre détriment », a-t-il poursuivi.
L’Etat du Burkina n’est actionnaire qu’à 10% dans les sociétés minières en termes de bénéfices commerciaux.
En plus, le Burkina a un faible bénéfice sur l’arrimage aux centres de formation, aux universités de l’activité de prospection et d’exploitation.
Nous exportons notre potentiel de développement par le fait que nous n’avons pas d’ambitions d’avoir une économie industrielle minière réelle, selon le Dr Ouédraogo.
Au niveau local, il y a la réalisation d’infrastructures socioprioritaires au bénéfice des populations mais de l’avis du directeur exécutif de Free Afrik, il faut qu’on organise la mise en œuvre ambitieuse du Fonds miner de développement local car un des grands problèmes, c’est qu’il y a eu marchandage dans l’application de ce fonds, si bien qu’il n’a pas reçu l’essentiel de ce qu’il devrait recevoir.

S’agissant de l’évaluation des pertes, d’abord les dégâts environnementaux sont incommensurables tant par l’exploitation artisanale que par celle industrielle de l’or. « Toutes les sociétés minières n’approvisionnent pas le fonds de réhabilitation environnementale. Quand elles payent, la réparation n’est pas immédiate », a-t-il regretté.
Sur le plan de la gouvernance, toujours selon le Dr Ouédraogo, des interférences politiques au plus haut de l’appareil d’Etat ont indiqué à des sociétés minières très explicitement à qui elles devaient donner la fourniture minière sur aucune base de compétitivité de l’entreprise locale. «Ce qui est très dangereux pour le pays », a-t-il indiqué.
Le développement d’une économie de rente comme dans les mines peut induire une sorte de délaissement des autres secteurs. « Là où il y a l’orpaillage, il y a moins d’éducation. C’est très grave».
Les pertes doivent également être évaluées au niveau de l’insécurité. A l’en croire, aujourd’hui par exemple à l’est du Burkina, l’or alimente le financement du terrorisme.
Ainsi donc, « notre pays profite mais très peu et il paie un lourd tribut à l’exploitation artisanale et industrielle de l’or aujourd’hui », a soutenu le Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo.
Le principal bénéficiaire, c’est l’investisseur étranger. « Le deuxième plus gros bénéficiaire, ce sont les élites politiques, administratives et économiques capturées (économiquement, idéologiquement et culturellement) par ces investisseurs étrangers. Ces élites sont rentrées dans l’industrie de la fraude avec les investisseurs étrangers dans les mines », a-t-il détaillé.
Il a fait savoir que cette sous-performance n’est pas liée à la faiblesse de l’expertise nationale. L’expertise nationale n’est pas suffisante mais jusqu’aujourd’hui encore l’essentiel de l’exploration minière est fondée sur l’héritage du travail de la première génération des géologues. Aujourd’hui, le Burkina dispose suffisamment de compétences aux niveaux public et privé pour avoir une appropriation nationale du secteur des mines.
Pour maximiser le bénéfice du secteur, l’enjeu, c’est de savoir si la propriété capitalistique est nationale ? Est-ce qu’il y a une stratégie d’industrialisation et comment on partage l’ensemble des bénéfices ? Enfin, quelle est la qualité de la gouvernance du secteur ?
« J’appelle à la construction d’une coalition patriotique pour l’appropriation nationale du secteur minier. Nous pouvons le faire en faisant en sorte qu’il y ait une loi très claire pour bannir de façon explicite le conflit d’intérêt dans le secteur. Le conflit d’intérêt est le principal poison du secteur », a conclu l’économiste-chercheur.
Aly Tinto

Nous nous rendons ensuite au quartier Kalgondin, dans un yaar spécialisé dans la vente de friperie. Beaucoup de femmes y exercent cette activité. Les clients s’y succèdent. Awa Guébré vend essentiellement des pull-overs pour enfants dont les prix varient entre 500 et 1000 F. Mais de son propre aveu, elle n’arrive pas à écouler rapidement sa marchandise comme l’année dernière.
Mme Ilboudo est venue acheter des pull-overs pour ses 5 enfants. « Les vêtements sont chers. J’ai dépensé 15 000 F pour avoir quelques habits pour ma progéniture».
La médecine traditionnelle est toujours d’actualité sur le continent africain en général et singulièrement au Burkina Faso. Le président de l’association des tradipraticiens de notre pays, dans les lignes qui suivent, évoque les causes des difficultés d’écoulement de leurs produits.
Le fait que beaucoup de personnes ignorent les vertus thérapeutiques de la médecine traditionnelle rend l’écoulement des produits de cette médecine difficile. En outre, il est difficile aux tradithérapeutes de se fournir en matière première, notamment d’acquérir certaines plantes médicinales, ce qui est de nature à leur rendre la tâche compliquée et a pour conséquence rendre chers certains de leurs produits.
Il y a comme autre problème les mauvais dosages que font certains tradipraticiens qui ne s’y connaissent pas en la matière car n’ayant reçu aucune formation.
La pastèque fait partie des fruits qui inondent les marchés et yaars à travers le Burkina au sortir de la saison humide. Radars Info Burkina s’est penché sur la technique de production de ce fruit ainsi que sa culture à l'échelle nationale.
Le semis peut être réalisé par repiquage après la phase pépinière ou par semis direct. Le sol doit être bien drainé, bien ameubli. Faire des trous de 20 cm de rayon et 80 à 100 cm entre les lignes de plantation, 60 cm à 80 cm sur la ligne. Il faut 8 000 à 12 000 plants/ha à raison de 2 à 3 graines par trou, à démarier une semaine après levée (quand la plante aura 2 à 4 feuilles).
Pour le « Sugar baby », la récolte est comprise entre 75 et 80 jours. Pour apprécier la maturité des fruits, les producteurs procèdent par plusieurs systèmes. En tapotant sur le fruit (plus le fruit est léger plus il est mûr) ; en observant les rayures qui sont sur le fruit (quand les rayures deviennent plus claires le fruit est mûr).
Dès les premiers moments du drame de Sapouy, il a été créé une Commission d’enquête indépendante (CEI) qui a déposé son rapport en avril 1999. Ledit rapport concluait à « l’assassinat » des occupants du véhicule 4X4.

Alexis Paré, inspecteur de sécurité pénitentiaire et directeur adjoint de la MACO, a déclaré qu’il est très important de faire bénéficier à ces enfants de ces instants. Il a également remercié la responsable de Don de soi. « Ces enfants ne devraient pas être ici. Nous lançons un appel à tous ceux qui peuvent faire un geste pour eux de leur venir en aide », a-t-il ajouté.
Dans un contexte sanitaire marqué par la maladie à coronavirus, la contribution des différents acteurs, notamment ceux du monde associatif, était attendue. Dans cette lutte pour freiner la propagation de la COVID-19, l’apport des associations a été substantiel.
Ladite association a également fait don de gel hydroalcoolique et de masques. Et le centre Delwendé de Sakoula en a été l’un des bénéficiaires.
Le contexte national burkinabè est marqué ces dernières années par des remous sociopolitiques qui sont de nature à compromettre la paix et la tranquillité sociales. Autrefois animé par les valeurs qui déterminent la société, le Burkinabè a de nos jours un comportement déviant, surtout en milieu scolaire. Zoom sur le club de gouvernement scolaire et cellules de paix pour la lutte contre l’incivisme en milieu scolaire.
Madame Yaméogo, par ailleurs coordinatrice des clubs de gouvernement scolaire et cellules de paix du Burkina Faso, invite les autres lycées et collèges à se joindre aux clubs de gouvernement scolaire et cellules de paix déjà existants comme l'ont déjà fait certains collèges. Cette adhésion au club permettra de conscientiser les élèves, d’une part, et, d’autre part, d’aider l’administration dans certaines tâches. « Responsabiliser les jeunes dès la base leur permettra de changer de mentalité », a-t-elle affirmé.
Chaque 1er décembre est dédié à la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le VIH /SIDA. Dans cette lutte, le dépistage demeure l’unique moyen de détecter la présence du virus dans l’organisme en vue d’une prise en charge adéquate de la maladie. Cependant, bon nombre de personnes hésitent à se faire dépister. Radars Info Burkina a voulu comprendre les raisons d’un tel comportement. Lisez plutôt.
Si M. Daba et Mlle Kéré ont eu le courage d’aller se faire dépister, ce n’est pas le cas de bon nombre de personnes qui, entre peur et stéréotypes, n’arrivent pas à se décider à se faire dépister.
« La peur d’être testé positif est insoutenable, je préfère ne pas le faire. J’en mourrais si j’étais testé positif », soutient un de ses camarades présent.
Dans son « aventure » entrepreneuriale qu'elle a débutée avec ses petites économies, la jeune battante peut compter sur l’appui moral et les conseils de son entourage, nous a-t-elle confié. « Ce n’est pas évident d’allier études et entrepreneuriat, mais si on arrive à trouver le juste milieu entre les deux, ça peut marcher », nous avoue-t-elle.










