Téléphone portable : De son usage pendant les cours
Le téléphone portable est un outil très utilisé de nos jours, et on constate qu’il est l’ami fidèle des élèves et étudiants. Il constitue une source de distraction pour eux et ce même pendant les cours.
L’usage du téléphone portable pendant les cours est devenu un phénomène de mode chez les élèves et étudiants. Ces derniers préfèrent manipuler leur téléphone plutôt que d’écouter leur professeur.
M. Nébié, professeur du secondaire, nous donne son avis sur le sujet : « C’est vraiment déplorable ; les élèves ne sont pas du tout attentifs pendant les cours, ils ont tout le temps la tête baissée sur l’écran de leur téléphone ». Il explique que même pendant les devoirs, certains apprenants gardent leur téléphone portable par-devers eux.«Je me rappelle que lors d’un de mes devoirs, un élève manipulait son téléphone. Je le lui ai donc arraché et remis à l’administration, le téléphone étant interdit en classe », nous raconte-t-il. De l’avis de notre interlocuteur, les parents sont aussi responsables de l’attitude des élèves. « Certains parents achètent des téléphones coûteux à leurs enfants et ces derniers les amènent en classe pour frimer ou regarder des films», affirme-t-il. Il trouve qu’une loi portant interdiction de l’usage du téléphone en classe serait la bienvenue. « Le souci est qu’il n’y a pas de loi qui protège l’enseignant concernant l’usage du téléphone en classe», dit-il.
Il précise que la situation est davantage complexe dans les établissements privés. « Lorsque tu retires à un élève son téléphone et que tu le remets à l’administration, plus tard tu constates que ledit téléphone lui a été restitué. Avec ça vous voulez que les élèves respectent leurs enseignants ? » lance-t-il.
Selon Hippolyte Koudougou, la non-assimilation des cours pourrait pousser certains élèves à utiliser leur téléphone en classe. Il pense aussi que cette situation persiste parce que des enseignants ne verifient pas ce que les élèves font au moment où ils dispensent leurs cours.
D’après lui, la solution à ce problème est entre les mains des élèves eux-mêmes. « Ce sont les élèves même qui doivent se remettre en question et cesser cette pratique parce qu’ils perturbent leurs camarades qui veulent suivre et comprendre le cours du professeur », souligne-t-il.
« Je ne vois pas la nécessité d’utiliser un téléphone pendant les cours sauf en cas d’urgence », nous a indiqué quant à elle Nassiratou Bancé. Selon elle, utiliser le téléphone pendant les cours empêche de bien écouter ce que dit l’enseignant. « Quand je manipule mon téléphone, je ne comprends plus rien à ce que le professeur dit, donc je préfère éviter de le faire ». Elle soutient que le mieux, c’est de mettre son téléphone sous mode silencieux quand on est en cours et de ne l’utiliser que lors des pauses ou carrément après les cours.
Stéphanie W. Lallogo

Et d’ajouter : « Les ingénieurs de recherche et les enseignants à temps plein ne sont pas un personnel permanent mais un personnel qui a été recruté au moment où il n’y avait pas de personnel qui avait le PhD. En 2016, suite à la lutte, il ont réussi à obtenir du gouvernement un accompagnement pour ce type de personnel qui s’était engagé à faire des études pour avoir le PhD. Selon les clauses de l’accord, on devait mettre en application ces mesures d’accompagnement à partir de 2017. Mais curieusement en 2019, un nouveau décret a été pris pour donner un délai aux enseignants à temps plein et aux ingénieurs de recherche. Il leur a ainsi été signifié que s’ils ne soutenaient pas avant le 31 décembre 2019, ils ne pourraient plus être nommés au poste d’attaché de recherche et d’assistant ».
« Ce qui est encore plus grave, c’est que le ministre a pris une note administrative empêchant ces personnes de déposer leur dossier au CAMES. Pour nous, il n’y a aucun lien entre nos textes et ceux du CAMES. C’est une manière pour eux de nous empêcher d’accéder à certains grades parce qu’ils savent que cela concerne la carrière du personnel donc ils se disent que nous montons en grade, que nous aurons des salaires plus élevés et cela jouera sur la masse salariale », fulmine-t-il.
La prolifération des salons de massage érotique est une triste réalité sur le réseau social Facebook où, de plus en plus, on voit des scènes sexuelles. Dans le cadre de ses missions régaliennes de protection des bonnes mœurs, la police nationale, par le truchement de ses services techniques, dont la direction de la police judiciaire, a fait une série d’investigations. S’en sont suivies des interpellations ainsi que la fermeture pure et simple de certains de ces lieux.
L’enquête menée par la police nationale a aussi révélé qu’au total, ce sont près de 50 sites sur lesquels est mené ce genre d’activité qui ont été découverts. Outre cela, 15 personnes ont été interpellées, dont 6 déférées au parquet. Elles étaient spécialisées dans le proxénétisme, la traite des personnes et l’usage frauduleux des images d’autrui. Ces individus procédaient à la création sur Facebook de sites consacrés au massage, où ils recrutaient des masseuses avec une fausse promesse de salaire pouvant aller jusqu’à 400 000 FCFA. Les masseuses recrutées devaient en réalité se prostituer avec les clients.
L’utilisation des réseaux sociaux est courante dans les activités des populations. Malheureusement, des individus malintentionnés maîtrisant ces plateformes de communication les utilisent pour escroquer d’honnêtes citoyens. Comment éviter les pièges de ces arnaqueurs ? Eléments de réponse.
«Les tenanciers de ces banques de proximité ne suivent pas à la lettre les recommandations que leur font les responsables des réseaux de téléphonie mobile, ce qui les expose à toutes sortes d’arnaques. Résultat : d’importantes sommes emportées », a-t-il indiqué. Afin d’éviter de se faire arnaquer, il est conseillé aux utilisateurs des réseaux sociaux de toujours bien lire les messages et de ne pas s’inscrire n’importe comment sur les sites. Il est aussi impératif de changer de mot de passe chaque fois qu’on le peut.
Adama Tapsoba, communément appelé « Adams pain bro », vend du pain fourré aux brochettes à quelques encablures du lycée technique Aboubacar Sangoulé Lamizana (ex-LTO). Cette activité commerciale, il l’a commencée il y a 13 ans quand il a été obligé d’arrêter ses études faute de moyens financiers. Aujourd’hui, l’affaire de M. Tapsoba est florissante et il emploie un grand nombre de jeunes. Radars Info Burkina est allé à sa rencontre.
« Réaliser mon projet n’a pas été chose aisée d’autant plus que n’ai bénéficié d’aucune aide financière. A un moment donné, j’ai même été tenté d’y renoncer », nous a raconté Adama Tapsoba, qui n’a cependant pas baissé les bras. « Ce sont d’anciens camarades de classe qui m’ont aidé à avoir la place au lycée technique de Ouagadougou (NDLR : Actuel lycée technique Aboubacar Sangoulé Lamizana). J’ai commencé à vendre petit à petit, les gens ont commencé à parler de mes brochettes et c’est de cette façon que tout est parti », dit-il. A l’en croire, la touche particulière qu’il a apportée à la préparation de ses sandwiches aux brochettes y est pour beaucoup dans sa notoriété. « J’ai essayé de faire différemment que les autres vendeurs en ajoutant par exemple de la mayonnaise, du ketchup, des légumes… et les gens apprécient cela. La preuve en est que chaque jour, j’ai de nouveaux clients », a-t-il ajouté.
Se référant à son parcours, M. Tapsoba exhorte les jeunes à toujours se battre pour s’en sortir, quelles que soient les difficultés auxquelles ils sont confrontés.
Selon l’adjudant-chef major Abdoulaye Sawadogo, les forfaits les plus récents de ces malfaiteurs remontent à environ 3 semaines. « Le 24 et le 30 décembre 2020 à Yako, 2 boutiques de vente d'articles divers, une pharmacie et ses clients ont subi la terreur de la bande et plus de 3 millions de francs ainsi que des téléphones portables ont été emportés », a-t-il relaté. Quelques jours plus tard, précisément le 5 janvier 2021, les malfrats ont ciblé cette fois-ci le village de Nagreongo où ils ont braqué une boutique, emportant la coquette somme de huit millions de F CFA qu’ils se sont partagée. « Cet argent leur a permis de s’acheter une moto scooter, des appareils de musique et d’autres objets de valeur », a précisé le pandore.
Le 12 janvier dans la même commune rurale, le groupe a perpétré une attaque à main armée dans une autre boutique d’où il s’est enfui avec un million cinq cent mille francs CFA. Au cours de l’interpellation du gang, un de ses membres, âgé de 25 ans, a réussi à prendre la fuite. La perquisition effectuée a permis de saisir des mains de ceux appréhendés la somme d’un million trois cent mille F CFA. « Au cours de l'interrogatoire, ils ont tous reconnu avoir commis de multiples agressions à main armée dans les localités ci-après : Ouagadougou, Ziniaré, Nagreongo, Saaba, Laye et Yako », a ajouté l’adjudant-chef major Sawadogo.
Des faits relatés par le sous-officier de gendarmerie, il ressort que ces délinquants qui comparaîtront bientôt devant le juge écumaient 3 régions : le Centre, le Plateau central et le Nord. Une centaine de victimes a été répertoriée et près de quatorze millions de francs CFA ont été emportés par la bande au cours de ses différents braquages. Les populations, particulièrement les gérants de points de transfert d'argent, de boutiques et d’alimentations, ont été exhortés à la vigilance et à dénoncer tout cas suspect aux numéros suivants : le 1010 (le centre national de veille et d'alerte), le 16 (la gendarmerie nationale) ou le 17 (la police nationale).
Suite à la reconduction du Premier ministre Christophe Dabiré, un nouveau gouvernement a été constitué. Stanislas Ouaro y figure en tant que ministre de l’Education nationale comme c’était déjà le cas dans la précédente équipe gouvernementale. Radars Info Burkina s’est entretenu avec des acteurs du système éducatif burkinabè pour savoir ce qu'ils pensent de ce maintien du Pr Ouaro.
Les attentes vis-à-vis du ministre sont nombreuses, selon notre interlocuteur, qui nous a affirmé : « Concernant nos attentes, il s'agit de continuer à travailler à l’amélioration de l’offre éducative, à réduire le nombre d’écoles sous paillottes, à la réouverture des écoles qui ont été fermées à cause du défi sécuritaire...C’est sur ces plans que nous souhaitons que le ministre Ouaro fasse plus d’efforts afin que les choses se normalisent.»
De surcroît, on leur a dit qu’ils ne sont pas reconnus en tant qu’enseignants. Il faut que tout cela soit revu. En outre, nous n’avons pas de bonnes relations avec les enseignants qui sont passés par l’ENS parce qu’ils estiment que les enseignants du privé ne sont pas de bons enseignants», a-t-il souligné.
« Si un jeune a des problèmes sexuels, il serait préférable pour lui d’aller en consultation plutôt que de chercher à prendre des aphrodisiaques dont il ignore le plus souvent la composition. Cette consultation va permettre de connaître la cause de cette faiblesse et de la soigner en fonction des cas », a-t-elle conseillé. A son avis, certains aphrodisiaques créent plus de problèmes de santé qu’ils n’en résolvent. « Quand des hommes prennent des excitants qui contiennent des toxines, à la longue ils finissent par avoir des problèmes de santé», a-t-elle ajouté.
Selon elle, la combinaison de la viande grasse et de la boisson fraîche engendrerait la putréfaction. Prenant le cas de la viande de porc associée à la bière fraîche, Essana Kanko explique que cette association malheureusement constatée à longueur de journée dans les maquis et restaurants est nuisible à la santé. Conséquence : les cellules du corps connaissent un vieillissement prématuré. « La viande grasse de porc, consommée avec de la bière fraîche, est une combinaison dangereuse pour l’organisme », a-t-elle indiqué. La santé sexuelle, selon la naturothérapeute, doit être bien expliquée car elle tient une place importante dans les couples. « Au lieu de prendre des médicaments qui pourraient nuire à votre santé, il est préférable de consommer certains fruits, ce qui est plus sain pour l'organisme », a conseillé Essana Kanko.
Les fêtes de fin d’année sont une période où la plupart des citoyens burkinabè dépensent énormément dans le but de se faire plaisir et de faire plaisir à leur entourage. Ainsi plusieurs dépenses sont faites, que ce soit pour la nourriture, la coiffure ou les vêtements. Radar Info Burkina s’est intéressé à la question pour savoir comment les citoyens burkinabè vivent la période post-fêtes.
Contrairement aux trois précédents intervenants, Malicka Ouédraogo nous confie qu’elle a des difficultés financières suite aux multiples dépenses qu’elle a faites pendant les fêtes. « Actuellement, ce n’est vraiment pas facile pour moi. J’ai du mal à joindre les deux bouts en attendant la fin du mois », nous a confié notre interlocutrice qui nous explique qu’elle a beaucoup dépensé pour se rendre belle durant les fêtes. « J’ai beaucoup dépensé, surtout pour l’achat de vêtements, de chaussures et aussi pour ma coiffure qui a coûté très cher parce que rien que pour les mèches, j’ai dépensé 90 000 F CFA », a déclaré notre interlocutrice, qui espère toutefois pouvoir tenir jusqu’à la fin du mois.
Le mini échangeur situé sur la route nationale 4 à proximité du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo, dont les travaux ont débuté en novembre 2015, a enfin été ouvert à la circulation le vendredi 15 janvier 2021. Ce chantier qui devait s’achever en 18 mois va permettre de fluidifier le trafic, de réduire les délais de circulation des usagers et les accidents de la circulation. L’ouverture officielle de cette infrastructure routière censée offrir un meilleur accès aux différents services situés dans la zone d’impact du projet s’est faite en présence du ministre des Infrastructures, Éric Bougouma, et du maire de la capitale, Pierre Armand Roland Béouindé. Mais la qualité de la voie laisse à désirer, selon des usagers qui disent avoir patienté inutilement.
Vu l’ambiance quelques heures après son ouverture à la circulation, l’on pourrait, de prime abord, dire que pour les usagers de cette route, c’est la fin d’un calvaire qui dure depuis plus de 5 ans. Sauf que la qualité des travaux effectués laisse songeur. « Après plus de 5 ans d’attente et de calvaire, on n’est pas satisfait de la qualité de la voie. C’est un travail bâclé. Et l’entreprise attributaire du marché, en plus du retard accusé, se permet d’ouvrir l’infrastructure routière à la circulation sans même avoir terminé les travaux. Avec ça, on nous fait croire que le pays est bien gouverné. Que sera cette voie dans 2 ans ? » s’est inquiété Tiraogo Tiendrebéogo, qui dit prendre ladite voie tous les jours. Selon lui, cette route est très importante pour le trafic dans la capitale burkinabè, donc elle devrait être bien terminée ; hélas !
Aux abords de cette voie, les commerçants témoins de l’exécution des travaux depuis des années disent constater avec beaucoup d’amertume que le grand canal à côté du mini échangeur n’a pas été pris en compte par l’entreprise en charge de l’exécution des travaux. Arouna Tapsoba dit craindre donc que ce canal qui draine une quantité importante des eaux de pluie cause d’énormes dégâts en saison pluvieuse. « C’est ce caniveau-ci qui est le problème ; si l’eau coule abondamment là-bas, il ne pourra rien contenir et va s’affaisser », a-t-il indiqué. 










