22e anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo : « L’avancée significative du dossier doit permettre d’espérer une issue favorable », Harouna Yoda, procureur du Faso
13 décembre 1998 - 13 décembre 2020. Cela fera 22 ans que le journaliste d’investigation Norbert Zongo et ses trois compagnons ont été assassinés sur la route de Sapouy, dans la région du Centre-Ouest, au Burkina Faso. En prélude à cet anniversaire, le Centre national de presse Norbert-Zongo (CNP-NZ), pour son 3e numéro du club de la presse, a invité Harouna Yoda, procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I, pour un exposé sur l’état des lieux du dossier Norbert Zongo en justice 22 ans après.
Le procureur Yoda, avant de rendre compte de l’évolution procédurale du dossier Norbert Zongo tout au long des 22 années, a informé les hommes de médias que le dossier étant toujours en cours, « le sacro-saint principe du secret de l’instruction fait qu’on ne peut pas aller au-delà de certaines limites ».
Le 13 décembre 1998, Norbert Zongo, Ernest Zongo, Blaise Ilboudo et Abdoulaye Nikiéma sont retrouvés morts dans un véhicule de marque Toyota de type Land Cruiser en feu.
Le 31 décembre de la même année, le juge d’instruction du TGI de Ouagadougou est saisi d’un réquisitoire introductif du procureur du Faso près ledit tribunal pour « recherche des causes de la mort ». Le juge d’instruction procède à des auditions, à la commission d’un certain nombre d’experts en incendie et aboutit à des indices graves et concordants pouvant laisser penser que la mort des occupants de ce véhicule n’était pas accidentelle.
Le 6 janvier 1999, les avocats des ayants droit des victimes déposent une plainte avec constitution de partie civile au cabinet du juge d’instruction pour « assassinat ».
Dès les premiers moments du drame de Sapouy, il a été créé une Commission d’enquête indépendante (CEI) qui a déposé son rapport en avril 1999. Ledit rapport concluait à « l’assassinat » des occupants du véhicule 4X4.
Le 21 mai 1999, le procureur du Faso près le TGI de Ouagadougou ouvre une information judiciaire contre X pour assassinat. Le 2 février 2001, Marcel Kafando est inculpé par le juge d’instruction pour « assassinat et destruction de biens mobiliers».
L’instruction a suivi son cours et abouti le 18 juillet 2006 à une ordonnance de « non-lieu » rendue par le juge d’instruction. Cette ordonnance a immédiatement été attaquée par les avocats des ayants droit des victimes devant la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Ouagadougou, qui a confirmé l’ordonnance du juge d’instruction le 18 août 2006. Le dossier est classé pour non-lieu.
Dans une décision rendue le 28 mars 2014, la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) avait déjà déclaré que l'Etat burkinabé avait "failli à ses obligations" en ne traduisant pas en justice les meurtriers de Zongo.
Le 5 juin 2015, la CADHP ordonne à l’Etat burkinabè de « reprendre » l’enquête sur les meurtres de Norbert Zongo et de ses trois compagnons. Elle lui ordonne également de verser 25 millions de francs FCFA à chacun des conjoints, 15 millions à chacun des enfants et 10 millions à chacun des mères et pères de Zongo et de ses compagnons d'infortune.
« Puis est survenue l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Dès lors, la donne change. Le dossier étant déposé au greffe, il n’y a que des charges nouvelles qui peuvent entraîner sa réouverture », a déclaré le procureur.

Le 16 décembre 2014, les avocats des ayants droit des victimes adressent au procureur du Faso de Ouagadougou une requête aux fins de réouverture d’information. Cette requête des avocats était fondée essentiellement sur des documents trouvés au domicile de François Compaoré qui seraient de nature à incriminer ce dernier.
Le 7 avril 2015, l’information a donc été rouverte par une ordonnance rendue par le juge d’instruction en charge du cabinet N°4 du TGI de Ouagadougou. Des dizaines de personnes ont été entendues comme témoins et beaucoup d’actes d’instruction ont été posés. Ce qui a abouti à la mise en examen de quatre (4) personnes dont Yaro Banagoulo, Kombasséré Christophe et Nacoulma Wempasba pour des faits d’assassinat et de destruction volontaire de biens le 9 décembre 2015 et Compaoré François faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis le 5 mai 2017 pour infraction d’incitation à la commission d’une infraction, en l’occurrence l’assassinat.
Le juge d’instruction rédige une demande d’extradition de François Compaoré à l’adresse des autorités compétentes de la France. Le frère cadet de l'ancien président Blaise Compaoré est ainsi interpellé le 29 octobre 2017 à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle à Paris et par la suite placé sous contrôle judiciaire.
La première audience concernant l’extradition de François Compaoré a commencé le 13 décembre 2017. En 2018, la Cour d’appel de Paris autorise son extradition vers le Burkina Faso.
Par la suite, la Cour de cassation française a rejeté le pourvoi en cassation formulé par les avocats de François Compaoré.
« C’était le terme de la course justice judiciaire de la procédure. Ce qui permettait à l’autorité exécutive française de prendre sa décision de permettre l’extradition de François Compaoré », a relevé le procureur.
En mars 2020, le gouvernement français signe un décret portant extradition de François Compaoré au Burkina.
« Les avocats de ce dernier ont décidé d’attaquer cette décision devant le Conseil d’Etat de la France. Nous attendons que le Conseil d’Etat vide son contentieux», a affirmé M. Yoda
Pour Harouna Yoda, une procédure judiciaire n’est pas un long fleuve tranquille. « Nous sommes pour le moment en train de suivre le cours de ce dossier. La question fondamentale aujourd’hui, c’est comment faire pour que le dossier avance et aboutisse à un jugement. Il est suffisamment avancé et cela doit permettre d’espérer une issue favorable », a soutenu l’homme de droit.
Est-il possible de juger les autres accusés sans François Compaoré ? Le jugement par contumace est-il possible dans l’affaire Norbert Zongo ? Ce sont les deux principales questions sur lesquelles les journalistes sont restés sur leur soif. « Des voix plus autorisées que la mienne se sont déjà prononcées sur cette question », a dit en guise de réponse le procureur du Faso près le TGI Ouaga I.
Aly Tinto

Alexis Paré, inspecteur de sécurité pénitentiaire et directeur adjoint de la MACO, a déclaré qu’il est très important de faire bénéficier à ces enfants de ces instants. Il a également remercié la responsable de Don de soi. « Ces enfants ne devraient pas être ici. Nous lançons un appel à tous ceux qui peuvent faire un geste pour eux de leur venir en aide », a-t-il ajouté.
Dans un contexte sanitaire marqué par la maladie à coronavirus, la contribution des différents acteurs, notamment ceux du monde associatif, était attendue. Dans cette lutte pour freiner la propagation de la COVID-19, l’apport des associations a été substantiel.
Ladite association a également fait don de gel hydroalcoolique et de masques. Et le centre Delwendé de Sakoula en a été l’un des bénéficiaires.
Le contexte national burkinabè est marqué ces dernières années par des remous sociopolitiques qui sont de nature à compromettre la paix et la tranquillité sociales. Autrefois animé par les valeurs qui déterminent la société, le Burkinabè a de nos jours un comportement déviant, surtout en milieu scolaire. Zoom sur le club de gouvernement scolaire et cellules de paix pour la lutte contre l’incivisme en milieu scolaire.
Madame Yaméogo, par ailleurs coordinatrice des clubs de gouvernement scolaire et cellules de paix du Burkina Faso, invite les autres lycées et collèges à se joindre aux clubs de gouvernement scolaire et cellules de paix déjà existants comme l'ont déjà fait certains collèges. Cette adhésion au club permettra de conscientiser les élèves, d’une part, et, d’autre part, d’aider l’administration dans certaines tâches. « Responsabiliser les jeunes dès la base leur permettra de changer de mentalité », a-t-elle affirmé.
Chaque 1er décembre est dédié à la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le VIH /SIDA. Dans cette lutte, le dépistage demeure l’unique moyen de détecter la présence du virus dans l’organisme en vue d’une prise en charge adéquate de la maladie. Cependant, bon nombre de personnes hésitent à se faire dépister. Radars Info Burkina a voulu comprendre les raisons d’un tel comportement. Lisez plutôt.
Si M. Daba et Mlle Kéré ont eu le courage d’aller se faire dépister, ce n’est pas le cas de bon nombre de personnes qui, entre peur et stéréotypes, n’arrivent pas à se décider à se faire dépister.
« La peur d’être testé positif est insoutenable, je préfère ne pas le faire. J’en mourrais si j’étais testé positif », soutient un de ses camarades présent.
Dans son « aventure » entrepreneuriale qu'elle a débutée avec ses petites économies, la jeune battante peut compter sur l’appui moral et les conseils de son entourage, nous a-t-elle confié. « Ce n’est pas évident d’allier études et entrepreneuriat, mais si on arrive à trouver le juste milieu entre les deux, ça peut marcher », nous avoue-t-elle.
Les mariages entre deux personnes de religions différentes sont fréquents au Burkina, mais les avis des individus sur le sujet sont divergents. Si pour certains être de religions distinctes dans un couple ne pose pas de problème, d’autres par contre affirment que ce sont des unions difficiles à vivre. Radars Info Burkina a promené son micro dans la capitale burkinabè pour recueillir les impressions des citoyens sur la question.
M. Sawadogo abonde dans le même sens. « La religion est une affaire personnelle. On peut être d’une même famille ou habiter dans la même cour mais être de religions différentes. Si deux personnes s’engagent à vivre ensemble, la religion ne devrait pas être un obstacle à leur vie conjugale ; au contraire elle doit permettre aux deux conjoints de se découvrir davantage», affirme-t-il.
Une des parties du livre est intitulée « Tout dans la colonisation a-t-il été mauvais ? »
Selon lui, chaque système a un avantage et un inconvénient. Dans le système occidental, l’avantage est que les décisions sont vite prises. L’inconvénient est que cela crée une scission entre des communautés par l’opposition de la classe politique. L’avantage du modèle africain est que c’est la parole qui bat la parole. On trouve une décision consensuelle mais cela prend du temps.
Le Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS) a pour mission principale d’assurer le leadership dans la préparation collective, la coordination et la gestion des opérations liées aux risques et urgences sanitaires au Burkina Faso, à l’horizon 2023. Radars Info Burkina a approché cette structure pour savoir les actions qu’elle a mises en place pour limiter la propagation de la COVID-19 pendant cette période électorale.
Pour M. Koussoubé, il incombe à chacun d’avoir vraiment conscience de l’effectivité de la maladie à coronavirus dans notre pays, de ses causes et de ses conséquences afin qu’on puisse lutter ensemble pour en limiter la propagation. « Nous avons exhorté les partis politiques à prendre en compte dans leur organisation les différents aspects sanitaires afin de limiter, voire d’éviter, de nouvelles infections », a-t-il déclaré.
Les « musulmans » ont présenté de façon très comique leurs doléances aux candidats à la présidentielle tandis que Soum le sapeur, l’homme de l’alcool frelaté, en ivresse ne peut ni bien se tenir, ni bien s’adresser aux candidats pour livrer les doléances du groupe des buveurs de frelatés. « Prési, il faut vraiment ouvrir l’œil sur l’élargissement des voies quand tu seras élu pour nous permettre de marcher librement car nous soufrons actuellement sur la route après avoir pris la dose », telle est l’une des doléances de Soum le sapeur.
« Nous sommes très heureux en tant que président de la République de Côte d’Ivoire d’être ici ce soir pour accompagner ces élections. Je l’ai toujours dit le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire sont deux pays frères et amis. Prenez l’exemple sur nous. Chez nous il y a eu des élections libres, transparentes et apaisées», une phrase du « président Ouattara » qui a beaucoup fait rire. 










