mercredi 19 juin 2024

1er mai : « Les attaques contre les libertés démocratiques et syndicales ont pris un relief particulier en 2020 », selon l'Unité d'action syndicale

jjob uneC'est dans un contexte de pandémie du coronavirus que les travailleurs du Burkina Faso et du reste du monde célèbrent cette année le 1er mai. Compte tenu de cette situation, l'Unité d'action syndicale (UAS) n'a pas voulu organiser une manifestation de grande envergure à l'occasion de cette fête du Travail. Elle s'est contentée de s'adresser à ses militants et aux autorités à travers une déclaration. Pour l'UAS,  les attaques contre les libertés démocratiques et syndicales, marquées au départ par la tentative des autorités d’adopter des lois liberticides, se sont poursuivies et ont même pris un relief particulier en 2020.

 « En cette période de pandémie, il nous plaît de rendre hommage aux personnels de la santé et des autres secteurs d’activité en première ligne qui se dévouent et même se sacrifient pour sauver des vies et fournir des services essentiels aux populations », a introduit la coalition syndicale.

L’UAS a, à la date du 26 mars 2020, rédigé une déclaration dans laquelle elle a fait au gouvernement un ensemble de propositions. « Si nous pouvons nous réjouir de la prise en compte de celle relative à la suspension des factures d’eau et d’électricité, nous observons que bien d’autres propositions sont jusque-là ignorées. 

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Il s’agit, en l’occurrence, de la suspension des loyers, de la baisse des prix des produits de première nécessité, de la mise à disposition des tests du Covid-19 et de l’augmentation de la capacité d’accueil des structures sanitaires », a tenu à rappeler l'UAS.

Selon ce mouvement syndical, outre la pandémie et ses effets, la situation nationale reste marquée par une recrudescence des attaques terroristes avec leurs lots de victimes et de déplacements des populations et par la poursuite des attaques contre les libertés démocratiques et syndicales.

jjob 3« Contre les libertés démocratiques et syndicales, marquées au début par la tentative d’adopter des lois liberticides, elles se sont poursuivies et ont pris un relief particulier en 2020 avec l’interdiction et/ou la répression de marches-meetings malgré la contestation des travailleurs, la saisine et l’avis de la commission des experts pour l’application des conventions et recommandations (CEACR) en 2014, le blocage de la révision du Code du travail, livrant les travailleurs du privé pieds et poings liés au patronat, la révision par l’Assemblée nationale du Code pénal  intégrant de nouvelles dispositions visant en fait à museler la presse et la liberté d’expression et les agressions contre les droits des travailleurs comme c’est le cas des mesures prises contre l’Alliance police nationale (APN), en violation non seulement des textes nationaux et internationaux sur la liberté syndicale mais aussi des décisions de justice prononcées par le tribunal administratif et le Conseil d’Etat », a dénoncé l'UAS.

Bien avant que la crise sanitaire liée au coronavirus ne s'installe au Burkina, le mouvement syndical avait engagé un bras de fer avec le gouvernement. « Comme l’an passé, nous réitérons notre appel aux travailleurs du public et du privé à maintenir et à développer l’unité d’action à la base autour des préoccupations communes, qui s’accumulent malheureusement », a dit l'UAS.

Dans son message à l'occasion du 1er mai, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a déclaré : « Je réaffirme l'attachement du gouvernement et sa disponibilité au dialogue avec tous les partenaires sociaux ».

Aly Tinto

 

 

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