Rentrée scolaire 2023-2024 : Les prix des kits scolaires se hissent de nouveau
À l'orée de la rentrée scolaire 2023-2024, l'heure est aux achats de fournitures scolaires. Une équipe de Radars Burkina a fait un constat dans quelques librairies et papeteries de la ville de Ouagadougou pour s'imprégner des réalités des coûts des kits scolaires.
Une différence de 25, 50, 100 FCFA, les coûts varient d'un endroit à l'autre, mais tous font cas d'une augmentation des prix des fournitures scolaires. En effet, Ali Ouédraogo, gérant de la Librairie papeterie du Centre (LPC), confie que cette année, les prix du matériel scolaire ont connu une hausse. “Par exemple l’année passée, le carton de cahiers de 200 pages petit format était à 22 000 FCFA comme prix en gros mais cette année, il est à 25 000 à certains endroits, donc l’unité est vendue à 275 FCFA et 27 500 FCFA dans d’autres librairies. Pour les cahiers grands formats, nous avons vendu l’unité à 500 FCFA l’an dernier mais pour cette rentrée, ce prix est passé à 700 F CFA. Le cahier de 100 pages est vendu à 175 F, alors qu’il était à 150 F l'an dernier”, nous a-t-il expliqué.
Pour ce dernier, cette augmentation des prix des kits scolaires se justifie par la hausse des taxes douanières. Soumaïla Ouédraogo, propriétaire de la librairie papeterie Ouédraogo, G. Mahamadou (LPOGM), affirme que par rapport à l'année passée, il y a un changement de prix cette année.
De ses explications on retient que l'année passée, le cahier de 100 pages petit format était vendu à 125 FCFA et celui de 200 pages à 250 FCFA l'unité.
"Mais les mêmes cahiers sont vendus cette année, respectivement à 150 FCFA et 300 FCFA. Les cahiers grand format qui étaient à 800 FCFA l'unité sont passés à 1000 F l'unité.
Le prix du stylo n'a pas changé par rapport à l'année dernière. Il se vend à 150 FCFA", a-t-il déclaré.
À l'en croire, les vendeurs grossistes brandissent les conflits en cours dans certains pays comme raison de la hausse des prix.
"On ne peut que s'en tenir à ce qu'ils disent puisqu'on ne voyage pas avec eux", dit-il.
Il a relevé la morosité du marché par rapport aux années antérieures qui se justifie en grande partie par la crise sécuritaire du pays selon lui. "Il n'y a plus d'approvisionnement dans les régions touchées par l'insécurité, pourtant c'est dans ces zones qu'on vendait plus. Les gens quittaient l'Est pour venir faire les achats ici à Ouagadougou pour repartir mais ce n'est plus le cas du fait de l'insécurité et c'est vraiment dommage. On pouvait avoir une trentaine de clients par jour à cette même période quelques années en arrière mais aujourd'hui on se retrouve avec deux ou trois clients", a-t-il déploré.
Issiaka Zida, propriétaire de la Librairie Zida, estime qu'il y a une légère augmentation des coûts des fournitures scolaires. A son avis, les augmentations dépendent de la qualité.
"Les prix des cahiers simples restent les mêmes. Mais les prix des cahiers dont la couverture est en plastique sont en hausse. Les stylos peuvent être toujours vendus à 100 FCFA, mais c'est la marge du bénéfice qui connaîtra une diminution", a-t-il avancé.
Pour lui, la situation du pays, a entraîné une augmentation du coût des transports.
"Les taxes au niveau de la douane sont très élevées donc c'est obligé qu'on augmente à notre niveau", s'est-il défendu.
L'année passée à pareil moment, il y avait un peu plus de clients. Cette année nous sommes à presque une semaine de la rentrée pour ceux qui commencent le 15 septembre mais jusqu'à présent, il n'y a pas de clients.
Si les vendeurs se plaignent de la morosité du marché, les parents d'élèves, eux, ont un pincement au cœur au regard des coûts.
"Franchement si ça continue ainsi, des enfants risquent de ne pas pouvoir continuer les études", a lancé Marcelline Ouédraogo, une parente d'élève qui sortait d'une librairie avec des kits scolaires.
"61 000 F dépensés pour 3 enfants : 2 en classe de CE1 et 1 du CM2, et c’est uniquement pour les fournitures. C’est sans compter les livres, les sacs, les gourdes, les tenues et les frais de scolarité", a précisé Mme Ouédraogo.
Lucien Bambara, un autre parent d'élève, affirme :
"Les vendeurs justifient la hausse des coûts par la situation sécuritaire du pays qui a occasionné des augmentations du prix des transports. Que pouvons-nous dire ? Il faut bien que nos enfants aillent à l'école !" a déclaré, pratiquement résigné, ce parent d'élève.
Tous souhaitent le retour de la sécurité dans le pays pour une vie meilleure.
Flora Sanou
Fondée à Dédougou, chef-lieu de la province du Mouhoun et de la région de la Boucle du Mouhoun au Burkina Faso, par l'homme d'affaires burkinabè Mahamadou BONKOUNGOU, à l'âge de vingt-trois (23) ans, "Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils" (EBOMAF) célèbre, en cette année 2023, le trente-quatrième (34e) anniversaire de sa création.
Grâce à une politique de croissance et d'expansion savamment mûrie et coordonnée avec maestria par le Fondateur et Président-Directeur Général, Mahamadou BONKOUNGOU, au cours des années 2000, EBOMAF a donné naissance à un grand Groupe économique et financier éponyme, à dimension planétaire, très actif dans les affaires en Afrique, en Amérique, en Asie et en Europe.
Le Burkina Faso est en proie aux attaques terroristes depuis 2016. Cette crise sécuritaire affecte plusieurs secteurs dont l’éducation. Ainsi, plusieurs élèves et étudiants se retrouvent confrontés à des difficultés et pas des moindres. Certains étudiants de l’université de Ouahigouya nous en ont fait la confidence.
« Soutenir les victimes du terrorisme pour renforcer la résilience des communautés et consolider les actions de reconquête de l’intégrité du territoire ». C’est sous ce thème que s’est tenue ce vendredi 1er septembre 2023 à Ouagadougou, la commémoration en différé de la Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme.
À l’occasion de cette cérémonie commémorative, la porte-parole des victimes du terrorisme, Anastasie Naré, a, tout en remerciant le gouvernement pour l’organisation de cette journée, souhaité au nom de toutes les victimes, avoir une audience avec le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, pour lui exprimer directement leurs doléances.
La représentation nationale a adopté une loi portant institution du Service national patriotique le 17 août dernier, service ayant existé auparavant sous la dénomination de Service national populaire (SNP), devenu plus tard le Service national de développement (SND). Est-ce la renaissance du Service national populaire de la Révolution ? Quel sort sera réservé au Service national patriotique après la lutte contre le terrorisme ? Serge Bayala, membre de la société civile, et Alouna Traoré, conseiller juridique de Thomas Sankara, ancien membre des Comités de défense de la révolution (CDR), donnent des éléments de réponse.
A l’en croire, le mal du service national populaire sous la révolution est qu’il était adressé à une certaine catégorie de gens. « C'était la préférence des instruits au lieu de prendre en compte toute la jeunesse instruite et non instruite ».
D’après elle, bien que concilier études et entrepreneuriat ne soit pas toujours aisé, « avec ce programme nous pensons pouvoir trouver le juste milieu car les avantages pourraient nous être bénéfiques à travers le développement d'un leadership, le partage d’expériences, etc. » Elle pense en outre que ce statut boostera de manière considérable ses différents projets d’entreprise. Toutefois, fait remarquer la jeune disciple d’Hippocrate, « l'obligation faite aux étudiants désireux de postuler en groupe d’être issus d’un même temple du savoir sera un frein pour certains d’entre nous et jouera en défaveur du brassage inter-universités ».
Il estime que cette initiative du gouvernement est une opportunité qui permettra aux étudiants qui ont des projets de transcender « leur peur et de se lancer, car ils savent qu’ils seront accompagnés comme le leur a promis le président Ibrahim Traoré ». Et notre interlocuteur d’ajouter que ce statut pourrait susciter de nouvelles idées dans le domaine de l'entrepreneuriat, parce qu’« on a souvent besoin d'un coup de pouce pour au moins commencer quelque ».
A l’en croire, la tenue conjointe de ces deux évènements à vocation de promotion touristique « vise à mettre en exergue le potentiel touristique de notre pays et à accompagner les efforts des acteurs privés, qui permettent de maintenir le secteur en vie malgré la crise et la mauvaise publicité tendant à dire que le Burkina Faso n’est pas un pays fréquentable ».
Cette région a été également choisie parce qu’il y a un patrimoine très important, notamment à Tiébélé (le palais royal, l’habitat traditionnel Kasséna), qui est en voie d’être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, a-t-elle justifié. Et d’ajouter : « Nous voulons que les professionnels connaissent davantage cette région ».
Le chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé, à l’occasion de la Journée internationale
« Ce n’est pas un doublon parce que cela va permettre de faire une appréciation sans complaisance
L’Aloe vera ou Aloe barbadensis est une plante aux multiples usages, selon certains marketeurs sur les réseaux sociaux. Selon la croyance populaire, la plante est traditionnellement utilisée dans les médecines alternatives (brûlures, acné, démangeaisons, etc.). Elle connaît également un engouement récent dans la cosmétique car utilisée comme gommage sur le visage ou vendue sous forme de savon, de pâte dentifrice, etc. L’efficacité de ces différents produits est-elle scientifiquement prouvée ? Sont-ils homologués au Burkina ? Dans cette interview, le Dr Pascal Nadembega, pharmacien spécialisé en pharmacognosie, par ailleurs directeur du Centre de médecine traditionnelle et de soins intégrés (CMTSI), révèle qu’aucun produit à base d’Aloe vera n’est homologué au Burkina.










