Promotion du tourisme burkinabè : La région du Centre-Sud invitée d’honneur de la 13ᵉ édition du SITHO
« Promotion du tourisme interne, facteur de résilience ». C’est sous ce thème que se tiendront de façon conjointe, du 26 au 29 octobre 2023, la 13ᵉ édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) ainsi que la 4e édition de la Vitrine internationale du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration de Ouagadougou (VITHRO). C’est la région du Centre-Sud, en l’occurrence son chef-lieu, Manga, qui est l’invitée d’honneur de ces deux évènements touristiques. L’annonce a été faite par le comité d’organisation ce jeudi 24 août 2023, au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou.
Après un coup d’arrêt en 2017, le gouvernement de la Transition, à travers le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT) ainsi que l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB), a décidé de relancer la promotion du tourisme burkinabè. Selon le secrétaire général dudit ministère, Fidèle Aymar Tamini, cette décision témoigne de la volonté des plus hautes autorités du pays de faire du secteur du tourisme l’un des leviers du développement économique et social et elle s’inscrit dans le Plan d’actions de stabilisation et du développement de la Transition.
A l’en croire, la tenue conjointe de ces deux évènements à vocation de promotion touristique « vise à mettre en exergue le potentiel touristique de notre pays et à accompagner les efforts des acteurs privés, qui permettent de maintenir le secteur en vie malgré la crise et la mauvaise publicité tendant à dire que le Burkina Faso n’est pas un pays fréquentable ».
De plus, « cette édition du SITHO tient compte de la volonté des acteurs publics et privés du tourisme de fédérer leurs énergies au regard du contexte actuel du pays », a-t-il indiqué.
A la question de savoir quelles sont les raisons ayant présidé au choix de la région du Centre-Sud comme invitée d’honneur, la Directrice générale de l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB), Marguerite Douanio/Sou, a répondu que l’ONTB a d’abord pensé au Ranch de Nazinga parce que « la zone de l’Est qui était sa zone de prédilection pour le tourisme cynégétique est aujourd’hui difficile d’accès du fait de l’insécurité ». Or, dit-elle, « on a envie que ce pan de notre tourisme soit toujours d’actualité. C’est pourquoi on a choisi la région du Centre-Sud ».
Cette région a été également choisie parce qu’il y a un patrimoine très important, notamment à Tiébélé (le palais royal, l’habitat traditionnel Kasséna), qui est en voie d’être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, a-t-elle justifié. Et d’ajouter : « Nous voulons que les professionnels connaissent davantage cette région ».
Il faut noter que cette tenue conjointe du SITHO et de la VITHRO vise à présenter aux Tours opérateurs et à la diaspora l’offre touristique burkinabè, à accroître la visibilité, sur le plan africain et à l’échelle internationale, des produits et activités touristiques des entreprises burkinabè, à présenter les opportunités d’investissement touristique au Burkina Faso et plus généralement en Afrique, à renforcer le partenariat et les relations commerciales entre les professionnels africains du tourisme, à contribuer au développement du tourisme intracommunautaire, à renforcer la pratique du tourisme interne et à offrir un cadre de promotion et de réflexion sur le tourisme qui permettra d’identifier les défis auxquels sont confrontés les acteurs de ce secteur dans la réalisation des activités touristiques.
Les innovations majeures aux présentes éditions sont, entre autres, la mise à la disposition des régions d’un pavillon qui leur est dédié dans l’objectif de leur permettre de présenter leurs spécificités touristiques respectives et de susciter des fréquentations sur les sites ainsi que le retour du biotope (constitution d’un espace de présentation de quelques animaux sauvages) afin d’attirer les curiosités.
Plusieurs activités sont au programme, à savoir un cross populaire (le matin pour l’ensemble des acteurs du tourisme), une cérémonie d’ouverture, des conférences/panels thématiques, un espace B2B, un espace enfants, etc.
Flora Sanou
Le chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé, à l’occasion de la Journée internationale
« Ce n’est pas un doublon parce que cela va permettre de faire une appréciation sans complaisance
L’Aloe vera ou Aloe barbadensis est une plante aux multiples usages, selon certains marketeurs sur les réseaux sociaux. Selon la croyance populaire, la plante est traditionnellement utilisée dans les médecines alternatives (brûlures, acné, démangeaisons, etc.). Elle connaît également un engouement récent dans la cosmétique car utilisée comme gommage sur le visage ou vendue sous forme de savon, de pâte dentifrice, etc. L’efficacité de ces différents produits est-elle scientifiquement prouvée ? Sont-ils homologués au Burkina ? Dans cette interview, le Dr Pascal Nadembega, pharmacien spécialisé en pharmacognosie, par ailleurs directeur du Centre de médecine traditionnelle et de soins intégrés (CMTSI), révèle qu’aucun produit à base d’Aloe vera n’est homologué au Burkina.
D’autre part, cette baisse du rendement scolaire, en tout cas concernant les examens susmentionnés, pourrait se justifier, toujours d’après M. Badiel, par les conditions difficiles dans ceux-ci ont été organisés. « Quand vous avez des examens organisés dans des conditions difficiles comme celles que nous avons vues cette année, évidemment ça ne crée pas la sérénité chez les candidats pour qu’ils abordent convenablement les épreuves. Cela jette même la suspicion sur la crédibilité des résultats, donc sur la crédibilité des diplômes délivrés », a affirmé notre interlocuteur.
Si la plupart d’entre nous savent que le sable fait partie des agrégats dont l’utilisation est quasi indispensable en matière de construction, beaucoup ignorent en revanche que deux types de sable sont généralement utilisés sur les chantiers : le sable de carrière et le sable de rivière. Y a-t-il une différence entre les deux ? Lequel de ces types de sable est le plus approprié en matière de construction dans une ville comme Ouagadougou ? Existe-t-il une période propice pour avoir du sable de qualité ? Après avoir mené une « étude comparative entre le sable de carrière et le sable de rivière », Ibrahima Coulibaly, en fin d’études d’ingénieur de conception en génie civil, a apporté des éléments de réponse aux interrogations susmentionnées, lors de la soutenance de son mémoire, le mercredi 9 août 2023 à Ouagadougou.

L’ultimatum lancé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aux militaires nigériens pour réinstaller Mohamed Bazoum dans le fauteuil présidentiel a expiré depuis le dimanche 6 août 2023. A l’expiration de cette échéance, un nouveau sommet extraordinaire a été programmé par ladite Communauté pour le 10 août. La CEDEAO va-t-elle persister dans son option de recourir à la force pour déloger la junte au pouvoir ? Va-t-elle réussir à ramener Bazoum aux affaires ? Dieudonné Tankoano, sociologue, enseignant et écrivain, et Sampawendé Ouédraogo, coordonnateur du C.A.M.A.R.A.D.E. (Cadre d’action des mouvements et associations révolutionnaires pour l’accès au développement endogène), font chacun une analyse de la situation.
« La CEDEAO n'a plus de cartouche. Sa crédibilité était déjà en jeu. Si elle a failli devant les coups d'Etat au Mali, en Guinée et au Burkina, elle devra tout faire pour ne pas faillir au Niger. Sa faillite au Niger sera égale à sa suppression et à sa disparition des radars », dit-il. C’est pourquoi il pense qu'en cas de réaction efficace, ce sera une occasion pour l'institution de se repositionner en tant que garante d'un système laïc et alternatif de gouvernance qu'est la démocratie, car « les putschistes qui ne font que de la comédie jusque-là doivent déserter et accepter un gouvernement de consensus national nigérien ».
Le mercredi 26 juillet 2023, le président Mohamed Bazoum a été destitué de ses fonctions par des militaires. Suite à ce coup d’Etat, plusieurs sanctions ont été prises par des institutions et pays, dont la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), contre le Niger avec à l’appui des menaces. Cependant, les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée Conakry ont exprimé leur soutien aux tombeurs de Bazoum et au peuple nigérien. L’Algérie a également mis en garde la CEDEAO contre toute intervention militaire au Niger. Dans une interview accordée à Radars Burkina, l’écrivain professionnel consultant en relations humaines, en leadership et en management des cellules sociales, enseignant de philosophie, donne sa lecture des choses.
Par ailleurs, pour impulser une nouvelle dynamique et booster l’agriculture au Burkina, le gouvernement de la Transition a annoncé des initiatives et actions en perspective. Il s’agit, entre autres, de l’opérationnalisation des agropôles que sont Bagré, Sourou et Samendeni, pour la mise en place des chaînes de production, de transformation et de commercialisation. Par ailleurs, la réalisation, à la saison sèche prochaine, de forages à grand débit dans les zones à haut défi sécuritaire pour permettre la production agropastorale permanente a été annoncée. Il y a également la commercialisation de la production à l’usine de mélange d’engrais de Koupéla d’une capacité de 90 tonnes/heure, la construction du complexe industriel de production d’engrais à base de phosphates naturels de Kotchari, l’opérationnalisation très prochaine de la Centrale d’approvisionnement en médicaments vétérinaires (CAMVET), ainsi que la dynamisation de la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA).










