Prise en charge des PDI au Burkina : Près de 5 milliards de F CFA déjà déboursés par l’Etat, selon la ministre de l’Action humanitaire

Ce jeudi 1er juin 2023, la ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire ainsi que le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi ont tenu un point de presse, respectivement sur la situation des Personnes déplacées internes (PDI) au Burkina Faso et sur la mise en place des bureaux « Bilan de compétences et d’accompagnement (BCA) » dans les universités.
Au cours de ce point de presse, la ministre de l’Action humanitaire, Nandy Somé/Diallo, a affirmé que le gouvernement de la Transition est très sensible à la situation difficile des personnes déplacées internes et des communautés qui les accueillent. C’est à cet effet que plusieurs actions ont été entreprises pour les soutenir, les soulager et les accompagner. Il s’agit de la prise en charge d’urgence en alimentation, en abris, en articles essentiels ménagers, en eau potable et en soins de santé.
Selon elle, 88% des personnes déplacées internes souhaitent retourner dans leurs localités d’origine, 11% veulent rester dans les familles et les sites d’accueil, 1% souhaite partir s’installer dans des localités autres que leurs villages d’origine et d’accueil.
A la question de savoir si le retour de 125 227 PDI affirmé par le Premier ministre était confirmé, la ministre de l’Action humanitaire répond par l’affirmative. « Je voudrais rassurer toutes les personnes qui doutent de ce chiffre qu’il est effectif. Nous avons mis un dispositif de captage de personnes déplacées internes depuis le mois d’avril 2023. On s’est rendu compte que le dispositif de cumul des PDI dont nous publions mensuellement les chiffres ne prenait pas en compte les retours. Ainsi, on a procédé à la mise en place d’un nouveau dispositif qui va nous renseigner sur cet indicateur de personnes retournées. C’est sur la base des informations collectées dans les régions avec l’implication de toutes les structures locales que cette information a été au niveau central et c’est ce que nous avons communiqué au Premier ministre Me Apollinaire Kyélem. Nous avions effectivement, à la date du 23 mai 2023, 125 227 PDI retournées dans 7 régions », a-t-elle expliqué.
La ministre Somé a confié que le gouvernement est en phase avec les personnes déplacées internes dans la dynamique de reconquête du territoire pour leur permettre de repartir se réinstaller sereinement. « L’Etat accompagne ces retours et la dynamique est enclenchée puisque nous les approchons pour évaluer leur besoin dans tous les domaines pour que l’appui aille effectivement là où le besoin est exprimé.
En sus, la prise en charge des personnes déplacées internes est évaluée à coût de milliards pour l’Etat a indiqué la ministre. « Pour l’assistance alimentaire, nous l’évaluons à 21 millions, pour les habits 630 millions de FCFA, pour les articles ménagers essentiels 402 millions de F CFA pour les transferts monétaires, 4 milliards de FCFA. En somme, près de 5 milliards FCFA ont déjà été déboursés par l’Etat pour l’accompagnement des personnes déplacées internes », a précisé Nandy Somé.
Une préoccupation a été relevée sur la prise en charge psychologique des PDI au regard des chocs que ces personnes subissent en termes de traumatisme. En réponse à cela, la ministre Somé a signifié qu’un accompagnement est fait. « Depuis l’enregistrement des PDI sur les sites ou familles d’accueil, on les accompagne déjà en collaboration avec les partenaires qui œuvrent dans ce sens », a-t-elle affirmé
Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, pour sa part, a communiqué sur la mise en place des bureaux «Bilan de compétences et d’accompagnement (BCA) » dans les universités. Selon lui, l’objectif global de la mise en place de bureaux BCA est d’accompagner les étudiants dans la construction et la réalisation de leur projet d’insertion professionnelle ou d’emploi. Ce dispositif vient en réponse au souci du président de la Transition de trouver une alternative aux jeunes pour leur permettre d’apprendre un métier d’ici la fin de la formation et s’intégrer dignement dans le monde du travail. C’est la concrétisation des échanges qu’il a eus le 17 janvier 2023 à l’université Joseph Ki-Zerbo avec les groupes universitaires.
« Les bureaux seront présents sur l’ensemble des 14 universités publiques et il y aura des missions de l’agence nationale pour l’emploi qui vont séjourner dans les instituts et universités privés pour offrir les services aux étudiants », a indiqué le ministre Boubacar Savadogo.
Trois catégories de jeunes ont été classées : d’abord ceux qui sont qualifiés, à savoir ceux qui ont fait des études universitaires dont la majorité à la fin de leur cursus s’engagent dans des activités qui n’ont rien à voir avec leur domaine de qualification. Ensuite, il y a les jeunes moins qualifiés : une réforme entrera en vigueur à la rentrée prochaine pour leur permettre de choisir les voies de qualification de métier. La troisième catégorie concerne les jeunes en milieu rural, pour qui l’initiative sur le référent « opportunité-insertion » sera mis en place dans les 302 communes du Burkina.
Selon les dires du ministre Savadogo, le lancement a eu lieu à Fada N’Gouma, lors de la visite du président de la transition. Ainsi, le bureau de Fada sera le premier à être fonctionnel. L’installation se fera progressivement sur les autres universités. « L’accès aux bureaux est volontaire et cela se fera sur rendez-vous pour éviter les embouteillages », a précisé le ministre.
Flora Sanou
La compétition dans le cadre de la 36e édition de la coupe du Faso s’est achevée le dimanche 28 mai 2023 avec pour vainqueur l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO). Salifou Guigma, journaliste sportif, livre sa lecture de l’organisation de cette compétition et de l’avenir même du football burkinabè dans cette interview.
Salifou Guigma : En tant qu’observateur, le niveau est en mon sens moyen. Il n’est pas très bon mais il y a des aspects dont on peut se satisfaire. Il y a eu beaucoup de buts marqués sur coup franc, sur balle arrêtée, en attaque placée. C’est quelque chose de formidable. Il y a également eu de très bonnes aptitudes au niveau des gardiens de but. C’est un compartiment de jeux où il y avait toujours des difficultés au niveau de notre football. Il y a des gardiens de but qui se révèlent, je pense que c’est bon. Également on a remarqué depuis un certain temps, des équipes font sortir de balles assez bonnes, on ne dégage plus à l’emporte-pièce, ça met en actif la direction technique intentionnelle avec les techniciens pour arriver à une situation où il faut lancer à partir de la défense, construire le niveau du milieu et essayer de finaliser : marquer les buts. C’est peut-être à ce niveau que ça pêche toujours. À mon avis le péché mignon de notre football, c’est la finition.
La grande famille SAWADOGO à Noh, Sabcé, Piitenga, Ouagadougou,
La Coalition des associations de défense des droits de l'homme (CADDH), dans un communiqué, a invité le peuple burkinabè à boycotter toutes les compagnies de téléphonie mobile le mardi 30 mai 2023 de 13h à 14h sur toute l'étendue du territoire national. Objectif de cette opération : dénoncer la cherté des services desdites compagnies et les dysfonctionnements y observés. En quoi consiste l'opération ? Pourra-t-elle vraiment impacter les mis en cause ? Comment avoir l’adhésion des populations ? Adama Bayala, porte-parole de cette coalition, apporte des éléments de réponse dans l’interview ci-après qu’il a accordée à Radars Info Burkina.
Après 48h d’échanges, le colloque international initié à l’occasion du cinquantenaire du quotidien L’Observateur Paalga s’est achevé dans la soirée du mercredi 24 mai 2023 à Ouagadougou. Retour sur cette cérémonie de clôture.
Sa conviction est que les expériences que le Burkina est en train de vivre n’existent nulle part ailleurs et ne correspondent pas aux théories qui existent dans le domaine des sciences de l’information et de la communication. C’est pourquoi il pense qu’il faut qu’on parle de « l’école de Ouagadougou », comme l’ont d’ailleurs proposé certains panélistes car, selon leurs dires, ce qui se passe au Burkina à travers la propagande exagérée, les fake news et le fait que tous les citoyens deviennent des diffuseurs de contenu ne se passe pas ailleurs. « Il faut que nous [enseignants chercheurs] réfléchissions sur la survie des médias de façon générale. Il faut que nous voyions comment on peut théoriser cela à travers des théories qui n’existent pas encore », a-t-il affirmé.
Quant au président du comité scientifique, le Pr Magloire Somé, il se réjouit que les échanges aient été très riches car « d’excellents exposés ont été faits avec beaucoup de débats à l’appui et c’était le plus important ». A l’en croire, c’est un bon départ pour L’Observateur Paalga qui a eu l’idée de faire un arrêt pour essayer de communiquer sur les opportunités qui s’offrent aux médias traditionnels afin de se repositionner dans ce nouveau contexte. « Aujourd’hui sur les réseaux sociaux, beaucoup d’informations circulent. Ainsi, la presse est obligée d’en tenir compte pour se réadapter, sinon elle risque de disparaître. La presse écrite est une question d’adaptation et de réadaptation », dira-t-il.

Son analyse a porté sur 10 vidéos publiées sur Facebook, TikTok et WhatsApp au Burkina. Des résultats présentés par le Dr Nébié, il ressort que les auteurs de ces discours de haine ou de violence utilisent « la légitimation de soi » qui consiste à dire que c’est « moi en tant qu’auteur du discours et tous ceux qui partagent mon point de vue qui avons la légitimité de prendre la parole et de dénier la parole aux autres parce qu’on estime que les autres ne doivent pas y avoir accès (« délégitimation de l’autre ») ».
Cependant, cette idée de production de contre-discours n’est pas partagée par certains participants qui proposent plutôt une réforme de la loi pour durcir la répression contre les auteurs de ces discours de haine ou de violence. Ceux-ci proposent aussi l’institution de modules dans les écoles de formation scolaire et universitaire, des modules sur l’éducation aux médias.
Selon ses explications, ce sont plutôt « les contraintes internationales et internes sur l’économie générale [qui] ont créé une inflation des coûts qui s'est répercutée sur le prix du médicament ».
Le quotidien burkinabè d’informations générales L’Observateur Paalga, créé le 28 mai 1973, a aujourd’hui un demi-siècle. Pour marquer ce jubilé d’or, le doyen des journaux privés à l’échelle nationale a prévu une série d’activités commémoratives. La première d’entre elles, un colloque scientifique international sur le thème « Les médias traditionnels africains face au développement du numérique : résilience opportunités et défis », a débuté aujourd’hui, mardi 23 mai 2023, à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou.
Et Edouard Ouédraogo de souligner qu’avec l’avènement du numérique, aujourd’hui la presse écrite et les médias de façon générale ont un challenge à relever s’ils veulent survivre. C’est justement la raison pour laquelle les activités du jubilé d’or sont orientées vers la réflexion sur l’avenir des médias face à l’ère du numérique : « Aujourd’hui avec l’avènement du numérique, les lecteurs sont installés dans la culture de la gratuité et il se pose à L’Observateur, à la presse écrite aussi bien qu’à l’ensemble des médias, un challenge qui n’est pas facile à relever. C’est pourquoi à l’occasion de ces 50 ans d’anniversaire, nous avons préféré axer les activités sur la réflexion à travers ce colloque international ».

Aussi, les jeunes doivent produire et amplifier des discours en utilisant les réseaux sociaux pour sensibiliser leurs frères. De plus, ils doivent s’engager massivement dans les rangs des forces de défense et de sécurité pour servir leur pays ou à défaut de la manière la plus possible dans d’autres domaines d’activité.
De sa conviction, les jeunes peuvent dégager des pistes pour ramener la paix au Sahel. « En tant que jeune de l’intérieur tout comme de l’extérieur, nous devons travailler ensemble pour mettre fin au terrorisme. On a le pouvoir de transforme, d’intégrer des nations futures afin de créer des conditions pour que les conflits soient transformés en paix, que les crises soient transformées en opportunité »-t-il conclu.
« Le traitement de l’information sur les attaques terroristes de mars à avril 2019 par Infowakat.net », c’est le thème sur lequel a porté le travail académique de Nafisiatou Vébama, journaliste à Radars Info Burkina, pour l’obtention de la licence en journalisme et communication. Elle l'a présenté aujourd’hui 19 mai 2023 devant un jury de trois membres qui, ayant jugé son travail satisfaisant, l’a sanctionné par la mention Bien.
Pour M. Sawadogo, membre du jury, Nafisiatou Vébama s’est attaquée à un sujet très complexe qui préoccupe tout le monde. D'après lui, elle a fait preuve de courage, car « même beaucoup de professionnels n’osent pas aborder cette question ». En outre, M. Sawadogo a souligné que les médias ont justement besoin de ce regard extérieur pour mieux appréhender certains aspects afin de s’améliorer.










