Santé publique : Plusieurs centaines de cartons de poulets surgelés d’une valeur de plus de 100 millions saisies par la CNLF
Ce sont au total 13 véhicules automobiles chargés chacun d’au minimum 105 poulets surgelés, soit un total d’environ 10 tonnes, provenant d’Europe après avoir transité par un pays côtier voisin, qui ont été saisis par la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF). Cette marchandise frauduleuse, d’une valeur estimée à 100 millions de francs CFA, a été présentée aux hommes et femmes de médias ce dimanche 9 avril 2023 à Ouagadougou.
Selon Yves Kafando, premier responsable de la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF), c’est depuis plusieurs jours que l’information faisant cas d’une possible importation frauduleuse de poulets leur est parvenue. S’en sont suivies des investigations. C’est finalement le samedi 8 avril 2023, veille de la Pâques et moins de 3 semaines avant la fête de ramadan, que les services de la coordination ont procédé à la saisie de ces produits surgelés dans la ville de Kombissiri, à moins de 50 km de la capitale Ouagadougou.
Cette saisie de « grande envergure », selon les propres mots du coordinateur national de lutte contre la fraude, Yves Kafando, concerne 13 véhicules automobiles de type personnel chargés chacun d’au minimum 105 cartons de poulets surgelés, soit un total d’environ 10 tonnes. Valeur estimée de cette marchandise : 100 millions de francs CFA. Des explications du responsable de la CNLF, on retient que les conditions même de transport de ces produits posent problème. En effet, selon lui, « ces véhicules ne sont pas du tout appropriés pour le transport de ce genre de marchandises. Ces produits surgelés, s’ils s’avèrent prohibés après analyse, seront incinérés ; dans le cas contraire, le service de lutte contre la fraude en fera don à des structures de la place».
Les produits ont été acheminés à Ouagadougou grâce à la collaboration des services techniques de la Police municipale. Une procédure de transaction sera engagée en ce qui concerne les conducteurs des véhicules saisis et son aboutissement pourrait mettre fin à la procédure judiciaire. Autrement, une procédure judiciaire sera engagée, a souligné le coordinateur national de la CNLF, qui a toutefois précisé que le choix entre l’option judiciaire et la procédure de transaction revient aux incriminés.
Rappelons que le 22 février 2023, la Coordination nationale de lutte contre la fraude avait déjà saisi des poulets surgelés à Ouagadougou ; un signal clair envoyé à toutes ces personnes qui s’adonnent à l’importation des produits surgelés sur le territoire burkinabè malgré son interdiction par la loi.
Yves Kafando a rappelé que ces produits sont interdits à l’importation parce les autorités burkinabè estiment qu’ils ne répondent pas aux normes de consommation et d’hygiène prescrites au niveau national. C’est pourquoi d’ailleurs ils sont qualifiés de produits impropres à la consommation.
Comme message adressé à la population burkinabè, Yves Kafando soutient que tout comme les militaires travaillent au front pour la reconquête du territoire national, il appartient aussi à sa structure d’accomplir sa mission en ville. « Nous allons donc travailler à assainir ce milieu (la ville) en vue de protéger la santé des populations et nous allons nous y évertuer. C’est un message fort que nous voulons envoyer à ceux qui ne veulent pas abandonner ce type de pratiques », a-t-il indiqué.
À l’en croire, plusieurs personnes utilisent ces types de véhicules pour transporter des poulets surgelés, des amphétamines et des explosifs, alors qu’elles savent bien que l’importation de ces produits est interdite.
Flora Sanou
« Je suis la Résurrection et la vie » ( Jn 11, 25)
L'avant-projet de loi adopté le 29 mars 2023 en Conseil des ministres par le gouvernement vise, selon le ministre des Affaires foncières, à lutter contre l’accaparement des terres, à assurer une meilleure gestion du foncier national et à préserver les terres cultivables pour les générations actuelles et futures. Ce mercredi 5 avril 2023, une équipe de Radars Burkina a rencontré Arsène Dabiré, directeur des Affaires juridiques et du Contentieux du ministère de l’Urbanisme, pour en savoir davantage sur la question. Selon Arsène Dabiré, le gouvernement a estimé nécessaire de recadrer l’activité de promotion immobilière à travers une relecture de la loi 057 du 20 novembre 2008.
Après la suspension de la diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) le 3 décembre 2022 et de la télévision d'information française France 24 le 27 mars 2023, c’est au tour de deux correspondantes de journaux français, respectivement Agnès Faivre de « Libération » et Sophie Douce du journal « Le Monde », d’être sommées de quitter le territoire burkinabè le 1er avril 2023. Il leur est reproché par le gouvernement leur manière de traiter l’information « avec légèreté ». Suite à cette décision du gouvernement burkinabè d’expulser ces journalistes, Radars Info Burkina a tendu son micro à quelques journalistes burkinabè pour recueillir leurs avis.
Le théâtre joue un rôle prépondérant dans la Semaine nationale de la culture (SNC). Cependant, il avait été retiré de cette rencontre culturelle depuis quelques années. Dans une entrevue accordée à Radars Burkina, Martin Zongo, membre de l’académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso, administrateur du Carrefour international de théâtre de Ouagadougou (CITO), membre du Conseil économique et social (CES) et professeur de français, a annoncé le retour du théâtre à la SNC à compter de cette 20e édition, mais dans sa version écrite.
« Lumière parfaite » pour mettre en exergue les marques de l’espace ouest-africain, rendre le secteur de la mode plus professionnel et révolutionner la mode africaine, ‘’Perfect Light’’ puisque c’est de ça qu’il s’agit, est un projet initié par le magazine Zio, une plateforme web dédiée à la promotion des acteurs de l’industrie de la mode. Le projet a été lancé ce jeudi 30 mars 2023 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.
« Ce sera uniquement web. Il n’y aura pas d’impression, afin de permettre à tous ceux qui veulent connaître l’actualité de l’industrie de la mode au Burkina et en Afrique, d’avoir accès à tous les contenus et clientèles », a indiqué Issouf Balima, chargé de production dans le projet « Zio Perfect Light ». Le magazine sera accompagné par un site e-commerce qui sera une fenêtre de vente des collections des créateurs selon les initiateurs du projet.
Il faut savoir que le nom du magazine est un sigle où le ‘’Z’’ symbolise l’arme de la communication, le '’I’’ renvoie à la liberté allouée aux créateurs (on ne peut pas faire de création sans liberté). Le ‘’O’’ est un symbole de la passion, d’ouverture, d’aspiration à l’élévation selon les promoteurs du projet Zio Perfect Light. Pour le lancement de ce projet, le budget est estimé à près de 30 à 40 millions, selon les initiateurs. L’événement « Perfect Light » se tiendra le 19 mai 2023, sur la rue pavée du mémorial des Héros à Ouagadougou.
Les grandes familles GUE, TIENE, NEZIEN, NEBIE, IDO, TIAO, NEYA, NAGALO à Pouni, Koadèmè, Karbolé, Zamo, Valiou, Zawara, Gado, Tamboissa, Baganapou, Ouagadougou, Bobo-dioulasso, Koudougou, Réo, Abidjan, Etats-Unis, France.
Les membres de l'Association des blessés de l’insurrection populaire au Burkina Faso (ABIP/BF) de 2014 et du putsch manqué de 2015 ont tenu une conférence de presse ce mardi 28 mars 2023. L’objectif de cette sortie, selon les conférenciers, c’était d’attirer l’attention des autorités actuelles sur leur situation. Ils se sont également prononcés sur la vie de la nation, sur le processus de réconciliation nationale et ont apporté leur contribution à l’effort de guerre.
En ce qui concerne la vie de la nation, les blessés de l’insurrection disent apprécier les grandes actions que l’actuel chef de l’État, Ibrahim Traoré, et son gouvernement posent au jour le jour parce qu’elles entrent en droite ligne avec leur vision, à savoir assurer l’égalité de tous les Burkinabè devant la justice, lutter contre la corruption, s’opposer franchement à l’impérialisme.
Selon eux, le combat contre le terrorisme est nécessaire pour la survie de tous. C’est pourquoi contribuer également à l’effort de guerre, toujours selon eux, est une très bonne chose.
Le comité d’organisation de la 16e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) était face à la presse ce vendredi 24 mars 2023 pour faire le bilan du déroulement de cette édition qui a eu lieu du 27 janvier au 05 février 2023. Les organisateurs se sont réjouis de l’organisation de cette 16e édition car elle a été une réussite totale malgré les difficultés.
« Pour nous la réussite est totale. Le défi, c’était d’abord de tenir le SIAO et ce malgré la situation sécuritaire. C’est la preuve que notre chère patrie reste debout et fréquentable contrairement à certaines opinions qui tentent de démontrer le contraire. C’est ce qui même a permis d’ouvrir la voie à la tenue du FESPACO et de la SNC qui est en cours. Je pense que c’est au regard de l’expérience de la tenue réussie de l’édition que le gouvernement a consenti à la reprogrammation de ces activités majeures qui avaient été reportées. Sans nous jeter dans l’auto-congratulation, nous pensons que l’événement a été une réussite sur tous les plans », a-t-il affirmé.
Le président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop, a rendu compte au chef de l’Etat burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, de l’initiative de l’institution de mettre en place un projet d’interconnexion et d’informatisation des postes de police frontaliers de l’UEMOA, le 13 mars 2023. Ce projet, selon la commission, vise à renforcer les initiatives pour mieux sécuriser les territoires de l’UEMOA en proie au terrorisme. Est-il réalisable ? La gestion sécurisée des frontières peut-elle véritablement contribuer à la lutte efficace contre le terrorisme ? Radars Burkina a recueilli quelques avis auprès de citoyens. Pour certains, ce projet n’est pas réalisable. D’autres estiment qu’il ne peut rien apporter à la lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, d’aucuns trouvent que la réalisation du projet impactera positivement la lutte contre le terrorisme.
Cependant, sa conviction, c’est que ce projet devrait normalement servir à renforcer la sécurité dans l'espace UEMOA si l’initiative est de mettre en place un logiciel de traitement unique qui réunit tous les pays membres en vue du partage d'informations et de renseignements.










