Marketing des structures de santé : Des acteurs de santé proposent des solutions
Le jeudi 16 février 2023 à Ouagadougou, trois panélistes, dont l'ex-ministre de la Santé Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue obstétricien, ont donné des communications sur le thème « Quel marketing pour sauver les structures de santé au Burkina Faso ? »
Des cliniques se meurent, j'en connais huit qui sont fermés au Burkina ", s'enflamme un intervenant dans la salle de conférence. Certainement, Cette prise de conscience a conduit les initiateurs de ce panel à exposer le problème à l’espace public.
En effet, Mr Romaric Sawadogo, spécialiste en marketing stratégiques et panéliste de la soirée a fait une communication en faveur d'un « marketing des services ». Selon lui, c'est l'ensemble des éléments notamment, l'offre des produits, la qualité du personnel soignant ou agents , les matériels de santé, la prestation pour ne citer que ceux-là, qui favorisent une bonne clientèle du service de la santé. Il précise alors que sans ces éléments, le service de santé peine à voir un bon marketing. Il exhorte aux agents de santé à innover et à se réadapter aux exigences du moment. « Hier les patients se contentaient de se soigner juste dans les hôpitaux, aujourd'hui ou demain, à fortiori, ces centres de santé doivent répondre aux besoins du patient », indique-t-il.
« La communication en santé est strictement réglementée au Burkina Faso et il faut le savoir, on ne peut pas faire de la communication en santé comme on vend des marchandises ou des produits alimentaires », a prévenu, PR Charlemagne Ouédraogo. Dans sa communication, le gynécologue rappelle les acteurs de la santé les réglementations dans le domaine de la santé , en citant" les codes harmonisés de déontologie et d'exercice CEDEAO 2013 " avec des articles qui vont avec. Selon l'ex ministre burkinabè en charge de la santé, la loi condamne , la publicité , la concurrence ,et la comparaison des professionnels dans le milieu de la santé. En illustrant son propos, il explique qu'il est interdit de dire qu'on a le meilleur scanner de l'Afrique de l'Ouest. Toujours Monsieur Ouédraogo, un site web médical peut exister , mais il doit être très limiter dans sa communication voire se limiter aux informations uniquement du profil du médecin. Tout ceci est établi pour éviter des dégâts dans le milieu de la santé. Tel que, à l'en croire «nous avions mis aux arrêts une personne déguisée en médecin après près de 15 ans de travail à l'hôpital Yalgado Ouédraogo et un autre faux médecin d'une clinique dans le quartier patte d'oie après 7 ans de travail," a-t-il révélé.
Quant à la 3em et dernière panéliste, Dr Nicole Komboïgo, Associée gérante de Clinique Frany et épouse de l'ex chef de l'opposition Eddie Komboïgo, s'est appesanti sur la qualité de la prestation des structures de santé. Selon elle, ces structures doivent être capable de satisfaire les clients à tous les niveaux, du parking jusqu'à la direction . Madame Komboïgo, dans sa contribution au panel reste convaincu que la mise en bon état du patient favorise le marketing. Avant de laisser entendre « le client n'est plus roi, il est dictateur » a-t-elle insisté.
La conférence a connu la participation du président du Parti politique congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) Eddie Komboïgo, l'ex député de l'Assemblée législative de Transition, Dr Arouna Loure, Dr Abdallah Ouédraogo, des professionnels de santé, des étudiants de médecine, des opérateurs économiques. Et, une salle pleine de monde a témoigné ce panel.
Le panel a été également interactif, Eddie Komboïgo qui dit être là en tant que Expert-comptable, estime qu'il y a lieu de penser à un nouveau modèle de structure médical dans notre pays. Selon lui, nos sociétés sont aujourd'hui plus dans le système commercial alors, toujours Komboïgo, il est impératif que nos structures de santé partent dans des bases à se réadapter aux normes du moment." a t'-il signifié.
Dr Arouna Loure, étudiant également dans la promotion de master en marketing des structures de santé, hôte du panel, se dit satisfait de ce que les panélistes ont livré aux acteurs de santé. De plus, " le Burkina Faso est très régi sur la règlementation des structures de santé, il doit voir dans quel contexte élargir cela mais toujours sans rentrer dans les dérives . Je pense qu'on doit relire ces textes pour pouvoir être juste avec les acteurs des structures de santé ", réclame-t-il.
La tenue de ce panel est l'œuvre de la 2e promotion du Master en marketing des structures de santé de l'Ecole Burkina des Affaires en collaboration avec la chambre de commerce de Ouagadougou. Il convient de noter que cette conférence est le 6e du genre à être organisée par des étudiants de ladite école et ses partenaires.
ModouTraoré (stagiaire)
Radarsburkina.net
Le médecin Wendinda Aubin Kaboré s'insurge contre la gestion des ordures par les populations dans les villes. Pour sa part, il fait la collecte puis le tri des déchets, principalement des pneus jetés, qu’il recycle. Une équipe de Radars Infos Burkina est partie à la découverte de son univers ce mercredi 15 février 2023 à Ouagadougou.
Selon lui, les pneus jetés dans les six mètres le dérangent et c'est à partir de cette petite « révolte » qu'il a commencé à réfléchir à l'usage autrement de ces objets jetés. Une réflexion qui s'est soldée par le recyclage pneumatique.
Le jeune designer ne compte pas relever le défi de la salubrité seul. Dans cet élan de lutte, il forme et sensibilise les jeunes générations. « J’ai eu la chance de participer à la formation de Wak design, conduite par son manager Aubin Kaboré. Je me réjouis aujourd'hui de ladite formation car j'arrive à ma façon à contribuer à la gestion des ordures dans la cité», se félicite Samira Kaboré, bénéficiaire de la formation.
L’Association Citoyenne pour la Défense des Droits des Administrés (ACDDA) a au cours d’une conférence de presse, tenue le mercredi 08 février 2023 à Ouagadougou, dénoncé la dépravation des mœurs au Burkina en particulier à Ouagadougou. Ainsi, elle a invité les autorités à avoir un regard sur « les maisons d’habitation transformées en maison de passe ». Ce mercredi 15 février 2023, une équipe de Radarsburkina.net a rencontré le président de ladite association, Séni Congo, pour en savoir davantage sur cette affaire de chambres closes.
« À ce sujet, le maire nous a confié avoir reçu des appels provenant de certaines hautes autorités l’invitant à déclasser l’endroit pour le mettre dans le lot des maisons à usage commercial afin que le propriétaire puisse continuer son activité commerciale. Mais il dit avoir refusé le déclassement », explique notre interlocuteur.
Sa Majesté Naaba Sanem de Zorgho ;
« Nous essayerons de voir si c’est possible qu’on joue sur le prix du carburant parce que tout est basé sur cela. Si le prix du carburant augmente, tout augmente. Tout fonctionne à partir du carburant. Nous essayerons de voir (….) si c’est possible de réduire le prix, afin de relancer l’économie ». C’est ce qu’avait déclaré le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, après sa nomination, le dimanche 23 octobre 2022, au cours d’une interview accordée à radio Oméga en réponse à une question sur le faible pouvoir d’achat des Burkinabè et les mesures urgentes qu’il prévoyait. Mais, depuis la formation du gouvernement Kyélem le 25 octobre 2022, nous assistons à une inflation de plus en plus croissante et la plus récente est l’augmentation du prix du Super 91. Toutes les actions semblent être orientées vers la lutte contre l’insécurité. La lutte contre la vie chère ne contribue-t-elle pas à la lutte contre l’insécurité ? Quelles mesures peuvent être prises en vue de réduire la vie chère au Burkina et d’alléger la souffrance des populations ? Que disent les défenseurs des consommateurs face à la nouvelle augmentation du prix de l’essence et au silence du gouvernement sur la vie chère ? Le président du Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF) et celui de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) se prononcent.
Sur la question de la lutte contre la vie chère, « nous avons la faiblesse de croire que toutes les actions de la présente transition semblent orientées vers la lutte contre le terrorisme, avec le redimensionnement des objectifs, des missions, au-delà des aspects sécuritaires, pour prendre en compte les aspects sociaux et humanitaires. Aujourd’hui, c’est une vérité de dire que l’inflation va précipiter le ralliement de nombre de citoyens aux terroristes parce que le visage des acteurs du terrorisme a changé, ce qui fait qu’on constate dans leurs rangs des nôtres qui, hier seulement, critiquaient, dénonçaient, fustigeaient le terrorisme. C’est du fait de la pauvreté qu’aujourd’hui, de nouveaux acteurs grossissent les rangs des terroristes. J’ai bien peur que nos autorités ne contribuent à nourrir le terrorisme, car c’est une vérité de dire que la lutte contre la vie chère contribue à la lutte contre le terrorisme. Malheureusement les autorités ne semblent pas l’avoir compris et perçu », a déclaré le président du RENCOF. « Nous sommes contre cette dernière augmentation et invitons le gouvernement à surseoir à cette mesure », a-t-il martelé.
Il faut également que les autorités fassent montre de sagesse, de clairvoyance pour rassembler autour d’elles l’ensemble des acteurs et partenaires sociaux pour envisager des solutions consensuelles », a terminé Adama Bayala.
Nombreux sont également les citoyens qui sont convaincus que cette récente hausse entre dans le cadre de l’effort de guerre demandé et qui estiment que si c’est le prix à payer pour que le Burkina retrouve la quiétude, ils sont partants.
Par ailleurs, il y a ceux qui pensent que cette augmentation est un fardeau car estimant que les Burkinabè peinent déjà à se trouver de quoi manger.
Lors du Conseil des ministres du 18 janvier 2023, le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Kargougou, avait fait une communication sur un plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie de méningite au Burkina. Le 2 février 2023, le ministère de la Santé a annoncé, lors d’une conférence de presse, que le Burkina a déjà enregistré 145 cas suspects de méningite, dont 6 décès, du 1er au 29 janvier 2023. Les conférenciers ont aussi relevé que le risque de survenue d’une épidémie de méningite au Burkina Faso ne peut être exclu avec certitude au regard de l’augmentation de germes épidémiogènes rares (NmC et NmX) et de l’influence du COVID-19 sur la surveillance des autres maladies. Pour en savoir davantage sur cette maladie, une équipe de Radars Info Burkina s’est entretenue avec Dr Abdallah Ouédraogo, médecin généraliste, ce jeudi 9 février au centre médical urbain Gounghin 6.
Lors de son grand entretien avec une journaliste de la télévision nationale et un autre de Savane médias, diffusé le vendredi 3 février 2023, le chef de l’Etat burkinabè a réfuté l’idée d’un musellement de la presse nationale. Il a ajouté que le gouvernement n’a pas l’intention de retirer aux médias leur liberté d’expression ni de presse mais qu’il s’agit d’une des phases des opérations de lutte contre le terrorisme. Suite à cette sortie médiatique du capitaine-président, Radars Infos Burkina a voulu savoir l’appréciation qu’en fait les acteurs du secteur de la presse. A cet effet, l’une de ses reporters a réalisé un entretien avec Geoffroy Vaha, journaliste, directeur des rédactions de 3TV et de Wat Fm.
La 29e édition de Investing in African Mining 2023 (Mining Indaba) se tient du 6 au 9 février 2023 dans la ville du Cap, en Afrique du Sud, sous le thème « Libérer les investissements miniers africains : stabilité, sécurité et approvisionnement ». Une délégation du Conseil burkinabè des mines, de la géologie et des carrières (CBMGC) séjourne dans cette ville du pays de Mandela à la faveur de cet évènement. Le vice-président du CBMCG, le Dr Cyrille Constant Bambara, qui conduit ladite délégation, donne les raisons de leur participation.
Dr Cyrille Constant Bambara : Plusieurs facteurs ont motivé la présence de CBMCG à Indaba 2023. Le CBMGC est une organisation professionnelle œuvrant dans les secteurs des mines, de la géologie et des carrières. Le Conseil a pour objectif la promotion du secteur minier, de la géologie, des carrières et la protection de l’environnement.
« Les populations des villages environnants de Djibo, par exemple, n'ont accès à aucune structure sanitaire », a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « On ne sait pas les conditions dans lesquelles les femmes accouchent ni celles dans lesquelles les enfants vivent ni comment les malades se débrouillent ».










